‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 136 sur 1729 · AVAI.ANCHE · texte numérisé non relu

AVAI.ANCHE

AVENTLRINE

cTites en venant du large, depuis le S.-O. jusqu'au N.-O., en passant par 10. ; il est l'opposé du vent A'amonl.

AVAL (pour À valoir). Dans le Commerce, on appelle aval ou aval de garantie une souscription qu'un tiers appose à une lettre de change ou à un billet à ordre négociable; il suiïit pour cela de mettre au-dessous sa signaturc avec ces mots : bon pour aval. Le plus souvent on donne son aval sur le billet même; quelquefois on le donne par acte séparé. Le donneur d'aval s'engage solidairement ainsi envers le porteur à payer le montant du titre, à défaut de celui sur qui la lettre de change est tirée ou i|ui a souscrit le billetà ordre (C. de comni., art. 141-145).

AVALANCHE (du bas-latin avalantia, descente], masse de neige qui roule du sommet des hautes montagnes, grossit dans sa course, et renverse tout ce qu'elle rencontre. La fonte des neiges, au printemps, est la principale cause de la formation des avalanches; l'eau de fusion s'introduit entre le sol et la base de la masse de neige, de manière que les couches supérieures se détachent et viennent ainsi rouler avec fracas sur le flanc des montagnes. La moindre agitation de l'air peut provoquer la chute d'une avalanche ; c'est pour cela qu on recommande le silence dans le voisinage des masses de neige où elles ont coutume de se former.

AVALOIRE (d'aval), partie du harnais consistant en une large bande de cuir doublée, assujettie par les deux bouts à deux anneaux de fer situés à l'extrémité des reculemenls, et soutenue par des bandes de cuir qui descendent du surdos. L'avaloire, maintenue ainsi dans une position horizontale, entoure les cuisses du cheval, et sert à faire reculer la voiture à laquelle il est attelé, au moyen des bandes de côté qui tirent les chaînettes et le timon en arrière.

AVALURE (d'aval), se dit de l'accroissement naturel de la corne au pied du cheval et de la formation d'une corne nouvelle, qui naît au bourrelet, chasse la vieille corne, et s'avale en descendant sur le bord inférieur de la paroi. Lorsqu'il est exagéré, cet accroissement devient pathologique et donne naissance aux pieds cerclés.

AVANCEMENT. La loi qui régit l'avancement dans l'armée de terre est du l7 avril 1832; celle qui régit l'armée navale est du 28 avril de la même année. Il existe aussi divers règlements récents fixant les principes de l'avancement dans le corps enseignant, etc.

AVANCEMENT d'hOIRIE. Voif. HOIRIE.

AVANIE (du gr. mod. dêavîa, dérivé de l'arabe). Ce mot, avant de passer dans le langage vulgaire, était employé, dans le Levant, pour exprimer les extorsions, présents ou amendes que les paciias et les douaniers turcs arrachaient aux chrétiens, sous prétexte de contravention à des règlements qui n'avaient jamais existé.

AVANT (l'|. On nomme ainsi, dans la Marine, la partie antérieure d un bâtiment, comprise entre le grand mât et la proue. On oppose l'avant à ['arrière, partie postérieure du navire, où se trouvent le grand mât, le gouvernail et la poupe. Les matelots se tiennent toujours sur Vavant, tandis que les officiers se placent sur l'arrière.

AVANTAGE. En Droit, on nomme ainsi la portion de bien qu'un père donne à l'un de ses héritiers au delà de la part que la loi lui attribue. Voy. quotité disponible.

AVANT- BEC, partie de la pile d'un pont, qui se présente en pointe vers le courant.

AVANT- BRAS, partie antérieure du bras. Voy. bras.

AVANT-CORPS, terme d'Architecture, se dit de tout ce qui fait saillie sur le nu du corps principal de construction, tours, ailes, pilastres, colonnes, balcons, etc. Les avantcorps ne sont quelquefois destinés qu'à la décoration; souvent aussi ils augmentent la solidité des murailles en doublant leur épaisseur.

AVANT-GARDE, détachement qui marche en avant d'une colonne de troupes pour la renseigner, la garder et dégager sa route. L'avant-garde est habituellement composée de fractions constituées (section, compagnie, bataillon, etc.) des troupes qui composent la colonne, dans la proportion du 1/3 au 1/4 de leur effectif. Sa distance au gros des troupes est déterminée par la nécessité de donner au commandant des troupes le temps de prendre ses dispositions de combat.

AVANT-MAIN, terme d'Hippol<^e employé pour désigner le train antérieur du cheval.

AVANT-POSTES, ensemble des dispositions qui servent à assurer la sécurité d'une troupe stationnaire. Les avantpostes se composent : 1» d'une partie fixe, comprenant des

postes échelonnés et de plus en plus faibles (Réserve d'avant-postes, grand'gardes, petits postes), dont les derniers détachent des sentinelles doubles qui forment une chaîne continue du côté de l'ennemi ; 2» une partie mobile, constituée par des rondes et des patrouilles. AVANT-PROPOS. Voy. préface.

AVANT-SCÈNE. Voy. scène.

AVARIE (de l'italien avaria, dérivé lui-même de l'arabe 'awâr, dommage subi par une marchandise), tout dommage emportaiit dépréciation d'une chose (Voy. voitures publiques). Ce terme s'emploie plus particulièrement dans le commerce maritime (C. de comm., art. 397-409). Les indemnités auxquelles donnent droit les avaries maritimes varient selon qu'il s'agit d'A. grosses ou communes, ou d'^. simples ou particulières. Les marchandises avariées restent au compte du propriétaire, lorsque l'avarie ne résulte pas des fautes du commissionnaire, voiturier, mandataire, etc. Dans le cas d'avaries causées à un navire par un accident imprévu, c'est le propriétaire du navire qui seul supporte la conséquence cfe ces accidents. On doit à Delaborde et à Frignct des Traités des avaries (1838 et 1860). — Voy. aussi abordage.

AVATAR. Dans la religion indienne, c'est une incarnation ou transformation d'un dieu.

AVELANÈDE ou vélanède, fruit du Chêne velani (Quercus segilops), qui croît dans le Levant; se compose d'une vaste cupule hémisphérique et d'un gland quelquefois beaucoup plus gros que le pouce, souvent creux et rempli d'une poussière noirâtre, produite par la décomposition de sa partie charnue. On s'en sert, comme du gallon, pour le tannage des cuirs et la teinture en noir : c'est l'objet d'un grand commerce dans tout le Levant, surtout à Smyrne. — VAvelanède du Piémont est une espèce de galle grise qui se développe sur le gland du chêne. On Pemploie aux mêmes usages que l'avclanède du Levant.

AVELINE (du ht. avellana, s.-ent. nux, noix, d'Abella, en Campanie), fruit de l'Avelinier, variété du Noisetier : c'est une espèce de grosse noisette presque ronde, dont l'amande tire sur le violet. Les avelines sont recherchées à cause de leur grosseur, de leur délicatesse et de leur précocité : elles entrent dans une infinité de préparations culinaires; les confiseurs les habillent de sucre pour en faire des dragées rondes. Elles sont fort communes en Italie ; on estime surtout en France celles du pays de Foix et de Roussillon. Voy. coudrier.

AVÉ MARIA. Voy. salutation Angélique.

AVÉNACÉES, tribu de la famille des Graminées, renferme les genres Avena ou Avoine (g. tvpe), Aira (Canche), Airopsis, Trisetaria, Trisetum, tagurus, Eriachne, Arrnenalerum (Fromental).

AVÈNEMENT [du latin advenire, arriver). En Politique, c'est le moment où un prince prend possession de la dignité suprême. Les rois de France, lors de leur avènement, levaient autrefois sur leurs sujets un impôt spécial : c'est ce qu'on appelait droit de joyeux avènement. Louis XVI, en montant sur le trône, renonça à ce droit.

En Religion, ce mot est spécialement destiné à exprimer la venue du Sauveur. On distingue deux avènements : l'un s'est accompli quand le Verbe divin s'est incarné; on le fête le jour de Noël, et les quatre semaines qui précèdent cette solennité s'appellent l Avent; l'autre ne s accomplira qu'après la consommation des siècles, lorsque Jésus-Christ descendra visiblement du ciel et qu'il viendra juger les vivants et les morts. Le premier était prédit; l'époque du second n'est pas fixée par les livres saints. AVENIR (pour à venir). On nomme ainsi, en Pratique, un acte d'avoué à avoué, par lequel un avoué somme son confrère de se présenter à une audience qu'il indique. On dit : donner, signifier un avenir.

AVENT. Voy. ci-dessus avènement et le mot avent au Dict. d'Hist. et de Géogr.

AVENTURE (contrat à la grosse). Voy. grosse, aventure (mal d'). Voy. panaris.

AVENTURINE, pierre artificielle parsemée de paillettes brillantes, n'est que du verre fondu où l'on a mêlé, pendant la fusion, de la limaille de fer ou de petits cristaux de cuivre. Un ouvrier de Venise, ayant laissé tomber par aventure de la limaille dans du verre en fusion, remarqua le résultat de ce mélange, parvint à le reproduire et lui donna le nom d'aventurine. — Le nom d'^. a depuis été étendu à une pierre naturelle, variété de Quartz hyalin,

AVERRHOA

AVOCLVT

dcmi-lransparcnle, renfermant fies lamelles de mica jaune (l'or, brun-rougeàtre ou vert, ce qui lui donne un éclat qui la fait rediercher dans la joaillerie. — M. Fremy a indiqué un procédé pour produire cette substance. Il consiste à mêler aux ingrédients de la pâte du verre une certaine proportion de silicate de protoxyde de fer et de silicate de cuivre. Le protoxyde de fer réduit l'oxvde de cuivre, qui donne des cristaux cubiques de cuivre <font l'éclat se conserve indéfiniment.

AVERRHOA, oxalidée. Voy. cabamboueb.

AVERS ou FACE. Voy. médaille

AVERSION idu lat. aversio], état ou mouvement de l'àme désagréamcment alfectéc et, par suite, mal disposée contre ce qui cause son déplaisir, de telle sorte qu'elle s'en écarte en se repliant sur elle-même. Elle est analog:ue à Vaiilipat/iie. laquelle ne s'adresse qu'aux personnes, tandis que 1 aversion s'étend aussi aux choses. Portée au plus haut degré, elle devient la haine, qui est une passion, tandis que l'aversion est un simple sentiment.

AVERTISSEIMENT. En matière de Finances, c'est l'avis, avec ou sans frais, donné aux contribuables par le percepteur pour le payement des contributions (Lois des 25 mars 1817 et 15 mai 1818). — En matière de Presse, on entendait autrefois par avertissement un avis administratif donné à un journal: a|)rès deux avertissements, le journal pouvait être suspendu. L'avertissement a été alwli par la loi du 11 mai 1808 ^art. 16). — L'avertissement est, dans divers corps, la première et la moins grave des peines disciplinaires.

Voy. DISCIPLIXE.

AVERTISSEUR, partie d'un appareil télégraphique destinée à prévenir l'employé. C'est une sonnerie électri- <|ue qui fonctionne dès que le courant passe. Voy. télé-

GBAI'HE.

AVEU [d'avouer). En Droit, c'est la déclaration par laquelle une personne reconnaît pour vrai un fait de nature à entraîner contre elle des conséquences juridiques. En matière civile, l'aveu est judiciaire ou extra-judiciaire. \.'A. judiciaire fait pleine foi contre celui qui l'a fait, mais celui qui l'invoque ne peut le diviser de manière à rejeter ce qu'il contient de contrairc à sa prétention; il n'est révocable que pour erreur de fait. L'^. extra-judiciaire est soumis, quant à sa valeur, à l'appréciation des tribunaux : il doit, dans tous les cas, être écrit, à moins qu'il ne s'agisse d'un fait qui puisse se prouver par témoins (C. civ., art. 15o4-1556). — En matière criminelle, l'aveu n'est qu'un dv's moyens d'instruction ; il ne fait pas par lui seul preuve contre son auteur. Autrefois l'aveu suffisait pour faire condamner : pour l'obtenir, on ne craignait pas de recourir à la torture. Aujourd'hui encore nos tribunaux s'attachent trop exclusivement à obtenir l'aveu de l'accusé, par des moyens de contrainte parfois excessifs (prison préventive, mise au secret, etc.), au lieu de chercher les éléments de leur conviction (comme on le fait en Angleterre) principalement dans les dépositions des témoins.

AVEC ET DÉNOMBREMENT. Ou iiouimait aiiisî, en Droit féodal, un acte fait par-devant notaire, scellé et signé, dans lequel le vassal avouait qu'il était soumis, lui et son fief, à son seigneur, et faisait le détail de toutes les redevances et de tous les droits attachés à ce fief.

AVEUGLER OE voie d'eau, c'est la réparer et la supprimer.

AVEUGLES (du lat. ab, priv., et oculus, œil). La privation de la vue est ou native (d'où le nom A' aveugles-nés), ce qui est le cas le plus rare, ou accidentelle ; dans ce deniier cas, elle peut provenir de blessures ou de maladies très dill'érentes : cataracte, amaurose, taie, glaucome, ophtalmies de tout genre. Le nombre des aveugles est considérable en Orient, où l'ophtalmie granuleuse et la conjonctivite purulente font tant de ravages, peut-être par 1 ne prédisposition spéciale de la race sémitique. — On a plusieurs fois rendu la vue à des aveugles-nes, par l'opération de la cataracte ; Qieselden, chirurgien anglais, qui le premier obtint cet admirable résultat, a donné d'intéressants détails sur les progrès de la vision chez les opérés. — Les aveugles se font remarquer par l'immobilité des traits, la finesse du tact et de l'ouïe, la gravité du caractère, la lé-nacité. la force de la raison. Plusieui-s ont occupé un rang élevé dans les sciences, dans les arts et l'industrie; on cite : chez les anciens, le savant Diogène d'Alexandrie, qui fut le maître de St Jérôme ; dans les temps modernes, le mathématicien anglais Saunderson. — Objet naturel de commisération, les aveugles avaient depuis longtemps trouvé asile dans des établissements publics, dont le plus ancien

et le plus célèbre est l'hospice des Quinze-Vingts, fondé par St Louis; mais on ne s'était nullement occupé de les faire jouir des bienfaits de l'éducation : Valenlin llaûy, frère du minéralogiste, combla cette lacune. Il eut l'heureuse idée de substituer pour les aveugles les signes en relief aux forraes visibles, fit ùnprimer des alphabets et des ouvrages d'après (ce système, et réussit ainsi à leur apprendre la lecture, l'écriture, les éléments des sciences, la musique, etc. Il fonda dans ce but, dès 1785, l'institution des Jeunes Aveugles, qui, en 1791, fut érigée en établissement public ; fei-mée pendant la Révolution, l'institution fut rouverte en 1817: installée d'abord rue St-Viclor, elle fut transférée en 1838 au boulevard des Invalides. Cette maison est consacrée à l'éducation gratuite de 120 jeunes enfants aveugles des deux sexes. Pour y être admis, les enfants doivent être âgés de 9 ans au moins, et de 13 ans au plus. Indépendanunent des élèves gratuits, l'institution reçoit des élèves payants. — De nombreux établissements ont été fondés sur ce modèle dans les principales villes de l'Europe et de l'Amérique du Nord. — Les principaux ouvrages à consulter sont : Lettre sur les Aveugles, par Diderot ; Essai sur l'éducation des Aveugles, par V. llaîiy ; Essai sur l'instruction des Aveugles, par le D' Guillé; Des Aveugles : leur état physique, moral et intellectuel, par P.-A. Dufau (1857 et 1850); De la condition des Aveugles en France, par Guadet (1858).

AVIATION (du lat. avis, oiseau), navigation aérienne, sans ballon, à l'aide d'un mécanisme à ailes, qui imite les mouvements de l'oiseau. Les essais tentés jusqu'à ce jour ont tous été à peu près infructueux, sans décourager toutefois les partisans de ce système.

AVICEPTOLOGIE (mot hybride formé du lat. avis, oiseau, capere, prendre, et du gr. "kôyoi, discours), description des diverses chasses aux oiseaux. Voy. oiseleub.

AVICULE (du lat. ai'jcM^a, petit oiseau), ^i-icw/a. dit aussi Aronde, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées, et dont la co(juille a quelaue ressemblance avec la queue d'une hirondelle [aronae): deux valves, l'une plate, l'autre bomlx-e; ligament linéaire ; souvent la région cardinale anale est prolongée, et la région buccale munie d'une oreillette. Ces coquilles sont toutes marines; leur test est mince, fragile et nacré en dedans. VA. margaritifère fournit la nacre et les perles fines [Voy. pintadise). Les Avicules fossiles commencent à se montrer dans les terrains siluriens. Les espèces actuellement vivantes sont très nombreuses dans toutes les mers. — La famille des Aviculidées a pour caractères : coquille inéquilatérale, valve inférieure écliancrée et évidée pour le passage d'un byssus; ligament interne ou externe unique mais divisé par segments ; charnière droite avec ou sans dents. Principaux genres : Avicule, Perne, Gervillie, Inocérame, etc. Beaucoup de conchyliologistes rattachent aux Avicules les genres Malleus, Meleagrina, Monotis, Vulsella, etc.

AVIRON (de virer). L'aviron ou rame, dont on se sert pour faire marcher les bateaux sur les rivières, est une sorte de levier, dont l'extrémité aplatie se nomme pelle, et l'autre le bras. Il sert aussi à la mer pour les petites embarcations. Voy. godille et pagaie.

AVIS. Voy. CONSEIL d'état, conseil de famille, upbimés et lettre.

AVISO, nom donné à tout bâtiment de guerre, léger et rapide, employé pour porter des avis ou dépèches, et dont le déplacement ne dépasse pas 8 à 900 tonnes

AVITAILLEMENT (de victuailles), ensemble des provisions nécessaires à la subsistance de l'équipage et des passagers d'un navire. Les provisions en excédent de ravitaillement sont seules soumises aux droits de douane à l'entrée ou à la sortie des ports français (loi du 22 août 1791, art. 12 et 13).

AVIVES (de vive, s.-ent. eau, parce que les chevaux contractent, dit-on, cette maladie en buvant des eaux vivesj, nom donné autrefois aux glandes parotides chez le cheval, et à une maladie de cet animal dans laquelle les avives sont enflées et douloureuses.

AVOCAT (du lat. advocatus). Pour prétendre au titre d'ai-ocat, il faut avoir obtenu dans une faculté de droit le grade de licencié, et avoir prêté serment devant une cour d'appel. L'avocat qui veut être inscrit au tableau d'une cour d'appel ou d'un tribunal de première instance doit être admis par le conseil de l'ordre des avocats près cette cour ou ce tribunal. L'inscription définitive au tableau de

AVOCATIER

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