PROGRESSION
seignement secondaire apparlicnnont les professeurs [agrégés des lycées, qu'on distingue en professeurs titulaires, chargés de cours et professeurs des collèges communaux ., ces divers professeurs sont chargés d'enseigner la philosophie, la rliclorique, les mathématiques, les sciences phvsiques et naturelles, l'histoire, les humanités (classes de i" et 5'), la grammaire (4', 5°, 6'), les langues vivantes. Ceux qui sont charges des classes de 7° et 8" sont plutôt appelés mailres élémentaires). — Pour renseignement primaire, voy. écoles pbixaires et ixstitctecr.
PROFESSION (du lat. professio). Le choix d'une profession est un des actes les plus importants de la vie. Massillon et Bourdaloue ont traité du choix d'un état au point de vue religieux et moral. Au point de vue humain, on trouvera d'utiles indications snr les diverses professions, ainsi que sur la préparation nécessaire à chacune d'elles, dans le Dictionnaire des professions d'E. Charlon, dans le Dict. de la vie pratique de Belèze, et dans Y Annuaire de la jeunesse de M. Vuibert.
Dans le langage ecclésiastique, le mot profession signifie spécialement l'acte solennel par lequel on fait des vœux de religion. Voy. vœcï.
PROFESSIONNEL (esseigsemext). Voy. isstrcctio.n.
PROFIL de l'ilal. proffilo), se dit proprement, en Peinture, du Irait du visage d'une personne vue de coté, de manière à n'en montrer qu'une moitié, [loy. siliiocette).
Il se dit aussi, en Anhitecture. de la coupe ou section per^K-ndiculaire d'un Ijàtiment ou de tout autre ouvrage de maçonnerie, pour en montrer l'intérieur, la hauteur, l'épaisseur, la largeur, etc. ; en ce sens, on dit aussi sciagraphie. Voy. cocPE. — Par extension, en Géologie, on nomme profil la coupe d'un terrain laissant à découvert les pe:ites du sol, sa conliguration. la nature des matières qu'il renferme, les dilférentes couches de terrains qu'il présente, etc.
Profil de terrain, intersection du terrain par un pkn vertical ou par un cyHndre à génératrices verticales suivant une ligne droite ou courlie. dont on a intérêt à connaître les différences de niveau successives et les jMîntes. Est employé constamment dans les études de routes, de chemin de fer, canaux, etc. — On distingue le P. en long, suivant l'axe de la voie à tracer, et le P. en travers, perpendiculaire au premier. (|u'on fait de distance en distance lorsqu'on rencontre une forme particulièrement accidentée du terrain.
PROFIT (du lat. profectus). En Economie politique, on nomme profit la part du protfuit net qui revient au capital, et bénéfice la part qui revient à l'entrepreneur. Le profit du capital compron<i l'intérêt courant, la prime d'assurance pour les risques, l'amortissement du capital qui se tiétériore avec le temps (â moins qu'il ne constitue im prêt remboursable en numéraire]. Si les deux dernières conditions ne sont jkis réalisées, le capital |)eut être entame ou même complètement jjerdu. On a démontré que les profits sont en raison inverse de la quantité des capitaux nui se présentent jxjur exploiter une industrie, et en raison directe des emplois que l'industrie leur offre. — Consulter J. Garnier. Eléments de l'économie jmlitique. Voy. produit.
Profits el pertes, nom donné dans la Comptabilité en partie double, à l'un des chapitres des registres d'un négociant où sont enregistrés les escomptes, les lx)nifications, ainsi que les erreurs de compte, etc., dont le total sert à solder le compte de capital. Voy. texce des livres.
Profit du (lé faut (en Droit]. Voy. défact.
PROFITEROLES, en Pâtisserie, sorte de petit chou glacé que l'on sert pour accompagner les crèmes, mousses, etc.
PROGLOTTIS. Voy. téxu.
PROGNATHE, progxatiiisue (du gr. toô. en avant, et v-/â6o;. mâchoire'. Le prognathisme est la saillie en avant ne la face et des mâchoires. C'est, dans les races humaines, un caractère évident d'infériorité. Le prognathisme est siu-lout accentué chez les races noire et jaune. Voy. ortho-
GNATIIE.
PROGNÉ. Voy. procné et hirondelle.
PROGNOSTIC. Voy. pronostic.
PROGRAMME (du gr. TtpÔYpaaiJiatl. Ce mot qui, dans l'origine, désignait toute espèce d'avis atïiché ou répandu à la main dans le public, ne s'applique plus guère qu'à l'affiche contenant soit le détail d'un spectacle ou d'une lète publique, soit les conditions d'un concours ou le sommaire d'un cours public.
PROGRÈS (du lat. progressas, marche), développement
graduel et indéfini de l'humanité, au double point de vue de ses conditions physiques d'existence et de ses aptitudes ou cajMicilés intellectuelles et morales. La conception du progrès implique l'idée d'avancement et d'amélioration par rapiKtrt au passé, et la noiion psvchologique de perfectibilité humaine : elle semble, vu l'état presque stationnaire des civilisations de l'Dide et de la Chine, un mode de penser propre à l'Occident. L'antiquité grecque elle-même, avec Hésiode, Anaximandre, Heraclite et Em|)édocle, a hésité entre la thèse fataliste et indienne des cercles nécessaires ou immotliliables et la thèse progessisle : celle-ci n'est entrevue et nettement affirmée que par Sénèque Quest. nul., VII, 51). Pline l'Ancien (XIX, 1-4) et l'historien Florus ; dans la suite, par St Augiistin [Cité de Dieu, XXII. 24, section 5), puis Hugues de Saint-Victor, St Thomas d'Aquin, et surtout Roger Bacon [Opus majiis, \" part.); finalement elle est devenue depuis le ïvi« et le xvir siècle un état de conscience indestructible de l'humanité occidentale, dont les initiateurs premiers ont été François Dacon (.Vop. Organ., I. 841, Descaries [Méthode, C* part.,. Pascal (Z)e l'autorité, etc.). En dépit de certains éléments négatifs ou réfractaires, d'apparences contraires, que l'esprit de paradoxe peut multiplier, le progrès au quadruple point de vue économique, politique, industriel et scienlitique est un fait indiscutable, et il |)arait encore une affiriuation légitime et soutenablc en matière littéraire et esthétique, comme l'indique la querelle des anciens et des modernes, ou celle du romantisme. Seulement, l'art supt-rieur excluant le médiocre, les chefs-d'œuvre de tous les siècles seront toujours hors de classe et sans valeur commonsurable. — Le progrès ne consiste pas à continuer indéfiniment le perfectionnement d'une forme, mais à la remplacer par une autre forme qui s'approprie les éléments antérieurs en les modifiant par 1 esprit nouveau : ainsi l'art chrctien, sans reproduire la pureté et la grâce qui font de l'art grec le tyjie de la beauté, le surpasse jKir l'expression d'idées plus hautes et de sentiments plus profonds. On peut en dire autant de la moralité : le progrès ne supprime pas les passions inhérentes à la nature humaine ; il fait seulement prévaloir l'une sur l'autre selon les temps [Voy. esthétiqce. idéal). — L'idée du prt^ès a été nautement mise en lumière au xix" sit-cle par U. Spencer dans sa Philosophie de l'évolution. L'auteur soutient dans ses Premiers Principes (cli. xiv-xvii. 5' éil.: que le changement ou la transformation est une loi constante de l'univers physique et du monde humain : cette évolution se constate a 4 points de vue : 1" Marche d'une forme moins cohérente à une forme plus cohérente, ou intégration et incor|K)ration continuelle de matière; progrès dans l'intégration des outils d'une manufacture, etc. ; 2° Marche ou passage de l'homogénéité à une hétérogénéité croissante, ou différenciation des formes et des aspects du monde physique, des industries et des productions spirituelles dans le monde humain; ô" Marche ou progrès û un arrangement indéterminé à un arrangement mieux déterminé, ou de l'indéfini au défini ; 4^ Expansion et dispersion de l'éner^e de chaque agrégat jusqu'aux limites extiêmes de son milieu, ou multifonnité et complexité croissante des modes d'agir propres à tout organisme physique ou social et spirituel. On a reproché à cette exposition, d'ailleurs magistrale, de modeler à l'excès l'évolution de l'humanité sur l'évolution physique de la nature, el d'aboutir ainsi à une conception presque totalement fataliste du progrès, où semljlent disparaître les individualités et les idées morales de l'homme sur lui-même et sur la destinée de l'univers. — Consulter : About. le Progrès; Flint. Philosophie de l'histoire; Laurent. Etudes sztr l'histoire de l'humanité, tome VIII, |)art. ii: Ferron. Théorie du progrès; H. Spencer, Premiers Principes et Essais sur le progrès, trad. Burdeau; Caro, le Progrès social, Rev. des Deux Mondes. ISoct. 1875; Carrau, la Loi du Progrès, ibid.. 1" ocl. 1875.
PROGRESSION ^du lat. progressio], faculté de se déplacer et de se transporter d'un lieu dans un autre, à l'aide d'oi^anes particuliei-s. Voy. marche et locomotion.
PROGRESSIONS, en Mathématiques. On distingue les P. arithmétiques ou par différence, et les P. géométriques ou par quotient. — Progression arithmétique. On appelle ainsi une suite de termes dont chacun s'obtient en ajoutant au précédent un même nombre, appelé raison. La progression est croissante quand ses termes vont en croissant : la raison est alors positive : elle est décroissante quand ses
PKOIIIBITIF