AUGURE
AUNÉE
en allemand ; elle ne prit que plus tard un caractère officiel, et elle devint une règle de foi, à partir de la seconde iniiitié du xvi' siècle pour les églises d'Allemagne qui suivai 'Ht Luther.
AUGURE. ACSPicE (du lat. auguritim et auspicium], noms doniK's chez les Romains aux présages que l'on tirait du vol et du chant des oiseaux. Voy. ces deux mots au Dict. (l'Hist. et de Géogr.
AUGUSTA, '254» petite planète, trouvée le 51 mars 1886 par Palisa. à Vienne. Voy. planètes.
ACGcsTA, en termes de Cuisine, petits biscuits à la vanille garnis de crème aux amandes.
AUGUSTE, monnaie d'or de Saxe, ainsi appelée des rois du nom d'Auguste qui ont régné sur ce pays. L'auguste de 5 thalers valait 20 Ir. 75 c.
ArcusTE (histoire), nom donné à une collection de biographies d'empereurs, comprenant une période de 160 ans, depuis Hadrien jusqu'à l'empereur Carus et ses fds (117- 28o) : il y a quelques lacunes (la vie de Nerva, de Trajan, de Decii'is. d' Emilieny etc.). Ce recueil factice, qui fait suite à la Vie des douze Césars de Suétone, comprend l'œuvre de six historiens, du iir et du iV siècle : Spartien, Vulcatius Gallicaiius, Capitolin, Lampridius, Trebellius Pollion, Vopiscus. C'est une compilation sans critique, rédigée dans une langue obscure et barbare, contenant cependant quelques documents intéressants sur une époque peu connue. Les 1 1 biographies écrites par Vopiscus (Aurélien, Tacite, Florianus, Probus, Firmus, Saturninus. Proculus, Bonosus, Carus. Numérien, Carinus) ont plus de valeur historique que le reste.
AULIQUE (du lat. aula. cour). Dans l'anc. Empire germanique, on nommait Conseil antique un tribunal suprême, jugeant en dernier ressort et sans appel les causes attribuées à l'empereur. Ce conseil se composait, dans les derniers temps, d'un vice-chancelier, d'un président catholique et de 18 assesseurs, 9 catholiaues et 9 protestants. Il tenait ses assemblées dans la capitale de l'Empire. Le conseil aulique avait été institué en 1501 par Maximilien; il fut supprimé en 1806. lors de la reconstitution de l'Empire. — Dans les Etats germaniques, on a appliqué quelquefois le titre de Conseil aulique aux principaux corps de l'ordre politique, administratif, judiciaire ou militaire. Ainsi il y eut à Vienne un conseil aulique d'Etat, un conseil aulique de guerre, qui dirigea les mouvements des armées dans les guerres contre la France ; il y a encore aujourd'hui un conseil aulique de la police ; une commission aulique des études, etc.
AULNÉE. toy. AOÉE.
AULOFFÉE (de lof. côté du navire frappé par le vent), manœuvre ou mouvement qui fait qu'un navire tournant autour de son axe vertical s'approche du lit du vent : c'est l'opposé de Vabattée.
AULUS (Ariègel. eau miner. Voy. eaihc minérales.
AUMAILLES bêtes', du lat. animalia. Voy. bêtes.
AUMÉE. sorte de filet. Voy. rallier
AUMÔNE du gr. $>,cT|txo5Û'^„ compassion). Ce mot, qui n'exprime auj. qu'un acte de bienfaisance recommandé par la charité et la religion et exercé le plus souvent en dons d'argent, était autrefois le nom d'une peine pécuniaire infligée par le juge pour certains crimes ou délits ; ces aumônes étaient ord. appliquées aux hôpitaux ou au pain des prisonniers. — Par suite, on nomma ainsi toutes les donations faites aux églises par les seigneurs, et même tous les biens ecclésiastiques. On les divisait en A. onéreuses, espèces de bénéfices qui payaient les redevances et les charges dues au seigneur, et A. pures ou franches, exemptes de ces redevances et de ces charges. Les A- fieffées étaient celles qui étaient de fondation royale; le payement en était assigné sur le domaine de la couronne.
AUMÔNIER, Eleemosynarius . officier ecclésiastique attaché à la personne des évêques. des rois et des princes, pour desservir leur chapelle et distribuer leurs aumônes. On donne aussi ce nom aux prêtres attachés à un corps de militaires ou de marins, à un lycée ou collège, à im hospice ou à tout autre établissement public; tous doivent être approuvés de l'évêque diocésain. On fait remonter à l'an 742 l'institution des A. de l'armée; supprimés en 1830, ils ont été rétablis en 1854 pour le temps de campagne. — Les .4. de marine avaient été maintenus; leur service est réglé par les ordonnances des 29 nov. et 16 déc. 1815 et 8 janvier 1825.
On appelait Grand Aumônier de France un officier de
la couronne, qui était le 1" ecclésiastique de la maison du roi; il disposait des fonds destinés aux aumônes rovales, officiait en présence du roi partout où il se trouvait, et jouissait de plusieurs prérogatives, notamment de remplir, en quelque lieu que ce fût, les .fonctions épiscopales. Il avait au-dessous de lui un 1" aumônier et 8 aumôniers ord. La Grande Aumônerie finit par former comme un clergé à part, qui, prétendant se soustraire aux règles ordinaires, eut de fréquents démêlés avec l'autorité diocésaine. — On fait remonter cette charge au berceau de la monarchie : appelé sous la !"■ race apocrisiaire. sous la 2% archichapelain, le grand aumônier ne prit ce nom que sous Charles VIII. Supprimée en 1792. rétablie en 1815. la Grande Aumônerie fut supprimée en 18.50. Il y a eu depuis un Grand Aumônier de l'Empereur. loy.'cHAPELAix.
Aumônier des dernières prières, ecclésiastique chargé de recevoir gratuitement au cimetière les corps qui ne sont pas accompagnés par le clergé et de réciter sur eux, au moment de l'inhumation, les prières de l'Eglise (Décr. du 21 mars 1852).
AUMURE, nom \-ulg. de la Pariétaire. Voy. ce mot.
AU MUSSE, sorte de; coiffure, d'origine ecclésiastique. Elle consistait en une pièce oblongue et fourrée de drap ou de velours. Les deux coins de l'une des extrémités, ramenés l'un contre l'autre, formaient une sorte de bonnet pointu. Les dames ont porté l'aumusse jusqu'à l'avènement des Valois. Elle fut ensuite réservée aux chanoines des chapitres séculiers. Au xv siècle elle devint d'une ampleur extraordinaire ; elle était toujours fourrée et souvent frangée de pelleteries. L'aumiisse, quand elle ne servait pas, se portait et se porte encore sur le bras.
AUNÂTRE, Alnaster (d'a/;iws. aune), sous-genre d'Aune, de la famille des Bétulacées, tenant le milieu entre les Aunes et les Bouleaux. L'.4. viridis est un^ arbuste commun dans les hautes régions des Alpes, des Carpathes. Il diffère de l'aune par les chatons mâles qui, ne sont pas en grappes, par les chatons femelles qui naissent de bourgeons foliaires, et par le nombre plus considérable des étamines.
AUNE, Alnus, genre de la famille des Bétulacées, renferme des arbres ou des arbrisseaux qui habitent pour la plupart les régions extra-tropicales. On en connaît plusieurs espèces; celle que l'on désigne particulièrement sous le simple nom à' Aune est 1'^. visquetix {.A. glutinosa) ou Verne, qui ne prospère bien que dans les lieux humides ou même baignes d'eau, et dont les racines longues et entrelacées sont propres à fixer le sol des rivages ; son bois ne s'altère pas dans l'eau, et il est susceptible d'un beau
fioli. Le charbon qu'il fournit est un des meilleurs pour la abrication de la poudre. Son écorce est astringente et détersive; on l'emploie au tannage et dans la teinture en noir et en brun. On se sert de l'aune pour faire des pilotis, des conduits d'eau, des échalas, des sabots, etc. L'^. grisâtre (A. incana) diffère du précédent par ses feuilles, qui sont sèches et lisses, tandis que celles de VA. visqueux sont gluantes et ponctuées. On le préfère pour tous les usages auxquels s'emploie ce dernier. — On appelle vulg. .-1. noir la Bourdaine.
AU>-E (du lat. ulna), ancienne mesure de longueur pour les étoffes, représentait originairement la longueur des bras ouverts. Elle variait d'un pavs à un autre ; on la divisait en demi-aune, tiers, quart, liuitième d'aune, etc. L'aune de Paris avait 3 pieds 7 pouces 10 ligiies, et valait
1 m. 18844. — Pour former la transition de l'ancienne aune au mètre, on avait introduit, en 1812. une aune métrique de 1 m. 20, un peu plus longue que l'aune véritable.
L'aune porte dans les différents Etats de l'Europe les noms de vare, verge, canne, brasse, plume, yard ; elle varie entre 0 m. 51, longueur de l'aune de Dalmatic, et
2 m. 0016. longueur de l aune de Rome.
AUNES (du lat. barb. alcuns), génies malfaisants qui, suivant les traditions allemandes, habitaient les campagnes, les fontaines, etc. Leur chef était appelé le rot des Aunes.
AUNÉE (du gr. é^Év.ov). Inula, genre de la famille des Composées-Astéroïdées, tribu des Inulées : fleurs du pourtour femelles et ligulées, celles de l'intérieur régulières, tubuleuses, à 5 dents, et à anthères munies de caudicules. h' A. Hélène (Inula Helenium) était, suivant les Grecs, née des larmes d'Hélène. Sa racine amère et aromatique est employée comme stimulante. Le chimiste Rose en a retiré un principe hydrocarboné, appelé Inuline ( Voy. ce mot). L'.4. odorante s'emploie de même et est encore plus