‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1308 sur 1729 · PRIME · texte numérisé non relu

PRIME

vaut (hi fait qu'il alh-guc (C. civ., art. 1315). — Consulter : lîcnlltnni, Traité des preuves judiciaires, cl Ed. Boniiicr. TrniU' théorique cl pratique des preuves endroit civil et cil droit criminel [t' édition, revue par Ferd. LarnaïKlo. 188-2).

pntiivE (du lat. proha), ioxm^ d'Arithmétique, opération par laquelle on contrôle l'exactitude des résultats d'un calcul.

Preuve par neuf. Voy. necf.

On appelle encoïc preuve une petite fiole dans laquelle on reçoit, an sortir de l'alambic, l'eau-de-vie dont on veut faire connailrt' le degré. L'eau-de-vie preia'C rfe Hollande est de l'eau-dc-vie à 10" Cartier.

PRÉVARICATION (du lat. prsevaricatio], action de manquer par mauvaise foi aux devoirs de sa charge, aux obligations di^ son ministère. On comprend sous le terme général de prévarication les délits rangés par la loi sous les noms (le forfaiture, déni de justice, concussion, corruption des fonctionnaires publics, abus d'autorité, etc. Voy. ces mots.

PRÉVENTION, PRÉVENU (du lat. pi-spventum, de prsevenire. prévenir). En Droit criminel, la prévention est le renvoi d'un individu devant le tribunal correctionnel pour y être jugé au sujet d'un délit, ou devant la chambre des înises en accusation chargée de juger si les faits allégués 110 coiislitiienf pas un crime. — On appelle prévenu celui qui est l'objet de celle action ou même celui à qui un délit (|uclconque est imputé

Prévention signifie aussi l'action de devancer l'exercice du droit d'un autre : c'est ainsi que les commissaires de police ont prévention à l'égard des gardes champêtres pour la recherche des contraventions (C. d'instr. crim., art. 11).

Autrefois, en Droit canonique, on appelait prévention en cour de Home le droit qu avait le pape de prévenir les collateurs dans la nomination aux bénéfices, en nommant par lui-même.

PRÉVISION (du lat. prœvisio), vue de l'avenir, des choses l'uliiros. Cette faculté, qui appartient essentiellement à Dieu, et qui en lui prend le nom de prescience ( Voy. ce mot), a été quel(|uefois aussi attribuée à l'homme moine, non seulement aux saints prophètes inspirés de Dieu, mais même à des hommes vulgaires, doués de. la faculté de seconde vue, ou chez lesquels l'intelligence était exallée par une vive excitation cérébrale. — Consulter Dcleuzc, Mémoire^ sur la faculté de prévision (1856).

PRÉVÔT (du lat. prsepositus, préposé), nom donné autrefois en France à divers juges ou magistrats [Voy. ce mot au Dicl. d'Hisl. et de Géogr.). — Dans certains chapitres de cathédrale, comme à Toulouse, prévôt est le titre qu'on donne au doyen. — Dans l'Armée, on donne encore le nom de pr''vôt-i aux officiers chargés do la surveillance et de la ri'pressioii des délits et en général de tout ce qui se rapporte à la police militaire (Voy. pouce) ; on appelle : grand jwcvôt l'officier général qui exerce ces fonctions dans toute l'étendue de l'armée; prévôts, les officiers supérieui-s qui les exercent dans les divisions, brigades ou régiments. La gendarmerie est sous leurs ordres. — On appelle encore prévôt le sous-maitre d'une salle d'escrime et même d'une école de danse.

Cours prévôtalts. Ou nommait ainsi, avant 1789, les cours judiciaires présidées par le grand prévôt de France et par le prévôt de l'hôtel du Roi. L étendue de leur juridiction était mal déterminée et donnait lieu à de fréquents conllils. — Sous l'Empire et sous la Restauration, on donna ce nom à des tribunaux exceptionnels, composés de cinq juges civils présidés par un prévôt ou juge militaire. Les cours prévôtales de l'Empire, établies en 1810, connaissaient de tous les crimes cl délits de contrebande : leur but était d'empêcher l'introduclion des marchandises étrangères. Celles de la Restauration furent établies pour ju^er les crimes ou délits politiques, et ne furent abrogées ciu après quelques années d'activité : elles laissèrent d odieux souvenii-s.

PRIACANTHE (du gr. -rrptwv, scie, et dixavôat, épine), Priacanlhus, genre de Poissons acanthoptérvgiens, de 1 ordre des Squamodermes, famille des Percoides : préopercu e dentelé, et terminé dans le bas par une épine qui

elle-même est dentelée : d'où leur nom. L'espèce type, le F. a gros yeux [P. macrophthalmus], vit dans les mers du Brésil.

PRIAIWÈLE(de l'allem. Pnamei [du \&l. preeambula]),

nom donné en Allemagne, au moyen âge, à des recueils de sentences moitié morales, moitié satiriques et d'une forme toute particulière : c'est une énumération de faits et de pensées ayant entre eux quehjue analogie et aboutissant à une idée générale qui les résume : il'où le nom Priamel, la suite des sentences qui composent la pièce étant considérée comme le préambule du trait final. — Voy. le recueil de Keller, Aile gute Schwân/te (Leipz., 18i7). Consulter lleinrich. Histoire de la littérature allemande, I. I, p. 346, et aussi [fergmann, la Priamète dans les différentes littératures anciennes et modernes (Strasb., 1808).

PRIAPÉE, Priapeia, nom donné chez les anciens à toute collection de poésies, à toute œuvre d'art (peinture ou sculpture) dont le dieu Priape est le sujet. — Les priapécs en vers sont souvent écrites dans un mètre particulier, dit priapéen, qui est la réunion du vers glycouiqiie et du vers pb(';récratien.

PRICÉITE, borate de calcium hydraté naturel (5Ca0.4B-()^.6II-0) en masses blanches terreuses, se trouve en Californie et en Perse.

PRIÈRE (du b.-lat. prccaria, de precari, prier), acte de religion par lequel on s'adresse à Dieu, soit pour l'implorer directement ou par l'intermédiaire de la Vierge, des anges ou des saints, soit pour l'adorer. On distingue les prières mentales et les prières orales [Voy. oiiaison). L'ensemble des formules de ])ricres appropriées aux cérémonies du culte constitue la liturgie. On appelle eucologe tout livre de prières dont la formule a été donnée par l'Eglise. Voy. ces mots.

La prière principale des Chrétiens est le Pater, que Jésus-Christ lui-même a enseigné. Cette prière forme ordinairement avec l'Ave Maria, le Credo et le Con/itcor les principales prières que tout catholique doit réciter tous les jours, matin et soir.

Prières noclurnes. Voy. matines. — Prières des quarante heures. Voy. quarante.

Chez les Israélites, dans les premiers temps de la loi de Moïse, aucune prière de vive voix n'accompagnait les sacrifices. Il n'y avait également rien de fixe, soit sur l'heure, soit sur la forme des priires particulières. Esdras, le premier, ordonna deux prières, l'une le soir et l'autre le matin pour les jouià ordinaires, trois jxiur le jour du sabbat, et composa dix-huit bénédictions que tout Israélite devait apprendre et dire chaque jour.

Les Grecs avaient personnifié les prières, qui, dans leur langue, se nommaient Litai : Homère en a fait des déesses, filles de Jupiter; il les représente Ixtiteuses, timides, conslernées et marchant continuellement après l'Injure ou Aie, pour guérir les maux qu'elle a faits.

PRIEUR, PRIEURÉ (du lat. jjrior, premier). Voy. ces mots au Dict. d'Hisl. et de Géogr.

PRIMAIRE (ère), en Géologie. Voy. paléozoïque.

PRIMAIRES (aSSEMCIJ-.Es). Voy. ASSEMBLÉE.

Ecoles primaires. Voy. écoles.

PRIMAT (du lat. primas, primatis), archevêque qui a sur plusieurs archevêchés ou évêcbés une supériorité de dignité ou de juridiction. Voy. aussi le Dict. d'Hist. et de Géogr.

PRIMATES (du lat. primates, qui occupent le premier rang), grande famille de Mammifères établie par Linné, et dans laquelle il iaisait entrer les animaux qui, par leur organisation, se rapprochent le plus de l'espfîce humaine, tels que les Singes , les Makis, les Chauves-Souris , et même les Bradyj)es et les Galéopithèques. Cette division a été remplacée par celle des Quadrumanes. Voy. ce mot.

PRIME (du lat. prima, s.-ent. hora, première heure). On désignait par ce mot, chez les Romains, la première des quatre parties du jour, celle qui s'écoule après le lever (lu soleil. Les trois autres parties du jour se nommaient : tierce, sextc et noue. — Par suite, on a donné le nom de prime, dans la Liturgie catholique, à la ])remière des heures canoniales, celle qui se chantait à prime et suivait l'office de la nuit : elle se dit après Laudes.

PRIME (déprima, s.-ent. ^^«rs, part prélevée sur le gain), s'emploie aussi pour désigner une certaine somme accordée à litre d'encouragement pour quelque opération hasardeuse ou onéreuse de commerce, d'agriculture ou de loute autre nature. Le Gouvernement donne des primes considérables aux marins qui se livrent à la grande pêche, à la pêche de la haleine et de la morue, dans le but d'entre-

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