‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 129 sur 1729 · ATTERRAGE · texte numérisé non relu

ATTERRAGE

AOÊPINE

ATTERRAGE (do « et terre). C'est, en termes de Marine, l'arrivée en vue d'une terre, et la reconnaissance de cette terre, ord. faite sur les points les plus avancés et les plus remarquables des côtes.

ATTÉREAUX. en termes de Cuisine, petites brochelles en argent dans lesquelles on enfile des lames de dilférenlcs espèces de viandes, truffes, etc. On les pane et on les fait frire.

ATTERRISSEMENT (de « et terré), se dit, le plus souvent, dans le mcine sens (\\\allitvion. Ce mot désigne plus Iiarticulièrement les dé})ôts <lc sable, de limon et de cailoux roulés, formés par les lleuves vers leur embouchure, ou par la mer sur certaines plages; de là on distingue les .4. marins et les A.fltivialiles. l'oi/.ALnr»iON et dunes.

ATTICISME. mélange de pureté de langage, de délica- "lesse, de (iiicsse, de goût, qui distinguait les Athéniens. Voy. Cicéron Bru tus, 8'2-85' et J. Girard [Etude sur l'aiticisme dans Lysias, 1855). — En Grammaire, on dit un atticisme pour désigner une locution ou un tour particulier au dialecte attique.

ATTIQUE. On donne ce nom, en Architecture, à un étage d'importance secondaire, terminant la partie supérieure d'un édilice et séparé par une corniche du reste de la •construction. Ce nom vient, dit-on, de ce que les édiiices d'Athènes étaient généralement peu élevés et ne laissaient pas voir le toit [Voy. étage). — Chez les Romains, les arcs de triomphe étaient couronnés par des attiques.

ATTiQiE. Dialecte attique. Voy. atticisme et dialecte.

ATTOLE. ATTOLOX. Voy. île.

ATTORNEY. nom doiuié, en Angleterre, à l'officier public qui remplit les fonctions de procureur ou^d'avoué. Le pro- -cureur royal prend le titre à'attorney général. Quand l'attorney est attaché à l'une des diverses cours d'équité, il iprend le titre plus relevé de solicilor. La classe des attorjieys est très nombreuse; on en compte au moins 3000 à Londres, et 8(K)0 dans les provinces.

ATTRACTION tlu lat. attractio), propriété dont toutes les parties de la matière paraissent être douées et en vertu •de laquelle elles tendent les unes vers les autres. On la nomme .4. universelle, ou gravitation, quand elle s'exerce à distance, et .4. moléculaire, quand elle agit au contact. — L'^. universelle est la cause des mouvements des coq)s célestes. En partant des lois du mouvement des planètes observées par Kepler, Newton a établi que les corps célestes -s'attirent proportionnellement à leurs ?nasses. et en raison inverse du carré de leur distance. Cavcndish, par des expériences directes, a montré que deux corps quelconques à la surface de la terre s'attirent conformément aux mêmes lois. La pesanteur n'est qu'un cas particulier de l'attraction universelle. Des expériences de Coulomb il résulte que les attractions et répulsions électriques ou ma- ^étiques obtMssent à des lois analogues à celles de l'attraction universelle. — Les .4. moléculaires prennent les noms -de cohésion, d'adhérence, de capillarité ou d'affinité [Voy. ces mots', suivant les phénomènes auxquels elles donnent naissance. — Il y a des physiciens et des philosophes mii regardent l'attraction comme une force purement hypothétique. Voy. MATiÈnE.

ATTRAPE- MOUCHE ou gobe-mouches, nom vulgaire de plusieurs espèces de plantes qui ont la propriété de retenir ou d emprisonner les insectes qui se posent sur leurs llcurs ou leurs feuilles : tels sont le Gouel gobe-mouches et la Dionsea musciptila dont les feuilles se replient sur l'insecte qui vient à les toucher et le retiennent captif. L'Apocyn du Canada, le Laurier-rose et la Scammonée de Montpellier saisissent par la trompe les mouches qui viennent puiser le suc de leurs corolles; lui Silène et plusieurs Lychnides les retiennent par l'enduit visqueux de leurs tiges, etc.

ATTRIBUT (du lat. attributum). h'A. métaphyêique est une qualité réelle, essentielle, inhérente à la substance même d'un être : ainsi la sensibilité, l'intelligence et l'activité sont les attributs de l'âme humaine. L'^. logique ou prédicat, au contraire, n'a d'autre caractère distinctif que <l'exprimer ce qu'on affirme ou qu'on nie du sujet d'une iproposition, que ce soit une qualité positive ou négative.

En Grammaire, V Attribut est énoncé par un adjectif, par un participe, ou même par un substantif. Exemples : le mérite est modeste; la vertu est estimée; pauvreté n'est pas vice. Souvent l'attribut forme un seul mot avec le verbe: Vhomme pense, pour: est pensant. — Ou distingue: A. simple, celui qui n'exprime qu'une

manière d'être du sujet; .4. composé, celui qui exprime plusieurs manières d'être du sujet; A. incomplexc. celui qui a par lui-même une signification complète, c.-à-tl. qui n(a aucune espèce de complément; A. complexe, celui qui n'offre une signification complète qu'à l'aide d'un ou de plusieurs compléments.

ATTRIBUTS, symboles consacrés à caractériser les divinités et les héros de la Fable ou à symboliser les êtres moraux : ainsi l'aigle et la foudre étaient les attributs de Jupiter; le trident, celui de Neptune; un glaive et une balance, ceux de la Justice ; le caducée, celui de Mercure ; la massue, celui d'Hercule, etc. Chez les Eg^ptiens, la croix ansée (T surmonté d'un anneau) était le symbole de la vie divine. — L'Iconologie est la connaissance des attributs par les- , quels chaque être est désigné. Cette connaissance est indis- ] pensable à l'artiste pour représenter fidèlement les personnages mythologiques, et pour figurer les êtres idéaux : vertus, vices, arts, etc. Voy. emblèmes et icoxologie.

ATTRITION (du lat. a«rt/2o, froissement), douleur d'avoir offensé Dieu, causée par la crainte du châtiment dû au j3éché, elle prépare le pécheur à recevoir la grâce dans le sacrement de pénitence; mais, sans la confession, elle ne suffit point pour le salut: c'est une contrition imparfaite [Voy. contrition).

ATTROUPEMENT (de troupe), assemblée illicite et tumultueuse sur la voie publique. D'après la loi du 10 avril 1831, les attroupements doivent se dissoudre à la première sommation du magistrat, revêtu de son écharpc. Si le rassemblement ne se disperse pas aussitôt, la sonunation est renouvelée et précédée d'un roulement de tambour ou d'un son de trompe. Après 5 sommations restées sans résultat, il peut être fait emploi de la force. Les individus arrêtés dans les attroupements sont punis, selon la gravité des cas, d'un jour d'emprisonnement à 10 ans de réclusion et d'une interdiction plus ou moins prolongée des droits civiques. Ces dispositions, dont la plupart se trouvaient déjà dans la loi uu 3 août 1791. ont été complétées par les lois plus sévères des 24 mai 1834 et 7 juin 1848, qui pmiissent, en outre, des peines les plus graves les chefs de complots, les faiseurs de barricades, les détenteurs ou distributeurs d'armes prohibées, ainsi que ceux qui envahissent les maisons, pillent les boutiques d'armuriers, etc.

ATWOOD (machine d ), machine ainsi appelée du nom de son inventeur, et dont on se sert pour démontrer les lois de la pesanteur. Voy. ce mot.

ATYPIQUES (du gr. i priv. et de type), cpithète donnée aux maladies périodiques, surtout aux fièvres intermittentes, dont les accès reparaissent sans régularité.

AUBADE [d'aube), concert en plein air, donné le plus souvent au point du jour, à la porte ou sous les fenêtres d'une personne, pour lui faire honneur. Dans le Midi, les aubades se donnent avec le galoubet et le tambourin.

AUBAINE [d'aubain, étranger). Voy. étbanger, bris, ÉPAVES et le Dict. d'IIist. et de Géogr.

AUBE (du lat. albus, blanc), tunique blanche, en lin, qui descend jusqu'aux pieds, et que le prêtre |)orte à l'autel sur la soutane et par-dessous la chasuble ou la chape. L'aube est un emblème de l'innocence du cœur : elle doit, avant de servir, avoir été bénite par l'évêque. — Dans l'Eglise primitive, les ecclésiastiques étaient toujours revêtus de l'aube, même en dehors des fondions sacerdotales, et les néopln-tes gardaient pendant huit jours l'aube ou tunique blanclic dont ils avaient été revêtus en recevant le baptême.

AUBE (du vieux franc, aube, bob blanc}, en Hydraulique. Voy. BOUE.

AUBÉPINE (du lat. alba spina, épine blanche), nom vulgaire du Cratiegus oxyacantha, arbrisseau de la famille des Rosacées, tribu des Pomacées, très voisin des Alisiers. L'aubépine atteint de 5 à 6 m. et donne des fleurs blanches, quelquefois roses, disposées par Iwuquets ou corymbes. d'une odeur très agréable, mais qui entêtent

firomptoment : aux fleurs succèdent de petits Imits à oss«> et s, rouges et charnus. Ses rameaux, très serrés et garnis d'épines, le font recbercher pour les haies et les clôtures; et son liois. qui est très dur, sert aux tourneurs. On fait avec ses fruits une liqueur fermcntée assez agréable. Ou cultive dans les jardins plusieurs variétés d'aubépine à fleurs doubles, recherchées pour l'ornement des lK)squels et des massifs. On les greffe sur l'aubépine ordiiiairo. sur laquelle se greffent aussi le néflier, le poirier et le cognassier. Le rossignol aime l'aubépine, et y fait souvcul son lud.

AUBÈRE

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