‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1264 sur 1729 · CHAPE · texte numérisé non relu

CHAPE

PLUVIER (du lat. pluvia, pluie, parce que cet oiseau nous arrive à la saison des pluies), Charadrius, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles et type de la famille des Charadriadés : bec long, renflé à son extrémité ; tarses longs, 3 doigts en avant, et point de pouce. Ces oiseaux se nourrissent d'insectes aquatiques et d'annélides, vivent en troupes et voyagent de compagnie.

On distingue les Pluviers propr. dits et les Grands Pluviers ou Œdicnèmes. — Les premiers ont le bec renflé en dessus seulement : ils forment un assez grand nombre d'espèces, pai-mi lesquels on remarque : le P. doré (C. pluvialis), de la taille d'une grosse grive, et d'un plumage noirâtre taché d'un jaune doré sur le dos et les ailes; c'est un excellent gibier; le P. à collier {G. hialicula), remarquable par le cercle de plumes noires qui lui entoure le cou; le P. guignard (C. morinellus), qui a la poitrine et les flancs d'un rouge vif, la face et les sourcils d'un blanc pur, le plumage de couleur sombre. La plupart des espèces étrangères ont les tarses armés d'éperons et des caroncules à la face. — Pour le Grand Pluvier ou Arpenteur, voy. ŒOICNÈME.

J anneau pluvier ou Squatarole. Voy. vanneac

PLUVIOMETRE (du l&i.jAuvia, pluie, et du gr. {xÉTpov, mesure), appareil servant à mesurer la quantité moyenne de pluie qui tombe dans une localité pendant un temps déterminé. Le plus simple se compose d'un entonnoir qui surmonte un vase fermé. En mesurant l'eau qui entre

par cet entonnoir, on connaît l'épaisseur de la couche que la pluie aurait formée sur le sol si elle y était restée sans s'évaporer et sans imprégner la terre : c'est cette épaisseur qu'on indique pour mesurer la quantité de pluie. Ainsi, à Paris, le pluviomètre installé dans la cour d'entrée de l'Observatoire a indiqué une épaisseur moyenne de 0 m. 570 de 1817 à 1838. — Des observations suivie» ont démonté qu'un pluviomètre reçoit d'autant plus de pluie qu'il est placé plus bas. Selon M. Maille, ce phénoiiiéne tiendrait à ce que, à une ccu'taine hauteur, le vent, en se divisant autour de l'appareil, subirait des remous et des accélérations de vitesse qui auraient pour ellét d'écarter les gouttes d'eau les unes des autres, et d'entraîner une partie de celles qui devraient pénétrer dans le vase. — Les pluviomètres sont connus aussi sous les nomsd'{/rfomètres, A'Ombromètres ou A'Hyélomètres.

On doit des pluviomètres perfectionnés à Dabinet, Flauguerges, etc. Hervé Mangon a imaginé un pluviomètre qui permet de connaître l'heure et la durée dune ondée, ainsi que le poids des gouttes de pluie. Il se compose d'un cadran horizontal, recouvert de papier imprégné d'une solution de sulfate de fer, et saupoudré d'un mélange de sandaraque et de noix de galle. Ce cadran tourne autour de son centre, entraîné par un mouvement d'horlogerie, et il est renfermé dans une boîte nrunic d'une rainure qui laisse à découvert un secteur du papier. Le» gouttes de pluie qui tombent dans cette rainure rencontrent le papier et le noircissent.

On a construit récemment divers modèles de pluviomètres enregistreurs, notamment ceux de Redier et de Richard.

PLUVIÔSE (du lat. pluvia, pluie), 5" mois de l'année républicaine, commençait, suivant les années, le 20 ou 21 janvier, et finissait le 19 ou 21 février. Voy. calendrier.

PNEUMATIQUE (du gr. •jTV£-j[j,aTtxôç, de uveCfAa. air), nom donné à k partie de la Physique qui a pour objet les propriétés des gaz, leur élasticité, leur pesanteur, etc. Voy. AIR, GAZ, etc.

Briquet pneumatique. Cuve pneumatique, Machine pneumatique. Voy. briquet, cuve et machine.

PNEUMATIQUE, eu Vélocipédic, sorte de bandage pour les roues des cycles ( Voy. bandage).

PNEUMATOLOGIE (du gr. TtvE'JitaxoÀoyta), science des esprits. On nomme ainsi, en Théologie, la connaissance d'esprits, nommés anges et démons, placés entre les hommes et Dieu, divisés en classes selon les fonctions qu'il» remplissent, et capables d'être les auxiliaires ou les ennemis des hommes (Voy. ange, démon). — La croyance à l'existence de génies, esprits intermédiaires entre les hommes et la divinité, se trouve dans les religions de l'Inde, de la Perse, de l'Egypte et de la Grèce. En Perse, on distinguait les bons et les mauvais esprits : les premiers se subdivisaient en 5 classes, les amschaspands, les izeds et les ferouers [Voy. dualisme). Les Grecs reconnaissaient aussi de bons génies (àyaôoôaipLOveç) et de mauvais génies (y.axoSatjxove:). Voy. génie.

PNEUMATOSE (du gr. uve-j(j.âTw<nç), développement insolite de certains gaz au sein de tissus ou d'organes qu» n'en contiennent pas à l'état normal. La pneuinatosc la plus fréquente est celle de l'estomac et de l'intestin; c'est elle qui caractérise la dyspepsie flatulente des hypocondriaques et des hystériques ; on lui donne vulg. le nom de vents ou flatuosités ; elle peut être l'occasion de vives douleurs de côté, que l'on calme par l'application d'un corps chaudi Les infusions chaudes de tilleul, de mélisse, de menthe, d'anis, de camomille, les pastilles de ciiarbon, sont prescrites contre les pneumatoses intestinales. Les personnes tourmentées par des flatuosités doivent s'abstenir des aliments où dominent les fécules ou la gélatine, et se nourrir de viandes faites. Duis le cours des fièvres graves il survient quelquefois une distension considérable de l'al)domen par les gaz intestinaux (Fow. tympanite) : c'est toujours un symptôme sérieux. — I oj/. aussi emphysème, gastralgie, etc.

PNEUMOBRANCHES (du gr. irvsyp.wv, poumon, et ^pây- '/ta, branchies), nom donné à un groupe de Batraciens renfermant les deux genres Protée et Sirène, auj. compris [)armi les Branchif ères ou Pérennibianches. Voy. batraciens.

PNEUMOCÈLE (du gr. Tntv\itùv, poumon, et xTiIy], tumeur), hernie d'une portion du poumon qui pénètre à Ira-

PNEUMODERME

PODOMÈTRE

vers lin dos espaces intercostaux, h la suite d'une plaie pénéti-anlc de la poitrine, d'une déchirure des muscles inlcreostaux ou d'une fracture des côtes. Celte allection est assez rare et sans gravité : elle est facilement réduite et j maintenue à l'aide d'un bandage muni d'une pelote.

PNEUMODERME, Pneuuioderma. genre de Mollusques ! gastéropodes, de l'ordre des Ptéropodes, établi par Cuvier ' pour une espèce sans coquille, de l'océan Atlantique, le j Pneumoderma Peronii.

PNEUMO-ENTÉRITE infectieuse, affection contagieuse Ecvissant sur le porc, et que l'on a longtemps confondue j avec le rouget. Elle se traduit surtout par de l'essoufflement, de l'abattement et de la prostration. L'abatage et la désinfection sont les moyens les plus sûrs pour entraver sa pro|)agalion.

PNEUMOGASTRIQUE (nerf), du gr. T'i/cûptcov, poumon, et va3Tf,p, estomac; nom donné par Chaussier au cordon principal des nerfs vagues, qui, dans la classification actuelle, fwme, avec son congénère, la 10* jiaire des nerfs encéphaliques. Le nerf pneumogastrique naît du bulbe rachidieii et se distribue au poumon, au cœur et à l'estomac.

PNEUMONIE (du gr. TT/cUjJLOvia, de •r'y£j|xwv), vulg. Fltixion de poitrine, inflammation du parenchyme pulmonaire. On la divise : 1° en P. aiguë ou tobaire, alla- 2nant d'emblée un lobe; 2° en P. aiguë lobulaire ou roncho-piieumonie, envahissant plusieurs lobules; 5° en /'. ihroniijue; cette dernière forme est très rare. La pneumonie caséeuse est l'iniilti'ation tuberculeuse du poumon [Voy. tuberculose). — La pneumonie est une maladie de tous les âges, mais elle est plus commune dans la première enfance, chez l'adulte de 20 à 50 ans, et dans la vieillesse.

La pneumonie lobaire est due à l'infection provoquée

rar une bactérie appelée pneumocoque qu'on retrouve dans exsudât pulmonaire et les crachats, survenant à la suite do refroidissement chez les individus surmenés, les alcooliques. La pneumonie peut aussi se produire chez les vieillards, où elle affecte une forme insidieuse au début. — Son début est presfiue toujours marqué par un violent frisson et par une douleur vive dans un des côtés de la poitrine, accompagnée de toux, d'oppression et d'une accélération sensii)le des mouvements respiratoires : crachats visqueux, de couleur variée, sanguinolents et semblables au ,)us de réglisse ou de pruneaux ; matité à la percussion ; respiration d'alwrd puérile, puis râle crépitant et souffle bronchique ; bronchophonie. La maladie s'étend pendant quelques jours, puis diminue d'intensité (c'est alors qu'on entend le râle de retour), et se termine au Iwut de 14 ou de 21 jours jwr résolution, et, dans quelques cas rares, par suppuration ou par gangrène. Si elle passe à l'état chronique, sa durée devient indéterminée. — Traitement : il *arie suivant les âges, les constitutions, et surtout le caractère de la maladie ; toutefois les saignées générales ou locales, et l'emploi du tartre slibié à taible dose sont les indications qui conviennent aux fonnes les plus inflammatoires ; les stimulants, les alcooliques conviennent aux individus déprimés. La distinction de la forme est un point capital dont le médecin seul peut être juge.

La pneumonie, maladie microbienne, est contagieuse par lûs crachats. On s'explique ainsi les petites épidémies oljservécs dans les prisons, les casernes et les familles. Le pneumocoque existe à l'état normal dans la bouche des individus sains. Si tout le monde n'a pas de pneumonie, c'est que chez les individus bien portants, la phagocytose [Voy. INFLAMMATION et HicROBEs) Suffit à annihiler les

f germes. Mais si certaines causes, comme le surmenage, e refroidissement, viennent diminuer cette phagocytose, la pneumonie peut se pro<luire.

La P. lobulaire est étudiée à l'article BRoscHrrE.

La P. chronique ou sclérose pulmonaire succède à la pneumonie aiguë, à la dilatation des bronches, à la pleurésie clironi(|ue.

PNEUMOTHORAX (du gr. •n'/cûaa, air. et de Swpa;, poitrine), épanchement d'un fluide aériforme dans les plèvres. Le plus souvent il provient de l'air atmosphérique qui a passé des bronches dans la cavité des plèvres à travers une ouverture résultant du ramollissement d'un tuljercule; quelquefois il se forme à la suite d'une pleurésie latente.

PNYX, place d'Athènes. Voy. place publique.

POA. nom latin botanique «lu genre Palurin (Graminée).

POCHADE (de pocher), se clit, en Peinture, d'un cro-

quis rapidement exécuté où l'on se contente d'indiquer h» sujet et de faire ressortir les masses, et dan^ ItniiK'l la hardiesse du trait et la vérité des tons tiennent lieu de correction et d'élégance.

POCHE (orig. germaniq.). Outre son acception primitive et vulgaire, ce mot a plusieurs apphcations particulières. — En Zoologie, on apjX'lle poche tantôt une espèce de sac formée par la peau du ventre chez certains animaux, notamment chez les Marsupiaux [Voy. ce mot), tantôt le jabot des oiseaux, partie dilatée du gosier où se fait le

tiremier travail de la digestion. — Les Vétérinaires appel ei)l poches gutturales deux sacs membraneux particulier aux Mammifères du genre Cheval, qui s'étendent sous le grandes branches de l'hyoïde et les muscles environnants ; ces sacs communiquent, en haut, avec la caisse du tvmpan, et, en bas, avec le pharynx.

Les Fondeurs en métaux appellent poche une cuiller de fer avec un long manche dont ils se servent pour puiser le métal en fusion.

POCHES sÉcRÉTRicEs, oFgancs sécrétcuTS de certains végétaux, assez analogues aux canaux sécréteurs, mais non allongés longitudinaleinent. Les feuilles et les fruits de l'oranger contiennent des poches sécrélrices où s'accumulent les matières essentielles excrétées.

POCHETTE, petit violon de poche dont les maîtres de danse se servent pour donner leurs leçons : il somie une octave plus haut que le violon.

POCO A POCO, terme emprunté à l'italien et fort employé en Musi(|ue, signifiant « peu à peu ».

PODAGRAIRE OU egopode des goutteux, plante. Voy.

ÉGOPODE.

PODAGRE ^du lat. podagra; du gr. -nôoayoa), goutte qui occupe les articulations des pieds (loy. goutte). — Il se dit aussi, au masculin, de celui qui a la goutte aux pieds.

PODALYRE (nom mytholog.), Podalyria, genre de la famille des Papilionacées, se compose d'arbrisseaux du Cap, dont quelques-uns sont cultivés dans nos jardins : feuilles alternes, simples; fleurs pourpres, rases ou blanches, à calice ample, arrondi ; 10 étamines, ovaire sessile, pluriovulé : légume sessile, polysj)erme. L'espèce type est le Podalyria sericea, haut ae 1 mètre, à poils" soyeux, à fleui-s roses.

PODESTAT (en ital. podestà, du lat. poteslas, pouvoir), titre de magistrature, au moyen âge, eu Italie et en Provence. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

PODICEPS, nom lat. scientifique du genre Grèbe.

PODIUM. C'était un soulwssement de peu d'élévation autour d'une pièce : c'était aussi, dans les théâtres des anciens, une espèce de balcon s'avançanl au-dessus de l'arène et garni d'un premier rang de sièges, destinés à l'empereur, aux magistrats curules et aux vestales. Audessus et en arrière du podium, les sièges s'élevaient en gradins jusqu'au sommet de l'édifice; au-dessous étaient les loges dans lesquelles on renfermait les gladiateurs et les bètes féroces.

PODOCARPE (du gr. zoû;, toSôî, pied, et xaprôî, fruit), Podocarpus, genre de Conifères, de la famille des Taxinées, se compose de grands arbres, à feuilles lancéolées, très entières, persistantes, éparses; à fleurs dioiques, les mâles en chatons terminaux, liliformes; les femelles axillaires, solitaires, présentant un dis<|ue charnu, divisé en 5 lobes. Le fruit ressemble à un drupe ; la graine possède un test osseux. Principaux genres : le P. allongé [P. elongatus), du Cap; le P. dacrydioides, le P. zamixfolius, arbres gigantesques qui atteignent jusqu'à 65 mètres ; et le P. totarra, dont le bois est très dur (ces trois esi)èces sont de la Nouvelle-Zélande) ; enfin le P. neriifolius, de l'Inde, dont les fruits sont comestibles.

PODOCÈRE, Podocerus, genre de petits Crustacés marins, de l'ordre des Amphi|)odes et voisins des Crevellines, qui vivent au milieu des Fucus. Le P. varié se trouve sur les côtes de l'Angleterre.

PODOGYNE (du gr. -noû;. -oSô;, pied, et yj'/t,, organe femelle, pistil), nom donné au pistil quand il s'amincit à sa l)ase en une espèce de support ou de pied, comme dano les Pavots, le Robinier, etc.

PODOLIENNE (race), nom donné à une race importante de bètes bovines, qui se trouve répandue en Autriche, en Bukovinc, en Galicie, en Dalmatie, en Bosnie et en Hongrie.

PODOMÈTRE (du gr. ttoûî. toSô;, pied, et [xiTpov, mesure), instrument destiné à compter les |)asou à mesurer le chemin que l'on a fuit. Voy. uui>ujieiiu:..

PODOPHTALMES

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