PROFESSEUR
•espèces d«5posenl leurs œul's dans le corps des larves de divers Hiplères.
PROCURATION (du lat. procuralio], acte par lequel une personne donne à une autre, dite fondé de pouvoir, le pouvoir d'agir en son nom comme elle pourrait le l'aire elle-même; cet acte s'ajjpelle aussi mandai [Voy. ce mot). La procuration peut être donnée sous seing privé ou par acte public : cette ilernière formalité est oLligatoirc quand \l s'afçit de représenter une j)arlie dans un acte de l'état civil (C. civ., art. 50), de récuser un juge, d'accepter une donation (art. 993), de répudier une succession, de toucher des arrérages de rente sur l'Elat, etc.
L'objet de la procuration et les pouvoirs du mandataire doivent être fixés d'une façon claire et précise afin d'éviter les dangers que pourrait olfrir une formule trop vague.
— Le Tonde de pouvoirs doit accomplir son mandat sous peine de dommages-intérêts. Il répond de son dol et même de ses fautes. Si le mandataire excède ses pouvoirs, il demeure garant envers les tiers avec qui il a contracté, sauf le cas où il a donné coiniaissance oc son mandat. — Le mandat finit par la révocation expresse ou tacite, par la renonciation du mandataire, la mort naturelle, l'interdiction, la déconfiture, soit du mandant, soit du niaudalaire, par l'absence de l'une des parties, par l'expiration du terme, etc. (C. civ.. art. 1984 à 2011).
PROCUREUR (du lat. procurator). Sous l'ancien régime, on appelait procureur un officier ministériel qui remplissait les fonctions dévolues aujourd'hui aux avoués. Les procureurs représentaient les parties devant les cours et tribunaux, prenaient des conclusions, et faisaient tous les actes de procédure requis pour l'instruction des causes.
— Ces officiers existaient déjà chez les Romains sous le nom de procuralores ad lilcs. On trouve des procureurs en France dès le xiv° siècle; sous François I'', leu»"s charges devinrent vénales. Ils furent supprimés par la loi du 50 mars 1791. Voy. avoué.
Aujourd'hui on donne le nom de procureurs h certains membres du parquet qui exercent les fonctions de ministère pubhc près les cours et tribunaux. On distingue : les procureurs généraux, magistrats supérieurs qui exercent ces fonctions près de la cour de cassation et des cours d'appel : ils ont sous leurs ordres des avocats généraux, chargés le plus souvent du service des audiences, et des stibsliluls, chargés du service du parquet, et les simples procureurs (dits, selon les temps, P. impériaux, P. du roi, P. de la république), qui exercent les mêmes fonctions devant les tribunaux de 1'^'= instance : ils sont sous la dépendance hiérarchique du procureur général, et ont aussi leurs sul> stituts. Ces magistrats sont nommés par le chef de l'Etal; ils sont amovibles. Nul ne peut être nommé procureur s'il n'a 25 ans, ni procureur général s'il n'a 30 ans. — L'institution des procureui-s date du 28 floréal an xu. Auparavant leurs fonctions étaient remplies en partie par les procureurs de l'ancien régime, et, depuis 1790, par les accusateurs publics et les commissaires du gouvernement. Voy. PAUQUET.
Pendant la Révolution il y eut : dans chaque chef-lieu de département, un procureur général syndic; dans chaque district, un procureur syndic; dans chaque municipalité, un procureur de la commune.
On appelait autrefois : procureur fiscal, un officier qui exerçait son ministère auprès des juridictions seigneuriales, veillait aux droits du seigneur et aux objets d'intérêt commun : on disait aussi, par abréviation, le fiscal; — procureur général, le religieux chargé (les intérêts de tout l'ordre; — procureur-gérant, le religieux chargé des intérêts temporels d'une communauté : c'est ce que l'on appelle aujourd'hui ïéconome; — jyrocureur de la fabrique, ce que nous appelons marguillicr.
PROCYON (du gr. xpoxûwv, de -koô, avant, et *ûwv, chien), étoile de première grandeur, qui fait partie de la constellation du Petit Chien; est ainsi nommée parce que son lever héliaque précède de plusieurs jours celui du Grand Chien ou >irius. On croit que cette étoile a un satellite comme Sirius.
PKocYos, nom lalin scientifique du genre Raton. PROpiCTATEUR, magistrat romain. Voy. ce mot au Dicl. d Hist. et de Géogr.
PRODIGUE (du lat. prodiqus). Dans notre ancienne législation la prodigalité était une cause d'interdiction; auj. elle donne seulement lieu à la nomination diin conseil judiciaire, sans l'assistance duquel le ijrodigue ne
peut plaider, transiger, emprunter, recevoir un capital mobilier et en donner décharge, aliéner, ni grever ses biens d'hypothèques (C. civ., art. 513-5151. Ce conseil lui est donné par le tribunal, sur les conclusions du ministère public. La demande peut en être faite, comme pour l'intenliction, par un époux, un parent, ou par le magistrat agissant d'office (art. 490).
PRODROME (du gr. T:prjSpo[xo(;). Dans certaines sciences, par ex. en Histoire naturelle, on appelle ainsi des traités
Ïui servent comme d'introduction. Candollc a intitulé 'rodrotnus regni vegetabilis un traité de Botanique qui, dans sa pensée, ne devait être que l'introduction d'un plus grand ouvrage, le Regni vegetabilis systema naturale.
En Médecine, on a|)pclle jnodrome l'état d'indisposition, de malaise, qui est lavant-coureur d'une maladie; c'est une phase intermédiaire entre la santé et la maladie, qui a lieu depuis l'instant où certains changements se manifestent dans la santé habituelle de l'individu, jusqu'à celui où l'état de maladie devient incontestable.
PRODUCTION (du lat, productio). En Economie politique, on appelle production des richesses celte partie de l'activité humaine qui a |)our objet la création des valeurs, par op|)osition à la distribution et à la consommation des richesses. Voy. économie politiquk, travail,
CAPITAL, produits.
Production de pièces. Voy. pièces.
PRODUCTUS, genre de Ihachiopodes articulés fossiles, type de la famille des Productidés : coquille libre, fibreuse, formée d'une valve dorsale concave et d'une valve ventrale lx)mbée ; ligne cardinale droite, sans dents; aréa i)resfjue nidle; impressions musculaires très nettes, surface recouverte de tubes calcaires, très développés surtout au voisinage du crochet. Les l'roductus débutent dans le terrain dévonien et atteignent leur maximum dans les terrains carlx)nifère et pcrmien, après lestjuels ils disparaissent.
PRODUITS (du ïal. productus). En Economie politique, on nomme produits ou valeurs les choses auxquelles l'industrie humaine a donné de l'utilité, en exerçant son action sur les matières premières. On distingue des produits matériels, choses obtenues par un travail manuel, comme les fruits de la terre, et des produits immatériels, services rendus par la science et le talent, comme le travail d'un ingénieur, les leçons d'un professeur, les ordonnances d'un médecin. Le prix courant d'un produit est réglé par la loi de l'offre et de la demande combinée avec celle des frais de production. — On nomme produit brut l'ensemble de toutes les choses utiles procurées par la protluction, et produit net ce qui reste quand l'entrepreneur a rcmlx)ursé ses frais, c.-à-d. ce qu'il a avancé, dépensé ou consommé. Voy. Emile AVorms, Exposé élémentaire de l'économie politique et aussi profit.
En Arithmétique, un produit est le résultat de la multiplication de deux ou de plusieurs nombres, qui prennent à son égard le nom de facteurs.
Produits cliimiques. On conijjrend sous cette dénomination tous les corps simples et composés qu'on retire des substances minérales, végétales et animales, soumises soit à l'action des bases, des acides et des sels, soit à la fermentation, à la distillation, à la combustion, à la calcination, etc., et qu'on emploie pour la teinture, la pharmacie, la médecine, et plus généralement dans les arts industriels.
PROFANATION. Voy. sacrilège.
PROFECTICE (du "lat. profectitius), se dit, en Droit romain : 1" du pécule dont un père laissait la jouissance à son fils ; 2" de la dot instituée par le père ou un ascendant paternel du sexe masculin.
PROFÈS (du lat. i)rofessus, qui a fait profession), se dit de tout religieux qui a prononcé les aopux. Chez les Jésuites, les profès forment la plus haute des six classes qui composent cet ordre.
PROFESSEUR (du lat. professor), celui qui enseigne une science ou un art. Il y a des professeurs publics, nommés par l'Etat, et Aii, professeurs particuliers, choisis par les particuliers. — Les professeurs publics suivent la gradation de l'enseignement. A l'enseignement supérieur appartiennent les professeurs de Faculté, qui enseignent la théologie, le droit, la médecine, les sciences et len lettres, et qui, selon les temps, ont été tantôt nommés au concours, tantôt choisis par le ministre sur um' liste de [ présentation : ils doivent avoir le grade de docteur. A l'en-