PRIX
Hygiène. Les pi-isomiiei-s oUVeiit eu péiiéral très peu de résistance aux maladies, et leur mortalité est 4 ou 5 fois
[>lus élevée que celle des geus de même âge dans la popuation libre; les hommes fournissent une mortalité plus considérable que les fenmies. La phtisie devient plus fréi|ueute avec le nombre des années de détention. La scrofulose, riiydréniie, la tuberculose, la diarrhée sont les affections les plus meurtrières des prisons. Aussi s'est-on efforcé d'atténuer par l'IiYgièHeet dans ime certaine mesure cette mortalité considérable, en recommandant de <lonner plus d'air et de lumière au prisonnier, de relever le taux de leiu" alimentation. Dans certaines maisons de détention, à Rouen eu particulier, on a même installé des bains-douches. L'isolement cellulaire a diminué dans une grande proportion les affeciions résultant de la vie en conunun, telles que typhus, choléra, variole : mais les afl'eclions mentales ont augmenté.
PRISONNIER DE GCERKE, celui qui a été pris à la guerre. Le sort des prisoiniiei-s de guerre a varié suivant les temjw et les progrès de la civilisation. Les peuples les plus sauvages les massacrent impitoyablement ou même les mangent ; ceux qui sont un jk'u moins Iwrbares les réduisent en esclavage [Voy. ce mot'. Les peuples anciens traitaient les
[trisouniers de guerre avec la plus grande inhumanité. Dans es villes prises d'assaut, le droit de la guerre autorisait le vainqueur à égorger ou à mutiler les hommes valides, à massacrer les vieillards, à vendre les femmes et les enfants. Les Lacédémoniens, chez les Grecs, et les Romains, jusqu'après les guerres puniques, ne faisaient point de prisonniers sur le champ de bataille et ne rachetaient jioint ceux des leurs qui se rendaient à l'ennemi. Toutefois le rachat des prisonniers a existé dès les temps les plus reculés : Homère en olfre de fréquents exemples. Au moyen âge, à partir des croisades, ce fut en quelque sorte l'usage habituel, surtout à l'égard des chevaliers. Les simples soldats continuèrent longtemps encore à être misérablement traités. Au xvn" siècle, on voit Cromwell, après la bataille lie Saverne, conduire à lx)ndi-es 7 000 prisoiniiers et les faire vemire pour aller travailler comme esclaves aux plantations anglaises de r.-\mérique. Le souvenir des pontons anglais où nos prisonnière étaient enfermés pendant les guerres de l'Empire est encore vivant en France. Auj. les nations civilisées échangent leurs prisonniers {lendant la guerre et les restituent lorsque la paix est conclue. Voy.
r.CERRE, CAPITCLATIOX, RANÇON, etc.
PRISTIPOWE, genre de Poissons acanlhoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoïdes, caractérisés par leur préojn-rcule dentelé. Voy. lctjax.
PRISTIS, |)oiss<in de mer. Voy. scie.
PRIVATIF idu lat. privare'^,(\\i\ marque la privation. — En (jrammaire, on apj)ellc privatifs, particules privatives, des particules qui, ajoutées à certains mots, leur donnent une signilication tout opposée à celle qu'ils avaient d'abord. Tels sont : en grec, d et Sûç : exemple : xaxia. méchanceté, et ixaxîi, bonhomie; àpesrô;, agréable, et Su^âoîTTo;, désagréable; — en latin, in : humaniis, humain, et in-lmmanus. inhumain: — en français, in, mé, dé. etc. : exemple : inconnu, méconnu, déplaisant.
PRIVÉ (du lat. privali(s). Voy. coNSEri et droit positif.
PRIVILÈGE [du lat. pn'vilegium, loi exceptionnelle), avantage exclusif concède soit à un particulier, soit à une communauté.
En Politique, privilège s'entend des avantages propres il certaines classes de la société. En France, avant 1781*, la noblesse et le clei^é étaient dispensés des impôts directs, pouvaient seuls prétendre à certains postes, et jouissaient d'un grand nombre d'autres avantages contraires au droit commun : tous ces pri\ilèges furent abolis par l'Assemblée constituante dans la célèbre nuit du 4 août 1789. Les privilèges concédés par la constitution au souverain ou à l'un des grands corps de l'Etat prennent le nom de prérogatives [Voy. ce mot . — En Matière commerciale, le privilège s'appelle monopole. Voy. ce mot.
Sous l'ancien régime, on appelait spécialement privilège l'autorisation donnée iiar le roi de jmblier un ouvrage, ainsi que la garantie de propriété donnée à l'auteur ou à l'éditeur.
En termes de Jurisprudence, on appelle pm'i/pjre un titre à la préférence, un droit que la qualité de la créance donne à un créancier d'être préféré aux autres créanciers, même hypothécaires. La préférence se règle entre cn'anciers |)rivilégiés par les différentes qualités du privilège.
Les privilèges peuvent porter : 1" sur les meubles, 2* sur les immeubles, 3' sur les meubles et les immeubles à la fois. Ils sont ou généraux ou particuliers. Les créances
ftrivilégiées sur la généralité des meubles et, à défaut, sur es immeubles sont : !• les frais de justice, 2" les frais funéraires, 5° les frais de la dernière maladie, 4" les salaires des gens de service pour l'année éclûie et ce qui est dû sur l'année courante, 5» les fournitures de suljsistances faites au débiteur et à sa famille par les marchands en détail et la dernière année par les marchands en gros. Des privilèges particuliers sont concédés sur les immeubles, p. ex. au vendeur, sur l'immeuble vendu i)our le payement du prix ; aux cohéritiers, sur les immeubles de la succession pour la garantie des partages et des soultes ; aux architectes, entrepreneurs, maçons, etc., jwur les constructions et réparations faites par eux. Des privilèges particuliers sur les objets mobiliers existent au profit de celui qui a loué un appartement, vendu des meubles, li\Té des semences, travaillé à la moisson, etc. [Voy. aussi propriétaire, hypothèque, etc. ^. Tout ce qui concerne les privilèges est réglé par le Coile civil (art. 2092-2113). — Voy. les Traités spéciaux de Valette, Troplong, Colmet de Santerre, Thézard, etc.
Cas privilégiés. Voy. cas.
PRIX (du lat. pretium), la valeur d'une chose qui est dans le commerce. Le prix est une des conditions essentielles à la validité de la vente ; il doit être déterminé par les parties (C. civ., art. 1383 et 1591). Le Code civil indique les cas où il y a lieu à la diminution ou à l'augmentation du prie (art. 1619 et suiv.), et à la rescision pour vilité du prix ou lésion de plus des sept douzièmes (art. 1674 et suiv.'. Voy. LÉsiox et rescision.
En Economie politique et dans le Commerce, on appelle prix courant la valeur d'une chose en monnaie. 11 est réglé par la loi de l'offre et de la demande combinée avec celle des frais de production. — On nomme prix originaire, naturel ou réel la somme des frais de production la première fois que le proiluit est mis en circulation. La baisse de ce prix offre un grand avantage lorsqu'elle jiorte sur tous les produits, paree qu'on en acquiert plus avec la même quantité de fonds productifs.
Prix décennaux, prix institués par l'empereur >apoléon I" (Décret du SO août 1804), pour récompenser les savants, les littérateurs, les artistes, les industriels et les agriculteurs. Ces prix devaient être distribués, tous les dix ans, le jour anniversaire du 18 Brumaire, sur le rapport de juges choisis dans l'Institut ; mais ils ne furent décernés qu'une seule fois, en 181)9. Parmi les lauréats, on remarquait Lagrange, Laplace, Berthollet,Montgollier,Oberkampf, Raynouard, Girodel, David, Chaudet, Spontini et Méhul. — L'empereur Napoléon III avait créé de même : 1" un prix bisannuel, qui devait être décerné par l'Institut et alternativement dans l'ordre des lettres, des sciences et des arts, à une œuvre ou à une découverte désignée par la majorité des suffrages des cinq Académies : ce prix fut décerné deux fois, au physicien Ruhmkorff et à l'historien Thiers; 2" un grand prix de 100000 fr., qui devait être décerné tous les cinq ans à l'auteur d'une grande œuvre de peinture, de sculpture ou d'architecture : ce prix ne fut aécernc qu'une fois, en 1869, à M. Duc, archi-
Prix d'honneur du Concours général entre les élèves de l'Université. Pendant longtemps il n'y eut qu'un seul prix d'honneur, celui de rliétorique, donné au discours latin (auj. le prix de rhétorique est donné à la composition française). Depuis on en créa deux autres, celui de philosophie, en 1822, et celui de mathématiques, en '855. Parmi les lauréats qui ont remporté le prix d'hon- •.leur de rhétorique, on cite : dans l'ancienne Université, Thomas (1749), Delille (1755), La Harpe (175^57), Noël (1774-75), Defauconpret (1786), Lemaii-e (1787), Burnouf (n921; et, dans la nouvelle : Naudet (1803 et 1804), J.-V: Le Clerc (1806 et 1807), Glandaz (1808\ Cousin (1810). Boismilon (1813), Rinn (1816), A. de Waillv (1817), Cuvillier-Fleurv (1819), G. de Wailly (1821)'. Drouvn de Lhuvs (1824)', H. Lemaire (1829), Giranl (1859j, Rigaiilt (1840K"Taine (1847), Dietz (1865-64).
Discours latin : 186o, Cartault (Augustin-Georges- Charles); — 1866, James Darmesteter; — 1867, Roze (Ferdinand-Charles); — 18(>8, Bourgnin (Viclor-Louis- Lucien) ; — 1869, Cauquelin (Henri-Marie-Eugène); — 1870, Lévy (Georges-Raphaël). — Pas de concours en