DRAWBACK
Il est éffalement accordé des primes pour la destruction des animaux malfaisants. Voy. locp.
En termes de Doui-se, on appelle marché à prime une négociation à terme, dont l'acheteur peut se délier en alwndonnant au vendeur une dillérence convenue à l'avance, et tju'on nomme prime : c'est une espèce de pri : en un mot, marché résiliable moyennant indemnité convenue à l'avance. Voy. bouhse et MAncuÉ.
Prime d'assurance. Voy. asscraxce.
PRIMEROSE, synon. de Passe-rose. l'oy. ce mot.
PRIMEURS de prime, dans le sens de premier], se dit des fruits ou légumes obtenus avant l'epocpu'. ord., soit par la culture foirée, au moyen de couches el de châssis, soit dans un climat plus hàtif, comme le midi de la France ou l'Algérie. Les progrès de l'horticulture, ainsi que les movens rapides de communication dus aux chemins (le fer, ont donné au commerce des primeurs une extension considérable, et ces pro<luils, aulrcfois réservés jxjur les tables des princes el des plus riches particuliers, deviennent auj. une ressource pour l'alimentation des grandes villes, i.cs choux-lleurs, les artichauts, les asperges, les pois verts, les melons, etc., en fait de légumes : les fraises, les cerises, les j)runes. les abricots, les jièclics et le raisin eu fait de fruits, sont les primeui-s qui viennent en plus grande aijondance sur nos marchés. — Les jardiniers lleuristes ont aussi leui-s primeurs comme les jardiniers maraîchers. Voy. cultcre roncÉE, cocches, cu.vssis, SEunE, JAiiniN MuiAicHEit, etc.
PRIMEVÈRE ilu lat. primtim i>c>% premier printemps; à cause de sa pré-cocilé;, Primula, genre fyjjc de la famille des Primulacées, se com|)ose d'herbes vivaces, à feuilles radicales, du milieu desquelles s'élèvent des hampes le plus souvent simples, terminées par des fleurs en omlielle simple : calice Inbuleus, à 5 dents; corolle à limlie quinquélolx^ ; 5 élamines; fruit capsulaire. La plujwrt des es|)èces croissent sur les |)elouses des montagnes alpines. La P. commune [P. tu ris) , vulg. Coucou et lirayelle. lleurit dès les preiniei-s jours du printemps : ses tleurs sont otiorantes el d'un jaune doré ; on les mêle quelquefois à la bière jx)ur l'emiK'cher d'aigrir. On dislingue en outre : la P. élevée {P. elalior], remarquable par ses ham|»es plus élevées ; la P. À gramlcs fleurs {P. acaulis], à ham|X}s unilkires, sortant immédiatement de la racine : fleurs d'un jaune doré; la P. farineuse P. fari- »o«a), dont toutes les parties sont recouvertes d'une poussière farineuse : fleurs petites, bleues, quelquefois blanchâtres et mélangées de rouge; la P. à longues fleurs (P. longiflora): la P. gltitineuse [P. glutinosa), à fleurs violettes et (uirpurines; la P. oreilletTours [P. auricula), à feuilles ovales, éiwisses et veloutées [Voy. acuiccLE' : la P. à feuilles entières [P. inlegrifolia],» fleui-s purpurines; la P. pygmce (P. minima), à fleurs d'un jaune pâle : la P. vilulirnne [P. vituliana), à lleui-s sessiles, d'un jaune comparable à celui de l'œuf; enlin, la P. de Chine ou à candélabre, et la P. de Palinure, à fleurs jaunes, originaire de l'Italie. — Dans le Langage des fleurs, la Primevère est le syinlx)lc de la crédulité et de l'espérance.
PRIYlCIER (du lat. primiceriiis), celui qui a la |)remièie dignité dans certaines églises, dans certains chapitres: dans les églises cathédrales, le primicier avait soin de l'ordre de l'oflice et présidait au chœur; il était le premier «les chantres [Voy. chantre et che\ecieb). (jetait aussi le titre de plusieure ofliciers principaux de la cour lie IJyzance.
PRIMIDI. Voy. CALEMiRiE» RÉpcni.iCAix.
PRIMIPARE ;(lu lat. priniipura). Dans certains traités de Médecine, on désigne ainsi la femme qui accouche jwur la première fois.
PRIMIPILAIRES. Voy. le Dict. d'Hist. el de Géoyr.
PRIMITIF du lat. primitivus], qui appartient au premier état lies choses. On ap|)ellc, en Physique, couleurs primitives les sept couleurs du spectre solaire, d'où dérivent toutes les autres (Voy. cocleciî). — En Cristallographie, forme primitive, celle que l'on choisit parmi les cristaux d'une substance pour en faire dé-river les autres I>ar Ils lois de la cristallograpliic. Voy. cristal. — En
Géologie, terrains primitifs, les terrains que l'on considérait autrefois comme constituant la ci-oùte primitive de l'écorce terrestre. Voy. cristallopuvlliex. — En (Jramraaire, mots primitifs, ceux (pii servent de radical, et d'où les autres sont dérivés : ainsi, forme est le primitif de formel, former, formation, infonne, conformer, déformer, transformer, etc.
En Philosophie, on op|X)sc le primitif à l'actiiel, p. ex. l'état de nos connaissances avant qu'un travail ultérieur de l'esprit les ait mixliliées. Voy. idée.
PRIMOGÉNITURE (du lat. primus, premier, et geniiura, engendrement). Voy. aLnesse.
PRIMULACÉES (du g.-type Primida, Primevère], famille des plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme des herbes annuelles ou vivaces, à rliizomc ligneux, parfois tulx-reux; à feuilles opposées ou vert ici Ut-es, presque sessiles. semi-amplexicaules, souvent entières, sans stipules; à fleurs disposées en épis, en sertules ou en grapiies, quelquefois solitaires : calice tubuleux, ordinairement à 5 divisions, plus rarement à 4, 6 ou 7: divisions de la corolle alternant avec celles du calice: élamines en nombre égal aux divisions de la corolle et opposées ; fruit capsulaire, à une seule loge et (xilysfierme. — Cette famille comprend les genres : Lysiinachia, Primula, Androsace, Cyclamen, Soldanella, etc.
PRINCE, princesse (du lat. princej)s], titre de dignité. Voy. PRINCE au Dict. d'Hist. et de Géogr.
PRINCIPAL du lai, pnncipalis), ce qui est en première ligne, au premier rang. — On dit le principal d'une dette jwur désigner la somme capitale par op|)osition aux intérêts.
Le chef d'un collège communal est désigné sous le titre de principal, pour le distinguer du chef d'un lycée, qui prend celui de proviseur. — On ap|ielle aussi, jwr abréviation, principal le médecin principal ou en chef d'un hôpital militaire.
Sormale principale, en Géométrie. Voy. osccLATEm.
PRINCIPAUTÉ (de prince^, petit Etal indé|)endaiit ou médiat dont le chef a la cjualité de prince. L'Italie. l'.Mleinagne, les provinces danubiennes, etc., renfermaient autrefois un grand nombre de principautés de ce genre. — On donne aussi le nom de principautés à deux divisions administratives de l'ancien myauine des Deux-Siciles, la Principauté citérieure et la Principauté ultérieure. Voy. au Dict. d'Hist. el de Géogr. les art. allehagnb et