‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1305 sur 1729 · PRESSE · texte numérisé non relu

PRESSE

PRÉSÉANCE (du lat. prœsidenlla), droit de preiidro place au-(U'ssiis de quolcjirun, de passer ou de marcher avant lui. Des rég^lcnieuls spéciaux règlent l'ordre ds préséance des aulorités civiles, luilitaires et ecclésiastiques dans les cérémonies publiques (i)écr. des 24 messidor an xir, l"juin, 15 novembre 1811, etc.). — Consulter Toussaint, Code des préséances et des honneurs [\^ih); L. l)u|X)nt, le Cérémonial officiel {l'^tiS), de. Voy. céré-

MOMAL et ÉTIQUETTE.

Dans les rapports internationaux, la question de la préséance ou du pas a plusieurs l'ois donné lieu à de graves conteslalions. Pour les prévenir, le rèjjlcment de Vienne, annexé à l'acte final du con;n'ès de 1815, et le protocole du 21 novembre 1818, ont réglé le rang des représentants des divei-ses ])uissaiicos. Dans leurs rapports entre eux, les souverains catholiques accordent la préséance au pape.

PRÉSENCE ^liu lat. jirspsenlia). On entend par présence réelle, dans la Religion catholique, la présence réelle du corps et du sang du fils de Dieu dans l'eucliaristie, l'existence sul)Slanlielle du corj», du sang, de l'âme et de la divinité de J.-C. sous les e;|x'ces ou apparences du pain et du vin consacrés. l>c (lo.:iine de la présence réelle est le dogme fondamental du calholicisme. Les Calvinistes nient la présence réelle. Voy. co.mmu.mon et eixiiaiustie.

PRÉSENTATION (de présenter). Dans l'ancien Droit français, on apiwlait ainsi ce que l'on appelle aujourd'hui constitidion d aroiié [Vou. ce mot). — On appelle aussi droit de présentation le lïio'.t |)our un oflicier ministériel de présenter son successeur a l'agrément du chef de l'Etat. Voy. office.

Présentation de la Vierge (21 novembre). Voy. le Dict. d'IIisf. et de Géogr.

PRÉSIDENT du lat. prsesidens), celui qui est le chef temporaire ou perpétuel d'un corps, d'une compagnie, d'une assemblée jxtlilique (Chambre des Députés ou Cor|)s législatif. Chambre des Pairs ou Sénat, etc.), d'un Elat républicain, d'une division territoriale dans certains pays, etc. Voy. ce mot au Dict. d'Ilisl. et de Géogr.

Président se (Ut le plus souvent en parlant des présidents des cours et des tribunaux. ïm?, présidents de tour prennent le titre de premiers jirésidents. Chacune des chambres dont se compose la tour a, en outre, un président jiarliculier, (jui se nomme président de chambre. Les tribunaux composés de plus de quatre juges ont un président et des vice-présidenls. — Les présidents des assises sont des magistrats choisis j)our diriger les assises, et dont les fonctions ne sont que temjwraires. On les prend Ijarmi des conseillei-s des cours d'appel. — Les présidents veillent au maintien de l'ordre et (le la discipline dans les coure et les tribunaux; ils ont la |)olice des audiences: ils règlent l'ordre et la distribution des affaires qui doivent y être jugées. Leurs attributions sont dclerminées par le Code de procédure (art. 158, 25'.), 325, 751, etc.), par la loi du 20 avril 1810 et les décrets des G juillet et 18 août 1810

PRÉSIDES, PRÉsiDrAL. Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr.

PRESLE, plante. Voy. prèi.e.

PRÉSOMPTIF (héritier). Voy. héritier.

PRÉSOMPTION (du lat. pracsumptio). En Droit, les présomptions, suivant l'art. 1349 du Code civil, sont des conséquences que la loi ou le magistral tire d'un fait connu à un fait inconnu. Elles se divisent en P. légales et en P. simples.

La présomption légale est celle qui est attachée par une loi spéciale k certains actes ou à certains faits, tels sont : 1» les actes que la loi déclare nuls comme présumés faits en fraude de ses dispositions, d'après leur seule qualité ; 2" les cas dans lesquels la loi déclare la propriété ou la liljéralion résulter de certaines circonstances déterminées; 5° l'autorité que la loi accorde à la cliose jugée; 4° la lorce que la loi attache à l'aveu de la partie ou à son serment (art. 1350). La présomption légale dispense de toute preuve celui au profit duquel elle existe, à moins que la loi elle-même n'ait réservé la preuve contraire, p. ex. pour la présomption de paternité. Voy. paternité et coiiabitatiox.

Les présomptions simples, c.-à-tl. qui ne sont |ioint établies jiar la loi, sont abandonnées aux lumières et à la prudence du magistrat, qui ne doit admettre que des présomptions graves, précises et concordantes, et dans les cas seulement où ia loi admet les preuves testimoniales,

à moins que l'acte ne soit attaque jwur fraude ou dol art. 1355).

Présomption d'absence. Voy. ausence.

PRESQU'ÎLE, étendue de terre entourée d'eau de tous côtés à l'exception d'un s«"il par lequel elle communique au continent : la langue de terre [wr laquelle la presqu'île touche au continent s'appi-lle isthme. IjCS Grecs donnaient aux presqu'îles le nom de chersoncses, et les Romains celui de ])éninstdes. Ce dernier mot est resté dans notre langue, où il désigne une pres<ju'îlc d'une étendue considérable. L'Espagne et l'Italie sont quelquefois désignées par les noms de péninsule Ibérique et péninsule Hespérique ou Italique; on dit même, en parlant de la première, la Péninsule, sans rien ajouter. — Les principales presqu'îles pi'opienienl dites sont : en EurciHî, le Jutland, la Crimée, la Mo.é'e ou Péloponnèse ; en Asie, la presqu'île de Malacca, le Kamtchatka ; en Amérique, la .Nouvelle- Ecosse, les presqu'îles de Honduras, de Floride, de Melville, d'Alaska, etc.

PRESSE (de presser, du lat. pressare, fréquentatif de premere). En Mécanique, on appelle ainsi toute machine destinée à exercer sur un corps une compression que l'on peut régler à volonté. Ou dislingue : la presse à levier, la plus simple de toutes, dans laquelle la résislance se trouve placée entre le point d'appui et celui de l'application de la puissance : ou s'en sert souvent pour imprimer les timbres secs; c'est aussi à ce genre qu'appartiennent les presses à bras employées autrefois dans la plupart des imprimeries ( Voy. imprimeiiik) ; — \-d presse à coins, généralement employée pour l'exlracliou des huiles de grains; — la presse à vis, dont on se sert jiour presser les fruits ( Voy. pressoir) ; c'est aussi celle dont font usage les relieure : dans les fortes presses de ce genre, les vis et les écrous sont armés de volants et fonclioiinent à l'aide de leviers;

— la presse à cylindres, qui est plus puissante que les précétlentes et qui ce|)eiidanl, grâce aux engrenages dont elle est pourvue, se manœuvre avec moins d'eflorts; le plus souvent on la fait mareher à l'aide de la vajjeur : c'est de cette presse, connue aussi sous le iKim de presse mécanique, presse à lu Slanhope, (pie font usage les tyjx)gi'aphes, les lithographes et les imprimeurs sur étoffes : la calandre et les laminoirs sont des presses de ce genre;

— la presse hydraulique, composée de deux corps de jiompe de dimensions différentes communiquant entre eux, rt fondée sur le principe de la transmission des pressions dans les liquides : eu vertu de ce princiijc, une pression exercée dans un vase sur un point de la surface d'un liquide se fera sentir sans altération sur tous les |)oinls de la surface du même liquide dans un autre vase communiquant avec le premier; si la surface tîu niveau dans le second vase est centuple de ce qu'elle est dans le premier, les pressions- seront dans le même rapport, et avec un effort d'un kilogramme on en obtiendra un de cent. 1^ première idée de cette presse est due à Pascal; elle a été réalisée au xviii* siècle par le mécanicien anglais Bramait.

Parmi les inventions les plus récentes en fait de presses, nous mentionnerons : les presses monétaires de Tliouelier et de Cail, qui ne sont autre chose (jue la presse conliniie, dite de Munich, perfectionnée; la presse rotative, de Marinoni, pour les journaux, et, pour les livres, la pi"cssc à réaction et à retiration de Alauzel-Tiuuet, Derriey. etc.; les petites presses pour liillets de chemins de fer de MM. Lccoq, Lélang et Trouillet, et pour le numérotage soit de ces billets, soit des billets de banque, de MM. Trouillet et Ch. Derriev, etc.

presse s'entend aussi de tous les piotluils de la presse ou de l'imprimerie, c.-à-d. de tous les ouvrages imprimés. Sous le nom Ae presse périodique, on dislingue les ^ournaux et les revues. Voy. ces mots.

Par Liberté de la presse on entend la liberté de mettre au jour, par la voie de l'impression, ses idées, ses opinions, sur toutes sortes de matières, sans être obligé de les soumettre à la censure et sans être inquiété. La liberté de la presse, aujourd'hui reconnue dans tous les pavs libres, est un droit jiour lequel les nations les plus civilisées n'ont cessé de lutter. Cette liberté n'existait jms en France avant 1789, ou du moins elle était extrêmement liinilée par la censure. Elle fut j)roclamée par l'Assemlilée runstituantc et réglée par le décret du 14 seplemla-e 1791. A la suite de plusieure vicissitudes, elle fut reconnue jwr la Cliarlc de Louis XVIII, et confirmée de nouveau jwr la

PÏIESSION

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