POULPE
POULAIN, Equula, genre de Poissons ncanthoplérygiens, <Jc l'ordre des Sqnarnodermcs, lamillc des Scombéroides, remarquables jwr leur l'orme oblongue et comprimée, la petitesse de leurs écailles minces et lisses et la protraclilité <le leur bouche.
POULAINE. Ce mot qui, primitivement, c.-à-d. au XII" siècle, servait à désigner des souliers à pointe démesurément longue [Voy. soulier), parce qu'ils étaient faits en cuir de Pologne (en poulanne), fut ensuite applique par assimilation au bec cfes navires, c.-à-d. à la partie la plus antérieure d'un navire : c'est là que l'équipage lave son linge et a ses latrines. — On dit aussi pouline, mais alors ce mot paraît avoir été formé de poule et il signilierait bec de poule.
POULARD, espèce de Blé. Voy. fkomext.
POULARDE, poule à laquelle ou fait l'extraction des ovaires pour que, ne pondant point, elle engraisse davantage. La chair des poulardes du Mans et de la IJresse est des plus délicates.
POULE (du lat. pulla), Gallina, femelle du Coq [Voy. ce mot). Les poules sont plus petites que les coqs; elles •en diffèrent encore par un plumage moins éclatant, par une queue plus courte, et par un moindre développement dc,la crête et de l'ergot. Les poules pondent toute 1 année, •excepté pendant l'époque de la mue. Elles pondent 1 et <juelquefois 2 œufs par jour; ajjiès en avoir pondu un ■certain nombre, elles manifestent l'intention de couver : on leur donne alors une douzaine d'œufs qu'elles couvent ■21 jours. Leur fécondité dure environ 4 ans. Outre qu'elles <lonnent des œufs, les poules fournissent un excellent manger. Voy. poularde, poulet.
• Les races de poules sont très nombreuses. On cite comme pondeuses : parmi les races françaises, la poule commune, -à pattes grises, et la poule russe (indigène malgi'é son nom étranger), à pattes jaunes ; parmi les races étrangères; la poule de la Campine, grise et blanche, dite vulg. poule de tous les jours, parce qu'elle pond sans interruption du printemps à l'automne, et la poule d'Espagne, qui est toute noire. Les meilleures races pour l'engraissement sont : •en France, la poule de Crèvecœur ou poule normande, du Calvados, la poule de Bresse, la poule de la Flèche, la poule de Uarbezieux, etc. ; à l'élranger, la poide anglaise, dite Dorking, la poule cochinchinoise, la poule indienne ou de Brahtnapoutre, la poule înalaise. On élève comme curiosité la poule de Bantam, qui est très petite, Xapoide de Hambourg, grosse et huppée, les j)oules pallues, frisées, etc.
On a étendu le nom de Poule à beaucoup d'autres •oiseaux qui n'appartiennent pas au genre Coq, et même à ^'autres êtres que des oiseaux.
rouLK d'eau, Gallinula, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers macrodactyles, et voisin des Râles, dont ils se <listinguent par de longs doigts bordés d'une membrane étroite. Ils ont une plaque frontale comme les Foulques, un bec conique, se couroant à la pointe. Les Poules d'eau volent mal, mais nagent et plongent bien. Quoiqu'elles <;ourent rapidement, on les voit plus souvent sur l'eau que «ur la terre. Elles font leur nid dans les roseaux, où elles se tiennent cachées pendant le jour ; la nuit elles vont à la chasse des insectes et des petits reptiles, dont elles font leur nourriture. La Poule d'eau ordinaire (G. chloropus), d'un brun foncé en dessus, d'un gris d'ardoise en dessous, avec du blanc aux cuisses, au ventre et au bord de l'aile, habite le lx)rd de nos rivières et de nos étangs : c'est un gibier assez estimé.
POULE SULTANE OU TALÈVE, Porphyrio, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers macrodactyles, très voisin des Poules d'eau, renferme des espèces originaires d'Afrique : leur plumage est, sur les joues, sur la gorge, sur le devant et les côtés du cou, d'un bleu de turquoise très pur ; sur l'occiput, la nuc^ue, les cuisses et l'abdomen, d un bleu indigo très fonce ; sur la poitrine, le dos, les ailes et la queue, d'un bleu indigo éclatant ; bec rouge, ainsi que la plaque du front; pieds de couleur de chair rougeâtre. Leurs mœurs sont celles de la Poule d'eau ; on en élève dans les parcs comme objet d'ornement.
Poule d'Inde, femelle du Coq d'Inde. Voy. dinde.
Un appelle encore : Poxde antarctique, le Chionis; P. de Barbarie, d A friaue ou de Numidie, la Pintade; P. des bois ou des coudriers, P. sauvage, la Gelinotte ; P. de J^ruyere, le Tétras; P. de neige, le Lagopède.
ha iiotanique, on appelle : Poule grasse, la Mâche cul-
tivée, la Lampsane commune; Poule pondeuse, la Morellc mélongène ou Aubergine; on donne ce nom à diverses espèces de Champignons.
En Chorégraphie, on appelle noide ou main droite une des figures (la 5") de la contredanse française. Le cavalier et la dame en face traversent et retraversent pendant 8 mesures; vient ensuite un avant-deux suivi d'un balancé (8 mesures), puis un avant-quatrc et en arrière (8 mesures), enfin une chaîne anglaise (8 mesures), eu tout 32 mesures.
Au jeu de Billard et à plusieurs autres jeux, la poule est la réunion des mises que fait chaque joueur, et qui reste à celui qui gagne la partie : ce terme vient sans doute de ce que dans 1 origine l'enjeu était une poule.
POULET (dimin. de poule], nom que reçoit le poussin lorsque le duvet a été remplacé par les plumes. Après cinq ou six semaines il prend le nom de coq ou de poule, selon son sexe; si on lui enlève la faculté de se reproduire, il reçoit le nom de chapon quand il est mâle, de poularde quand il est femelle. — Les Romains appelaient poidets sacrés ceux que les prêtres élevaient pour en tirer des augures. S'ils refusaient de manger, l'augure était funeste. Dans le cas contraire, il était favorable en proportion de l'avidité avec laquelle ils achevaient leur repas.
Poulet d'Inde, le Dindon; Poulet de bois, la Huppe.
POULICHE ou POULINE, nom donné aux jeunes cavales jusqu'à trois ans.
POULIE (orig. germaniq. ; de l'anglo-saxon pullian, tirer), cylindre de bois ou de mêlai d'épaisseur arbitraire, mobile sur son axe. qui est porté dans une chape; la surface convexe du cylindre est creusée en gorge pour recevoir une corde qui enveloppe une partie de sa circonférence. La poulie est dite fixe, si la chape est attachée à un point fixe ; la poulie ne peut alors prendre qu'un mouvement de rotation. Elle est mobile, si c'est une des exiréinilés de la corde qui est attachée au point (i'a|)pui; outre son mouvement de rotation, la poulie nioliile a encore un mouvement de translation : c'est Archimède qui inventa la poulie mobile. On donne le nom de moufle à un système de poulies assemblées dans la même chape, soit sur le même axe, soit sur des axes différents. On a imaginé des poulies dites différentielles, se composant de deux poulies, l'une inférieure, à laquelle est suspendu le fardeau ; l'autre supérieure, présentant deux gorges de diamètres différents, sur chacune desquelles passe un des brins de la chaîne qui supporte la poulie inférieure. La différence des gorges étant très petite, une très petite force suffit pour mettre l'appareil en mouvement ou pour l'arrêter; d'un antre c(Mé, l'appareil est toujours stable, le frottement de la chaîne suflisant pour équilibrer le fardeau. Les deux poulies peuvent aussi être montées sur deux axes concentriques et reliées au moyen d'un engrenage à mouvement épicycloïdal ; on emploie en outre deux chaînes indépendantes, l'une pour la manœuvre, l'autre pour soutenir le fardeau.
POULIN, POULI.MÈRE. Voy. POULAIN.
POULINE, vieux mot français, était synonyme de bec ou éperon de navire. Voy. poulaine.
POULIOT, Pulegium. Voy. menthe.
POULPE, Octopus, genre de Mollustjues céphalopodes, de l'ordre des Acetabulifères et de la trimi des Octopodes : corps charnu, bursiforme, couvert d'une peau rugueuse; tête large, surmontée de huit bras allongés et pourvus d'une double rangée de ventouses sessiles: yeux fixes et unis aux téguments ; bouche terminale et placée au centre de la couronne. Les poulpes n'ont ni osselet dorsal intérieur ni lame cornée, mais seulement deux petits corps durs et allongés. Ces mollusques vivent retirés dans les anfractuosités des rochers, où ils attendent les poissons et les crustacés qu'ils saisissent avec leurs bras et dont ils se nourrissent. Quelques-uns cependant sont voyageurs, et vivent en troupes nombreuses. Quand ils atteignent une certaine dimension, ils prennent une force considérable, et peuvent devenir pour l'homme de redoutables ennemis ; cependant il ne faudrait pas accepter aveuglément toutes les fables auxquelles ils ont donné lieu. L'espèce la plus connue est le Poulpecommun [0. vulgaris), vulg. Pieuvre: son corps a environ 0 m. 20 de diamètre ; ses bras sont six fois aussi longs que son corps. — Lamarck avait rangé dans ce genre quatre espèces : l'O. vulgaris et l'O. granulatus, qui ont deux rangs de ventouses; l'O. cirrhosus