POTASSE
d'avis, les lettres chargées, les soninies d'argent à »lci-ouvert, les cartes de visite, \c^ joi(rnaii.r, les imprimés (le toute sorte, les papiers d'affaires, les éc/ianlillons, etc. Foy. ces mots. l'oi/. aussi valeubs cotées, rr»cnES-rosTE, etc.
I.a loi «lu 7 avril 1879 avait autorisé le gouvernement à faire eirectucr le recouvrement, par le service des postes, (les quittaiices, factures, billets, traites et généralement de toutes les valcure commerciales ou autres, (javables sans frais, en France ou en Algérie, et «lont le montant n'excédait pas cinq cents francs 500 fr.). Par une décision ministérielle, ce chiffre a été j)orté à 1000 fr., à partir d:; janvier 1880.
I, administration public cba<]ue amiée un Livre de poste in liijuant les distances et les taxes de |X)rt |x)ur cfiaque destination soit en France, soit à l'étranger. (Jn doit à M. Sacransan. géograjJic de l'administration, une Carte des postes de France. — Voy. Lc^juicn de Laneuville, De l'usage des postes citez les anciens et les modernes ;1730); Naudet, Mémoire sur les postes chez les Hotnains: A. de Kotbscbild, Histoire de la poste aux lettres (1873); Paulian, la Poste aux lettres (1895).
Poste restante. On écrit ces roots sur l'adresse d'une lettre quand on ne vent ou ne |)cut ps l'envoyer au tlomicile du destinataire, alin que cette lettre reste au bureau de l'endroit où on l'envoie, jusqu'à ce qu'il vieniie la réclamer.
Léijislation. Le secret des lettres étant un des premiers Itosoins de la société, la loi a voulu le garantir |)ar des mesures sévères : « Toute suppression, toute ouverture de lettrés confiées à la |)oste, conuiiise ou facilitée par un foiKtionnaire ou un agent de l'administration des postes, est punie d'une amemle de 16 à 500 fr. Le coupable est, de plus, interdit de toute fonction ou emploi public pendant 5 ans au moins et 10 ans au plus » (Loi du "20 aoiit 1790: C. jién., art. 187). — D'autre part, toute contravenliun au nwnojwlc de la poste est punie d'une amende de 150 à 300 fr., et en cas de récidive, de 300 à 3000 fr.
losTE (de l'ital. yws/oi, lieu occupé par un cor|is d'Iiommes armés qui en a la défense ou la garde. Le clief du poste est responsable de l'exécution de la consigne { Voy. ce mot,. Dans les villes, on apjxîllc : corps de garde les jwsles occu|>és iwr la troupe; postes, ceux où se tiennent les |)ompicrs, les sergents de ville et autres agents qu'on peut requérir au besoin ; poste d'honneur, celui qui est établi jK>ur garder le souverain, un olTicier général, un ct>r|>s constitué, etc. .\ l'armée, on distingue les jwstes d'observation, les postes fortifiés, les postes avancés, e'-C. l Oy. AVANT-POSTES.
POSTES, nom donné, en Architecture, à des ornements plats, en manière d'enroulements, soit simples, soit fleuronnés avec îles roses, qui se répètent et semblent se jKHirsuivrc.
POSTERIORI (a). Voy. a posteriori.
POSTHUME (du lat. postumus, dernier : la lettre li en français provient de la fausse étymologie post humatum, s.-ent. patrein, né après la mort du père). L'enfant ix)sthume n'est reconnu légitime par la loi que s'il est né moins de 300 jours après la mort du p<'îrc. — Posthume s»' dit aussi d'un ouvrage publié a|)rès la mort de l'auteur.
POSTLIMINIE (droit de), en lat. postliminium (de linieu. seuil, fitMitièrcK Le droit postliminaire, ou de jwstliminie. est, relativement à la guerre, le droit en vertu diK|uel on restitue à un Etat, à un particulier ce dont il avait été privé par la force, et jiar lequel les clioses prises |iar l'ennemi sont remises dans leur premier état. — C'est ce qu'on ap|>elle sur mer le droit de recousse : les liàtiments et marchandises reprises sur l'ennemi dans les vingt-quatre heures retournent à leurs propriétaires.
POSTULANT (du lat. postulare, demamler). On appelle | ainsi dans certaines administrations, notamment dans celle de l'Enregistrement et des Domaines, ceux qui font leur noviciat, et que l'on nomme ailleurs aspirants ou surnuméraires.
POSTULAT ou. en latin, posTri.ATCTi, ce qui est demandé. C'est, dans les Sciences de démonstration, la demande d'admettre un principe non encore démontré ou non susceptible de démonstration, afin d'en pouvoir tirer les consé<^ucnccs : tel est le fameux postulatum d'Euclide (deux ih-oites dont l'une est j)crpendiculaire et l'autre oblique à ime 3', doivent se rencontrer), sur lequel est fondée la
théoi'ic des parallèles. Leibniz a eu raison de demander qu'on restreignît autant que possible le nombre des propositions ainsi admises sans démonstration. Mais il ne parait pas qu'on doive jamais arriver à l'éliminer entièrement de la science : il semble qu'il y ail certains axiomes dont il n'est pas possible de donner une démonstration, et qui pourtant s'im|X)sent à nous comme des vérités d'une évidence intuitive.
POSTULATION (du lat. poatulalio). En termes de Pratique, c'est l'action d'occuper pour une partie devant un tribunal. O droit n'appartient qu'aux avoués, et l'usurpation en est pimie d'une amende, de dommages-intérêts et de confiscation du produit de l'instruction. Le délit de postulation est le concert frauduleux entre |)lusieurs personnes pour exploiter les bénélices d'une élude d'avoué. — En Droit canonique, la postulation est la demande d'un bénéfice en faveur d'une personne qui ne remplit point toutes les conditions exigées par les canons.
POSTULATUM. Voy. postclat.
POT du lat. pottis. boisson'?), anc. mesure de capacité pour les liquides, valait le plus souvent 1 lit. 85 (2 pintes) ; mais elle variait, en France, de 0 lit. 98 à 2 lit. 12 et plus encore à l'étranger. Voy. broc.
On appelle encore pot, papier pot, une sorte de papier dont se servent surtout les fabricants de cartes à jouer. Voy. cartes.
On appelait autrefois pot-en-tête une espèce de casque à l'épreuve de la balle ; on appelle jwt à feu des espèces de grenades qui se lancent à la mahi, ainsi «juc certaines pièces d'artifice, en l'orme de vase.
Pot-de-vin, Voy. p. 1554. col. 1.
Pot pourri. Voy. p. 1555, col. 2.
POTAGES, t. de Cuisine. Le lx>uillon fait avec de la viande, principalement de la viande de Lœuf, est la base des potages gras. En outre, un grand nombre de potages ont pour base des légumes, soit en purée, soit coupés en petits fragments, et constituent la plus grande partie des potages maigres, y compris les potages confectionnés avec le lait. Depuis un demi-siècle, l'art cuhnairc s'est enrichi d'un grand nombre de potages étrangers, mais qui prendront diffit ilement leur place dans la cuisine française.
POTAGER, partie d'un jardin où l'on cultive les lierl;ages et légumes qui entrent «lans la confection des potages. ainsi que les arbres à fruit. On donne le nom de jardins viaraichas ' Voy. ce mot , aux jardins où les plantes j»tagères sont cultivées pour la vente et l'approvisionnement des halles et mai-chés. — Un lion |)otager doit être situé dans un terrain bas, dont le sol soit léger, meuble, très riche en humus et en débris végétaux ; il doit être clos et abrité par des murs garnis d'espaliers, de contre-espaliers, partage en carres divisés en planches pour la culture des divere légumes, avec des allées plantées de quenouilles, etc. Il faut que dans toutes les saisons et chaque jour de l'année il fournisse son tribut : jamais un carré ni une planche ne doivent y être vides. Les semis y durent presque toute l'année. La terre, fécondée par le fumier et les arrosements. doit y suffire à des récoltes toujours nouTelles. Bien cultivé, le potager donne trois ou quatre fois plus que la plus riche terre à froment.
POTAMÉES, potamophiles (du gr. TOTatxôî, fleuve), noms donnés par A.-L. de Jussieu et L.-C. Richard à une famille de plantes aquatiques qui répond aux Fluviales ou Naïadées. Voy. naïadées.
POTAMIDES. roTAMiTES. Voy. tortce fluviatile.
potamides, nom sous lequel on désignait autrefois lies coquilles d'eau saumàtre, distraites à tort du genre Cérilhe. Voy. ce mot.
POTAMOT , Polamogeton (du gr. TO-rafxôç, fleuve, et YEÎxwv, voisin), genre de la famille des Naïadées, type de la tribu des Potamogétonées ou Potamées, est composé d'espèces vivaces, vivant dans les eaux, s'étendant à leur surface ou tapissant le fond des étangs, des rivières, des ruisseaux, des fontaines et même des fossés. Le P. luisant, ou Epi d'eau, a une tige longue, grêle ; des feuilles d'un vert loncé, luisant et veiné; des fleurs d'un blanc sale ou vcrdàtres, en épi cylindrique. Les rhizomes du P. nageant fournissent aux habitants de la Siliérie un aliment grossier. Dans nos pays, ces plantes ne servent guère qu'à augmenter la masse des fumiei-s.
POTAMYS. animal rongeur. Voy. mtopotave.
POTASSE (de l'angl. pot, pot, et ashes, cendres, parce que les cendres de [wtasse se calcinaient autrefois dans