‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1320 sur 1729 · PROPITIATION · texte numérisé non relu

PROPITIATION

scr en avant\ magistrat qui, autrefois, remplissait d'office près dos tribunaux ecclésiastiques les lonctions de nos procureurs. — On nomme auj. promoteur, dans les évêchés et archevêchés, l'ecclésiastique chargé par l'évèque du maijilion de la discipline ot de la répression de ceux qui V manquent.

PROMOTION (du lat. promotio], acte par lequel on élève plusieurs personnes à la fois au même grade, à la même dignité : en ce sens, il se dit surtout en parlant des écoles du gouvernement Ecole polytechnique. Ecole de Sl-Cyr, Ecole normale, etc.], de l'ensemble des élèves d'une même année. — Il se dit encore de la nomination à un rang, à une dignité plus élevée que celle que l'on possédait déjà : un chevalier de la Légion d'honneur est promu ait grade d'officier, Vofficier à celui de commandeur.

PROMPTUAIRE (du lai. prompluarium, armoire, de promptus, qui est sous la main). Ce mot se trouve souvent employé au moyen âge comme titre de recueils ou d'abré-

Î:és, surtout pour des ouvrages de Droit. On cile notamment e Promptiiariiim (d'ilarniénopule. rédigé en Orient vers le x" siècle 'Racine, les Plaideurs. III, 5).

PROMULGATION (du lat. promulgatio), acte par lequel le chef du pouvoir exécutif atteste au corps social l existence de la loi et ordonne de l'observer; il résulte de l'insertion au Journal officiel ou au Bulletin des lois. Aux termes du Code civil (art. i"), les lois sont exécutoires dans tout le territoire français en vertu de la promulgation qui en est faite par le chef de l'Etat. Elles sont exécutoires dans chaque partie du territoire au moment où la promulgation en peut être connue : elle est réputée connue dans le département de la résidence du chef de l'Etat un jour après celui de la promulgation, et, dans chacun des autres départements, après l'expiration du même délai, augmenté d'autant de jours qu'il y a de fois dix myriamètres entre la ville où la publication en a été faite et le chef-lieu de chaque département. Ces divers délais courent du jour où le Journal officiel ou le Bulletin des lois a été reçu de l'imprimerie nationale au ministère de la juslice. — Un décret du 4 nov. 1870 a décidé que la promulgation pourrait résulter de l'insertion au Journal officiel. Dans les cas où le chef de l'Etat juge nécessaire de hâter l'exécution des lois, les délais onlinaires cessent d'être observés ; elles sont adressées au préfet, qui en constate la réception sur im registre, et en ordonne de suite l'impression et l'aflichage aux lieux accoutumés : elles sont exécutoires à dater de la publication ainsi faite Ordonn. des '27 nov. 1816 et 7 juill. 1824). Voy. polication, dista.xces

LÉGALKS.

PRONATION (du lat. pronare, de promis, penché en avant;, mouvement par lequel l'extrémité inférieure du radius se porte en avant du cubitus, et la main exécute une sorte de rotation de dehors en dedans. Dans ce mouvement, la paume de la main se tourne vers la terre : c'est la position la plus ordinaire et la plus naturelle de la main. — Les muscles au moyen desquels le radius exécute ce mouvement s'appellent muscles pronateurs.

PRÔNE (du lat. preeconium, proclamation). C'est proprement l'armonce publique que le curé fait chaque dimanche, après le premier évangile de la messe paroissiale, de tout ce qu'il est important pour les fidèles de connaître, des fêtes, des jeûnes, des heures des offices, des bans, des mandements épiscopaux, etc. En outre, le curé fait au

firône des prières pour les bienfaiteurs de l'Eglise, les déunts. etc. Il y joint ordinairement une instruction familière, qui a reçu elle-même le nom de prône; c'est ce qu'on appelait jadis homélie.

PRONOM (du lat. pronomen, qui tient la place du nom'', partie du Discours qu'on met à la place du nom ou substantif pour en éviter la répétition et en même temps pour désigner la personne. On distingue cinq espèces de pronoms : 1° les pronoms personnels {je, tu, il, etc.), qui désignent spécialement les trois personnes grammaticales [Voy. personne), et \es pronoms personnels réfléchis, qui exprmient le retour de l'action exprimée par le verljc sur le sujet même qui la fait : je j«'aime, tu t 'aimes, il s'aime : — 2" les pronoms démonstratifs, qui servent à montrer, à indiquer les personnes ou les choses dont ils rappellent l'idée : tels sont : ce, celui, cela, celle, ceux, celles : — 3" les pronoms possessifs, qui marquent la possession des personnes ou des choses dont ils rappellent l'idée, comme le mien, le lien, le sien, etc. ; — 4° les

pronoms conjonctifs ou i-elatifs, qui servent non seulement à rappeler l'objet dont on a parlé, mais encore à joindre une autre pensée à ce même objet : tels sont qui, que, lequel ; — 5" les pronoms indéfinis, qui désignent d'une manière vague, mdéterminée, les personnes ou les choses dont ils rappellent l'idée, par exemple : on, quiconque, chacun, mots auxquels quelques grammairiens joignent les adjectifs indéfinis nul, tel, aucun, plusieurs, quand ils sont employés sans substantifs.

On a donné, mais à tort, le nom de pionoms à des mots

3ui sont de véritables adicclifs, puisqu'ils se joignent à es noms, aux adjectifs dimonstralifs, possessifs, etc.

Voy. ADJECTIF.

PRONOMINAL. Voy. verbe et racine.

PRONONCIATION (du lat. pronunciatio). mapièrc d'articuler et de faire entendre les mots. La prononciation est exposée à plusieurs vices, connus sous les noms de balbutiement, de bégayement, de bredouillement, de grasseyement, etc. On a proposé diverses méthodes pour guérir ces défauts, qui le plus souvent tiennent à de mavaises habitudes contractées dès l'enfance, bien plus qu'à un vice d'organisation (Voy. bécayemext) . — Consulter : Mathieu. Traité de la parole (1847), et Morin (de Clagny), Traité de prononciation (1852). l'oy. aussi déclamation.

PRONOSTIC (du gr. Tooy/wTxixév, indice), jugement que porte le médecin sur les changements qui doivent survenir pendant le cours d'une maladie, sur sa durée et sa terminaison. Les signes pronostiques sont ceux qui font prévoir ce qui arrivera de lx)n ou de mauvais.

On donne aussi le nom de pronostics aux jugements que les astrologues liraient de 1 inspection des astres ou de toute autre combinaison superstitieuse, ainsi qu'aux prédictions des Matthieu Laënsberg, des Jiostradamus, sur la pluie et le beau temps.

PRONUNCIAMIENTO{c.-à-d. déclaration], nom donné, en Espagne et dans les republiques de l'Amérique méridionale, à l'acte par lequel un chef militaire se déclare en insurrection contre le gouvernement.

PROPAGANDE (du lat. propagandus, qui doit être propagé), ass(X'iation qui a pour but de répandre une opinion, une religion quelconque. Voy. ce mot au Bict. d'Hist. et de Géogr.

PROPAGATION (du lat. propagatio), multiplication des êtres par reproduction, par génération. Voy. génération,

FÉCONDATION, BOCTCRE, ClC.

PROPAGULES (du lat. propagula], nom donné aux corps pulvérulents qui se trouvent à la surface de plusieurs plantes agames, telles que les Mousses, et qui en sont des organes de multiplication, loy. cryptogames.

PROPANE, carbure saturé ayant pour formule C^H* et homologue du méthane et de l'éthane. Ce carbure existe dans les pétroles d'Amérique. C'est un gaz ciu'on peut obtenir par l'action du zinc et de l'acide chlorhvdrique sur liodure d'isopropyle ; il donne des composés de substitution avec le chlore, le brome et l'iode.

PROPHÈTE, PROPHÉTESSE (du lat. projpheta. prophetissa). homme et femme inspirés de Dieu pour prédire l'avenir. Voy. le Bict. d'Hist. et de Géogr.

PROPHYLAXIE, médecine prophtlactioce (du gr. irpoepu- >,axT'.xô;, qui préserve), partie de la Médecine qui a pour objet les précautions nécessaires pour prévenir les maladies. Voy. HYGIÈNE, RÉGIME, SÉRDMTHÉRAPIE et VACCINATION.

PROPiONIQUE (acide), du gr. Tzpô, avant, et ttîwv, gras, parce qu'il est un des premiers de la série des .acides gras; sa formule est C*II^.CO*H. Il est liquide, Yolatil, et répand une odeur de sueur; il se produit dans la fermentation de substances albuminoïdes, comme le fromage ; il donne des sels qu'on appelle les propionates, et peut fournir des dérivés de substitution par remplacement de son hydrogène par du chlore, du brome ou de l'iode.

PROPION ITR ILE ou Cyanure d'éthyle, corps que l'on obtient en déshydratant le propionate d'ammoniaque, et qui est un homologue de l'acide cyanhydrique [Voy. nh-riles). Sa formule est CAz.C*II^. Il s'obtient aussi, comme les autres nitriles. en chauffant un mélange de chlorure d'éthyle et de cyanure de potassium. C'est un liquide incolore, miscible à l'eau et bouillant à 98".

PROPITHÈQUE, (Quadrumane. Voy. indris.

PROPITIATION, propitiatoire (du lat. propiliafio. de propitius, propice). On appelle sacrifice de propitialion, victime de propitialion. un sacrifice, une victime ciu'on otVrc à Dieu pour l'expiation des péchés : le sacrifice de la

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