‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1277 sur 1729 · POLYPHONIE · texte numérisé non relu

POLYPHONIE

POLYTHÉISME

plusieurs pièces, qui sont distinctes jusqu'à leur insertion et uni tonibent séparcment les unes des autres. Synonyme de DialypéUde. Voy. corolle.

POLYPHONIE (du préfixe poly et du gr. 'fw/rj, voix). La polyphonie, c'est, en Musique, l'ensemble des parties dont le jeu individuel constitue le tissu liarmonique. Un morceau est de style d'autant plus jwlyplionique qu il conijx)rte un plus grand nombre de parties ayant chacune un sens mélodique plus caractérisé.

POLYPHYLLE (du préf. 2>oly et du gr. o-jXaov, feuille), se dit, en Uotanique, de toute tige qui oli're beaucoup de feuilles.

POLYPIER, squelette interne, le plus souvent calcaire, sécrété dans le tissu des Polypes. Voy. polypes.

POLYPIFORME, se dit, en Médecine, des concrétions libriiuHises qui se forment spontanément dans les affections (Iti caair.

POLYPLECTRON (du préf. jioly et du gr. -TzXf.xTpov, ergot), nom lat. scientifique du genre Eperonnier.

POLYPODE (du préf. poly et du gr. -îtoûî, xo3ô;, pied), Polypotlùim, genre de la famille des Fougères, type de la tribu des l'olypodiacées, renferme plus de 300 espèces, jMjur la plupart étrangères à l'Europe. Le rhizome liorizontal de cette plante pousse une multitude de racines par lesquelles elle s'attache à la surface des corps; elle recouvre ainsi les murs, les vieux arbres et les stiuches. La tribu des Polypodiacées, la plus considérable de la famille des Fougères, renferme les genres : Adiante ou Capillaire, 'spidium, Asplenium ou Doradille, Athyi-iiin, Bled.ne, Ckeilanthe, Grammite, Nolochlèiie, Poly pode, Polyslic, Piéride, Scolopendre, etc.

poLYPoniis, Artliro)X)des. Voy. mille-i-ieos.

POLYPOMÉDUSES. Un a désigne sous ce nom les espèces de Polypes qui, comme lesCampanulaires, les Corynes, etc., sont d'alxjrd fixes et ramcux, puis donnent naissance, par génération agame, à des Méduses qui se détachent du |K-»ly|)C où elles ont pris naissance et viennent flotter à la surlace des mei"s. Voy. méduse et polypes.

POLYPORE (du préf. poly et de pore), Polyporus, genre de Champignons Basidiomycèles, qui diUèrent des Agarics en ce qu ils |X»rtent sous leur chaiieau des tubes verticaux au lieu do lames. Le P. officiualis est l'Agaric blanc ou Bolet du Mélèze: le P. igniarius est l'Amadouvier.

POLYPTÈRE (du préf. poly et du gr. xrspôv, nageoire), Polyplerjis, genre de Poissons malacoptérygiens alxlominanx, de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés, a^ [Mjur tyi)c le P. bichir du Nil, qui a 16 doreales. Les jeunes du /'. dit Sénégal [P. Lapradei) ont des branchies extérieures comme les squales.

POLYPTOTE (du gr. -no AÛxTw-rov) , figure de Style oui consiste à ré|)éter un même mot dans une même périoae, sous plusieui-s des formes dont il est suscc|)lible. Exemple : « Dieu est, a été et sera »; « Hicn de plus facile pour les gens d'une même coterie que de se faire une réputation : je me jjrône, tu le prônes, il se prône, nous nous prônons. »

POLYPTYQUE (du lat. polyptychinn, registre, du gr. toXj— Tu/o;, qui a Ixîaucoup de plis), se disait, chez les anciens, des tablettes à écrire, quand elles étaient com- |K)sées de plus de deux lames ou feuillets : on opposait polyptycpie à diptyque [Voy. ce mot). On appelait inventaire polyptyque celui qu on dressait à Rome pour le cens, |X)nr l'aumône, etc. — Au moyen âge. le polyptyque était le livre de cens, contenant le détail des rentes, des corvées et autres redevances seigneuriales. On doit à Guérard le Polyptyque d'Irminon, abbé de St-Germaindes-Prés au ix' siècle, et celui de l'abbaye de St-Remi de Reims. On y trouve des documents précieux sur l'état des campagnes à l'époque carolingienne. Voy. fouillé.

POLYSARCIE (nu préf. poly et du gr. ffipi, chair), synonyme d'Obésité. Voy. ce mot.

POLYSCOPE, appareil électrique imaginé par M. Trouvé pour porter la lumière dans les cavités naturelles du corps, la i)ouche, l'estomac, la vessie, etc. 11 se compose dune pile (la pile de G. Planté), d'un rhéostat spécial destiné à régler le passage du courant, et d'une série de réflecteurs appropriés. Si l'on introduit un de ces réflecteurs dans la Ijouche p. ex., on voit, dès qu'on fait passer le courant, le petit fil de platine devenir incandescent et iliiiiniiier d'une lumière intense le jKjint que l'on veut examiner ; les tissus deviennent pour ainsi dire diaphanes.

Les dispositions ingénieuses adoptées par l'Inventeur atténuent la production de la chaleur dans des limites telles, 3ue l'appareil peut être gardé dans la bouche pendant |)hi3 'une minute ^aiis qu'on en soit incommodé. On peut d'ailleurs interrompre à volonté le courant et faire l'exploration en plusieurs temps. ) oy. cvstoscopie.

POLYSÉPALE (du \)ri{. poly et de sépale), se. dit, en Botanique, du calice lorsqu'il a plus de cinq sépales, comme dans la Renoncule, le Pavot, etc.

POLYSTIC, Polystichuni, genre de la famille des Fougères Polvpodiacees et voisin des Aspidies. Voy. ce mot.

POLYSYLLABE. Voy. mot et syllabe.

POLYSYNODIE (du préf. poly et de synode), système d'administration qui consiste à confii'r la direction de chaque ministère à un conseil délibérant. Après la mort do Louis XIV, le Régent voulut établir en France la polysynodie. L'abbé de St-Pierre et J.-J. Rousseau ont écrit sur ce sujet.

POLYTECHNIQUE (du préf. poly et du gr. xiyyr^, art). L'Ecole polyleclinique, établie à Paris, est destinée à former des élèves pour l'artillerie, le génie, les ponts et chaussées, les mines, le corps d'élat-major, la marine, le corps des ingénieurs-hydrogi'aphes, les poudres et salpêtres, les lignes télégraphiques et l'adminislration des tabacs. — On ne peut y être admis que par voie de concours. Les candidats doivent être Français, avoir plus de 10 ans et moins de 121 ans. Les connaissances exigées comprennent : l'arithmétique, la géométrie élémentaire, l'algèbre, la trigonométrie, la géométrie analytique à '2 et à 5 dimensions, la géométrie descriptive, la mécanique, la pliyj-ique, la chimie, les langues française et i.llemande, le dessin géométrique et d'imitation, le lavis. Des examens d'admission ont lieu chaque année dans les principales villes. La durée du cours d'étude est de deux ans. Les élèves qui ont satisfait aux examens de sortie ont le droit de choisir, suivant le rang qu'ils occupent sur la liste de classement et jusqu'à concurrence du nombre des emplois disponibles, le service public dans lequel ils désirent entrer.

L'Ecole polytechnique fut créée par un décret de la Convention du 7 vendémiaire an m (28 sept. 1794), sur la proposition de Monge et de Fourcroy, et porta d'abord le litre d'Ecole centrale des travaux publics. La loi du "1" sept. 1795 lui donna le nom qu'elle porte aujourd'hui. Son organisation a été modifiée successivement par diverses lois et ordonnances, notamment par colles de 1850 et 1852, qui l'ont mise dans les attributions (!u ministre de la guerre. Elle ne recevait d'abord que des externes : c'est à partir de 1804 qu'elle a été internée. — Les élèves de l'Ecole polytechnique se signalèrent en 1814 à la défense de Paris, et (fans la révolution de 1850. L'Ecole fut licenciée par Louis XVlIIen1810, mais pour être liientôt rétablie et réorganisée. — A. Fourcy a donné une Histoire de l'Ecole polytechnique. Il se publie un Journal de l'Ecole polytechnique et, depuis 1853, V Annuaire de l'Ecole.

POLYTHALAMES (du préf. poly et du gr. SrâAafxo;, lit), se dit, en Conchyliologie, des coquilles partagées intérieurement en plusieurs loges (Spirules, Nautiles, Ammonites, etc.).

POLYTHÉISME (du préf. poly et du gr. 6eô;, Dieuj. culte de plusieurs dieux. L'homme intolligent a l'idée de l'Etre infini et parfait, et, l'infini impliquant l'unité, le monothéisme est seul conforme à la raison. Mais plusieurs causes ont pu obscurcir cette conception dans les temps

Primitifs ; la principale est que, consultant les sens et imagination plus que la raison, on considéra les différentes forces de la nature comme autant de manifestations de l'essence et de la puissance divines [naturalisme, sabéisme, fétichisme) ; puis, distinguant les phénomènes de leurs causes sans s'élever encore à l'unité, on conçut celles-ci semblables à l'homme, on les personnifia [anthropomorphisuie, idolâtrie). — Dans l'histoire des religions, les formes du polythéisme les plus intéressantes à connaître sont celles qu'ont professées les nations indoeuropéennes (Aryas, Iraniens ou Perses, Grecs ou Hellènes, Latins, Gaulois, Germains, Scandinaves, etc.). L'explicacation de leure mythes a donné lieu à divers systèmes chez les anciens et chez les modernes [Voy. mythologie). Au XIX' siècle , les études qu'on a faites sur ce sujet en s'appuyant à la fois sur l'histoire, l'archéologie, ia philologie comparée et la philosophie, ont établi l'existmce

POIATIIÉISME

POLYTHÉISME

d'un fonds commun de croyances religieuses chez les anciennes nalions indo-européennes, et permis de remonter aux véritables origines.

Religion des Arifas. La plus ancienne forme du l>olytlu'isnie est la religion dos Aryas, population pastorale f|ui occupa d'abord le Pendjab, puis s'avança au nord de l'ilnidoustan. Ses croyances nous ont été conservées dans le liig- Vcda (en sanscrit), recueil d'hymncsqui est le code religieux des brahmanes. On y trouve un panthéisme naturaliste qui divinise les objets et les phénomènes physiques et adore en eux les manifestations d'une puissance cachée et mystérieuse, créant le monde et vivant en lui, planant sur la terre, mais résidant dans les profondeurs des cieux. L'Arya rend au Ciel lumineux, à l'Aurore, au Soleil, au P'eu, etc., un culte de reconnaissance et d'amour, de respect et de crainte ; dans son langage poétique et anthropomorphique, il les transforme en êtres pareils à ceux qu'il voit, mais en leur attribuant une puissance infiniment supérieure ; il les appelle les Dévas (originairement brillants, ensuite dieux, du radical div, dont les dérivés dans les langues indoeuropéennes expriment l'idée de la divinité : en grec STcÔ;, en latin Deus, dius. divinus) ; il les oppose aux Asouras, puissances malfaisantes des ténèbres ouc chasse l'Aurore. Le plus ancien dieu est Varouna, leciel, VOuranos des Grecs, VUranus des Latins; une de ses transformations donne Dyaiis mi Dyti, le Ciel lumineux, le Jour (dont les dérivés sont en grec Zeû; [géii. Aid;], en latin Ji(-jiite]- (gén. Jovis] et Dies-piter, correspondant au sanscrit Dyhauspitar) ; plus tard, le rang suprême est donné au dieu Indre, etc. Indra (originairement celui qui donne la pluie], le dieu fort et agissant, qui monte sur les nuages comme sur des coursiers, qui triomphe de l'orage et lance sa foudre contre les démons des ténèbres : ce Itieu joue le même rôle que le Zens d'Homère et le .lupitcr latin. Après lui, vient agni (en lat. ignis), le feu qui brille au ciel (où il s'identifie avec le Soleil) et la llamme du loyer, par suite le protecteur de la famille et de la société, enfin le ministre du sacrifice, le médiateur entre les dieux et les hommes. Ce culte du feu se retrouve chez les Perses sous une forme plus pure, le Mazdéistne (Voy. dualisme), et chez la plupart des nations indo-européennes : il est représenté chez les Grecs par Hestia, et chez les Romains par [esta. En dégénérant, la religion des Aryas a produit dans l'Inde le Brahmanisme, d'où est né le Bouddhisme [Voy. le Dict. d'IIist. et de Géogr.). — Consulter, outre les ouvrages cités à mythologie : Maury, Croyances et légendes de l'antiquité (religion des Arvas) ; Ad. Pictet, Origines indo-européennes (Aryas iniinitifs) ; Baudry, Mythes du feu et du breuvage céleste chez les nations indo-européennes (Bcvue germanique, 1801-1862) ; A. Barth, les lieligions de l'Inde; Aliel IJergaigne, les Dieux védiques.

Iteligion grecque. Les premiers Grecs (Pélasges et Hellènes) professèrent d'abord un naturalisme analogue à celui des Aryas. Us y joignirent certaines croyances qu'ils cmprunlèrent à l'Egypte et à la Pliénicie. Comme à une vive iniaginalion ils alliaient étroitement le sentiment moral (croyance au destin, etc.), leur jxilythéisme cessa peu à peu d'être la personnification des objets physiques, et aboutit à un anthro|K)morphisme qui inspira à 1 art et à la poésie une foule de chefs-d'œuvre. Leurs traditions religieuses, très varices d'ailleurs, ne furent pas consignées dans un livre sacré, comme chez les Aryas et les Perses. Transmises par les mystères et les oracles, formulées dans <les compositions épiques, lyriques et dramatiques, elles perdirent beaucoup de leur valeur par leur alliage avec une mythologie qui séduisait l'imagination par sa poésie, mais choquait la raison par l'invraisemblance et l'immoralité de certaines légendes dont elle ne comprenait plus le sens métaphorique [Voy. mythologie). Le besoin de les interpréter et de se rendre compte de ses croyances donna naissance à une philosophie qui, en établissant l'existence d'un Dieu unique et parfait, détruisit la foi au polythéisme dans tous les esprits éclairés, et prépara l'avènement du christianisme. — Les principales divinités étaient : Jupiter (Zsû;), maître du ciel, père des

Esculapc ('Aa--i)>TiT:tô;), Pan (Iliv), Hercule ('HpaxÀr,;), Pcrsée (IlcpcPî'j;), les Dioscures (KâaTojp, IloAyOc'jxTiîj, V Aurore ("Ew;), Némésis (Né[iêaiî), les Furies ('Epivvûe;, EJixsvîôei;). les Parques (Moïpat), les Musa (Moûjat), L's Grâces (Xâp'.Tî;), les Nymphes (Nûa-jai), les Tritons (TpÎTwvs;), les Sirènes (i)cipf,v£î), etc. [Voy. ces noms dans le Dict. d'IIist. et de Géogr.) — Consulter : Maury, Histoire des religions de la Grèce; Al. Bertrand, Essai sur les dieux protecteurs des héros dans /'Iliade; L. Ménard, le Polythéisme iicllénique ; Decharme. Mythologie grecque; M. ColVinuon, Mythologie figurée de la Grèce; Buiisen, Dieu dans l'histoire.

Beligion latine. Les Romains, en assimilant leurs dieux à ceux des Grecs et en leur empruntant leurs mythes avec leur poésie, amenèrent entre les deux théologies un amalgarrie partiel, de sorte que pendant longtemps les modernes les ont confondues, d'autant plus que l'usage a donné aux divinités grecques des noms latins. Ce n est que de nos jours qu'on est arrivé à déterminer ce qui appartient en propre aux Romains. Leur religion consistait plutôt dans un ensemble de rites, dans un culte adressé aux dieux du pays, que dans un corps de dogmes. Ce culte avait pénétré si profondément dans la vie publitpie et privée, que ses formules et ses cérémonies furent longtemps maintenues avec une obstination superstitieuse contre les attaipies des philosophes et des chrétiens, et que sa chute entraîna celle d'une foule d'institutions civiles et politi(|ues. Formé d'éléments italiques, sabins, étrusques et grecs, organisé par Numa, par les Tarquins et les vieux patriciens qui donnèrent aux magistratures un caractère sacerdotal, conservé avec le respect scrupuleux qui s'attachait aux coutumes nationales, il s'associa à ce patriotisme et à cet orgueil du nom romain qui firent de si grandes choses. En succombant après une lutte acharnée, il imposa encore aux peuples chrétiens une partie de son organisation et de ses usages (p. ex. son calendrier). Si l'on dégage le polythéisme latin des légendes et des contes dont Ovide a rempli ses Fastes et ses Métamorphoses, on voit (ju'il re|)ose sur cette conception naturaliste que tous les phénomènes du monde visible résultent de l'action cachée de puissances célestes ou infernales. La religion consiste à étudier leur volonté dans les présages qui la manifestent, à les associer à toutes ses entreprises et ses actions par la prière et les rites sacrés (divination, invocations, expiations, consécration augurale, etc.). Par suite, autant on distingue de forces dans l'onh-e physique du monde et de fonctions dans la vie sociale, autant on admet de divinités qui y président : 1° les 12 grands dieux, Jupiter (avec Terme, la Foi et la Jeunesse), Jiinon, Mars (avec Bellone), Vénus, Neptune, Minerve, Apollon, Diane, Vulcain, Vesta, Mercure, Gérés ; 2° les divinités secondaires, le Soleil et la Lune, Janus (représenté avec deux têtes, tournées l'une vers l'orient et l'autre vers l'occident, parce qu'il ouvre et ferme les portes du ciel au lever et au coucher du soleil , Saturne (en gr. Kpôvoî) et Ops, Quirinus, Cousus, Bacchus et Proserpine [Liber pater cl Libéra), Picus, Picuninus et Pilumnus, Faunus, Sylvain, Paies, Féronie, Flore, Priape, Vertumne et Pomon', Nymphes et Fleuves ; 5' les Génies, Lares et Pénates, Mânes, Lénmres; 4° les demi-dieux et les héros, Hercule (chez les Sabins, Semo, Sancus et Dius Fidius), Castor et Pollux, Enée, etc. Les Romains y joignirent, sous l'Empire, les princes auxquels ils décernèrent l'apothéose. Ils élevèrent en outre des temples à tous les génies bienfaisants ou malfais nits dans lesquels ils personnifiaient la vie liinnaine : la Fortune, la Santé [Salus, Strenua. d'où dérivent étrennes), la Fièvre, la Victoire, la Paix, la Liberté, V Espérance, le Succès {Bonus Evenlus), la Bécolte de l'année [Annona), et aux vertus telles que VHonneur, la Concorde, la Pudeur, etc. Le sénat importa d'Epidaure le culte A' Esculape, et de Phrygie celui de la Grande Mère (Cybèle); mais il réprima avec sévérité les désordres des Bacchanales ; à la fin de la République et sous l'Empire, Rome laissa pénétrer chez elle les mystères d'Isis et de Sérapis, les expiations sanglantes en l'honneur de la Bellone asiatique, de Cybèle et A'Atys, les tauroboles de la Phrygie, les cultes syrien (le dieu Elagabale, etc.) et carthaginois (la Junon céleste, la même que VAstarté phénicienne), l'adoration du Soleil invincible et les mystères de Mithras, enfin les pratiques de l'Astrologie et de la Magie. — Voy. dans le Dict. d'IIist. et de Géogr. tous ces noms pro|)res ainsi que

POLYTHIC

Page 1