POMME
!ps arliclos assvrie. égtpte. piiémcie, carthage, strie, phrtliiK, DRriuES, GERMAME. SCANDINAVIE. Consultcp : PrcHcr, les Dieux de l'ancienne Home (Irad. par Dietz, 1866) ; G. Boissicr. la Religion romaine.
POLYTRIC ulu préf. poly el du gr. Sraiç, to-./ôç. poil, cliLvcu . Polylrichum, genre de la famille des Mousses. Les Mousses de ce genre sont les plus grandes de la rainille et celles dont la structure est le plus compliquée. Elles sont vivaces, et se trouvent partout.
POLYTYPIE. syn. de polyamatypie. Vay. ce mot.
POLY U RIE (du préf. poly et du gr. oupov. urine), sécrétion abondante d'urine, se dit quelquefois pour Diabète non sucré. Voy. diabète.
POLYZONIE (du préf. poly et du gr. ÇÛ)'/ti, ceinture', Polyzonium. genre de Myria|)odes. de l'ordre des Diplo- |)odes, assez {semblables aux Iules, dont le corps est déprimé : d'où le nom de Platyiile qu'on lui donne quelquefois. On les trouve dans les lx)is aux environs de Paris.
POM ACANTHE [du gr. Twfia, opercule, et âxavOa, aiguillon . l'omacanthus, genre de Poissons acanthoplérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des SquamipeniH^s et voisins des Cliélodons: ils sont remarquables ' par leur préopercule armé d'un fort aiguillon. Les Anglais des Antilles nomment ce poisson Flal-fisli, Indian-fish ; nos colons l'appellent Portugais. On en distingue plusieurs espèces.
POMACÉES (du lat. pomum, fruit), grande tribu de la famille des Hosacées, est caractérisée par son fruit qui est toujours charnu, à plusieurs graines et présentant à son sommet un ombilic, espèce de couronne formée par le calice. Principux genres : Pommier, Poirier, Cognassier, Sorbier, Alisier, Se'flier.
POMACENTRE 'du gr. zwiia, opercule, et xévrpov, corps, épine). Pomacentrus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoïdes : corps oblong, tète obtuse, préo|)crcule dentelé ; dents rondes, minces et tranchantes, sur une seule rangée. Le P. paon (P. pava], de la mer des Moluaues, long de 0 m. 15, a été ainsi appelé à cause do l'éclat cie ses écailles, chan.'eant du brun au violet, et offrant de petites taches analogues aux yeux de la queue du paon.
POMATOME du gr. Trwixa, opercule, et xoiif,, section', Pomalomus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodcnmes, famille des Percoïdes : opercule entaillé dans le haut de son bord postérieur; yeux globuleux et très grands ; museau court ; nageoires bien développées; corps épais. On distingue le P. sldh, de l'Amérique du Sud. et le P. télescope, de la Méditerranée, ainsi nommé à cause de ses yeux. Ce poisson est long de 0 m. ."»0 à 0 m. 55. Il habite à de très grandes profondeurs.
POMBALIA. synon.de lonidium. Voy. ce mot.
POMMADE idel'ital./wwifl/a, Ac pomme: parce qu'au! refois ces préparations contenaient de la pulpe de pomme), composition onctueuse préparée soit avec de la cire, soit avec de la graisse ou de la moelle de certains animaux, pour différents usages de toilette, et ordinairement ai-omatisée. 11 y a des pommades à la rose, au jasmin, à la vanille, à l'héliotrope, etc. Une pommade bien préparée se conserve plus d'un an, sans i)arfum ; parfumée, elle |x>ut rester plus longtemps sans rancir. L'introduction du benjoin ou du tolu dans les [wmmadcs blanches, et du baume de Pérou dans les pommades brunes, contribue à leur conservation. Beaucoup de pommades communes sont falsifiées ou tout au moins mélangées de substances inertes qui en augmentent le (loids.
Les Pharmaciens donnent le nom de pommade à toute préparation, exclusivement destinée à l'usage extérieur, composée de matières grasses telles que l'axonge, ou de carbures d'hydrogène facilement fusibles, comme la t-aseline, de consistance molle et onctueuse, et dans laquelle on a fait entrer des principes médicamenteux ou aromatiques. Dans l'usage, les pommades diirèrent peu des onguents ( Voy. ce mot : mais le Cwlex réserve le nom <ï onguents aux préparations qui résultent de l'association des résines avec l'huile ou la graisse. — On connaît surtout : la P. ammoniacale ou de Gondrel ; la P. d'Helmérich ou antipsorique ou soufrée, contre la gale et les dartres légères; la P. de concombre, qui peut remplacer le cérat; la P. épispastique, pour les vésicatoires ; la P. hydriodalée ou iodurée, qu'on emploie dans le traitement des maladies scrofulcuses. soit en frictions sur les tumeurs, soit [Kjur jwnser les ulcères; la P. de Lyon, faite avec de
l'oxyde rouge de mercure et de la pommade rosat, et la P. au licgenl, faite avec de l'oxyde rouge de mercure, de l'acétate de plomb, du camphre et de l'eau de roses : 0!i les emploie toutes deux contre les blépharites ; la P. mercurielle, dite aussi onguent mercuriel [Voy. ce mot); la P. rosat, colorée avec de l'orcanète ou du carmin et aromatisée avec de l'essence de roses : on l'emploie conire les gerçures des lèvres, etc. — Voy. flecrage.
POMJLVDE (de pommeau), s'est dit, en termes de Manège, d'un tour qu'on faisait en voltigeant et en se soutenant d'une main sur le pommeau de la selle.
POMME ^du lat. pomum . fruit du Pommier: il est ordinairement sphérique, quelquefois allongi". ou bien déprimé et aplati sur son axe, creusé à sa Iwse d'une cavité plus ou moins lai-ge dans laquelle s'implante un pt'donculc assez court. La saveur de la i)omme est acerbe, mais agréable; on peut manger ce iruit cru, cuit, réduit en marmelade, en compote, en gelée [gelée de pomme' : on en fait aussi un sirop. On fabrique à Rouen un sucre de pomme depuis longtemps renommé. On retire des pommes, par la pressuration et la fermentation, la Iwissoii connue sous le nom de cidre. — Pour les différentes espèces de pommes, voy. pommier.
Les Botanistes appelaient autrefois /wwiwie tout péricarjw
charnu, pulpeux, solide, renfermant une capsule inerabra-
I neuse où sont logés les graines ou pépins.
1 Vulgairement on appelle : Pomme d'acajou, le fruit du
1 Cassuvium; P. d'amour ou du Pérou, la Tomate et la
Morelle faux piment ; P. d'Arménie, l'Abricot ; P. baume,
la Moro<lique lisse; P. de cannelle, l'Anone: P. de chien,
la Mandragore; /'. épineuse, le Dalura stramonium: P.
d'or. l'Orange; P. de paradis, une variété de Cédratier;
P. de pin, les cônes du Pin et autres Conifères; P. de
rose, la Jambose, etc.
roMME d'adam, nom donné >'ulgairement au premier cartilage du larynx ^le cartilage thyroïde], prce qu'il forme une espèce de grosseur ronde : ce serait, a-l-on dit j)laisamment, la marque de la pomme que mangea notre j)r('mier père dans le Paradis terrestre et dont le morceau lui resta dans le gosier. Voy. larynx.
POMME DE TERRE, Solanum luberosum, dite aussi Patate. Parmentière, etc., espèce bien connue du genre Morelle (So/aHM»j). famille desSolanées. Elle ollre extérieurement une tige herbacée, fistuleuse ; des feuilles presque ailées, à folioles glabres, ovales, aiguës; des lleurs blanchâtres ou purpurines, disposées er. corymbe; le fruit est une baie molle, de la grosseur d'une cerise; ses tiges souterraines donnent des tubercules alimentaires, qui sont proprement les pommes de tene. — Toutes les variétés d.» pommes de terre semblent découler des trois \\ycs suivants : 1° la grosse blanche ou patraque, jhîu farineuse, mais qui est parfaite pour les bestiaux ; tJ° la grosse jaune, ou chave,
3ui est très farineuse et de bon goût ; 3° la rouge longue, ont la chair est ferme et qui ne s'écrase |x»int en cuisant. De ces trois types sont provenues : la liohan. très grosse et blanche; la Royale d'Irlande, jaune el très farineuse; la petite naine hâtive, jaune ; la Hollande jaune, qui ne s'emploie guère que dans les ragoûts: la patraque jaune, que l'on emploie surtout dans les fécnleries: la violette de Hollande, dont la jieau est d'un violet foncé et dont la chair est d'un lx>au jaune ; la Descroizille, rose, allongée, |)arfaile, de lionne garde: la vitelotte, qui est rouge et iort estimée; la rouge plate de Hollande, qui est ovale et comprimée.
Tout le monde connaît l'utilité de la pomme de terre pour la nourriture de l'homme et celle des animaux. En outre, on en retire de la fécule, soit pour la livrer aux arts en nature, soit pour la convertir en glucose; ou bien on la fait fermenter jjour en extraire l'alcool qu'elle contient: cet alcool ne s'emploie guère que dans l'industrie.
La pomme de terre demande un sol léger, substantiel et non pierreux : il faut planter les plus gix)S tul>ercules si on a peu de terrain; si l'on en a lieaucoup, il faut planter de gros tubercules coupés en quartiers ou les plus petits tuliercules. La plante {)eut encore se reproduire par les yeux et même par les pelures. On plante ordinairement la pomme de terre aussitôt après les gelées. La récolte se fait d'octobre à novembre. — La pomme de terre est sujette à une maladie qui en altère ou en détruit la fécule. L'invasion du mal est subite : les feuilles jaunissent et sont semées de jwiiits bruns: un duvet blanchâtre recouvre leurs stomates ; deux ou trois jours après, les tubercules
POMMEf.lÊRE