‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1274 sur 1729 · POLICHINELLE · texte numérisé non relu

POLICHINELLE

roiE. nom vulfjairc d'une csp<"'cc de l'iie. Votj. ce mol.

POLÉMARQUE, cummandaut inililairc c\\qi les anciens Grcis. Voij. le Dict. d'Hist. et de liéogr.

POLÉMIQUE (du gr. .toXeijlixûî, de z6Xe[j.o;, guerre), se dit et de l'art de la dispute et de la dispute elle-même, surtout de la dispute politique ou scientifique : la presse (journaux, revues, etc.) est aujourd'hui la voie ordinaire par laquelle se produit la jwlemique [Voy. aussi factlm et pamphlet). Quand la polémique se rapporte exclusivement à la religion, elle prend le nom de controverse. Voy. ce mot.

POLÉMOINE, Polemonium, genre type de la famille des Polémouiées, est l'orme de plantes Iierbacées, glabres ou revêtues d'un duvet visqueux : feuilles alternes, ailées; Heurs bleues, violacées, purpurines ou blanches, sans bractées et en coryml)c. L'espèce type, la P. bleue (P. cseriileiim) ou Valériane gj-ec(jice, est haute d'environ 0 m. 60; ses feuilles sont composées de 15 à 25 folioles, lancéolées, très aiguës, d'un beau vert; ses fleurs sont nombreuses, (l'un bleu clair, disposées en petites grappes sur des pédoncules axillaires. Elle est originaire des forêts du Nord et des montagnes de la Suisse. — On cultive aussi, mais plus rarement, la P. rampante [P. replans) et la P. brillante [P. piUcherrimuni], toutes deux originaires d'Amérique.

POLÉMONIACÉES (du genre type Polemonium], famille (le plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, se compose d'herbes, rarement d'arbrisseaux, à suc aqueux; à feuilles alternes, les inférieures quelquefois op}X)sées; à fleurs le |)lus souvent régulières, ordinairement en grap]x;s ou en corymbes ; calice libre, quinquéfide ; corolle à 5 divisions illégales ; 5 étamines ; ovaire à 3 loges ; style simple, terminé par un stigmate trilide ; capsule membraneuse, un peu ligneuse, rarement charnue. — Principaux genres : Polemonium, Phlox, Gillia ou Leptosipnon, Holti^ia, (la n tua.

POLENTA, mets italien, consiste en une bouillie faite avec de la farine de maïs ou de châtaigne. On peut aussi la préparer avec des pommes de terre. Les Italiens en sont très friands. — Voy. gacde.

POLIANITE, var. de Pt/rolusite. Voy. ce mot.

POLICE (du lat. politta; du gr. TroÂtxsta, administration de la cité), partie de l'Administration qui a pour objet il'assurer la tranquillité de l'Etat, le respect des propriétés, la sûreté et le bien-être des particuliers. On jîeut distinguer : 1° la Police administrative, qui comprend la P. politique et la P. municipale ; 2° la Police judiciaire; S" la Police d'armée, la Police sanitaire, etc.

POLICE ADMINISTRATIVE. La PoUcc poUliçue veilIc spécialement à la sûreté de l'Etat : elle a dans ses attributions la surveillance des relations avec l'étranger, l'esprit public, les journaux, la recherche des complots. Elle a été exercée par des magistrats dont le titre a plusieurs fois changé ( Voy. ci-après). Une de ses branches, la police de sûreté, comprend les attributions relatives à la défense des personnes et des propriétés : passeports, permis de séjour, vagabondage, attroupements, théâtres, port d'armes, etc.

La Police jnunicipalc est exercée : à Paris, par le préfet de police (loi du 28 pluviôse an viii, arrêté consulaire du 12 messidor an viii); à Lyon, par le préfet du département du Rhône ; et dans le reste de la France, par des commissaires de police, qui sont placés sous l'autorité des maires et, dans les villes de plus de 40000 âmes, sous celle des préfets (cf. la loi du 5 avril 1884). Secondée par la gendarmerie et par des agents de divers degrés, elle s'occupe des subsistances et des approvisionnements, de la propreté et de la salubrité publiques, de l'éclairage, de la voirie, <les poids et mesures, des établissements dangereux, insalubres et incommodes, du maintien de l'ordre sur la voie publique, de la surveillance et de la recherche des malfaiteurs, des prisons, etc.

Historique. Dans tous les pays et dans tous les temps, la police a été considérée comme une des branches les plus importantes de l'administration. Chez les Grecs, elle était déjà fort bien organisée ; à Rome, elle était, pour la plus grande partie, dans les attributions des édiles. En t rance, on peut la faire remonter jusqu'à Charlemagne ; mais, pendant tout le moyen âge, les règlements de police lurent presque toujours «jludés ou mal exécutes. A mesure que 1 autorité royale s'agrandit, la police fut mise sur un meilleur pied. A partir de Louis XIV, son administration Uit conliee a des lieutenants généraux et à des lieulmants particuliers. Parmi les plus célèbres liculeiiants généiaux

de la jX)licc on cite : La Reynie, premier lieutenant général; le marquis d'Argenson (1697-1718), fondateur de la police secrète: Sartmes (1 '762-74) et Lenoir (1774-84). Sous la République, dès l'795, et sous l'Empire, la direction de la |)olice fut confiée à un ministre de la police, oui, en 1818, fut remplacé par un directeur général; ilepuis, ces fonctions furent remplies ]iar un directeur de la police générale et, pur Paris, par le préfet de police. lin décret du 22 janvier 1852 rétaolit le ministère de la police générale; mais ce ministère fut supprimé dès l'année suivante. H y a encore au ministère de l'intérieur une direction de la Sûreté générale. Fouché, Savary ont été ministres de la jiolice sous le premier Empire; Pasquier, Decazes, G. Delessert se sont distingues comme préfets de police. — Consulter : Trébuchet, Elouin et Labat (1855), M. Pionin (1856), Dictionnaires de police; Truy, Manuel de la police (1853) ; CoUet-Meigret et Bacqua, Codes de lajiotice administrative, judiciaire et municipale (1856-5/J. Voir aussi la collection officielle des Ordonnances de police depuis 1800, commencée en 1842 et qui se continue depuis. — M. Frégier a écrit l'Histoire de l'administration de la liolice de Paris depuis Philippe Auguste (1850).

POLICE JUDICIAIRE. La, PoUcc judiciaire a pour but la répression des infractions, et ses opérations commencent dès qu'elles sont commises, jxiur finir dès que le juge est saisi. Elle est exercée par les juges d'instruction, proc-ureurs et substituts, juges de paix, commissaires de jwlice, maires et adjoints, officiers de gendarmerie, gardes champêtres ou forestiers, etc. — Consulter : Allain, Code formulaire des officiers de police judiciaire ; C. Rerriat St-Prix. Manuel de police judiciaire et jnunicipalc.

Agents de police. Voy. agent et ci-dessus police municipale.

Commissaire de police. Voy. commissaire.

Lieutenant de police. Voy. ci-dessus police.

Ministère de la police. Voy. ci-dessus police administrative et MINISTÈRES.

Préfet de police. Voy. ci-dessus et préfet.

Tribunaux de police. On dislingue les T. de simple police ou de police municipale et les T. de police correctionnelle. Voy. TRIDUNAL.

police d'armék. Elle est exercée en campagne jwr la gendarmerie sous les ordres du grand prévôt { Voy. prévôt) ; dans les places de guerre, elle est sous la res|K)nsabililé des commandants d'armes; dans les corps, elle s'exerce sous la surveillance du colonel.

Bonnet de police, coitTurc militaire dont la forme a souvent varié et qui se jwrlait en tenue du matin, d'exercice ou de corvée. — A été supprimé et remplacé par le képi ; cependant les troupes de cavalerie continuent à |X)rler un Ijonnet d'écurie ou coilfure de repos, dont la forme rappelle celle de l'ancien bonnet de police.

Salle de police. Voy. salle.

POLICE sanitaire. Voy. LAZARET, QUARANTAINE, CORDON" SANI- TAIRE, PATENTE DE SANTÉ, ÉPIDÉMIE, etC.

POLICE (du b.-lal. poleticum, corruption de pnlyplrjchum, pièce écrite, registre). On appelle proprement police d'assurance la convention par laquelle un particulier OU une compagnie, que l'on appelle assureur, se charge des risques qui peuvent arriver à un vaisseau ou à ses marchandises, moyennant une prime payée par l'assure. Ce mot s'applique égalenicnl à toute autre espèce d'assurance, contre I incendie, la grêle, etc. {Voy. assurances). — Police de chargcjnenl, se dit, dans les ports de la Méditerranée, comme connaissement dans ceux de l'Océan.

POLICEMAN, nom donné, en Angleterre, aux agents de police chargés de veiller nuit et jour dans les rues et places des grandes villes à la sécurité publique et au \yon ordre^ Leurs fonctions sont analogues à celles de nos gardiens de la paix. Ils ne jwrtent jxiint le costume militaire.

POLICHINELLE (de Vital, pulcinella, de pulcino. poussin, poulot, dérivé du lat. pullus), personnage comique de la comédie italienne. Polichinelle est originaire de Naples; en s'établissant en France au commencement du xviir siècle (au théâtre de la Foire), il y a pris la figure d'un pantin bossu par devant et par derrière, ayant un nez fortement aquilin, portant un tricorne à claques, avec des jambes disloquées, de gros saliols et un costume bigarré comme Arlequin. Ce qui le caractérise par-dessus tout, c'est un son de voix grêle et criard, qui s'obtient à l'aido

POLIORCÉTfQLE

POLYADELPHIE

i'un pelit morceau de bois ou de métal sonore et mince, ju'on place dans la houchc, et qui s'appelle pratique. De los joui"* Polichinelle a beaucoup perdu de sa vogue pre- Tiière. et n'amuse plus que les petits enfants au théâtre le Guignol. — MM. 0. Feuillet et Berlall ont publié, sous c litre de Vie de Polichinelle, un jeu d'esprit fort :ai.

POLIORCÉTIQUE (dn gr.'iîO>itopxTiTtxVi), se dit, surout en parlant des anciens, de l'art de faire des sièges.

\'oy. SIÈGE et MACIUXE DE GUEnRE.

POLISSAGE (de ])olir\ Les substances employées pour e polissage varient suivant la dureté des matières que

on veut polir. On poht le diamant et les autres pierres lures avec de la poussière de diamant; l'acier, les méanx ordinaires, les marbres, les granités, avec léraeri, le ripoli, etc. ; la corne, l'ccaille, l'os, l'ivoire, le bois,

albâtre, avec la pierre jwuce, le verre pilé, etc. On polit "or, largenl, la poixclame dorée, en les frottant avec un •orps dur et uni, comme l'iiémalite, la dent de loup, etc.

loi/. UaUNfSSOIR.

POLISTE (du gr. xoXiiTTrj;, bâtisseur), Polistes, genre llnscclo», de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, aniillc des Diploptères, tribu des Guèpiaircs, renferme des nsectes qui dilîèrent peu dos guêpes et qui se construisent les nids semblables. L'espèce type est la P. de France P. gallica,. vulg. Guêpe rousse ou des arbustes : elle •si plus petite que la guè|K! commune, et noire avec dos aciies jaunes. La P. lècheguana, du Brésil, fabrique un uiel aussi l)on au goût que celui de nos abeilles, mais qui, lilKin. rond furieux ceux qui eu mangent.

POLITIQUE idu gr. TOAtxvxf, . On entend par ce mol anliH la science qui traite du gouvernement, lanlôt l'art nème de gouverner.

Comme science, la Politiaue traite des rapports de l'Etat ?t des citoyens, de la législation, des finances, de l'admilistration intérieure, des relations des peuples entre eux, :umpronant ainsi le droit public propr. dit, le droit idniinislralif, le droit international, Vccononiie poli- 'i<jue Joy. ces mots). Parmi les philosophes cl les publi- •istes, les uns donnent j)our base à la ijolilique \a justice, m lui subordonnant linlérèl, comme Platon [République, Lois , Arislote \Politique), Cicéron {de la liépublique), Montesquieu, J.-J. Rousseau, etc. : les autres, Y intérêt ;eul, comme Machiavel, llobbes, Benlham. etc. (Foi/, droit «ATCREL;. La viaio politique a jxiur objet de réaliser iiar le gouvcniemonl d'un Etat la justice et l'intérêt général Jes citoyens, l'o/y. état.

Comme talent de gouverner, la Politique a immortalisé :juelques liommes : dans l'antiquité, Soloii, Périclès, Moxandrc, César, Auguste; dans les temps modernes, St Louis, Louis XI, Charles-Qumt, Henri IV, Ixiuis XIV, Pierre le Grand, Washington, Napoléon I"; et, parmi les [ninislres. Sugcr, Sully, Richelieu. Mazarin, Oxensticrn, Kauiiilz, Metternich, les deux Pill, Canniiig, Palmerston, filadslone, etc. L'appréciation de leurs actes et de leurs maximes est une partie importante de l'Histoire. Voy. ce mol).

Economie politique. Voy- économie.

Eloquence politique. Voy. éi.oqie.vce.

t ers politiques, vers grecs dans lesquels il n'y a pas de |Mcds métriques, formés de longues et de brèves, mais !|ni ont, comme les uùlrcs, un nombre de syllal)cs déterminé ; on y lient compte de l'accent. Les vers j)olitiques Liit él(' introduits par des écrivains de l'école byzantine.

POLKA (abréviation de polacca. |)olonaise), espèce de Janso d'origine |X)lonaise importée en France vers 1840. Elle est encore en grande vogue; mais elle s'est beaucoup modifiée, et n'est plus ce qu'elle était d'alwrd : c'est aujourd'hui une espèce de valse à oualre temps; elle se [und quelquefois, sous le nom de poUa mawurque, avec la niazourka [Voy. ce mot), autre danse polonaise. Voy.

;USsi SCOITISH.

I POLL. nom donné, en Angleterre, à la supputation des lOtcs dans les élections des membres de la Chambre des :ominuiies. Voy. scrutin.

POLLEN (du lat. pollen, farine). Le pollen est une îoussière, en général jaunâtre, se produisant dans l'étamine

I l'intérieur des sacs polliniques<le ranthère ; ces petits grains ' composent, au début, d'une cellule, qui se divise bientôt ndeux cellules filles; une cloison de cellulose sépare ces eux éléments dans les Gymnospermes ; elle reste pure- Tiil îilhuminoïde dans les' Angios|x:rmes. Les gi-aiiis sont

souvent agglutinés quatre par quatre. Leur surface est souvent lisse, fréquemment papilleuse ou hérissée de pointes. Chaque grain est entouré d'une membrane culinisée à l'extérieur, cellulosique à l'intérieur; la partie externe de cette membrane s'appelle Ve^ine. l'interne est Vintine. Les jwints on la membrane est simple sont les pores ou los plis. C'est par los pores que se fait la germination du grain de pollen ; la membrane interne fait saillie et un tube apparaît qui s'allonge énormément sans se ramifier; à la partie antérieure de ce tube pollinique se trouve le noyau mâle. Ce noyau provient soit do la petite (Angiospermes), soit de la gi-ande cellule du grain de pollen (Gymnospermes) ; il comprend un même nombre do filaments chromatiques que le noyau femelle de l'oosphère dans l'ovule. — La germination du grain de pollen peut se produire arliliciellement dans l'eau sucrée f elle se manifeste naturellement quand il est transporté par le vent, les insectes, etc., sur le stigmate. Le lul)e pollinique se développe alors en suivant le tissu conducleur du style et de l'ovaire; il est ainsi conduit en face du micTopyle, où la fécondation s'opère par fusion des noyaux mâle et femelle.

POLLICITATION (du lat. pollicilatio, promesse^ se dit, en Droit civil, do la promesse non encore acceptée par celui à qui elle a été faite. Elle doit être maintenue pendant le temps nécessaire à l'autre partie jwur accepter ou refuser. — Voy. R. Worms, De la volonté unilatérale considérée comme source d'obligations (1891).

POLLUX, minéral très rare qui est formé d'un silicate d'aluminium et de césium, en masses limpides, du système cubique, s'est trouvé à l'île d'Elbe avec la variété de Pétalite nommée Castor (d'où son nom) et à Uébron (Etats- Unis).

TOLLcx, nom de l'étoile ^ des Gémeaux.

POLO (jeu Dn), sorte de jeu de mail à cheval que les Anglais nous ont apporté de l'Inde. C'est le tchaûgtutn des anciens Persans et la raquette à cheval des seigneurs byzantins.

poio, danse |)opulaire esjiagnole, accompagnée de chant, originaire d'Andalousie.

POLONAISE (i.a\ Polacca, danse nationale des Polonais, d'un caractère grave et solennel : l'air est à "^ temps, d'un mouvement lent et remarquable par la syncope de la 2° noie du \" temps et la chute de la cadence finale du motif qui lomlje sur le temps faible. — En Musique, on appelle ainsi un morceau écrit dans le style d'une danse nationale polonaise.

C'est aussi le nom d'une redingote courte, ornée de brandelwurgs, d'origine polonaise ou allemande. Vn vêtement de femme sous Louis XV portait ce nom.

POLY... (du gr. T.o'K'j;,, beaucoup), particule inséparable qui entre dans la comj)osilion d'un grand nombre de mots scientiliquos, comme poly acanthe, polyanthe, polycarpe, polycéphale, polydactyle. polymorphe, polysome, polysperme, etc., qui oHre beaucoup d'épines, de fleurs, de fruits, de têtes, de doigts, de formes, de corps, de semences, etc.

En Cliimie, ce préfixe [indique la répétition d'un même radical dans la molécule d'un corps. Ainsi le nom de polysulfures indique les sulfures contenant un plus grand nombre d'atomes de soufre que le monosulfure; celui de polybasique, un composé salin contenant plus d'un esquivaient de base. Ce nom s'applique aussi aux acides qui ont la propriété de s'unir à plus d'une molécule de base : l'acide phosphorique est un acide polybasique. On dit alcool polyatomtque (glycol. glycérine) pour exprimer que ces alcools réagissent comme s'ils étaient formés par la soudure de plusieurs molécules d'un alcool inonoatomique, tel que l'alcool ordinaire ou alcool éthylique. Une base est polyacide lorsqu'elle ne peut être saturée que par plusieurs molécules d'un acide monobasique, comme l'acide azotique ou l'acide acétique.

POLYACANTHE, Polyacanthus, poisson de la famille des Labvrinlliitormes, voisin des Anabas et des Osphromènes [\ oy. ces mots).

POLYADELPHIE (du uréf. poly et du gr. àôcA»ô;. frère), nom donné à la 18' classe du système de Linné, comprenant les piaules dont les étamines sont soudées en plusieurs paquets par leurs filets. Les Papilionacées olfrent un exemple remarquable de diadelphie (Pois) ol de monadelphie (Genêt). Cette classe se divise eu 4 ordros. .ippelés, d'après le nombre des étamines : P. dccandrie, à

POLYAMATVPIE

POIAGALE

10 ctamincs (Cacaotier), P. dodécandrie, à 12 (Abrornc) ; P. icosaudrie, à 20 (Citronnier) ; P. polyandrie, à étamines nombreuses (Millepertuis).

POLYAMATVPIE (du préfixe poly et du gr. à[ià, ensemble, et tûtîoî, caractère), nom donné par H. Diilot à un procédé de son invention qui consiste à fondre à la fois plusieurs caractères d'imprimerie au lieu de les fondre un à un, selon le procédé ordinaire. Au moyen d'une bascule à poids, la matière fondue est brusquement refoulée dans les moules préparés pour les recevoir. Ce procédé est très peu répandu, parce qu'il ne saurait comprendre qu'en nombre restreint les mots et les syllabes les plus fréquemment employés.

POLYANDRIE (du préf. poly et du gr. àvVip, àvSpô;, homme, mâle), nom donné à la 13® classe du système de Linné, conteniant les plantes qui ont plus de vingt étamines insérées sous un pistil simple ou multiple. Cette classe était divisée en 7 ordres, d'après le nombre des pistils.

POLYANDRIE, mœurs de certaines peuplades dont les femmes ont plusieurs maris ; par opposition à polygamie.

POLYANTHES (c.-à-d. à nombreuses fleurs], nom latin bolanique du genre Tubéreuse.

POLYBASITE (du préfixe poly et du gr. piffiç, base), minéral faisant partie du groupe des argents noirs [IOAg*S-f(Sb.AS)*S^], contenant souvent un peu de cuivre et de fer cristallisés en lames ortliorhombiques d'un noir de fer; il est facilement fusible. C'est un minerai très riche, qui contient jusqu'à 74 pour 100 d'argent. On le trouve en Saxe, en Hongrie, au Mexique, au Nevada.

POLYBORUS (c.-à-d. qui dévore tout), espèce de Vautour, loy. CAKACARA.

POLYCARPE (du préf. poly et du gr. xdtpitoî, frait), nom donné à un recueil de canons et de conslilulions louchant les alTaires ecclésiastiques, composé vers 1120 par (îrégoire, prêtre esj)agnol.

POLYCARPIQUE, se dit d'une plante pouvant produire plusieurs fois des hampes florales.

POLYCHÈTES, ordre de l'embranchement des Vers, classe des Annélides, sous-classe des Chélopodes. Ces Vers sont marins: leui's pieds portent de nombreuses soies (d'où leur nom) et sont répartis eu deux séries commodes rames aux deux côtés des corps. Us se subdivisent en Tubicoles ou Sédentaires, et Néréides ou Errants.

POLYCHROÏSME (du préfixe poly et du gr. /potÇetv, colorer), phénomène qui consiste en ce que certains corps crislallisés Iransparcnts présentent des couleurs différentes suivant le sens dans lequel le rayon lumineux les traverse.

Voy. DICHROÏSArE.

POLYCHROÏTE, principe colorant du safran. Voy. sa-

FltAMNK.

POLYCHROMIE (du préf. poly et du gr. /pw|i.a, couleur), arl qui consiste à peindre ou à décorer 'de diverses couleurs certaines parties des édifices, des statues, des basreliefs, etc. Dans l'antiquité, les Assyriens et les Chaldéens revêtirent leurs sculptures de couleurs éclatantes et couvrirent les murailles de leurs édifices soit de briques émaillées, soit de peintures murales à teintes plates dont un gros trait noir ou blanc dessinait les contours. Les Egyptiens décorèrent leurs temples et leurs palais de j)eintures hiéroglyphiques, dont l'étude offre le plus grand intérêt pour l'archéologie. On a cru longtemps que les Grecs n'appli(piaieiit la polychromie qu'aux vases. M. Hittorf a démontré [Architecture polychrome chez les Grecs, 1850) que les temples même de la belle époque étaient jjeinis : les degrés et le sol étaient couverts d'un stuc épais, souvent rouge; le chapiteau, l'architrave recevaient dos tons cramoisis; les corniches étaient bleues avec des ornements rouges, bruns, Jaunes et verts; le fronton était bleu; lescheneaux, les tuiles, les acrotères, les antéfixes, toutes les terres cuites offraient des couleurs brillantes habilement associées. Dans le Parthénon d'Athènes, les figures sculptées aux deux frontons se détachaient en blanc sur un fond rouge : les triglyphcs étaient bleus, etc. En outre, certains édifices, comme le portique appelé Pœcile, étaient décorés de peintures murales. Les Romains employèrent surtout les colonnes monolithes de marbre de diverses nuances et les mosaïques. Les Bvzanlins, héritiers (Ici art grec, transmirent la polychroniie aux Arabes el aux Latms. Dans le style roman et le style ogival, la surlace des parois mtérieures des églises, surtout dans les chapelles, sculptures comprises, fut décorée de peintures de tons simples el tranchants; les ornements rcssortirenl

sur un fond ronge ou bleu ; souvent même les voûtes furent parsemées d'étoiles d'or ou d'argent sur une couleur bleu de ciel; la dorure ennoblit les détails les plus hnportants; enfin, les verrières y ajoutèrent leur éclat. La Sle- Chapelle, récemment restaurée à l'aris, en offre le jilus bel exemple. La Renaissance en Italie employa surtout les marbres, les fresques et les mosaïques, comme à St-Pierre de Rome. Dans l'architecture moderne, la iiolychromie a été employée jiour l'ornementation intérieure des églises, des palais, des hôtels de ville, etc. — Consulter Racinel, De l ornement j)olychrome.

POLYCLINUiyi (du préf. poly et du gr. %\brr^, lit), genre de Tiiniciers.

POLYCYSTINÉES (du préf. fioly et du gr. xûaxi;, vessie) ou RADioLAiKEs, noins doniiés à de très petits animaux Protozoaires, de l'ordre des Rhizopodes (Foraminifèresj,. à lest siliceux, aréole ou treillissé, d'une admirable délicatesse. Les plus gros n'ont pas un quart de millimètre de diamètre. Leur accumulation a produit des amas géologiques considérables, notamment une partie du terrain de l'île de la Rarbade (Antilles). ,

POLYDÈME ou poi.vdesme (du préf./?o/j/ et dugr. Se^ji^î, lien), Polydesmus, genre de Myriapodes, de la classe des Diplopodcs, renferme un assez grand nombre d'espèces partout répandues et a pour tvqx; le Polydcme aplati [P. complanntus), qu'on trouve dans les l)ois, sous Icsécorces des arbres, les feuilles mortes et les pierres.

POLYDiPSIE (du préf. poly et du gr. 5î(|^a, soif), synonyme de soif excessive. Voy. soif.

POLYÈDRE (du gr. TïOÂÛEOpoî, à beaucoup de faces). En Géométrie, on appelle polyèdre toute portion de l'espace terminée de toutes parts par des |X)lyg(mes. Ces polygones en sont les faces; les côtés communs à deux faces contiguës sont les arêtes du ix)lyèdre; les extrémités des arêtes sont les sommets. Les plans des faces qui se réunissent en un sommet forment un angle polyèdre {Voy. plus bas). Un j^lyèdre est convexe lorsqu'il est situé d'un même côté par rapport au plan, indéfiniment prolongé, d'une quelconque de ses faces. Un polyèdre convexe est dit régulier (juand ses faces sont des polygones réguliers égaux, et que ses angles polyèdres sont des angles polyèdres réguliers égaux. Il n existe que cinq polyèdres réguliers : le tétraèdre, l'octaèdre et Yicosaèdre, dont les faces sont des triangles équilatéraux ; Y hexaèdre ou cube, cjui a pour faces des carrés, el le dodécaèdre, dont les faces sont des pentagones réguliers {Voy. ces mois). Poinsot a créé une théorie des polvèdres réguliers non convexes,

aui ne peut être exjiosée ici. Euler et Cauchy ont donné 'importants tliéorèmes généraux sur les polyèdres.

Polyèdre [Angle). Un angle polyèdre est la figure formée par des droites [arêtes) passant toutes par un même point, limitées à ce point et rangées dans un certain ordre; on suppose en outre que deux arêtes consécutives sont reliées |)ar la portion de plan qu'elles comprennent ; cette portion de plan fait partie de la figure et prend le nom de face. Deux faces consécutives se rejoignent suivant une arête et forment un angle dièdre de l'angle polyèdre. Un angle |)olyèdrc est dit convexe si tous ses points sont situés d'un même côté par rapport au plan de l'une quelconque de ses faces indéfiniment prolongé. Il est dit régulier s'il est convexe, si toutes les faces sont des angles égaux et si tous les angles dièdres sont égaux. Le plus simple des angles polyèdres est l'angle trièdre [Voy. ce mot). Un angle jwlyèdre s'appelle aussi angle solide.

POLYEMBRYONIE. La graine contient quelquefois plusieurs embrvons, provenant soit d'un seul et même (inif, soit de la fécondation des syiiergides, soit du développement des cellules supérieures du nucelle (pépins d'orange). On dit dans ces divers cas qu'il y a polyetnbînfoine.

POLYERGUE (du gr. r.o\6BpfOi, laborieux), Potycrgus,. genre de Fourmis, qui se distinguent des fourmis véritables par leurs mandibules robustes, triangulaires et 1res dentées, sont remarquables par leur coutume de réduiriî d'autres espèces en esclavage. Voy. formicaires. ' ^9

POLYGALE (du préf. poly et du gr. yâ>,a, lait). Poi^m gala, genre type de la famille des Polygalées, renferinc" des herbes, des sous-arbrisseaux et des arbustes, à feuilles alternes, entières, quelquefois ponctuées; à fleurs irrégulières présentant un calice persistant à 5 divisions prO-J fondes, dont 2 plus grandes, souvent colorées; corollOfB presque jiapilionacée, roulée en tube à la Iwse, s'ouvrant"

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