‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1297 sur 1729 · POURPRE · texte numérisé non relu

POURPRE

«t 10. moschatiis, (pi nen ont qu'un : ces deux dernières espèces foiinent auj. le genre Elédoiie. Voy. ce mot. POULS (du lai. pulsus, battement;, sensation de choc <ju'éprouve le doi^ quand on l'appuie sur une artère. Cette sensation correspond avec chaque alllux du sang

tioussé par le cœur dans le système artériel. On l'attrimait autrefois à un changement de volume de l'artère à chaque ondée sanguine; on sait auj. qu'elle est due aux cliangements de tension, c.-à-d. aux ditrérences dans la force avec laquelle le sang presse contre les parois du vaisseau. Pour percevoir le pouls, il faut nécessairement déterminer une déformation de l'artère en l'appliquant «outre un plan résistant, contre un os p. ex. Cette condition est remplie au poignet, où l'on tàte le pouls de Tarière radiale, à la tempe, dans le creux du jarret, au pied. Au milieu des tissus, au contraire, on ne sent pas le battement des artères. — On tâle le pouls avec les ^quatre derniers doigts de la main droite pour le bras ^uche, de la main gauche pour le bras droit : on place €n même temps le pouce à la partie postérieure du bras afin d'avoir un point d'appui. Le sujet doit être calme, à jeun, plutôt assis que delwut et mieux encore couché. Le j)ouls olfre des variétés nombreuses, qui donnent au médecin des indications précieuses sur l'elat général de la cir- ■culation, mais qui exigent un tact très exercé pour être utilement appréciées. Les plus légères variations peuvent être indiquées par des instruments enregistreurs, tels que le sphygmographe [Voy. ce mol; du D"^ Marey. A l'aide de cet instrument on peut connaître les changements qui se pro<luiscnl dans la forme du pouls, changements plus importants que ceux qui ont lieu dans la fréquence.

Dans l'état de santé, le jxtuls est égal, régulier, souple, sans lenteur ni fréquence et d'une force médiocre. L'âge, le tempérament, le sexe et mille autres circonstances influent, comme la maladie, sur le nombre et la nature <les pulsations. Le nombre des Iwitteinents diminue pro- ^cssivement depuis la naissance jusqu'à la décrépitude : dans les premières années de la vie, on compte par minute de 120 à 140 pulsations: vers l'âge de six ans, de 100 à 106: à sept ans, de 90 à 95; à la puberté, env. 80; -dans l'âge adulte, de 65 à 75; à soixante ans, 60; dans une vieillesse plus avancée, 50 et au-dessous. Le pouls •est dit : fréquent, quand les pulsations sont en plus grand nombre qu'elles ne doivent être dans un temps donné; fébrile, lorsque dans l'adulte il bat 90 fois par minute. L'ancienne médecine usait d'un grand nombre d'épithètes pour qualitier l'état du pouls des malades, il était dit : dur, rare, serré, tendu, souple, mou. plein, vide, rebondissant, concentré, etc. Ces diverses qualifications sont pt)ur la plupart négligées aujourd'hui.

Pouls veineux, mouvement des veines, que l'on a comparé à la diastole et à la systole des artères : c'est un mouvement purement accidentel et local, résultant d'un reflux du sang de l'oreillette droite du cœur dans les veines cave supérieure et jugulaire.

POUMON (du lat. pulmo), organe de la respiration. Chez l'Homme, le poumon est (fouble. de nature ^K)ngieuse, cellulaire, expansible : ses deux portions remplissent la cavité du thorax et sont séparées l'une de l'autre par le médiastin et par le cœur. Les poumons ont la forme d'un conoïde irrégulier, dont la base est en bas : le droit, plus court, mais plus large que le gauche, est divisé en trois lobes inégaux; le gaucne n'olfre que deux lobes. La face externe est convexe et séparée des parois de la poitrine par le feuillet costal des plèvres : la face interne •est légèrement concave et ofl're vers le milieu de sa hauteur un pédicule racine des poumons . qui est formé par les bronches et les vaisseaux pulmonaires. La base repose sur le diaphragme, le sommet est Ic^é dans le culde-sac supérieur des plèvres au niveau de la première «ôte. Les poumons surnagent quand on les met dans l'eau : ils doivent cette légèreté à l'air qui les pénètre ; aussi chez les enfants mort-nés. qui n'ont point respiré, les poumons ne surnagent point. Dans l'état de santé, les poumons de l'adulte sont d'un bleu gi-isâtre, quelquefois rouge et violacé, ou bien avec des taches qui leur donnent un aspect marbré ; chez les vieillards ces taches sont presque noires. L'artère pulmonaire distribue ses ramifications jusqu'aux moindres cellules des poumons, et le sang retourne ensuite au cœur au moyen des veines pulmonaires. — Pour le jeu des poumons dans l'acte de la respiration, voy. RESPIRATION.

Les poumons sont sujets à de nombreuses maladies, I telles que la pneumonie, la phtisie, la pleurésie, l'emphysème, etc. \'oy. ces mots.

POUND, c.-à-d. poids, mot anglais employé pour désigner la livre sterling. Voy. sterling.

i POUPART, espèce de Crabe. Voy. crabe et plattcarcin. j POUPE (du lat. puppis), l'arrière d'un navire, la partie ' opposée à la proue. La poupe est le poste d'honneur d'un I bâtiment. — Dans les anciens navires, la poupe était très i élevée [loy. dcnette et château d'arrière) : elle était i festonnée de galeries et ornée de sculptures; auj. elle a ■ lieaucoup perdu de son élévation; mais elle est encore I chargée d'ornements; elle est surmontée par le couronne- I ment. C'est à la poupe qu'est inscrit le nom du navire. I POUPÉE (du lat. pupata, de pupa, petite fille). Ce I jouet, fort en v(^e chez les Grecs et chez les Romains, consiste en une petite figure humaine faite de bois, de carton, etc., et servant de jouet. En même temps qu'elles contribuent à l'amusement des petites filles, qui les habillent et font pour elles toutes les parties de l'habillement, les poupées les accoutument de bonne heure au travail de couture. Avant de se marier, les jeunes filles grecques et romaines olfraient leurs jioupées à Diane.

Les Tourneurs donnent ce nom à deux pièces solides fixées sur le banc ou établi, qui servent, dans le tour à pointes, à soutenir les deux extrémités de la pièce qu'on veut tourner, et, dans le tour en l'air, à supporter les deux extrémités de l'arbre au bout duquel est fixée la pièce que l'on tourne.

En Arboriculture, enter en poupée, c'est placer autour des greffes nouvelles en fente ou en couronne une masse de glaise, mêlée de mousse ou de foin et serrée avec des lanières d'étoffe ou de la paille. C'est l'opposé de Vécusson.

POURCEAU (du lat. porcellus). Voy. cochon. Le Hérisson est appelé Pourceau ferré, et le Marsouin, Pourceau de mer.

POURETTE. nom donné vulgairement dans le midi de la France aux Mûriers nains tenus en gaulis.

POURPIER (jadis poule-pied et pourpied, du lat. pi/Zlipes, pied de poulet), Portulaca, genre tj-pe de la famille des Portulacées, se compose de plantes herbacées charnues dont quelques espèces sont cultivées dans nos contrées. L'espèce type, le P. cultivé [P. oleracea), est une plante annuelle qui donne naissance à des tiges et à des rameaux couchés, s'étalant à plat sur la terre, et dont les feuilles ovales se redressent seules un peu ; des fleurs jaunes pourprées terminent les rameaux ; le fruit est une capsule

Îuisouvre par une fente transversale circulaire [portula). ette espèce, originaire des Indes, croît facilement en France. On en cultive plusieurs variétés, dont on mange les feuilles cuites ou en salade ; l'une de ces variétés se nomme P. doré. On recherche le P. à grandes fleurs, d'un rouge })ourpre très brillant.

Pourpier de mer, espèce d'Arroche qui croît sur le bord de la mer. et dont les feuilles, charnues comme celles du pourpier cultivé, ont un goût salé.

Pourpier sauvage ou Pourpière. Voy. péplide. POURPOINT (de pourpoindre, piquer à travers), ancien vêtement français en usage surtout aux xvi« et xvii* siècles, couvrait le haut du corps, du cou à la ceinture. Dans l'origine, le pourpoint était un vêtement de guerre qui se mettait sous la cuirasse : il était fait de laine ou de coton, fortement piqués entre deux étotfes : d'où son nom. Ce fut ensuite un vêtement de ville ayant tm collet, des manches et même des basques. On en fit en peaux de senteur, en velours, en soie, etc. La mode des pourpoints tailladés est venue d'Espagne.

POURPRE (du lat. purpura). Les anciens donnaient ce nom à une matière colorante qu'ils employaient pour la teinture et qui donnait un rouge foncé tirant sur le violet. Ils l'extrayaient d'un coquillage de la Méditerranée, que l'on avait cru retrouver dans le mollusque qui a été appelé pour ce motif Pourpre ( Voy. ci-après) ou dans VAplysie, et qu'on a reconnu depuis être le Murex ou Rocher. La pourpre la plus estimée était la pourpre de Tyr, d'un rouge foncé, que l'on tirait du Murex brandaris [Rocher droite épine] ; la pourpre de Tarente était violette ; on la tirait du M. trtinculus (/?. fascié). On imitait la première avec certains Buccins [Pttrpura haemasioma, P. lapillus), la Janthine, une^rr/je,etc. — La liqueur purpurigène est contenue chez les Murex dans une poche placée à

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