‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1340 sur 1729 · PYRAME · texte numérisé non relu

PYRAME

PYROCHLORE

èlrc une altération de pyroxènc, dont flic a parfois la l'orme. Elle se trouve en Finlande.

PYRAME (nom de fanlaisic), petite variété de Chiens épagneuls. Ils ont le j)oil noir avec des taches de feu.

Voy. KPAGNEOL.

PYRAMIDAL, qui a la l'orme d'une pyramide. Eu Analomie, on ap|)elle : os pyramidal, cunéiforme ou cubital [os tri quel non), le ù° os de la première rangée des os du carpe; muscle pyramidal du nez, un petit muscle situé à la partie antérieure et supérieure du nez ; muscle pyramidal de l'abdomen, un muscle qui s'attache iulérieuremenl au pubis et remonte le long de la ligue blanche; musc c pyramidal delà cuisse, un muscle qui se porte du sacrum et du grand ligament sacroscialique à la face interne du grand trochanter : il tourne le fémur en arrière; corps pyramidaux ou éminences pyramidales, deux petites éminences médullaires qu'on observe à la face antérieure de la queue de la moelle allongée.

Eu Histoire naturelle, on donne l'épithète de pyramidal aux plantes, coquilles, cristaux, etc., qui alfeclent la forme pyramidale. Un appelle spécialement Pyramidale une espèce de Campanule, remarquable par son long épi de fleurs bleues, qui s'élèvent en pyramiae de la base au siimmct.

PYRAMIDE (du gr. T'jpajxîî). Les anciens donnaient ce nom à de grands monuments à base rectangulaire et dont les faces représentaient eu élévation] des triangles venant tous se réunir au sommet. Les plus remarquables de ces monuments sont les Pyramides d'Egypte, sur la destination desquelles les opinions les plus diverses ont été émises, les uns les considérant comme des tombeaux, ce qu'elles sont en réalité; les autres comme des magasins de blé, d'autres comme des digues opposées aux sables du désert, etc. Voy. pyramides au Dictionnaire d'Hist. et de Géogr. Beaucoup de peuples anciens, les Assyriens, les Khmers, etc., ont élevé leurs édilices religieux en forme de pyramides.

En Anatomie, on nomme pyramide une petite cmineiice osseuse qui se voit dans la caisse du tym|)an, et dans laquelle est creusée une cavité où se trouve le muscle de l'étrier.

l'ïRAMiDE. En Géométrie, on appelle pyramide un solide ayant pour faces un polygone quelconque, appelé sa base, et une suite de triangles ayant pour bases les côtés successifs de ce polygone et leurs sommets en un même point, que l'on appelle sommet de la pyramide; la hauteur d'une pyramide est la perpendiculaire abaissée de son sommet sur le plan de sa base. La pyramide est triangulaire, quadr angulaire, jientagoiiale, etc., suivant que sa base est un triangle, un quadrilatère, un pentagone, etc. ; elle est régulière miand sa base est un polygone régulier, et que le pied ae sa hauteur est au centre de sa base. La pyramide triangulaire porte aussi le nom de tétraèdre {Voy. ce mot). Le volume de la pyramide a pour mesure le produit de sa base par le tiers de sa hauteur. — On appelle pyramide tronquée ou tronc de pyramide le solide obtenu en coupant une pyramide par un plan parallèle à sa base, et enlevant la pyramide partielle déterminée par la section. Ses faces sont deux polygones semblables et à côtés parallèles qu'on appelle ses bases, et une suite de trapèzes formant ce qu'on nomme sa surface latérale. Sa hauteur est la distance de ses bases. Son volume est équivalent à la somme de trois pyramides ayant \w\xr hauteur commune sa hauteur, et pour, bases respectives sa base inférieure, sa base supérieure et une moyenne proportionnelle entre ses deux bases.

PYRAMIDELLE, Pyramidclla, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, et type de la famille des Pyramidellidées : coquille de conlexture polie, allongée et turriculée ; bouche entière, sans sinus antérieur et sans canal postérieur. — Les Pyramidelles se trouvent à l'état fossile depuis l'étage turonien; elles vivent auj. dans le sable des mers chaudes. PYRANGA, oiseau. Voy. taxgara.

PYRARGYRITE, syn. d'ARGVRYTiinosE.

PYRENE (du gr. Tupfiv, noyau), se dit, en Botanique, dune petite noix ou nucule contenue dans un péricarpe charnu ou multiloculaire (Nèfle).

'Vf?,^'*'-^'^^' ^'*'" '^^ Grossulaire, longtemps rapportée au Melanite {Voy. ces mots).

PYRÈTHRE {au gr. Ttûpsepav), Pyrelhrum, vulg. Pied

d'Ale.cancire, genre de la famille des Composées, tribu des Séiiécionidées-Anthémidées. La racine confient une résine et une huile très acres ; ou l'emploie comme masticatoire.

PYRÉTOLOGIE (du gr. zupETÔ?, fièvre, et )>oyoç, traité), partie de la Médecine qui traite des fièvres.

PYREXIE (du gr. irups^îa), état fébrile, opposé à Vapyrexie, ou absence de fiè\Te. — On réunit aussi sous ce nom toutes les maladies fébriles, et surtout les fièvres essentielles, éruptives ou miasmatiques.

PYR HÉLIOMÈTRE (du gr. irûp, feu, f.XiOî, soleil, et [xsTpov, mesure), instrument au moyen duquel Pouillet a mesuré la quantité de chaleur que donne le soleil : c'est une boîte cylindrique remplie d'eau, dont le fond couvert de noir de fumée reçoit normalement les rayons du soleil. Il est moins jn-écis que Vactinomètre [Voy. ce mot).

PYRIOINE, base qui a été découverte dans les produits de la distillation sèche des os et dans les goudrons de houille. Elle a pour formule C'^'H^Az. La pyndine est le premier terme d'une série de bases qu'on appelle pijridiques. La pyridine est un li(juide incolore dune 0(icur pénétrante. C'est une base énergique et très stable, soluble dans l'eau et qui résiste à l'action des oxydants; elle peut se polymériser et donner la dipyridine. Les sels de pyridine sont solubles dans l'eau et l'alcool et sont cristallisés. L'étude des bases jjvridiques a permis d'éclaircir la constitution des alcaloïdes.

PYRIFORME. Voy. PiitiFORMi:.

PYRINA, genre d'Echinides atélostomes fossiles : lest ovoi'de, anus supramarginal, bouche souvent oblique; ambulacres simples. Les Pyrina sont surtout développés dans les terrains crétacés.

PYRINIQUE (acide), acide monobasique qui se produit dans la distillation sèche de l'acide tartrique et nout la formule est C^11*0'. C'est un li(|uide incolore, bouillant àl 05°, et se décomposant partiellement par la distillation en acide carboni(|ue et acide pyrotartrique. Il donne des sels, les pvrinates, qui sont généralement cristallisés, ainsi que des étliers.

PYRITE (du gr. TruptxTiç, pierre à feu), bisulfure de fer (FeS*). On distingue la Pyrite jaune, la P. martiale ou P. propr. dite et la P. blanche ou sperkise [Voy. ce mot). La Pyrite se présente le plus souvent cristallisée en cristaux jaune d'or qui appartiennent au système cubique avec hémiédrie à faces parallèles; les formes les plus fréquentes sont le cube et le dodécaèdre pentagonal; l'octaèdre est plus rare. Les cubes sont souvent striés suivant trois directions rectangulaires [P. triglyphe). On trouve aussi la pyrite en masses compactes ou concrétionnées. La pyrite fait feu au briquet (d'où son nom ancien) ; elle peut recevoir un beau poli [miroir des Incas). Elle brûle à l'air avec production d'acide sulfureux et de sesquioxyde de fer ; cette réaction sert dans la fabrication de l'acide sulfurique. Ou trouve la pyrite dans tous les terrains; elle est très abondante. Les plus beaux cristaux viennent de Traversella (Piémont) et de l'île d'Elbe.

Pyrite arsenicale. Voy. mispickel.

Pyrite blanche. Voy. speukise.

Pyrite magnétique. Voy. i.ererkise.

PYRO..., préfixe qui sert à indiquer qu'une substance a été obtenue par l'action de la chaleur : ainsi l'acide pyroligneux est obtenu par la distillation du Iiois. Ce préfixe est employé surtout pour désigner les acides pyrogénés, comme les acides pvropliospliorique, pyrotartrique, etc., qu'on peut consiaerer comme formés de deux molécules de l'acide ordinaire unies avec élimination d'eau [Voy. acides). Il faut se reporter à l'acide qui suit ce préfixe.

PYROBALISTIQUE (du gr. -rûp. TTupdî, feu, et de balistique), terme, tombé en désuétude, s'appliquant à tout ce qui concerne les engins de guerre faisant usage de la poudre. Voy. balistique.

PYROCATÉCHINE, diphénol isomère de l'iiydroquinone et de la résorcine, a pour formule C^I1*(01I)*. Pour l'obtenir on distille le cachou, qui contient des phénols complexes. La pyrocatéchine distille vers 240° et se présente en lamelles rectangulaires solubles dans l'eau et dans l'alcool. Sa dissolution alcaline se colore au contact de l'air en vert, puis en noir, et elle réduit les sels d'or, d'argent et de cuivre.

PYROCHLORE (du gr. Tjp, feu, et x^'<^pôî, vert), nio-

PYUOCHROÏTE

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[•VKOTECHNIE

lolc (lo oalcium, conlonant on outre du fer, tUi manganèse, (le l'uranium, de Ivltrium, du tungstène. Les cristaux, très rares, st)nt des (x^taèdres réguliers. Il est jaune ou lirun, el verdit par la tak inalion : d'où son nom. On le trouve dans la syénite zirconienne de Friedrichswarn (Norvège) »•! dans l'Oural.

PYROCHROÏTE, proloxyde de manganèse hydraté [11*0. MnO] en niasses blanches, brunissant à l'air: se trouve dans la niafrnétite de l'ajslx^rg (Suède).

PYRODIVIALITE, syn. de pykosmalite [loy. ce nM)t).

PYROÉLECTRICITÉ, proprii'té nue possèdent divers cristaux, de s'électriser jwr l'action de la chaleur. L'une des extrémités est jwsilive. l'autre négative, |)cndant l'échaufl'ement du cristal ; l'électrisation change de sens pendant le rel'roidissi^ment. I<a tourmaline, la calamine, la topaze pn'sentenl ce pliénomène: tous ces cristaux sont hémiincrphes {Voy. iiKMiMoninusMF.;.

PYROGALLIQUE acioe), phé-nol triatomique, dont la fornnil'' est C^IP(Oll)'', f|ui se prépare par la distillation sèche <le l'acide gallique. C'est un corps cristallisé en fines aiguilles blanches lomlant à 1 15". Une dissolution alcaline d'acide pyrogallique absorh<^ l'oxygène; cette réaction a été utilisée par Chevreul \K>m l'analyse des gaz. L'acide pyrogai liquc est employé surtout conune dcvcloj)pateur dei clichés négatifs en photogra|>hic.

PYROGÉNÉS (corps), nom que l'on donne à tous les corps organiques obtenus par l'action de la chaleur sur un autie rom[K)sé organique. C'est ainsi qu'on prépare les hydrocarbures pyi-ogenés (foi/, iiïdrocarbckes) et les acides pviogénés (loy. acides).

PYROLE DU pinoLE (du lat. pynts ou piiiis. poirier; à cause de la forme de ses feuilles), genre de la famille des Ericacées, se conqiose de plantes herbacées, bisannuelles ou vivaces, qui croissent dans les montagnes \msées de l'Eurojxî, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Principales espèces : la l'yrole verdure d'hiver, la P. mineure et la P. en ombelle.

PYROLIGNEUX (acide , du gr. xûp, feu, et de ligneux. Voi/. A(;ÉTic>cE (acide) et vinaigre.

PYROLUSITE (du gr. -nûp, feu, et ),ûw, délier) , bioxyde tle manganèse naturel (MnO-). Sa couleur est d'un noir de fer. el la poussière d'un noir bleuâtre, ce qui la distingue des autres oxvdes de manganèse. On la trouve en masses compactes, plus souvent librcuses et aciculaires. ou en i-rislaux. t^s cnslaux, qui sont orthorhorabiques, poiu'raient bien n'être que des pseudomorplioses, excepté ceux de la variété Polianite, qu'on a reconnus récemment être quadratiques et qui conslituei aient une espèce distincte. La pyrolusile est très alx)ndante. — La pyrolusite donne de l'oxvgèiK? jMir calcination ; on utilise ses propriétés oxydantes |>our diminuer la couleur foncée du verre à bouteilles, due au protoxyde de fer; on l'appelle dans l'industrie satyon des verriers.

PYROfVIANCIE (du gr. Tjooaa'/Tsîa), divination par le moyen du leu. Voy. divination.

PYROMAQUE (du gr. T-ipôaa/o;), synonyme de Pierre à /'lis il. Voy. sii.EX.

PYROIMÉf^lDE. variété de porphyre pétrosiliceux à structure sphérolithique facilement visible à l'œil nu.

PYROMÈTRE (<lu gr. -rrCip, Ttupôç, feu, et piExpov, mesure!, instrument de Physique, destiné à faire connaître approximativement les tcmp»''ratures trop élevées [xmr être indiipiées par le thermomètre ordinaire. On l'emploie surtout dans les fourneaux d'usines. Le P. de Wedgwood est fondé sur le retrait qu'éprouve l'argile soumise à l'action de la chaleur, retrait qui croît avec la tem|iéralure. On mesure ce retrait par l'enfoncement plus ou moins grand d'un cvlindrc contracté, par cuisson, entre deux règles de métal légèrement inclinées l'une sur l'autre. Le zéro correspondrait à 58t)" centigrades, et chaque degré wedgwood à T'i"; mais ces indications sont très sujettes à caution. — Le j)yromèlre à cadran consiste en un levier coudé à deux branches ini'-gales : la grande parcourt un cadran divisé lois<pie la petite est i)oussée par la dilatation d'une tige de platine placée dans le foyer, dilatation qui se transmet par linlennédiaire d'une tige de porcelaine très peu dilatable.— On [peut employer comme pyromètre le thermomètre à air à réservoir de porcelaine [Voy. thermomèthe À air). La meilleure méthode, duc à M. Violle, consiste à déterminer la température d'une masse de platine par la Muantité de chaleur (pielle cède à un calorimètre. L'étu<le de» courants Ihermoélectriques avec des couples de platine

et de platme allié au rhodium a fourni aussi de le iis résultats ii M. Le Chatelier.

PYROMORPHITE (de T:Op, feu, et jxopçT,, fonme, jKirce qu'il cristallise après fusion), chlorophosphate de plomb l5^5PbO.P^5) -f PbCl*], du groupe des apalites [Voy. ce mot), cristallise dans le système hexagonal; se trouve cristallisé, fibreux ou conditionné. La couleur varie du vert au brun [Plomb vert. Plomb brun). La pyromorphitc se mélange par isomorphisme avec la tnitnélcse [ Voy. ( e mot). On la rencontre dans les filons de galène, au Huelgoat (Finistère) et dans le Nassjiu (en beaux cristaux).

PYROPE (du lat. pyropus). Les romains nommaient ainsi : 1" l'escarlwucle, pierre précieuse, qui éclaire, disaient-ils, pendant la nuit; "i" un alliage dans lequel il entrait 4 p. de cuivre et 1 p. d'or.

iniioPE (de 7:0p, feu), grenat alumino-magnésien (5MgO. Al-0*.5Si(y], d'un rouge sang ou rouge hyacinthe, se trouve en liohème et en Saxe. Le grenat magnésien pur n'est pas connu ; le pyrope contient toujours une forte pro|X)rtion de fer et jiourrait être regardé comme une variété magnésienne A'ulmundine. Voy. almandine et grenat.

PYRCPh!ORE (du gr. TT'jpoçôpo;, qui porte le feu), se dit de divei-s corps ipii jouissent de la propriété de s'enflammer au contact (le l'air; cette propriété paraît avoir (jour cause la rapide absorption de l'oxygène par des corps combustibles ré<luits à un état de grande division. Certains oxydes métalliques, celui de fer, p. ex., réduits par l'hydrogène à la plus Iwsse température possible, deviennent extrêmement pyrophoriqties. En calcinant dans un creuset du noir de fumée mélangé avec île l'alun, on obtient un mélange de charbon, d'alumine et de sulfure de potassium qui s'enllamine au contact de l'air avec la plus grande facilité : c'est ce qu'on ap|)elle le pyrophore de Homberq.

PYROPHYLLITE, silicate hydraté d'aluminium [AJ'-O^. 4SiO'* -f- 11*0] en masses cristallines, blanches, onctueuses, d'aspect micacé. La |)yrophyllite se rattache aux argiles.

PYROPISSITE, espèce de résine fos.sile, en masses grisâtres, assez peu fusibles, à Weissenfels près Halle.

PYRORTHITE, var. d'oRiniTE.

PYROSCAPHE (du gr. -ûp, Tupôî, feu, et 3Ttà-fr„ navire), synonyme de Z{a/ea?< à vapeur. Voy. ce mot.

PYROSCLÉRITE. Voy. pïroskléuite.

PYROSCOPE (du gr. -r-jp, ~jpôî, feu, et oxo-siv, examiner), thermomètre différentiel dont l'une des boules est couverte d'une feuille d'argent, et qui peut servir à apprécier l'intensité du rayonnement calorilique; cet appareil n'est plus en usage.

PYROSIS (du gr. irjpoxT'.;), vulg. Fer chaud. Soda, affection caractérisée par une douleur brûlante ressentie à l'épigasfre, et accompagnée de l'éructation d'une certaine quantité de sérosité. La pyrosis est un degré plus élevé de l'alVection qu'on a appelée aigreurs de l'estomac. Ce n'est du reste le plus souvent qu'un symptôme des divei-ses alTections de l'estomac, notamment de la gastralgie. La pyrosis affecte surtout les personnes qui se nourrissent d'aliments gras, de fritures, de salaisons, de fromages avancés ou autres substances indigestes, les fumeurs, les alcooliques. Le traitement consiste dans l'éloignement des causes qui ont produit la maladie. Le lait est le régime par excellence.

PYROSKLÉRITE, minéral très voisin du clinochlore [Voy. ce mot), dont il parait n'être qu'une variété contenant un peu de chrome; se trouve en masses cristallines d'un vert émeraude, dans une serpentine de Porto-Ferrajo (île d'Elbe).

PYROSIWALITE, chlorosilicale hydraté de fer et de manganèse, en cristaux jaunes hexagonaux dans quelques localités de Suède.

PYROSOME, Pyrosoma. genre de Tuniciers composés ou îigrégés, comprend des animaux mous comme les Asciilies, qui, au moins à certaines époques de leur vie, se trouvent réunis en masse, et paraissent vivre d'une vie commune. Leui^s branchies forment un sac au fond duquel se trouve aussi la l)ouche. Les Pyrosomes répandent à la surface de la mer une lueur rougeàtre et phosphorescente: d'où leur nom.

PYROTECHNIE (du gr. -ûp, rupôç, feu, et li^^^rr^, art), art de préparer les pièces d'artifice, les fusées, etc.. soit j)our les feux d'artifice, soit pour les besoins de l'artillerie [Voy. artifice, fusée et i>oudre à canox). En 1870, il existait en France deux écoles de pyrotechnie : l'une |)our l'armée de terre, à Metz; l'autre pour la marine, à Toulon.

PYROXÈNES

Celle (le Metz a été transférée à Boiiforns après 1870. — Consulter, outre le Cours d'artifices publié sous les auspices du ministère de la Guerre : les Traités de pyrotechnie militaire de lUvicliio et de Moritz-Mcyer (Irad. de l'ail.); les Eléments de pyrotechnie de Ruggieri; les Nouvelles liecherches sjir tes feux d'artifice de F.-M. Cliarlier; le Manuel de l'artificier de Vergnaud, etc.

PYROXÈNES (du gr. t:Oû, itupôî, feu, et Çèvoç, étranger, parce que llaiiy [KMisait, à tort, qu'ils ne se trouvaient qu'accidentellement dans les roches ignées), famille de minéraux constitués par un silicate de calcium, de magnésium et de fer, de formule générale RO.SiO*. On distingue deux groujîes : 1° Içs P. rhombiques (avec peu ou point de calcium), comprenant les espèces Enstalite, Bromite et Hypersthène [Voy. ces mots); 2° les P. clinorhombiques (contenant toujours des pro|}ortions notables de calcium et comprenant les espèces Diopside, Salite, Hédenbergile, Diallage, Augite (Voy. ces mots). Tous ces derniei-s sont isomorphes entre eux, et présentent des passages par isomorphisme. Dans tous les pyroxèncs il existe deux clivages plus ou moins nets à 92" environ, ce (jui les distingue des amphilx)les, où les clivages sont voisms de 120". Les pyroxines rhombiques sont très difficilement fusibles ; les autres fondent assez facilement en un ven-e plus ou moins foncé et magnétique, suivant la

Quantité de fer. — Les pyroxèncs forment des veines ou es fdons dans les roclies crislalhncs et font |)artie intégrante de certaines roches; l'augiie en particulier se trouve en cristaux isolés, dans les basaltes, les Irachytes et les laves modernes.

PYROXÉNITE, niche crislallopliyllienne généralement noire, composée surtout de pyroxène, associé soit à du quartz, soit à du gr.Mial, soit à du fer oxydulc. IjCS pyroxénites forment des intercalalions lenticulaires dans la série des micaschistes.

PYROXYLE, PvnoxYLÈN'E (du gr. -rrûp, -rrupdi;, feu, et ^•jXov, Imis). synon. de Poudre-coton. Voy. ce mot.

PYRRHIQUÉ (du gr. Trypptj^Tj), danse militaire des anciens, qu'on dansait tout armé, était en grande vogue a Sparte et en Crète principalement. On en attribuait l'invention à Pyrrhicus de Crète ou à Pyrrhus Néoplolèmc.

Voy. DANSE.

Dans la Prosodie latine, on donne ce nom à un pied ou

!)lulôt à un demi-pied composé de deux brèves [dëiis, wnà) : deux pyrrhiques formaient le pied dit procéleusniatiqiie. Voy. ce mot.

PYRRHOCÔRAX, oiseau. Voy. choquard.

PYRRHONISIWE. Voy. sceptIcisme.

PYRRHOTINE, syn. de i.EnERKisE.

PYRRHULA. nr)m latin scienli(i(|ue du DouvnEcrL

PYRULE, Pyrula, vulg. liadis, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Fusidées. Ce genre, dans lequel Lamarck faisait rentrer un grand nombre d'espèces aujourd'hui rangées parmi les Fuseaux, doit être restreint à celles dont la cotjuille, mince et finement treillissée à la surface, est piriformo, pourvue d'une spire courte et se terminant en avant par un canal ouvert. L'animal a la tète petite, armée de tentacules oculés et un pied court pourvu d'un opercule corné. — Les Pyrules fossiles apparaissent dans l'étage néocomien. Les espèces vivantes se trouvent dans les mers chaudes.

PYRUS ou j'Hius, nom latin du genre Poirier.

PYTHAGORICIENNE (école), secte philosophique et

politique, fondée au vt° siècle av. J.-C par l'ythagore, et continuée après lui par Archytas, Philolaiis, Lysis, etc. La philosophie pythagoricienne comprenait une partie spéculative et une partie pratique. — l» Philosophie spéculative. Pylhaçore disait que « l'essence des choses est le nombre ». Il avait fait de profondes éludes sur les sciences mathématiques, et il en avait transporté la méthode, non seulement en physique (astronomie, acousti(|ue, etc.), mais encore en métaphysique. Il disait que cha(|ue être se définit par un nombre particulier: ou, parfois encore, que chaque être est une harmonie. Il prêtait aux nombres et aux accords des signilications transcendantes et symboliques. — 2^ Philosophie pratique. Pytbagore prêchait une morale des plus pures, faite d'aljstinence et d'ascétisme. Il enseignait à ses disciples l'imniorlalilé de l'âme et la métempsycose, et leur recommandait de pratiquer journellement l'examen de conscience. Les Pythagoriciens formaient un onlie dans lequel on n'entrait qu'après de pénibles épreuves, et qui avait de hautes visées politiques : il fendait à dominer les villes de la Grande-Grèce en y établissant un régime aristocratif|ue. La victoire du jiarti démocratique coûta la vie à Pytbagore et à la j)lupart de ses disciples. — Platon semble s'être souvent ins|)iré du pylhagorisme (voy. notamment son Tintée) : la théorie pythagoricienne des nombres inspira la théorie |)latonicicnne des « Idées ». Beaucoup jjIus lard, au r"^ et au ii'' siècle de l'ère chrétienne, le pythagonsine renaquit un instant à Alexandrie d'Egypte, daas le grand mouvement qui portait tous les esprits vers les philosophies mystiques. Mais il ne tarda pas à se confondre avec le néo-f iatonisme. — Voy. : Chaignct, Etude sur Pythagore: Ed. Zeller. la Philosophie des Grecs, trad Boutroux, t. I ; Fabre d'Olivet, les Vers dorés de Pythagore.

PYTHIE, PVTHOMssE, PYTHiQCEs (jEux). Voy. CCS mols au Dict. d'IIisl. et de Géogr.

PYTHON (du nom du siîrpent tué par Apollon), genre de Boptilcs, de l'ordre des Ophidiens, famdie des Colnhridés, renferme des serpents do l'Inde et de l'Afrique d'une taille considérable : corps allcngé et cvlindrique; tête otTrant de grandes plaques jusqu'au bout du museau; màclioires garnies de dents aiguës et recourbées en arrière, mais sans crochets venimeux ; queue longue, conique et sans grelots, portant de chaque côté de l'anus deux éperons crochus. Les Pythons sont des animaux carnassiers, redoutables à cause de leur grande force musculaire; leurs mœurs et leurs habitudes sont celles des Boas. On divise ce genre en 4 sous-genres : 1» les Pythons propr. dits, dont les principales espèces sont le P. de Séba. de l'Afrique intcrtropicale : c'est à cette espèce qu'on rapporte le fameux serpent de Régulus, et celui dont parle Diodore de Sicile: le P. de Natal, de la Cafrerie; le P. royal, de la Sénégambie ; le P. molure ou P. tigre, de l'Inde et de l'Asie orientale; le P. réticulé, des îles de la Sonde; 2° les Morélies.de l'Australie; 5° les Liasis; 4° les Nardoa.

PYXIDE (du gr. zJ^t;, boîte), vulg. Boite à savonnette^ En Botanique, on appelle pyxide tout fruit simple, uiiiloculaire, globuleux, qui s'ouvre par une scissure circulaire en deux valves su|}er|X)sées, la valve supérieure [opercule) servant de couvercle à la valve inférieure [amphore] : tel est le fruit du Plantain ( Voy. capsule). — On api>elle pyxidie une pyxide à plusieurs loges provenant <le plusieurs carpelles soudés : tel est le fruit de la Jusquiame.

Q, la 17^ lettre de notre alphabet et la \7>^ des consonnes, se prononce comme le C dur et le K. En français comme en latin, le. Q est toujours suivi d'un u, si ce n'est a la fin des mols. Cependant quelques orientalistes emploient le q sans u <lans la transcription des mots arabes. — Celte letlre existait, sous le nom de koppa,Aaim l'alphabet primitif des Grecs : les lioriens l'avaient empruntée au qo[ (les IMicniciciis: mais le coppa n'est resté chez les brecs que comme signe de numéralion [Voy. roppa). Au contraire, le Q ne faisait point partie primitivement de

l'alphabet des Latins, qui le remplaçaient par le C. et qui écrivaient o6ZîC!n/s. locuiinlur: il n'y fut introduit qu'assez lard, et servit à remplacer la syllabe eu : il ne prit point d'abord à sa suite la lettre u, parce qu'il la portait en luimême; ce n est que par une sorte de pléonasme qu'on en vint à écrire Vu après le Q. — Au xvi' siècle, il s'éleva une vive dispute entre les docteurs de Sorhonnc et le grammairien Ramus sur la manière de prononcer le Q : la Faculté de théologie soutenait que dans les mots latins quoniam, quisquis,] quanquatn on devait prononcer

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