‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1265 sur 1729 · POÉTIQUE · texte numérisé non relu

POÉTIQUE

PODOPHTALMES, nom donne, par opposition à E(lri«>jihtalincs aux Crusiaccs inalacostracés, dont les yeux latélaux sont pt'donculi'S ; tels sont les Sckhopodes cl les Décapodes.

PODOPHYLLE, Podophyllum , pcnre de la famille des Bcrbéridées, renferme des plantes lierljacées vivaces, à tubercules épais, à fleurs solitaires, de couleur blanche, à feuilles en forme de bouclier, qui croissent dans les lieux ombrages et humides. Leui^s racines fibreuses et charnues s'étendent et tracent. — Les Podophyllum appartiennent à rAmériijue du Nord et à l'Asie centrale.

PODOPHYLLEUX (de tïoûî, pied, et cpûXXov, feuille), se dit du tissu vivant cjui se trouve en rapport avec la j)aroi du saijot du cheval. Ce tissu, qui se trouve divisé en de très nombreux feuillets verticaux emlwîtés avec la corne, est l'homologue du lit de l'ongle chez l'homme.

PODOPSIDE, Mollnsque. Voy. spoxdyle.

PODOSTtMON (du gr. t:oûî, xoSôî, pied, et axi^piwv, filament), genre d'herbes aquatiques de l'Amérique et de l'Asie tropicales, qui vivent attachées aux rochers et aux ti'oncs d'arbres et qui offrent quelquefois le port des Mousses et des Jungermannics. — Ce genre a été pris pour type d'une famille dite des iWosie'wtac^es, qui renferme, outre le genre-type, les genres Tristicha, Hydroslachys.

PODURE (du gr. ttoû;, iroôoî, pied, et oùpi, queue), Podura, genre d'Insectes, de l'ordre des Aptères (Thysanoures) et type de la famille des Podurelles. Ce sont de très petits insectes, à corps mou et presque linéaire, caractérisés surtout par leur queue qui est repliée sous le ventre et qui, en se redressant, leur permet (le sauter comme les puces. Les Podures vivent en société. Certaines espèces se trouvent sous l'écorcc des vieux arbres, d'autres sur le bord des chemins, d'autres enlin sont aquatiques. — La famille des Podurelles renferme les genres : Podura, Sminthurus, Dicyrloma, Degeeria, Isoloma, Orchesella, Arhorules, Tomocertis, Cyphoderus, Anurophorus et Anoura.

PŒCILE (en gr. t, Tro'.xtXTj aroi, le portique varié), portique d'Athènes, orné de peintures. Voy. portique et l'Kcn.E au Dict. d'Hist. et de Géogr.

PŒCILIEN (étage). Voy. vosgien.

PŒCILOPES ou PŒCiLOPODES (du gr. •RO^.f.'Xo^, varié, et xo'j;, TTOÔôî, pied), X" section des Crustacés cntomostracés de Latreille, renfermait 2 ordres : les Xiphosurcs ou Litnules et les Siphonostomes. Ces Crustacés ont deux sortes de pieds, les uns préhenseurs et les autres natatoires et branchiaux.

POÊLE (du lat. pallium, manteau), se dit : X" du voile

Sue l'on suspend sur la tète des mariés pendant la bénéiction nuptiale et dont les bouts sont tenus ordinairement par de jeunes garçons, parents du marié et de la mariée ; 1" du dais sous lequel on porte le saint sacrement aux malades et dans la procession, ainsi que de celui qu'on présente aux princes quand ils font leur entrée dans une ville ; 5" du drap mortuau'e dont on recouvTe le cercueil pendant la cérémonie funèbre, et dont les quatre coins sont tenus par des parents ou amis.

POÊLE (du lat. patella, plat), autrefois Poisle, ustensile de cuisine en tôle, en fer battu ou en cuivre étamé, avec une longue queue, le plus souvent en fer, dont on se sert pour frire ou fricasser. — Dans diverses industries on se sert d'ustensiles analogues ijour fondre la cire, le suif, le plomb ou l'étain.

POÊLE (du hAai.pesile, p. pensile, ouvroir, de pensum). Ce mot, qui primitivement désignait une chambre chauffée où travaillaient les femmes de service, s'est dit ensuite de toute chambre chauffée en général et ensuite de l'appareil qui servait à la chauffer. Aujourd'hui il désigne une espèce de fourneau de terre, de faïence, de tôle ou de fonte, de forme excessivement variable et qui sert à entretenir la chaleur dans les salles à manger, les antichambres, les ateliers, les salles d'étude, etc. — L'usage des poêles n'était pas inconnu des anciens : ils avaient des appareils de chauffage fixes, analogues à nos calorifères ( Voy. ce mot), et des appareils mobiles, où l'on ne brûlait que de la braise, comme aujourd'hui dans les braseros d'Italie et d Lsnagne : mais les véritables poêles sont originaires des froides contree^s du Nord, dans lesquelles les cheminées seraient insulfisantes pour chauffer les appartements. Le poêle donne une chaleur plus égale et plus douce que la cheminée, mais elle est moins saine et porte à la tète. iM&voêles enfouie procurent rapidement une forte cha-

leur, mais ils émettent à l'air ambiant de l'oxyde de carbone, et ils se refroidissent vite. Les poêles de faïence sont préférables à tous les points de vue. Dans ces dernières années, divers constructeurs ont imaginé des types de poêles pour appartements chaulfés au coke, à l'anlliracite ou enfin au gaz. Les poêles mobiles sont dus à l'ingénieur Choubersky ; ils présentent d'assez grands dangers, parce que la combustion s'y fait sous un très faible tirage, et demandent une surveillance constante. Au point de vue hygiénique, il convient de se défier toujours des appareils à combustion lente, et de n'employer que des poêles en communication avec une Ixmne cheminée et n'ayant aucune clef mais bien une entrée d'air réglée par soupape.

POÈME (du gr. T:otT|[jia, œuvre, poème), se dit, en général, de tout ouvrage en vers, surtout des ouvrages dune certaine étendue. On distingue autant de genres de poèmes qu'il y a de genres de poésie {Voy. ce mot). — On a quel([uefois étendu le nom de poème à des compositions en prose ayant la forme de l'épopée, et écrites en style poétique, comme le Télémaque de Fénelon, les Martyrs de Chateaubriand.

POÉSIE (du gr. iroÎTiai;, création), art de composer des ouvrages en vers. La poésie diffère de la prose non seulement par la forme du vers, mais aussi par l'esprit dont elle est animée, par les fictions qu'elle crée, par les vives images qu'elle présente, et qui l'ont fait assimiler à la peinture, enfin par les ornements de tout genre qu'elle ajoute à la réalité; elle suppose l'inspiration. Les anciens attribuaient l'inspiration poétique à une influence divine, à celle d'Apollon ou d'une Musc. — En considérant les différents buts que se propose le poète et les différentes formes sous lesquelles se produit la poésie, on dislingue : la Poésie lyrique, dont Vode est la forme la pins remarquable; la P. dramatique (tragédie, comédie, etc.); la P. épique ou héroïque ; la P. diduclique ou philosophique, à laauelle on rai tache la P. descriptive, genre faux cl bàlarci qui a surtout régné au xviii" siècle ; la P. élégiaque; la /'. erotique; la P. pastorale ou bucolique et la P. satirique [Voy. chacun de ces mots). — En considérant les différentes matières qui sont traitées en vers, on distingue la P. sacrée, la P. profane, la P. sérieuse, la P. badine, etc. — En considérant les diverses manières dont la poésie frappe l'oreille, on distingue : la P. rythmique, dans laquelle on observe la mesure par rapport à la cadence et au nombre des syllabes, mais non par ra|>porl à la quantité de ces syllabes, qu'on suppose toutes susceptibles d'une égale durée : Iclle est la poésie des Orientaux et de la jilupart des peuples de l'Europe moderne; la P. métrique, qui rcjiose sur la quantité, et dans laquelle le nombre des syllabes dépend de la durée

a n'exige la prononciation de ces syllabes : telle est la jwésie es Grecs, des Latins et des Allemands. Voy. veiis, pied,

Page 1