PRAME
tion au principe de la stabilité inerte, au principe d'après lequel s'est constituée l'architecture religieuse au moyen âge, qui s'est attachée à prévenir l'écart des arcs et des voûtes en leur opposant soit d'autres arcs ou d'autres voûtes, soit des controlorts. — Voy. de Garidel, Tables des potissées des voûtes en plein cintre (1837).
En Physique, poussée se dit de la résultante des forces exercées sur un corps; par ex. dans l'énoncé du principe d'Archimède. Voy. hydrostatique.
En Médecine, on appelle poussée l'éruption provoquée par l'action de certaines eaux minérales, notamment de colles de Louesche, de Baden en Suisse, de Schinznach, etc. jette éruption n'a rien de dangereux; elle exerce même une action thérapeutique qui n'est pas sans utilité.
On nomme encore ainsi la première épuration à laquelle i'aflineur soumet les alliages qu'il traite.
POUSSIÈRE. Dans les grandes villes, partout où se rencontre une grande agglomération d'hommes et d'animaux, l'air renferme une quantité variahle de poussières organiques, infusoires, œufs d'infusoires et de très petits insectes, brins de laine, cellules épilhéliales. On trouve aussi en grande quantité des matières calcaires et siliceuses provenant des chaussées et des trottoirs, du sulfate de chaux, enfin, dans les villes industrielles, des particules de cliarlxtn. Certaines industries à poussières (tailleurs de meules, charbonniers, rémouleurs, chiffonniers) donnent lieu à des maladies des bronches, telles que phtisie des carriers, anlhracosis des charbonniers, maladie des aiguiseurs, etc., décrites sous le nom général de pneumocotiioses. Les poussières ne sont pas seulement vulnérantes, comme dans le cas précédent, elles peuvent aussi être septiques (charbon, morve, variole, tuljerculose). La richesse «n germes (pathogènes ou non) de l'air varie selon que les pluies ont épuré plus ou moins l'atmosphère ou que les vents ont plus ou moins dispersé ces essaims de corpuscules. Par suite, le sol de certains quartiers, les parquets et les mui's de certaines habitations (hôpitaux, casernes, etc.) peuvent être imprégnés de ces mêmes organismes. L'hygiène indique donc la nécessité de procéder dans tous ces endroits à des lavages à grande eau, au nettoyage fréquent des parquets avec le savon noir à la brasse, au blanchiment des mui-s au lait de chaux.
POUSSIF, se dit d'un Cheval affecté de la pousse.
POUSSIN (du lat. pullicemts, dimin. de pultus^. petit poulet nouvellement éclos. Le poussin sort de l'œuf vers le '21* jour de l'incubation. Lorsqu'il revêt les plumes, on lui donne le nom de poulet.
POUSSINIÈRE la). Voy. pléiades.
POUT-DE-SOIE. Voy. poc-de-soie.
POUTRE [jadis poultre, du b.-lat. puletra. jument, comme chevalet de cheval , grosse pièce de bois carrée, qui sert à soutenir les solives ou les planches d'un plancher. Ôuand elles sont de moindre dimension, on les appelle poutrelles. La résistance de chaque poutre est le produit de sa base par sa hauteur. Une poutre posée sur le champ résiste plus que posée sur le plat. Voici, pour la force de résistance des poutres, dans ouel ordre on range les divers bois : orme, charme, hêtre, ctiêne, châtaignier, marronnier, sapin, noyer, saule, platane, tilleul, peuplier. — .\uj., dans la construction, la fonte et le fer forgé tendent de plus en plus à remplacer les poutres de bois. Voy. ch.'.rpente.
POUVOIR (du b.-lat. potere, p. passe). En Politique, le pouvoir ou la puissance publique est l'autorité cliargée de gouverner la société. On distingue généralement : le pouvoir législatif, chargé de faire les lois; le pouvoir exécutif, chargé de faire exécuter les lois ; le pouvoir judiciaire, chargé de poursuivre les infractions à la loi. Dans les Etats constitutionnels, on entend aussi par les trois pouvoirs le Souverain (Empereur, Roi ou Président), le t^rps législatif, dit aussi Assemblée législative, Chambre des députés ou des Communes, et la Chambre des pairs ou le Sénat.
On distingue encore, selon la nature de l'autorité exercée, le pouvoir temporel, gouvernement civil d'un Etat, «'appliquant aux intérêts purement terrestres, et \e pouvoir spirituel, qui n'appartient qu'à l'Eglise, et qui est la faculté d'enseigner les vérités de la religion, de décider les points de toi, de lier et de délier les consciences. On sait quelles luttes ces deux pouvoirs se sont livrées au moyen âge. et par quelles transactions elles furent terminées ( Toy. i.westitcreI . Les mêmes difficultés se sont élevées de nos jours en Italie au sujet du pouvoir temporel de la papauté,
détruit en 1870, mais toujours revendiqué par les souverains pontifes.
Abus et excès de pouvoir. Voy. abcs et excès.
En Droit, on nomme pouvoir la capacité de faire une chose : une femme mariée n'a pas le pouvoir d'agir en justice sans l'autorisation de son mari. — Pouvoir se dit aussi pour mandat, procuration. Voy. ces mots et vérification.
Pouvoir discrétionnaire. Voy. discrétio>saire.
Dans la Discipline ecclésiastique, on entend par />OMi'Ojr« la faculté, donnée par les supérieurs légitimes, d'exercer les fonctions du ministère ecclésiastique : les pouvoirs principaux nécessaires à un prêtre sont ceux de célébrer la messe, de prêcher et de conférer les sacrements, à part la confirmation et l'ordination, réservées aux évêques. Il est aussi des pouvoirs gracieux, tels que ceux d'absoudre des cas réservés, d'indulgencier les croix, chapelets, de bénir les ornements et les linges sacrés, etc.
POUZZOLANE, substance qui provient de la désagrégation des scories volcaniques et qu'on trouve en couches stratifiées notamment en Italie, aux environs de Pouzzoles et de Rome. On en trouve aussi en France dans le Puyde-Dôme, le Cantal, la Hte-Vienne, etc. La pouzzolane forme avec la chaux et le sable un excellent mortier hydraulique.
On fabrique de li pouzzolane artificielle en mélangeant du sable fin volcanique avec 20 jx)ur 100 d'oxyde de fer et un peu de chaux, ou en torréfiant les vases argileuses pour détruire les matières végétales qu'elles contiennent.
PR>EMUNIRE (statdts de). Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
PRAGMATIQUE (du gr. xpavjiaTixôî, de Ttpâyîxa, affaire). Sous le nom de Pragmatique Sanction, l'Histoire désigne spécialement certains décrets ou règlements relatifs aux grandes affaires de l'Eglise ou de l'Etat. Voy. pragmatique au Dict. d'Hist. et de Géogr.
Les Allemands appellent Histoire pragmatique celle qui étudie les faits en eux-mêmes, pour en découvrir l'esprit, l'ordre et la liaison et en tirer ainsi des conclusions pratiques.
PRAIRIAL (de prairie), 9* mois du calendrier républicain, commençait le 20 ou le 21 mai et finissait le 18 ou le 19 juin. Voy. calendrier.
PRAIRIE (du b.-lat. pralaria, du lat. pratum, pré), terrain qui produit l'heroe et les fourrages nécessaires à la nourriture des animaux, fourrages que l'on fauche pour les conserver Les prairies diffèrent des pâturages ou herbages en ce que, dans ces derniers, les bestiaux consomment sur place, ce (^ui n'a jamais lieu dans les prairies bien ortlonnées. On distingue les prairies naturelles, engazonnées et arrosées par la nature, et les prairies artificielles, dues au travail de l'homme. Les premières se subdivisent en : prairies sèches, qui couvrent les pentes des coteaux et les sols plats très perméables à l'eau : prairies fraîches, dont le sol est frais sans être humide, ce sont celles qui fournissent le foin le meilleur et le plus B\wndsint, et prairies humides on marécages, doni l'herbe est souvent mélangée de joncs et de roseaux. Elles produisent des plantes de tout genre (surtout des Graminées], dont la moitié au plus conviennent à la nourriture des animaux. Les secondes, qui le plus souvent ne sont que temporaires, sont composées de plantes fourragères choisies, qui varient suivant la nature des terrains, et dont les plus communes sont le trèfle, la luzerne, le sainfoin, aux<|uels on joint la llcole, le dactyle et surtout le ray-grass, qui a une prodigieuse vigueur de végétation. L'invention des prairies artificielles, qui ont presque partout succédé au système vicieux des jachères, est attribuée, par les uns à Camille Torello, agriculteur lombard du xvi» siècle, et par les autres à l'Anglais Hartlib, qui vivait dans le siècle suivant. Voy. FOIN, FOURRAGE, HERBAGE, CtC.
PRAKRIT, dialectes de l'Inde. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
PRALINE (pour prasline], amande ou pistache rissolée dans du sucre bouillant et onlinairement coloré en rouge. Celte espèce de dragée a été ainsi nommée par un sommelier du maréchal du Plessis-Praslin qui l'imagina au xvni* siècle.
PRAME, grand et fort Ijateau à fond plat, à rames et à voiles, tirant peu d'eau, et susceptible de porter beaucoup de poids et une forte artillerie. Napoléon I" avait fait entrer un grand nombre de prames dans la Uottille de Boulogne.
PRASE
PHÉCESSION
PRASE fdu gr. icpidov, porreau), variété verdàtrc de Quartz hyalin. Elle doit sa couleur à do l'aclinote ou à de la chlorile. On l'emploie comme pierre d'ornement. Voy.
CIIRVSOI'RASE.
PRASÉOLITE, var. de Cordiérite altérée.
PRASIUM (du gr. -jtpâCT'.ov), genre de Labiées, type de la tribu lies Prasiées, renferme des arbrisseaux à feuilles
()étiolées, d'un vert sombre, ovales, obtuses, en cœur à eur base, crénelées à leur contour ; à fleurs blancliàtrcs ou d'un bleu tendre, de grandeur médiocre : calice à 5 dents et à 2 lèvres. L'espèce principale est le Prasium maJHs, arbrisseau d'environ 2 m., glabre, très rameux, qui croît sur les coteaux méditerranéens.
PRATICIEN (de pratique). Outre que ce md se dit, en général, de toute personne qui a beaucoup d'expérience dans un art, d'un médecin exerçant, d'un avoué, il désigne spécialement un ouvrier qui travaille sous les ordres d'un sculpteur, qui dégrossit et met au point la statue que l'artiste achève ensuite. Voy. mise au point.
PRATIQUE (du lat. practica, du gr. Trpaxxix«5(;), se dit, en général, de l'application des règles et des principes d'un art ou d'une science : on opjwse la pratique à la théorie.
En termes de l'alais, on entend par pratique la connaissance des affaires suivies en justice, notamment des formalités de procédure qui doivent y être observées et du style des actes : on dit, en ce sens, style de pratique, termes de pratique.
En termes de Marine, pratique signifie accès ou communication; donner pratique à un bâtiment, l'admettre à la libre pratique, c'est lui permettre de communiquer librement avec la terre.
On appelle encore pratique un petit instrument de métal que les joueurs de marionnettes mettent dans leur bouche, comme une guimbarde, et au moyen duquel ils changent leur voix : ils s'en servent surtout pour faire parler Polichinelle.
PRAXINOSCOPE, variété de Phénakisticope. Des Images représentant les différentes phases d'une action sont successivement présentées à l'œil en un point donné de l'espace par réflexion dans une série de miroirs plans.
PRÉ, petite prairie. Voy. prairie.
PRÉADAMISIVIE. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
PRÉALABLE (question), p. préallable, du préfixe 7;r«, devant, et d'aller. Voy. question.
PRÉBENDE (du lat. prœbenda, de prsebere, fournir), droit que possédait un ecclésiastique de percevoir certains revenus dans une Eglise cathédrale ou collégiale. La prébende différait du canonicat en ce que ce dernier n'était qu'un titre purement spirituel, et ne donnant de revenu temporel que lorsqu'il était accompagné de la prébende. Les jirébendiers ou chanoines prébendes avaient droit de préséance sur les chanoines honoraires. — Il y avait quelques prébendes laïques, réservées à des personnages laïques de haute naissance.
PRÉCAIRE (du lat. precarius, obtenu par prière). On nommait jadis ainsi une espèce de bénéfice ou lief non héréditaire, que les Romains connaissaient déjà et qui se bornait à la concession gratuite de l'usufruit pour un temps limité, ou même pour la vie entière. L'Eglise accorda souvent des précaires aux guerriers, en leur imposant pour condition de défendre ses domaines.
PRÉCAIRE. En Droit, ce mot se dit de la possession qui s'exerce à tout autre titre que celui de propriétaire, comme celle du fermier, de l'usufruitier ou de l'emprunteur. Cette possession ne peut conduire à la prescription (G. civ.. art. 2256). i- i v .
PRECAMBRIEN, nom donné par quelques géologues à des assises nettement sédimentaires qui précèdent le cambncn. Elles sont sans fossiles. Les assises précambriennes ont un grand développement dans le nord de l'Amérique, au Canada, et aussi en France, dans le Calvados, etc.
PRECAUTIONS oratoires. Ce sont les ménagements que 1 orateur est souvent obligé de prendre pour ne pas blesser son auditoire. Us sont surtout nécessaires dans l'exorde. Le début de la harangue que La Fontaine prête à son laysan du Danube [Fables, XI, 7) offre un exemple
3rr i'ir'' '^^.S'^»'''^ ^« précautions. Voy. mœurs.
PRECEINTES (du préf. pré, en avant, et de ceitit), bordages cpais qui forment la ceinture d'un vaisseau, et
2n dl".n„ t"^T"* '"' ^^'.^*''- ^""^ P«-«ceintes se placent au-dessous de chaque rangée de saliords. On distingîie : la grande precemte, correspondant à la hauteur du premier
pont ; la deuxième préceinte, répondant au deuxième pont; la troisième, appelée aussi tribord ou lisse deplaibord, répondant au pont des gaillards; la quatrième ou lisse de rabattue, répondant au pont de la dunette.
PRÉCEPTION (du lat. praeceptio], nom donné autrefoisen France à des lettres royaux ou à des édits particulierspermettant certaines choses que la loi défendait, comme mariages illicites, transports d'néritages, etc.
PRÉCESSION (du lat. prœcessio). En Astronomie, on appelle /)réces«io« des équinoxes un déplacement de l'axe de la Terre qui se manifeste par un accroissement uniforme de 51",2 par an dans les longitudes astronomiques des. étoiles, tandis que leurs latitudes demeurent à peu près constantes. L'axe de la terre décrivant un cône autour dune perpendiculaire au plan de l'écliptique, de manière à faire un tour complet dans le sens rétrograde dans l'espace de 26000 ans environ, la ligne des équinoxes accomplit ellemême une révolution dans cette période de temps {Voy. terre). De là résulte d'aljord un déplacement du point équinoxial T. dans le sens du mouvement diurne, et par suite l'accroissement observé dans les longitudes des étoiles. Il résulte aussi de cette rotation de la ligne des équinoxes
3ue, dans le mouvement de translation de la terre autour u soleil, cette ligne vient rencontrer de nouveau le soleil avant que la terre ait accompli une révolution entière, ou, en d'autres termes, que le retour de l'équinoxe du printemps précède le retour de la terre au même point de son orbite. — Quant à la cause elle-même de la précessioa des équinoxes, elle s'explique en ce que, par suite du renflement de la terre à l'équateur, l'attraction que le soleil et la lune exercent sur sa masse, ne peut pas être considérée comme passant par son centre et tend par suite à déplacer son axe de rotation.
Un des effets les plus sensibles de ce phénomène est le déplacement des signes du zodiaque. Depuis le ii° siècle avant J.-C, le point équinoxial du printemps s'est déplacé de tout un signe, en sorte que, les noms des 12 signes étant restés appliqués aux 12 mois, les signes ne correspondent ))lusaux constellations de même nom. Ainsi, au mois d'avril on dit, comme du temps d'Hippai*que, que le soleil entre dans le signe du Bélier, tandis qu'il entre en réalité dans la constellation des Poissons. On a fait usage de ce déplacement des signes pour déterminer l'âge de certains monuments anciens sur les murailles desquels sont tracées des figures astronomiques, et en particulier des zodiaques ; mais ce moyen ne doit être employé qu'avec une grande réserve, et le zodiaque de Dendérah notamment, auquel on attribuait, d'après des calculs basés sur la précession,, une antiquité énorme, est à peine antérieur à notre ère. On a pu aussi, à l'aide de considérations analogues, retrouver la date de certains événements, connaissant la description laissée par les auteurs de l'état du ciel à l'époiiue de ces événements. — Un autre efl'et de la précession, c'est que, combinée avec le déplacement direct du périhélie, elle amène successivement la ligne des équinoxes à faire tous les angles possibles avec la ligne des absides de l'orbite terrestre, et fait par suite varier la durée relative des saisons dans des proportions notables. Quelques savants en ont conclu que dans le cours dune longue suite de siècle» l'hémisphère boréal et l'hémisphère austral doivent éprouver des alternatives de refroidissement et de réchaufleinent, et ont cherché à expliquer ainsi les phénomènes glaciaires de la période quaternaire. — La précession des équinoxes a été découverte par Hipparque, 128 ans av. J.-C. C'est Newton qui le premier en a reconnu les véritables causes.
L'équinoxe à une date donnée est défini comme l'intersection de l'équateur et de l'écliptique qui correspondent à cette date. L'équateur se déplace comme cela vient d'être expliqué ; l'écliptique se déplace aussi, très lentement, tournant d'environ 0",5 par an autour d'une droite qui ellemême tourne très lentement dans ce plan. Pour définir avec précision les positions de l'équateur et de l'écliptique à une date quelconque, on les rapporte à leurs positions relatives à une date initiale qui dans la pratique actuelle de l'astronomie est le 1"" janvier 1850. Soient Eq l'équateur, Ec l'écliptique, e l'équinoxe à celte date initiale, E'q, E'c, c' les mêmes éléments à une autre date, 0 le point d'intersection des plans Ec, E'c situé dans l'hémisphère nord, e" le point (voisin de e) d'intersection des plans Ec, E'q. Si l'on prend sur E'c un arc OE égal à Oe, on a les définitions suivantes : ee" est la P. lunisolaire en longitude, c"e' la P. planétaire, Ee' la P. générale.
PRÉCHANTIiE