PROMOTEUR
la carie. Le diamètre pcrpcndiciilairo à la ligne des pôles figure l'iMiiiateiir. Sur ce diainèlie on marque des points équidistants : un arc de cercle passant par l'un de ces ))oints et les deux pôles figurera un méridien. Le méridien contrai est figuré par la ligne des pôles. Sur cette ligne on marque des points équidistants à partir de l'équateur; supposons qu'on les numérote 0, 1, 2, 3,... au-dessus de l'équateur; sur le cercle extérieur, à partir de l'équateur, au-dessus p. ex., à droite et à gauclie, marquons des points équidistants en même nombre (|ue sur le méridien central et numérotons-les aussi 0, 1, 2, 3,...; chaque arc de cercle passant par trois points portant le même numéro figurera un parallèle.
2" La projection homalographique, employée pour les planisphères, qui se com|)ose de deux lignes droites perpendiculaires l'une à l'autre, la plus petite représentant le méridien central, la plus grande, ayant une longueur double, l'équateur. Cet équateur est divise en parties égales, et par toutes les divisions passent des eilinses (méridiens) dont le petit ou le grand axe est le méridien central. Quant aux parallèles, ils sont représentés par des lignes droites parallèles à l'équateur et espacées de telle sorte que chaque intervalle entre deux parallèles de la carte soit équivalent à l'intervalle correspondant de la sphère.
Enfin 3° un nouveau planisphère très souvent employé dans les publications géographiques et historiques de la librairie Hachette consiste en ceci : on prend une mappemonde représentant un hémisphère, on double le nombre de méridiens (ou l'on supprime les parallèles impairs), on abaisse des perpendiculaires de chaque intersection de méridien et de parallèle sur l'équateur, on divise ces perpendiculaires en deux et on fait passer des courbes régulières par ces points. Les canevas artificiels dérivés de la sorte, au lieu de représenter un hémisphère, donnent la Terre tout entière en un seul tenant et ont pour contour une ellipse dont l'équateur fornie le grand axe et le méridien central le petit axe. Il est avantageux de prendre pour base un hémisphère sur projection équidistante, car dans ce cas la déformation est relativement peu considérable. Si l'on se sert de la projection équivalente, le canevas dérivé est lui-même équivalent. Cette nouvelle projection est décrite dans la notice de la carte n" 2 de l'Atlas Schrader et dans les Nouvelles Géographiques, 1892, p. 89.
PROJECTION. En Chimie, on appelle ainsi l'action de jeter par cuillerées dans un creuset ou dans un vaisseau placé sur le feu une matière réduite en poudre. — On appelle poudi'e de j)rojeciion une poudre avec laquelle les alchimistes prétendaient changer les métaux en or, en la jetant sur un métal au moment où il entrait en fusion.
PROLÉGOMÈNES (du gr. xpoXEyô|X£va, choses dites auparavant), espèce d'introduction plus ou moins étendue mise en tête d'un ouvrage, particulièrement d'un traité didactique, et renfermant toutes les notions nécessaires à l'intelligence de ce qui doit suivre, la définition des termes, l'histoire des développements de la science dont on va traiter, de ses rapports avec les autres sciences, etc.
PROLEPSE (du gr. Ttp(5X7it|;t';), ou Antéoccupatio)}, Anticipation, figure de Rhétorique, par laquelle on prévient une objection en l'exposant soi-même, pour la réfuter d'avance et empêcher l'adversaire d'en faire usage. Bossuet, dans son sermon Sw l'ambition, détruit ainsi, sous forme de dialogue, toutes les illusions de l'ambitieux. « Mais je saurais bien m'affermir et profiter de l'exemple des autres.... Folle précaution! car ceux-là ont-ils profité de l'exemple de ceux qui les précèdent? — Mais je jouirai de mon travail. Eh quoi ! pour dix ans de ma vie? etc. »
PROLÉTAIRES (du lat. proletarius). On nommait ainsi, chez les Romains, ceux qui, venant après les trente-cinq classes du peuple, formaient une classe particulière de citoyens pauvres qui n'étaient considérés qu'à proportion du nombre d'enfants qu'ils pouvaient donner à l'Etat. Ils étaient, du reste, exempts d'impôts et, la plupart du temps, nourris et entretenus aux frais du public. — De nos jours, on a donné cette qualification aux individus qui composent les classes pauvres de la société, ne possédant rien en propre et vivant au jour le jour du produit de leurs mains. Voy. paupérisme, etc.
PROLIFÈRE (du lat. nrolifcr), se dit, en Botanique, de tout organe (tige, feuille ou fleur) qui donne naissance a un autixî organe qu'il n'a pas coutume de porter, ou qui
en produit un semblable lui-même. La rose prolifère", p. ex., est une fleur dans laquelle les diverses parties sont pétalisces ou transformées en feuilles.
PROLOGUE (du gr. TrpôXoYo;), sorte de préface, d'avantpropos, particulièrement en usage dans la poésie dramatique. Tantôt il sert à faire l'exposition du drame ou plutôt à la préparer, en donnant tous les renseignements
tiropres à la faire saisir; tantôt c'est un éloge ou une apoogie de l'auteur. Le prologue n'apparaît pour la première fois chez les Grecs que dans les pièces d'Euripide. Eschyle, Sophocle et môme Aristopliaiie n'en ont point. A Rome, au contraire, la plupart des comédies de l'iaute et toutes celles de Térence ont un prologue. Au moyen âge, les prologues des mystères étaient souvent un sermon, un cantique ou une prière à Dieu pour les auditeurs. — En France, on a longtemps mis des prologues au commencemeiit des opéras. Au xvii" siècle, les prologues contiennent presque toujours des vers en riionneur de Louis XIV (opéras de Quinault, Esther, etc.). Le théâtre anglais et le théâtre allemand ollrent aussi de fréquents prologues; quelques-uns sont de véritables avant-pièces : tel est celui de la Jeanne d'Arc de Schiller. Le Faust de Goethe a deux prologues, dont l'action se passe pour l'un sur la terre, pour l'autre au ciel.
PROLONGE. On nomme ainsi, dans l'Armée : 1° les cordages dont se servaient autrefois les artilleurs pour réunir une liouclie à feu à son avant-train ; 2° un chariot servant à transjKirter des munitions, des denrées ou des effets mililaires.
PROMENADES (de promener). Parmi les promenades les plus célèbres, on cite : chez les anciens, les Jardins d'Académus et les portiques circulaires du Lycée à Athènes; le Champ de Mars, les Portiques de Pompée et d'Octavie, etc., à Rome; — chez les modernes : à Paris, les Tuileries, les Champs-Elysées, le Bois de Boulogne, les Boulevards, le Luxembourg, le Jardin des plantes, le Palais-Boyal, le jmrc des Buttes-Chaumont, celui de Montsouris, les squares, etc. ; à Londres, les parcs Sl-James, Begent-park, Green-park, Hydepark, les jardins de Kensington et de nombreux squares; à Madrid, le Prado et le Buen-Betiro ; à St-Pétersbourg, le boulevard de l'Amirauté; à Berlin, la promenade Sous les Tilleuls [Unter-den-Lindeny, à Vienne, le Prater; à Florence, les Caséine, le jardin Boboli; à Rome, la villa Borghèse ; aux Etats-Unis, le Parc National, etc.
PROMEROPS, Promerops, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, détachés du genre Huppe, dont ils se distinguent par l'absence de la huppe, remplacée chez eux par les plumes du front veloutées et dirigées en avant sur les narines comme chez les oiseaux de paradis. Comme ces derniers, ils brillent par l'éclat de leur plumage ; ils ont une queue très longue et une langue fourchue et extensible qui leur permet de vivre du suc des fleurs. Le P. propr. dit [Upupa promerops), du Cap, a les parties supérieures d'un brun roux et le ventre blanc avec des taches olivâtres.
PROMESSE (du lat. j)roniissus). En Droit, ce mot est svnoyme ^'engagement. La promesse est unilatérale, et alors l'engagement est imparfait, c.-à-d. que le promettant est seul oblige et ne peut imposer l'accomplissement de la promesse à l'autre partie ; ou synallagmatique, cl alors l'engagement est parfait et chacune des parties peut contraindre l'autre à l'exécuter. L'article 1526 du Code civil appelle promesse le billet sous seing privé par lequel une seule partie s'engage envers l'autre à lui payer une somme d'argent ou une chose appréciable. Au contraire, la promesse de vente vaut vente lorsqu'il y a consentement des deux parties sur la chose et sur le prix (art. 1589). Voy. obligation, convention, contrat.
PROMÉTHÉE, tragédie d'Eschyle; poèmes de Goethe, de Herder, de Shclley. Le mythe de Prométhée, puni par Zeus et enchaîné sur le Caucase pour avoir donné aux hommes la connaissance du feu, est un des plus anciens et des plus considérables de l'antiquité.
PROMONTOIRE (du lat. promontorium). En Géographie, ce mot est à peu près synonyme de cap. Voy. ce mot.
En Anatomie, on appelle promontoire une petite saillie de la paroi interne du tympan qui correspond à la rampe externe du limaçon, et qui Iwrne inférieurement la fenêtre ovale.
PROMOTEUR (du lat. proniotum, de promovere. pous-