‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 128 sur 1729 · ATTÉNUATION · texte numérisé non relu

ATTÉNUATION

resjomblent beaucoup aux Clématites. On cullive surtout l'A. des Alpes et VA. de Sibérie.

ATRE. Voy. CHEMINÉE et ENCHEVÊTRURE.

ATREPSIE. Voy. athrepsie.

ATRcSIE (du ffr. à priv. et Tpî^ffK;, trou). Voy. imper-

fORATlON.

ATRICHUM, genre de Mousses de la famille des Bryacces, tribu des Acrocarpcs, à feuilles d'un vert foncé, à nervure délicate, poussant en abondance dans toutes les terres humides et ombragées. VA. undtdalum est très commun dans les bois de p'rance, où il forme des tapis considérables d'une couleur sombre.

ATRIPLEX, nom latin du genre Arroche. Voy. ce mot.

ATRIPLICÉES, ATRiPuciNÉES (du g.-type atnplex], famille de plantes plus connue auj. sous le nom de Chénopodiées. \oy. ce mot.

ATRIUM. Voy. cocr et parvis.

ATROPA [Ci'Alropos, une des Parques), plante. Voy. bel-

l.ADO.NE.

ATROPHIE (du gr. àtpofpta, manque de nourriture), mot dont l'étymologie ne donne pas le sens rigoureux, car on s'en sert pour désigner le travail de désassimilalion par lequel les éléments constitutifs d'un organe ou d'un tissu perdent au lieu de gagner et sont réduits considérablement dans leur volume. Quand cet état porte sur les tissus cellulaires et musculaires de tout le corps, il prend le nom A' amaigrissement, de marasme; tout organe condamné à un repos prolongé finit par s'atrophier : une artère qui ne donne plus passage au sang est bientôt réduite à un cordon fibreux; rintcslin par lequel ne passent plus les matières excrémentitielles diminue notablement de calibre; un membre condamné à l'inaction, par le fait d'une fracture ou par toute autre cause, perd ses reliefs musculaires, etc. — On appelle A. muscidaire progressive ou A. graisseuse un état dans lequel, d'après Virchovv et Uobin, la libre musculaire atrophiée est remplacée par une matière graisseuse : cette altération peut se rencontrer aussi dans les parenchymes viscéraux, les nerfs, les cartilages et les os. Elle peut être consécutive aux maladies des articulations. — On nomme à tort A. mésentérique une maladie de l'enfance [Voy. carreau) qui est une dégénérescence tuberculeuse des ganglions lymphatiques du mésentère.

ATROPINE, alcali végétal extrêmement vénéneux, qui est contenu dans toutes les parties de la Belladone [Atropa belladona), et qui existe aussi dans le Datura stramonium. Il se présente sous la forme d'aiguilles blanches et soveuses, sans odeur, très amères, peu solubles dans l'eau, très solubles dans l'alcool. Un mxième de milligramme de cet alcali introduit dans la pupille suffit pour la diiater d'une manière persistante. Elle est employée principalement à l'extérieur dans les maladies d'yeux. Découverte fiar Mein, ses propriétés ont été étudiées par Geiger et Icss, ses dédoublements l'ont été par Kraut, Lossen, Ladenburg; sa formule est C"II"AzO'. Voxf. belladone.

ATROPOS. Voy. sphinx.

ATROPos, 273° petite planète, trouvée le 8 mars 1888 par Pàlisa à Vienne. Voy. planètes.

ATTACA, terme de Musique, indique que deux morceaux doivent se suivre sans interruption. On écrit souvent : allaca subito.

ATTACES, ATTACiDES (du gr. ixTaxTi!;, sorte de sauterelle mentionnée dans la Bible), nom donné par Linné à la \" division de son grand genre Phalène, lequel embrassait tous les Lépidoptères nocturnes.

ATTACHE (droit d'), se dit : 1° du droit que possède le propriétaire des deux rives d'un cours d'eau d'y établir une digue ou un barrage ; 2° de la taxe que les communes sont autorisées à percevoir sur les moulins à eau, les bateaux de blanchisseuses, etc. (loi du H frim. an vu).

ATTACHEMENTS. Ce mot se dit, dans la Construction, des notes que les architectes ou les vérificateurs prennent sur les ouvrages de diverses espèces lorsqu'ils sont encore apparents, pour y avoir recours dans le règlement des mémoires.

ATTAGEN, nom donné chez les anciens à un Gallinacé qui paraît être le Ganga ou le Lagopède. Voy. ces mots.

ATTAGÈNE, Attagenus, genre jd Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, détaché des Dermestes, renferme une trentaine d'espèces, dont deux, VA. pellio et 1'^. undatus, se trouvent aux environs de Tar':.

ATTALÉE, Attalsea, genre de la famille des Palmiers, tribu des Cocosées, renferme des espèces appartenant à l'Amérique méridionale. L'^. magnifique et VA. à cordes croissent au Brésil.

ATTAQUE, désigne, dans l'Art militaire, l'ensemble des opérations par lesquelles on tente de s'emparer d'une position ou d'une place forte. L'attaque d'une place forte se fait par surprise, de vive force, par bombardement, par blocus ou enfin dans toutes les règles par siège [Voy. ce mot).

En Médecine, on nomme attaque l'invasion subite d'une maladie périodique, telle que la goutte, le rhumatisme; ou d'une affection sujette à des retours plus ou moins fréquents, comme l'apoplexie. — On appelle attaques de nerfs des spasmes et divers phénomènes nerveux que l'on observe particulièrement chez les individus hystériques.

ATTE (du gr. (2ttw, sauteur), Atta, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porle-aiguillon, famille des Hétérogynes, tribu des Formicaires. L'espèce la plus connue est l'^. grosse-tête ou Fourmi de visite, de l'Amérique centrale, dont les ouvrières sont presque aussi grandes qu'une guêpe, et les femelles plus fortes encore. (]es insectes se creusent en terre des fourmilières très profondes, où ils entassent des feuilles d'arbres. Us dévorent, dit-on, les souris, les mulots et autres animaux de ce genre.

ATTE, Attus, genre d'Arachnides. Voy. sai.tique.

ATTEINTE, contusion de l'extrémité inférieure des membres chez les animaux. Elle se complique souvent de nécrose de la peau, de nécrose des tendons ou des ligaments. Des cataplasmes émoUients suffisent parfois pour amener la guérison, mais si des complications se présentent, une opération est nécessaire.

ATTÉLABE (du gr. à-cTéXaêo;), Attelabus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Rhynchophores, caractérisé par le prolongement antérieur de la tête en forme de bec ou de trompe; ce sont des animaux fort nuisibles par les ravages qu'ils commettent en rongeant les feuilles, les fleurs et les fruits. L'espèce type, \ A. charançon [A. curculionoides), d'un noir luisant, se trouve sur le chêne et le bouleau : sa larve, semblable à celle du charançon, est blanche, formée de 12 anneaux sans pattes, munie de 2 mandibules cornées qui servent à l'animal pour percer la pulpe des fruits et pour marcher en se cramponnant, h' A. Uacchus, d'un rouge cuivreux, se trouve sur la vigne : sa larve, connue sous les noms de Bêche et de Lisette, en dévore souvent toutes les feuilles. On rattache quelquefois à ce genre VApodère du noisetier, les Apions et les lihynchites.

ATTELLE (du lat. hastella ou astula. copeau) où ÉCLISSE, lame de bois flexible, mais résistante, plus ou moins longue, que l'on applique, garnie de linge, le lon*r d'un membre f^racturé, pour le maintenir dans l'immobilité et prévenir le déplacement des fragments. On fait des attelles en zinc, en fil de fer. On emploie aussi des corps susceptibles de durcissement après moulage sur le membre : lames de gutta-percha, de carton mouille, bandeâ de tarlatane plâtrée.

ATTENTAT [d'attenter], entreprise criminelle contre les

Çersonnes ou contre les choses. Le Code pénal distingue : » les ^. contre la sûreté de l'Etat, ou A. politiques; 2' les A. à la liberté individuelle et aux droits des citoyens; 3° les ^4. à la pudeur et les A. aux mœurs, et traite successivement de chacun d'eux et des peines qui y sont attachées (1° art. 76-90, 2" art. 114 et suiv., 3" art. 330 et suiv.).

ATTENTION (du latin attentio). C'est la direction exclusive de l'esprit vers un objet. Elle se traduit par une tension simultanée de nos membres et de nos facultés intellectuelles. Il est des choses qui s'imposent d'elles-mêmes à notre attention ; il en est d'autres sur lesquelles nous la portons volontairement. L'attention volontaire donnée aux choses nous permet de les mieux connaître, de les étudier plus profondément, de les retenir plus complètement. 11 est donc juste, en un sens, de dire avec Condillac que l'attention est une sensation transformée ; mais à condition d'ajouter que cette transformation est souvent l'œuvre de l'activité volontaire de l'esprit. Voy. Th. Ribot, Psychologie de l'attention.

ATTÉNUANTES (circonstances). Voy. circonstances ATTÉNUATION des viuos. Voy. vihLs et vacclse.

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