‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 132 sur 1729 · AURORE · texte numérisé non relu

AURORE

aromatiq^iie. L'^l. des prfs a éti^ préconisée contre la dysciiUM'ie.

'aura, mot latin qui signifie souffle, air, a été employé en Médecine pour exprimer tantôt le principe vital [A. vitalis] ; tantôt une vapeur vivifiante qui s'exhalerait du sang, ainsi que d'autres lluides naturels [A. sauguitiis, A. seminalis] ; tantôt enfin une espèce de vapeur qui, dans l'cpilepsie et l'hystérie, semble monter d'un jK)inl quelconque du corps vers la tète et précède ordinairement l'accès [A. epileplica, A. hysterica).

AU RADE (du lat. aurum, or), nom vulg. du Spare doré, sur les côtes de la Méditerranée. Voij. si-are.

AÛRANTIÉES (du nom de l'Oranger commun, Citrus auraiiHinn], lamdle de plantes Dicotylédones dialypétales dipiostéinones à ovaire supère, appelée aussi famille des Uespcridres : calice urcéolé ou campanule à 3, 4 ou 5 dents, même nombre de pétales alternant avec les dents du calice, étamiiics en nombre double ou multiple des pétales, ovaire libre, style simple, et, pour fruit, haie sèclie ou chariuie, à écorce épaisse, renfermant un nombre variable de graines entourées d'une pulpe mucilagineuse ou enfermées dans des vésicules succulentes. Les Auranliacées sont des arbres ou arbustes à feuilles alternes, à folioles coriaces, criblées d'utricules transparentes remplies d'une huile volatile d'odeur suave. Quoique originaires des régions tropicales, elles se trouvent auj. répandues sur tout le globe, et leur multiplication est si facile que Icui-s feuilles mêmes, mises en terre, y prennent racine en fort peu de temps. — On divise cette famille en 3 tribus : les Limonées, les CAaiisénées et les Citrces. Genres principaux : Oranger, Citronnier, Limon, Clausène, Féronie, etc.

AU RATES (du lat. aurum, or), sels formés par l'oxyde auriquc ou acide aurique.

AURÉLIE (du lat. aurum, or). Voy. chrysalide et méduse.

AURÉOLE (du lat. aï(reo/a), disque lumineux ou simple cercle, dont les peintres et quelquefois les sculpteurs ornent la tête des personnages célestes. On ne donna d'abord l'auréole qu'à Jésus-Christ; puis ou l'étendit à la Vierge, aux apôtres, aux anges; enfin, dès le v siècle, on l'accorda à tous les saints, et même aux objets symboliques du culte chrétien. L'origine de l'auréole remonte à la plus haute antiquité. Voy. nimde.

En Physique, on appelle Auréoles accidentelles certaines apparences que présente quelquefois le contour d'un corps qu'on regarde fixement. Ainsi, quand on contemple un (hsque rouge bien éclairé sur un fond blanc, au bout de quelque temps on voit une auréole verte autour du disque. Bulfon a étudié ce phénomène avec détail; c'est à M. Plateau qu'on doit son explication. Voy.

COULEURS accidentelles.

AUREUS (s.-ent. nummus), monnaie d'or des Romains, ne fut en usage que vers l'an 203 av. J.-C. Vaureus pesait d'abord un scrupule, le 24" de l'once, et valait 20 sesterces (env. 4 fr. 09 c). On en frappa depuis de 2, de 3 et de 4 scrupules, valant 40, 60 et 80 sesterces. Depuis César jus-

auà Constantin, l'or étant devenu plus commun, le poids e Vaureus varia fréquemment : Constantin en fixa le poids à 4 scrupules, et le nomma solidus aiireus ; pendant toute cette époque il équivalait à 100 sesterces. Sous Auguste, Vaureus valait 20 fr. 38; sous Domitien, il ne valait plus que 17 fr. 59.

AURICULAIRE (du lat. auris, oreille). Un témoin auriculaire est celui qui a ouï dire les faits dont il dépose : on l'oppose à témoin oculaire. — La confession auriculaire est celle qui se fait en secret, à l'oreille du prêtre : on l'oppose à la confession publique, qui ne se fait plus auj. — Le doigt auriculaire est le petit doigt, ainsi nommé parce qu'il peut facilement être introduit dans le conduit auditif externe. — Voy. oreille, oreillette.

En Botanique, on nomnie Auriculaire un genre de Champignons, de la famille des Hétérobasidiés, qui ont la forme d'une oreille. VA. mésentérique croît en France sur les vieilles souches, notamment sur celles des noyers.

AURICULE (du lat. auricula, petite oreille), nom que l'on donne, en Anatomie, à l'oreille externe ou pavillon de l'oreille.

En Zoologie, on nomme Auricule : 1° les crêtes formées sur les côtés de la tête de certains oiseaux par les pennes les plus élevées, chez les chouettes, par exemple; 2" un genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Puliponés. caractérisés par leur coquille ovale, oblongue,

à ouverture entière, pourvue d'un péristome externe et d'un épaississcmenl. et munie de dents en nombre variable. Les auricules sont demi-aquatiques et habitent le voisinage des eaux saumâtrcs. 1/^4. de Midas de l'Inde et VA. de Judas sont les espèces les plus grandes. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires.

En Botanique, on nomme Auricule {Primu la auricula), vulg. Oreille d'ours, un genre de la fainillc! dos Primulacées, à calice campanule, à colonne ventrue, cl remarquable par rél'''gance de ses fleurs. 1/^4. commune ou A . des fleuristes, qui orne tous les parterres dès le début du printemps, est originaire des Alpes. La culture en a obtenu un grand nombre de variétés. — On nomme encore Aurictdes les appendices en forme d'oreille qui se trouvent à la base des feuilles (sauge) ou des pétioles (citron)

AURIFICATION d'uxe dent, se dit d'une obturation de la cavité de la dent par une feuille d'or recuit ; cette opération, faite avec soin, donne d'excellents résultats, mais elle ne peut guère se pratiquer que sur les dents non apparentes et suffisamment solides pour résister à la pression considérable nécessitée jjar l'application de la feuille d'or.

AURIQUE (du lat. aurum), en Chimie, qualificatif des combinaisons de l'or, au maximum de chloruration ou d'oxydation : chlorure aurique, oxyde ou acide aurique. Voy. OR.

Dans la Marine, on nomme Voile aurique toute voile trapézoïdale, telle que celles qui se hissent dans la diiec-^ tion des étais ou s'cnverguent sur des cornes. L'usage de ces voiles a, dans les bâtiments dits traits carrés, des inconvénients qui les y ont fait abandonner. On ne les emploie guère que dans les lougres et les chasse-marées.

AUROCHS (de l'ail. Auerochs, bœuf de plaine, bœuf sauvage), Bos urus, espèce du genre Bœuf, qui paraît être le Bison plutôt que l Ui'us des anciens. L'aurociis a le pelage composé de deux sortes de poils : les uns, fauves, doux et laineux, espèce de bourre recouvrant les parties inférieures ; les autres, ceux du dos et des régions antérieures, plus longs, bruns, durs et grossiers. Son menton |iorle une barbe longue et pendante ; ses cornes sont grosses, rondes et latérales ; son front bombé. L'aurochs est, après l'éléphant et le rhinocéros, le plus gi'os des quadrupèdes mammifères. Le mâle, haut de 2 m., a jusqu'à ù m. 33 de long. Ctît animal, très farouche à l'état de nature, peut être réduit en domesticité lorsqu'il est pris jeune. Il devient du reste fort rare : très répandu autrefois dans les forêts de l'Europe tempérée, il est auj. confiné dans celles de la Lilhuanic, des Carpalhes et du Caucase. On l'a considéré comme la souche de nos bœufs domestiques. Voy.

CŒUF.

AURONE, Artemisia abrotanum, espèce du genre Armoise, que l'on cultive dans les jardins. On la nomme aussi Aurone mâle, Citronelle ou Garde-Bobe. L'aurone est un arbuste très ramifié, cbnt les feuilles, pressées entre les doigts, exhalent une odeur de citron ; elle jouit des propriétés de l'armoise commune, mais à un moindre degré. Cette plante croît naturellement dans le midi do la France. — On nomme Aurone femelle une plante d'un autre genre de la même famille, la Santoline petit-cyprès.

AURORE (du lat. aurora), lumière faible, de teinte orangée, qui commence à colorer l'almosphèrc quand le soleil est à 18 degrés au-dessous de l'horizon, et qui continue à augmenter jusqu'au lever de cet astre ( Voy. crépuscule). — Les poètes ont fait de l'Aurore une cfivinité et lui ont créé une intéressante légende. Voy. le Dict.

AURORE BORÉALE, phénomène lumineux qui apparaît quelquefois dans le ciel, la nuit et du côté du nord, ce qui le fait aussi appeler lumière polaire. On l'observe accidentellement dans nos climats ; mais il se montre fréquemment dans les pays plus voisins du pôle arctique, en Laponie, en Norvège, en Islande, en Sibérie. On en a aperçu également dans les régions australes. L'aurore boréale se présente sous l'aspect d'un arc enflammé, qui subsiste pendant plusieurs heures ; l'espace sombre entouré par cet arc est traversé, de temps à autre, par des éclairs diffus et colorés, tandis que l'arc lui-même est continuellement agité par des traits éclatants qui, lancés au dehors, dépassent le zénith, et vont concentrer leur lumière dans un espaça presque circulaire appelé la couronne de l'aurore boréale.

AURRESCU

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