‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1280 sur 1729 · PONEY · texte numérisé non relu

PONEY

ap|>oléft par le cenlre et projetée sur la circonférence, où s«^ trouve la tubulure cle refoulement. Ce tyj)e a été imaginé par Appold en Angleterre. Les jwmfws les plus employées auj. sont les pompes lient et Dumoiil, Decœur, Lacoiir. etc.

Les pompes à incendie sont des pomp«^s aspirantes et foulantes qui ne dill'èrenl des pompes ordinaires qu'en ce que leur tuyau d'aspiration est très court, et qu'au lieu d'un tuyau de dét-liarge solide, elles ont im tuyau de cuir par" leauel l'eau, qui est pressée dans le corps de |)ompe, s'écnap()e avec force. On obtient un jet continu dans les |X)mpes à incendie, au moyeu d'un réservoir d'air dans l«|uel ce fluide est iiressé pendant que la jK)mj>e jette l'eau: cet air se rétablit ensuite, et produit la continuation du jet. Depuis quelque tem|)s on construit des pom|)es à incendie mises en jeu jMir la va|>eur : leur jet est d'une aixindancc et d'une force incomparablement supérieures. Les tyjMîs les plus connus sont les pompes SUand et Mason , Mernjweatlier , en AnglcteiTe . et Thirion. en France. Le type le plus puissant, de 40 clievaux-vapeur, débite 2000 litres à la minute à 50 m. de liauteur.

On donne le nom de P. alimentaires des chaudières aux |Mjmpes sjiéciales qui envoient l'eau dans les cbandières à vapeur fixes; elles sont souvent mues par une jK>tile machine spéciale, ou petit cheval alimetitaire.

L'ijiventitm de la pompe est attribuée à Ctésibius(120av. J.-C). C'est à l'Allemagne qu'on doit l'invention des pom|)CS à incendie. En 1069, Duperrier, gentillMinmic provençal, obtint de Louis XIV le privilège d'en fabriquer et d'en vendre en France. Le service de la ville de Paris fut organisé en 1675, mais resta imparfait juscpi'cn 1760. C'est alors que Pcn-oiict inventa la double pompe à jet continu. La création des cor|)s de garde-pompes de Paris ne date que du 6 juillet 1801. Un décret du 18 sept. 1811 les organisa militairement sous le nom de sapeurspompiers.

poMi'ES FcxÈBRES. En Frauce, le service des inliumations et pom|)es funèbres se fait à l'entreprise et d'après des tarifs approuvés par l'autorité, conformément aux règles établies par le décret du 18 aoiît 1811 et l'ordonn. du 2 sept. 1842. Il existe à Paris deux administrations des Pompes funèbres : le Service général des inhumations et pompes funèbres de Paris, et l'Entreprise des pompes funèbres générales (jxjur les départements) : toutes deux possè<lent un matériel considérable en corbillards, tentures, catafalques, voilures de deuil, etc. On distingue 9 classes de services, ayant chacune leur tarif. Pour prix du monojx)lc qui lui est concédé, l'entrepreneur fait à la Ville des remises considéraljles. En outre, il doit inlmmer gratuitement les indigents. — Depuis la loi de 1884 sur la liberté des funérailles, les fabriques et consistoires n'ont plus de monopole en ce qui concerne le service des pompes funèbres, dans aucune commune de Fiance.

Le mot corbillard, jadis cwbeillard, désignait au commencement du xvir siècle le coche de Paris à Corbeil; vers la lin de ce siècle il prit le sens de voiture de noce et de gala, qu'il échangea au xvui' siècle pour celui qu'il porte aujourd'hui.

POMPEIA, 205° petite planète, trouvée le 25 sept. 1879 par C. II. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voy. PLA^ÈTEs.

POMPHOLYX (c.-à-<l. en gr. bulle d'air), nom donné iwr les anciens chimistes à l'oxyde de zinc obtenu jwr l'oxydation de la vapeur de ce métal.

l'OMi'iioLvx. Willan a décrit sous ce nom une éruption huileuse, sans lièvre et sans inflammation circonvoisine, ce qui, selon lui, distingue le pompholyx du pemphigus. Voy. ce mot.

POMPIERS (sAPEiBS-), corps chai-gé de porter secours en cas dincendie. A Paris, les sapeurs-pompiers forment un régiment de deux bataillons à douze comjwignies. Ce corps fait partie de l'armée; mais il est soldé et entretenu aux frais ne la Ville. Il est placé sous les ordres du préfet de police. L'organisation du corps des sapeurs-pompiers date de l'Empire (1811); elle a été complétée par diverses ordonnances, par les lois du 5 avril et du lu juin 1851 et parcelle du 15 mars 1875. En 1871, la Commune avait désorganisé ce corps et l'avait désarmé. — L'inli-oduction des exercices gyinnastiques dans le corps des pompiers, l'invention des échelles à crochets, des agrès de sauvetage, des casques respiratoires, a l)eaucoun contribué à augmenter l'cfflcacité de ses services. Ou doit la plupart

de ces améliorations au commandant Paulin, auteur d'un Manuel du sapeur-pompier. — Dans les départements, presque toutes les villes et la plupart des communes rurales ont des compagnies de sapcui-s-pompiers.

POMPILE, Ponipilus. genre d'Inscclcs, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon , famille des Fouisseurs, tribu des Sphégidcs. Les plus grandes espèces se trouvent en Amérique.

PONANT (de l'ital. ponente, du lat. ponere, dans le sens de cesser, se reposer), syn. d'Occident, de Couchant.

PONCE (pierre', ou PCMiTE (du lat. pntmex], roche volcanique, ordinairement très poreuse, parfois libreuse et souvent si légère qu'elle Hotte à la surface de l'eau. Elle est composée, comme l'olisidienne. d'une masse vitreuse. Elle est grisâtre ou blanchâtre, rarement rougeàlre. La pierre ponce raye l'acier, et est en même temps très friable, ce qui la fait emplovcr pour j)olir les pierres ou les métaux. Les iMurheminiers, corroyeurs, cha|)eliers, marbriei-s, menuisiei"s, doreurs et potiers d'étain font aussi usage de la pierre poiKC pour jwlir ou poncer leurs ouvrages ; elle entre dans la composition de certaines poudres dentifrices. — On trouve la pierre jwnce dans les environs du Vésuve, de l'Etna, de l'ilécla, dans l'Auvergne et autres localités volcaniques.

PONCEAU (du lat. fictif punicellus. de puniceus, rouge de pourpre), nom vulgaire du Coquelicot. — Ce mot désigne aussi une nuance éclatante du rouge qui rappelle la couleur vive du coquelicot.

PONCIF ou PONcis (de poncé), papier ou carton sur lequel un dessin quelconque est découpé ou piqué, de manière à pouvoir être reproduit sur la toile ou ailleurs, au raoyen de la poncette uwtit tampon rempli de }X)udre de charbon). C'est un procédé commode et expéditif, auquel ont souvent recours ceux qui sont chaînes de copier un tableau. Voy. calque.

PONCIRE (de pomujn citreum), fruit d'une espèce de Citronnier [Voy. cédratier). Il est très gros et fort odorant : on en fait une confiture sèche, qu'on appelle quelquefois écorce de citron.

PONCTION du lat. punctio], opération chirurgicale qui consiste à pratiquer une ouverture avec un instrumenr aigu (trocart ou bistouri) dans une partie du corps, oii s'est amassé un lluidc que l'on veut expulser. Ce mot se dit surtout de l'ouverture que l'on fait au bas-ventre dans l'hydropisie abdominale; on dit aussi paracentèse. Voy. nïDROPisiE et paracentèse.

PONCTUATION (de ponctuer, du lat. punctum, jwint). Les signes de ponctuation généralement usités aujourd'hui sont : la virgule {,), \e point-virgule [;), les deux-points (:), le jwint final [.), le point d'interrogation (?), le point d'exclamation (!), les points de suspension (..), le tiret ( — ), les guillemets («»), les parenthèses ( ), On peut y joindre les crochets ([]), le trait d'union {-) et V astérisque ('). Voy. chacun cie ces mots.

Dans l'origine, tous les mots s'écrivaient à la suite les uns des autres sans aucune séparation: on commença d'abord par séparer les phrases jMir des blancs, puis on fit des alinéas. C'est, dit-on, Aristophane de Byzance qui inventa les signes de la ponctuation, au n° siècle avant J.-C. Les premiers signes employés furent : le point {7-z:f\i.r„ punctum), la virgule (xôpiixa, i-irodT'.YjjLTi, incitum], le point en haut (xûXov, [jléjt, «rciviif,, membrum). Plus tard on introduisit le point-virgule (;) : ce deniier signe fut longtemps employé par les Grecs comme signe d'interrc^tion. Au xv' siècle, le point final avait tantôt la forme d'un astérisque, tantôt celle de trois points réunis en triangle (.-.). Le trait horizontal [obèle) l'ut employé de bonne heure, ainsi que les parenthèses et les astérisques : ceux-ci indiquaient des renvois à des notes, des omissions, des restitutions, etc. ; leur forme était variable. Quant aux guillemets, ils sont moilernes et ont été ainsi appelés <lu nom de leur inventeur.

Sur la manière de ponctuer, voy., au Dict. de Pédagogie, l'article ponctcation.

PONENT. Voy. poxast.

PONÈRE (du grec -o<^ipôî, méfliaiit), Ponera, genre de Fourmis, ]R>ur la plu|)art d'Amérique, à tète courte, presque triangulaire; à larges mandibules: à antennesépaisses par le bout. La P. contracta se trouve *n Europe.

I Oy. FORMICAIRES.

PONEY, en anglais Pony, très petit cheval à loiij

PONGITIVE

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