AVAL
salent le droit de se gouverner par leurs propres lois, tout en restant vassales de la républi(;[ue : telle fut longtemps la condition de la plupart des villes de la Grèce et de I Asie Mineure. Elles ailleraient des villes entièrement libres en ce que celles-ci ne reconnaissaient pas laulorité du magistrat romain qui gouvernait la provnice où elles étaient situées. — En Numismatique, on appelle médailles autonomes celles qui étaient Irappées dans les villes antiques qui avaient conservé ou obtenu le droit de battre monnaie comme preuve de leur autonomie ; et par extension, toutes les monnaies que les villes ont fait frapper pour leur usage particulier, lorsque ces monnaies ne portent aucun tvpe étranger. Il y a deux classes de médailles autonomes : 1° les autonomes proprement dites; 2" les autonomes impériales.
AUTOPLASTIE, opération par laquelle on répare une partie détruite en empruntant au malade lui-même les éléments de cette réparation. Voy. rhi.noplastie et plastique.
AUTOPSIE ^du gr. ajTOv{/ia, vue par soi-même). Ce mot s'entend spécialement de l'autopsie cadavérique, ou nécropsie (de vâxpô;, cadavre), acte par lequel on explore tout ou partie des organes après la mort, soit dans un but purement scientifique, pour se rendre compte des altérations morbides, soit dans un but judiciaire, pour constater légalement les causes de la mort. L'autopsie ne peut être pratiquée que par un homme de l'art : il ne doit y être procédé qu'avec la permission de l'autorité, après la vérification légale du décès et en présence du médecin chargé de le constater (Ord. de police du 14 messidor an xn. Arrêté du préfet de la Seine du 24 déc. 1821). En cas de signes ou de présomption de mort violente, c'est seulement au procureur de la République de décider si l'autopsie est nécessaire et de désigner ceux qui de>Tonl la faire : toutefois, dans certains cas urgents, p. ex. un état de putréfaction très avancé, l'officier de police peut, en l'absence du procureur de la République, faire procéder à l'autopsie (C. civ., art. 77 et 81 ; C. d'instr. crim., art. 45 et ici; Décision minist. du 23 oct. 1824).
AUTORISATION [à' autoriser). En Droit, on nomme ainsi le consentement donné à un acte fait par une personne qui est sous notre dépendance, ou qui ne peut agir sans notre participation : il faut qu'une femme soit autorisée par son mari ou par la justice, un mineur par son père ou par son tuteur; un avoué par celui qu'il représente, un syndic par sa communauté, un administrateur de commune ou d'hospice par l'autorité à la(juelle il est subordonné. Il faut, en outre, des autorisations spéciales pour attaquer en justice les membres du Parlement.
AUTORITÉ (du lat. auctoritas], se dit et du droit de commander et de ceux qui exercent ce droit. On distingue : .4. législative, administrative, judiciaire, municipale. Voy. PorvoiR.
Aous d'autorité. Voy. abus. *
En Philosophie, on entend par Autorité la confiance qii'on accorde à la science ou au jugement d'une personne. Elle doit toujours être raisonnée, comme celle qu'on accorde à un expert ou à un témoin {Voy. ces mots). C'est donc à tort qu'on répétait dans certaines écoles : « Le maître l'a dit », et que la Scolastiquc accordait une aveugle confiance à toutes les assertions d'Arislote. A la méthode d'autorité qui empruntait ses principes aux anciens sans discuter leur valeur (;jo/i disputatur de prin- «/>//.«). Descartes a substitué la méthode d' examen, dont le critérium est l'évidence {ne recevoir aucune chose pour vraie qu'on ne la connaisse évidemment être telle . Voy. Pascal, de l'Autorité en matière de philosophie. Voy. CERTITUDE, CRITÉRIUM et FOI.
AUTOSITE (du gr. aÙTÔaiToç, qui se nourrit de soimême', nom donné par Is. Geoffroy Saint-Hilaire aux monstres simples qui sont capables de vivre et de se nourrir par le jeu de leurs propres organes, et qui, par consénuent, peuvent subsister plus ou moins longtemps hors du sein de leur mère.
AUTOS-SACR AMENTALES, drames pieux et allégoriques représentés en Espagne du xvi° au xviu' siècle et dont le nom signifie : drames du Saint-Sacrement. Les personnages étaient tirés de l'Ecriture Sainte, ou symbolisaient le Péché, la Foi, etc. Les représentations se donnaient tantôt dans l'église et tantôt dans des théâtres forains le jour de la Fête-Dieu. Les plus grands dramaturges espagnols, Lope de \ega. Caldéron, ont écrit de nombreux autos-sacramentales.
AUTOUR, Aslur {d'Asturie, prov. d'Espagne), genre
d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces diurnes, famille des Falconidés. Ce genre se divise en trob sous-genres : les
Autours propr. dits, les Eperviers et les Harpies.
L'Autour propr. dit est semblable à la buse, mais un peu plus grand : il a le bec court, convexe en dessus, les doigts longs, les tarses écussonnés et plus courts que ceux des éperviers. On trouve des autours dans les deux hémisphères. L'A. ordinaire [Falco gallinarius ou palumbarius), seule espèce connue en Europe, est brun en dessus et blanc rayé de brun en dessous. Il liabite les collines boisées et se nourrit de poules, de pigeons, de lapereaux, de rats, etc. Il n'y a que la femelle qui s'appelle autour ; le mâle se nomme tiercelet; et comme il y a d'autres oiseaux de proie dont les mâles s'appellent tiercelets, il faut dire tiercelet d'autour, pour le distinguer du faucon, du gerfaut, etc.
AUTOURSERIE, consiste dans le dressage unique de l'autoiu" et de l'épervier. C'est une chasse de bas vol, par opposition à la chasse de haut vol, qui se lait avec le faucon [Voy. fauconnerie). L'autour cnasse en rasant la terre et non point en s'élevant. Il chasse perdrix, faisans, lièvres et lapins. On a des chiens pour faire lever le gibier : dès que l'autour l'aperçoit, il part, et lorsqu'il l'a atteint on le lui retire en lui présentant quelques morceaux de viande. L'autour ne se chaperonne point, on le prend jeune poiu- l'habituer à partir sur le poing et à revenir à l'appel. — Autrefois, en France, l'autourserie était le délassement des particuliers et des simples gentilshommes, tandis que la faucomierie était celui des rois et des princes. Auj. on la pratique encore en Allemagne, en Pologne, en Perse et en Hollande. En Perse, on chasse même la gazelle avec l'autour
AUTRUCHE (du gr. ffxpouôdç), Struthio, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Ratités ou Coureurs, caractérisé par sa taille gigantesque, ses jambes demi-nues, ses deux doigts dont l'externe est plus court que l'interne, et ses ailes rudimentaires impropres au vol. Son bec déprimé, ses grands yeux et sa petite tète lui donnent un air stupide qui a passé en proverbe. Ses plumes fournissent un ornement fort recherché et sont un important objet de commerce. On ne connaissait qu'une espèce d'autruche, 1'^. d'Afrique, que les Grecs appelaient Oiseau-Chameau. Cette espèce se trouve dans l'intérieur de l'Afrique et en Asie, dans l'Inde en deçà du Gange. La taille de l'autruche dépasse 2 m. et son poids 40 kilogr. Elle est herbivore, mais si vorace, qu'elle avale indistinctement avec ses aliments tout ce qui se présente, comme bois, pierres, fragments de métaux, etc. C'est le seul oiseau qui urine. Sa chair, défendue par la loi aux Hébreux, était, au contraire, estimée des Romains. Plusieurs tribus d'Afrique s'en nourrissent. Ses œufs pèsent plus d'un kilogr. L'autruche les dépose sur le sable, où ils éclosent à la chaleur du soleil; cependant elle les couve la nuit et dans les saisons froides. L'autrache ne peut voler; en revanche, sa force et sa rapidité à la course sont incroyables : les meilleurs coursiers ne peuvent l'atteindre que lorsqu'elle est fatiguée, et après 8 ou 10 heures de poursuite; aussi s'en sert-on comme de monture. Ceux oui chassent l'autruche la tuent à coups de bâton pour éviter de gâter ses plumes. Certaines tribus d'Afrique en élèvent en domesticité de nombreux troupeaux. En 1893 on a découvert une autre espèce d'autruche particulière au pa\-s des Somalis (Voy. Figuier, Année scientifique, 1895).
On donne le nom A' A . d'Amérique au Sandou. Voy. ce mot .
AUTUCHON, cépage américain. Les grains sont sphériques, d'un violet clair ou brunâtre. Ce plant résiste assez bien au phylloxéra, mais peu au mildiou. Bien que peu fertile il semble être un plant d'avenir, à cause de l'excellence et de la finesse de son vin, qui peut rivaliser avec les bons vins blancs.
AUTUNITE, syn. d'cRAxrrE [Voy. ce mot)
AUX ANOM ETRE, appareil servant à mesurer la croissance des végétaux.
AUXILIAIRES (livres). Voy. livres de coiixerce. —
VERBES AUXILIAIRES. Voy. VERBE.
AVAL (de à et val ou vallée, c.-à-dire vers le bas), le côté vers lequel descend un fleuve, une rivière; il est l'opposé d'amont. Le patis d'aval est celui où l'on arrive en descendant la rivière. Naviguer en aval, c'est suivre le cours de l'eau. On dit par corruption : aller à vau-l'eau, j)our : se laisser entraîner par le courant. — Dans la Marine, on appelle vent d'aval tout vent qui souille sur nos