POLYGAMIE
POLYGYNIE
«nsiiito à 2 lèvres. Les principales espèces sont : le P. tom»ni)i [P. t'iiltjaris), dit Laitier ou Herbe à iail, parce iiiroii lui attribuait la propriété de donner beaucoup <lc lait aux nourrices : il croît partout, et fjorlc des ileurs en grappes, de couleurs variées; celle plante est amère, Ionique et un peu purgative; le P. séiiéga, originaire de la Caroline et de la Virginie; sa racine est amère, purgative et quelquefois émctique. Viennent ensuite le P. brillant, le P. amer, le P. uligino-m, le P. serpyllacea, le P. de Montpellier, le P. faux buis, etc. — La famille des Polygalées, détachée de celle des Scrofularinées, a beaucoup de rapport avec la famille des Tréinandrées.
POLYGAMIE (du gr. -TiOAuyatxta), état d'un homme qui est marié à plusieurs femmes ou d'une femme qui est mariée à plusieurs hommes en même temps. La polygamie était tolérée par les Hébreux et autorisée par l'exemple des patriarches. Les lois romaines se bornaient à noter d'inîamie le polygame. La polygamie a été définitivement interdite par la loi chrétienne. En France, la polygamie était juitreî'ois punie de mort; elle est aujourd'hui punie des travaux forcés [Voy. bigamik). La polygamie existe chez les musulmans et en général dans presque tout l'Orient : elle «si considérée comme une des causes de la dcgénéralion et de l'infériorité relative des populations asiatiques.
POLYGAMIE, 25° classe du système de Linné, comprenant les niantes qui portent des fleurs tantôt mâles, tantôt femelles, ou hermaphrodites, soit sur le même individu, soit sur des pieds séparés. Elle est partagée en 5 ordres : P. vtonœcie, fleurs mâles et fleurs femelles dislincles, mais sur un seul pied (Noyer); P. diœcie, fleurs mâles et fleurs femelles séparées, les ])remières sur un pied, les secondes sur un autre (Houblon); P. triœcic, aux trois sortes de fleurs séparées sur trois individus (Figuier).
POLYGÉNISME (du jM-éf. poly et du gr. ycVTiî, engendré), doctrine qui consiste à considérer tous les hommes comme consliluanl plusieurs espèces zoologiques différentes et non pas des races on nés variétés d'une espèce unique. L'école américaine (Morton, Nott el Gliddon), et <pielques antliropologistes conteni|)orains sont polygénistes. Le monogénisme a été défendu par Linné, Bulfon, Cuvier, Midler, llumlx)ldt, Qnatrefages. — Agassiz a exposé une doctrine intermédiaire, qui consiste à regarder les hommes <;onuiic appartenant à une seule cl même espèce, mais à admettre que cette espèce a pris naissance soit à la fois, 5oit successivement, sur divers points du globe, et que les divei-ses races ont apparu toutes formées avec les caractères de toute sorte qui les distinguent encore aujourd'hui.
yoif. A.NTIIROPOI.OGIE.
POLYGLOTTE (du gr. t:oÀjv),(otto!;), se dit et des personnes qui savent plusieurs langues et des ouvrages écrits <>u imprimés en plusieurs langues. — Il y a plusieurs Itil)lrs polyglottes; les |)lus conimes sont : les Uexaples []'oy. ce mol) d'Origène; la Bible de Xiniencs (Bible d' Alcala on Complule), en 4 langues : hébreu, chaldéen, grec et latin (1517); la Bible d'Aug. Justiniani, en h langues, les quatre précédentes, plus l'arabe (1518); la Bible d'Arias Montanus ou Bible royale, faite sur l'ordre •de Philippe II : c'est une copie de celle de Ximenès. augmentée du svriaque (1572); la Bible d'Elie Huiler, en '6 langues : c est la bible de Ximenès, plus l'allemand el la langue vulgaire du pays auquel l'exemplaire est <leslinc (lolt'.l) ; la Bible de Le Jay , publiée à Paris, en 7 langues, liébreu, chaldéen, samaritani, syriaque, arabe, grec el Jatin (1643); la Bible wallonienne, de Bryan Wallon, évèque de Chester (1657). — Parmi les autres ouvrages ))olygloltes on remarque : la Porte des langues et ÏOrbis pic fus. de Comenius; le Milhridate, de Vater; la Synf/tosse européenne, d'Eichholf; les Dictionnaires polyfjlo/tes de Calepin, Castell, etc. Le docteur Poussié a publii'- en 1801 à Paris un manuel de la Conversation en trente langues.
POLYGONACÉES (du genre type Polygonum, Renouée), famille de plantes Dicotylédones Apétales à ovaire libre, renferme des végétaux herbacés, des arbustes ou de grands arbres, à feuilles alternes, engainantes à leur base ou i!<lliérenles à une gaine membraneuse el stipulaire roulées en dessous dans leur jeunesse: à fleurs hermaphrodites ou unisexuées, en épis cvlindri(pies ou en grappes terminales : calice à 4 ou 6 sépales; de 4 à U étaraines; ovaire libre, uniloculaire; le fruit sec et indéhiscent. — Celle ramille comprend les genres Polygonum (Renouée), lilieum (Rhu- IkuIk'), Bitmcx (Oseille), etc.
POLYGONATUM (du préfixe po/j/ et du gr. vo'vu, nœud), vulg. Signet, Sceau de Salomon, Muguet anguleux, genre de la famille des Smilacées ou de celle des Liliacées, tribu des Asparagées, se compose de plantes herbacées, qui se plaisent dans les bois touffus et ombreux des climats froids et tempérés en Europe et en Amérique. Sur 8 ou 9 espèces, 2 croissent aux environs de Paris. La plus remarquable est le Signet à larges feuilles {P. vulgare), plante vivacc, à rhizome rampant; chaque année, ce rhizome se redresse à son extrémité pour donner la tige florifère ; un bourgeon à la base de celte partie dressée continue le rhizome, qui est donc un symjMxle, à la surface duquel s'aperçoivent les cicatrices laissées après la chute des hampes florales successives ; ce sont ces cicatrices
?iii ont fait donner à celte plante le nom de sceau de Saomon. La tige verticale est simple, garnie de feuille;-, sessiles ou amplcxicaules ; fleurs axillaires, solitaires, en grappe blanche teinte de vert.
POLYGONE (du gr. •noAÛywvoî), nom donné, en Géométrie, à toute figure plane terminée par des lignes droites. Les ])olygones ont toujours plusieurs côtés et plusieui-s angles. Le plus simple est le triangle, qui a trois côtés; puis viennent le quadrilatère, qui en a quatre ; le pentagone, c\i\(\; V/texagone, six, etc. On nomme : P. inscrit, celui dont tous les côlés sont les cordes d'un cercle: P. circonscrit, celui dont tous les côtés sont tangents à un cercle; P. régulier, celui dont les côtés et les angles sont égaux. — Quand on partage une circonférence de cercle en un nombre arbitraire n de parties égales et qu'on joint chaque jMjint de division au suivant, on a un polygone régulier inscrit de n côtés. Quand, dans le même cas, on joint les iwinls de division de tn en m, si wj est premier avec «, on a ce qu'on appelle un polvgone régulier étoile de n côlés. On sait de temps immémorial inscrire dans la circonférence, à l'aide de la règle et du compas, les polygones réguliers de 5, 4. 5 et 15 côlés, et ceux nui ont 2 fois, 4 fl)is, 8 fois... autant de côlés que ceux-là. Gauss a fait voir qu'on peut aussi inscrire dans la circonférence, à l'aide de la règle el du compas, le |jolygone régulier de 17 côtés et ceux qui en dérivent, et plus généralement les jiolygones réguliers dont le nomljre de côtés est un nombre premier compris dans la lormule 2" + 1 ; tel est le nombre 257.
Eu Arithmétique, les nombres polygonaux, triangulaires, carrés, pentagonaux ont cle définis à l'article