AUGSBOURG
AUBÈRE (nonE), auhert ou pfichard, se dit, on Hippologie, d'une robe «onstiluéc de poils routes cl blancs mélangés, les i-rins et les oxlivmilés étant de même couleur et souvent plus clairs que le fond de la robe. Les variétés sont VAiibrrc clair, VA. ordinaire et l'.-l. foncé.
AUBERGE. Voij. AunKBGisTK.
AUBERGINE (d'auberge jwur alberge), nom vulgaire d'une espèce de Solanée, la Morelle inélongène. Cette plante, qui croît naturellement en Asie, en Afrique et en Amérique, porte tantôt des fruits blancs et seninlables à des œufs [Plante aux œufs. Plante pondeuse) ; tantôt allongés, recourbés comme des concombres, et de couleur violette, jaune ou rougeàtre {.^l. violette, A. de la Chine). Ces fruits sont un mets recliercbé, surtout dans le midi de la France : on lei mange farcis, frits ou grillés, l'oy.
MOItEUE.
AUBERGISTE [auberge, dérivé lui-même, comme héherqe, du vieux ail. heriberga, campement ou logement militaire, et par suite logement en général). I^cs aubergistes sont tenus, sous peine d'amende, d'inscrire sur un registre spécial tout voyageur qui loge chez eux (C. pén., art. 4'75). ils sont responsables des effets apportés par le voyageur (C. civ., art. 1952); ils ont un privilège sur ces cllets pour le payement de leurs fournitures, mais leur action se prescrit par six mois (art. 2102, 2271).
AUBE-VIGNE. Voy. clématite.
AUBIER (du b.-lat. albarius, d'albus, blanc), couche ligneuse qui se produit chaque année par suite de l'activité de l'assise génératrice dans les arbres dicotylédones, et qui, en se convertissant en bois, forme ces cercles concentriques que l'on voit à l'intérieur des arbres quand on coupe transversalement leurs troncs ou leurs branches. L'aubier n'a pas toujours la couleur du Iwis : ainsi, dans l'ébène, dont le bois est noir, l'aubier est blanc; dans le campèche, qui est rouge, l'aubier est gris-jaunâtre, etc. On le distingue toujours aisément du bois proprement dit ou cœur, c.-à-d. du l)ois le plus ancien et le plus central, qui est d'un ton plus foncé et plus dur. Il y a des bois tenares, tels que le saule et le peuplier, vulg. appelés bois blancs, qui, à un certain âge, n'ont plus que ae l'aubier : le bois se pourrit en vieillissant, l'arbre devient creux, et la vie ne se continue que par les couches externes de l'aubier et par l'écorce.
AUBIN (jadis hobin, de l'angl. hobby), allure dans laquelle le cheval galope di devant et trotte du train de derrière, ou invereement. Cette allure défectueuse provient le plus souvent de la faiblesse, de l'usure ou de la fatigue.
AUCASSIN ET NICOLETTE, roman du xii" siècle, dont M. Gaston Paris suppose la fable empruntée à un conte oriental apporté en Europe par les croisés. La prose y alterne avec des couplets en vers de 7 syllabes, destinés à être chantés, d'où son nom de Chantefable. C'est une gracieuse histoire d'amour bucolique. Sedaine en a fait un opéra-comique.
AUCHENIA, nom latin scientifique du lama.
AUCUBA (nom indigène), genre de la famille des Cornées. — L'^. du Japon est un arbuste très rameux, de 1 m. 50 à 2 m. On le cultive dans nos jardins à cause du bel effet qu'il produit en hiver par ses feuilles lisses d'un vert pâle, agréaulement panachées de blanc jaunâtre.
AUDIENCE (du lat. audientia; à'audire, écouter), temps que les tribunaux consacrent à l'audition des causes qui sont portées devant eux, et lieu où se rend la iustice. Les audiences en France doivent être publiques, hors le cas de hiiis clos [Voy. ce mot). — Les délits d'audience qui pourraient entraver le cours de la justice doivent être punis sur-le-champ, aux termes de la loi. — On appelle audienciers les huissiers chargés d'ouvrir et de fermer les portes de l'audience, d'y maintenir l'ordre et le silence, et d'exécuter tous les ordres donnés par le président.
Audiences solennelles, audiences d'apparat tenues pour entendre une cause importante, ou pour entériner des lettres de grâce ou de commutation de peine ; ces audiences ont lieu surtout lorsaue, par suite des difficultés du débat et de la diversité de la jurisprudence, plusieurs chambres d'un tribunal supérieur (cour d'appel ou cour de cassation) doivent être réunies pour fixer l'application de la loi.
AUDITEURS (du lat. audilor). Ce nom a été donné tantôt à des magistrats en titre, tantôt à des fonctionnaires qui font un noviciat. Il existait, avant 1789 : des A. des comptes, officiers chargés d'examiner les fman-
ces du roi, et analogues à nos référendaires; des j4. de régiment, chargés d'appliquer les lois militaires. — A Rome, on nomme .4. de la rote les membres du tribunal de ce nom [Voy. hôte au Dict.d'Hist.elde Géogr.); — A. de la Chambre apostolique, des juges dont l'autorité s'étend au spirituel sur toutes sortes de personnes, citoyens ou étrangers, prélats, princes, etc.; ils connaissent aussi de tous les appels de l'Etat ecclésiastique, et même de tous les contrats où l'on s'est soumis aux censures ecclésiastiques.
Le nom iV Auditeurs désigne chez nous des jeunes gens admis près du Conseil d'Etat pour y acquérir la connaissance des affaires : il y a 12 auditeurs de première classe et 24 de seconde. Les auditeurs de seconde classe sont nommés au concours; les candidats doivent avoir 21 ans au moins et 25 ans au plus et être licenciés en droit. Les auditeurs de première classe sont nommés par décret parmi les auditeurs ou anciens auditeurs de seconde classe (lois des 24 mai 1872 et du 13 juillet 1879). Les auditeurs forment la pépinière de l'administration. — Il a été créé par décret du 23 octobre 1856 des auditeurs à la Cour des comptes : ils doivent être âgés de 21 ans au moins et de 30 ans au plus et être licenciés en droit : pour être admis, ils subissent un examen devant une commission nommée par le ministre des Finances. Juges auditeurs ( Voy. juge).
AUDITIF. Voy. conduit auditif, nerf auditif.
AUDITION. Voy. ouïe et oreille.
AUGE ou AUGET. Voy. roue hydraulique.
auge, se dit, en Hippologie, de l'espace qui existe entre les deux branches du maxillaire inférieur, et qui confine, en haut, à la région de la gorge.
AUGITE, espèce minérale du groupe des Pyroxènes clinorhombiciues (Foy. pyroxèxe), caractérisée par la présence constante a'une certaine quantité d'alumine. La formule générale est celle d'un silicate de fer et de chaux, de magnésie et de ferfRO.SiO-J. L'augite est le plus souvent noire, parfois verte dans des porphyres. Elle se rencontre fréquemment dans les laves modernes et dans les basaltes d'Auvergne.
AUGIMENT (du lat. augmentum;d'augere, augmenter). Dans notre ancienne jurisprudence, on nommait ainsi la portion des biens du mari que la femme survivante avait droit de prendre, comme donation à cause de noces dans les pays de droit écrit , et comme douaire dans les pays coutumiers. — Dans le Droit romain, c'était l'augmentation de dot que la femme apportait pendant le mariage. Voy. douaire. — En Grammaire, Vaugment est un accroissement initial que subissent les verbes dans quelques langues, comme le sanscrit , le grec et l'allemand. Pour marnuer les temps passés. On distingue en grec : A. syllahiqiœ, qui ajoute au mot une syllabe en plaçant un £ au commencement, lorsque ce mot a pour initiale une consonne (tûtctw, je frappe, imparfait, sT-jTrTov) ; et r.4. temporel, qui augmente le mot dans sa quantité, en transformant en longue sa voyelle initiale lorsque celle-ci est une brève (àyaiîtô, j'aime; T.yâirwv, j'aimais; ôptÇo), je borne; ôptÇov, je bornais). '
AUGSBOURG (confession d'). C'est le symbole de la foi luthérienne. Elle fut rédigée par Mélanchlon, approuvée par Luther et présentée à l'empereur Cbarles-Quint à la dicte d'Augsbourg, le 25 juin 1530. Un grand nombre de princes allemands l'avaient signée : parmi eux, on peut citer Jean, électeur de Saxe, Philippe, landgrave de Hesse, Georges, margrave de Brandebourg, Ernest, duc de Lunebourg, W'olfgang, prince d'Anhalt : deux villes s'étaient jointes aux princes, Nuremberg et Reutlingen. Après quelques essais infructueux de conciliation entre les protestants et les catholiques, Charles-Quint somma les premiers de se mettre, dans un délai de six mois, d'accord avec l'Eglise et les princes de la chrétienté, sommation qui ne fut d'ailleurs suivie d'aucun effet. — La confession d'Augsbourg se compose de deux parties : dans la première, contenant 21 articles, est exposée la doctrine évangélique. La seconde comprend 7 articles, où il est traité des institutions et des cérémonies. La confession d'Augsbourg laisse voir partout la prétention de ramener l'Eglise à ses doctrines primitives. Elle admet la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, l'impuissance du libre arbitre sans l'assistance de la grâce, l'existence du péché originel: elle explique pourquoi les protestants ont rétabli la Cène sous les deux espèces, aboli le célibat des prêtres, les vœux monastiques et l'autorité temporelle des évêques. La confession d'Augsbourg fut rédigée à la fois en latm et