‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1353 sur 1729 · RADIÉES · texte numérisé non relu

RADIÉES

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ou i pousser «les racines. La radicule est : supérieure, si la [winle se dirige vers le souiniel du l'ruil (Ciiaiivre, Noyer] ; inférieure, si la [winle se dirige vers la base du fruit (Rubiacécs). Sa forme est variable, mais géiiéralcnienl fusi forme.

RADIÉES (du lai. radius, rayon), nom donné par Tourucfort à des plantes comprisi's aujourd'hui dans la famille des Composées, et caractérisées par des fleurs en partie composées de fleurons formant un disque cl de demi-fleurons constituant autour du disque une couroiuie rayonnante (Grande Marguerite, Clnysanliième, l'àijuenûte, etc.). — Candolle a donné le nom de Fausses Itadiées à des corolles labialiflores ayant la lèvre exiernc des corolles extérieures beaucoup plus grande, de manière à offrir quelque similitude avec les fleurs radiées.

RADIER (orig. inc). plate-forme en charpente ou en maçonnerie sur laquelle sont établies les portes ou les écluses d'un bassin, les piles d'un pont, etc.

RADIOLAIRES, Protozoaires. Voy. polycystinées.

RADIOLE, Hadiola, genre de la famille des Linacées, ne dillère du genre liin qu'en ce que le calice a 4 divisions, la corolle 4 pétales; les étammcs et les styles sont aussi au nombre de 4, tandis que dans le genre Linum il y a 5 sépales, 5 pétales, 5 étamineset 5 styles. Ce genre a pour espèce type le li. liuoïde [Hadiola linoides), petite i)lanle qui croît en France, dans les allées humides : tiges basses, se divisant en un gi'and nombre de bifurcations; feuilles petites, sessiles, opposées, ovales, aiguës; fleurs blanches, très petites, solitaires et pédicellées.

RADIOLITE ou sphékulite, genre de Mollusques fossiles, du sous-ordre des Rudistcs lamellibranches et type de la famille des Radiolidés : coquille dépourvue de canaux, formée de deux valves coni(iues inégales, dont l'inférieure fixée est toujours plus élevée; composées toutes deux de lames superjwsécs et portant des empreintes vasculaires. Les Radiolites apparaissent dans l'étage albien et finissent avec l'étage danien.

iiADioLiTE, var. de Mésotype, de Brcvig (Norvège). Voy.

MKSOTYl'E.

RADIOIVIÈTRE, nom donné par M. Crookes à un petit appareil consistant en un moulinet à quatre branches mobiles sur un pivot vertical et enfermé dans luie l)Oule en verre dans latpielle on a fait le vide. Les quatre palettes du moulinet sont de |)elits rectangles en mica dont une des faces est noircie. Ce moulinet, exposé à la lumière, se met à tourner avec l'apidité. Ce mouvement, qui avait paru d'abord mystérieux, n'est point dû à une action spéciale de la lumière, mais bien à un inégal écbauffement des molécules gazeuses qui restent dans le réservoir eu verre, quel que soit le som avec lequel on ait fait le vide. MM. Derlin et Garbe l'ont démontré expérimentalement. liadiomclrc, synon. A'Arbalcslrille. Voy. ce mot. RADIS (du lat. radix, racine), liaphaiius, genre de la famille des Crucifères, renferme des plantes herl^acées, à racine charnue fusiforme, cultivées de temps immémorial en Europe, et qu'on dit indigènes de la Chine ou du nord de l'Inde. Le Radis cultivé [II. saiivus) a des feuilles rudes, découpées en lyre, avec un grand lobe terminal, des fleurs blanches ou d'un blanc violet veinées de violet foncé, des siliqucs renflées, à plusieurs loges superposées. La partie comestible du radis est fournie par la racine. Les variétés du Radis cultivé se distinguent, d'après la forme et la grosseur des racines, en rondes, en longues et en grosses. Les premières, ou Radis propr. dits, comprennent le /{. blanc, le R. rouge, le /{. violet et le R. rose. Les secondes, vulg. appelées Raves, se distinguent aussi d'après leur couleur. Les troisièmes ou Raiforts comprennent le Radis noir à racine oblongue et le Radis noir à racine arrondie. La chair de toutes ces espèces a une saveur plus ou moins piquante et plus ou moins Acre. Les personnes dont l'estomac est faible doivent s'en abstenir.

On appelle Radis raphanislre {Raphanus raphanistrum] la Ravenelle, plante commune dans les champs cultivés : elle a une racine très grosse et des fleurs jaunes ; les bestiaux aiment ses feuilles.

En Conchyliologie, on appelle Radis, par assimilation de iorme. plusieurs coquilles du genre Pyrule.

RADIUS (du lat. radius, rayon), celui des deux os de lavant-bras qui occupe le côté "externe, a été ainsi appelé parce qu'on l'a comparé au rayon d'une roue. Son cxlréimiti supérieure, par laquelle 'Il s'unit à l'humérus, porte

une éminencc arrondie dite télé du radius : elle est soutenue par un rétrécissement (pi'on nomme le col: par sou extrémité inférieure, il s'unit aux os du carpe du côté du pouce. — Du mot radius on a formé les épilhètesde radial [Voy. ce mot), radio-carjncn, radio-cubital, radio-palmaire, etc.

RADJAH ou RAJAH, titre de certains princes hindous. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

RADOUB (du préf. re et de adouber, orig. germaniq.), se dit, en Marine, de la réparation extérieure de la ccniue d'un bâtiment. Quand on veut ra<loul)cr un navire, il laut d'abord éventer, c.-à-d. mettre hors de leau la partie ordinairement immergée. Pour cela, on recourait autrei'ois à Vabal^ige en carène, c.-à-d. au renversement du navire sur un flanc, puis sur l'autre, de manière à éventer successivement toutes ses parties. Aujourd'hui on a substitué à l'abatage l'emploi des ras de carène et celui des doc/is (loltants : ce sont des espèces de grands bateaux (|u'on submerge, de manière que le navire à radoulxjr se pose dessus, et qui, au moyen d'un système de pompes substituant l'air à l'eau dans des compartiments ménagés à cet clfet, remontent à la surface avec leur fardeau. Les charpentiers et les calfals font alors les réparations nécessaires.

Voy. CALFATAGE.

RAFALE (du préf. re et A' affaler"]), passage subit d'un vent modère à un vent impétueux, augmentation de vent soudaine, mais qui dure j)eu. Les rafales précèdent ou suivent les tempêtes, dont elles sont alors comme les derniers efforts. Elles se dévelop|)ent surtout aux anfractuosités des rivages qui s'ouvrent en avant d'une gorge de montagnes.

RAFF. On nomme ainsi les nageoires du Flélan ( Voy. ce mot) et la peau gi'asse à laquelle elles sont attachées. C'est, dit-on, un mets délicat, l^es pêcheurs les salent et les sèchent pour les envoyer au loin. Le meilleur ralf vient de Norvège.

RAFFINAGE, raffinerie (du préf. re et iVaffiner). (In appelle en général raffinage toute opération <|ui consiste à séparer d'une substance les matières étrangères qui en altèrent la pureté. On entend particulièrement par ce mot la purification du sucre brut, purification qui se fait au moyen du charbon animal et du sang de bœuf [Voy. sucre). Le sucre brut contient deux matières différentes : le sucre cristallisablc et une matière mucoso-sucrée, liquide ou au moins visqueuse, et incrislallisable, connue sous le nom de mélasse ou sirop, qui envelo|)pe le grain, et le colore en roux ou en brun. L'art du raflinage consiste à séparer ces deux principes, et à dépouiller eu même temps le sucre des matières hétérogènes ipi'il peut contenir. Ou appelle raffineries les usines où l'on raffine le sucre. Le décret du 1" septembre 1852 et la loi du 7 mai 1864 règlent tout ce qui concerne l'exercice de cette industrie [Voy. sncii!-;). — Le raflinage du sucre paraît remonter au xiii" siècle. .\ cette époque, les Vénitiens purifiaient déjà le sucre qui leur arrivait brut d'Egypte, et ils le livraient au commerce sous la forme de sucre candi; mais ils ne tardèrent pas à découvrir les procédés de cristallisation dont nous nous servons aujourd'hui.

Raffinage du salpêtre. Voy. salpêtre.

RAFFINÉS, nom donné en France, vers la fin du xvi" et au commencement du xvii= siècle, à certains élégants, duellistes et débauchés. Ils portaient un riche pourpoint, serré au corps et tailladé, un toquet et un manteau court brodé d'or : les mignons de Henri III étaient le type des raffinés.

RAFFLÉSIE (de sir Stamford Raffles), Rafflesia, genre type de la famille des Raffiésiacées, voisine des Aristolochiies. L'espèce principale, la R. d'Arnold [H. Arnoldi], vit en parasite sur la racine de quelques gros arbres de l'île de Java : point de feuilles; tige très courte, portant une fleur gigantesque, qui a jusqu'à I niètre de diamètre et pèse 7 kilogr. ; sa corolle, formée <le 5 pétales d'un rouge de brique, couverts de protubérances blanches, repose sur un tube large et court qui pourrait contenir 12 litres d'eau; cette fleur répand une odeur fort désagréable.— Les autres genres delà famille des Raffiésiacées, Urugmansia, Hydnora, etc , sont également parasites.

RAFLE (de l'allem. Rappe). Eu Rotanique, rafle ou râpe se dit : 1" du pédoncule central d'une grappe de raisin, de groseille, etc. : 2" de l'épi du maïs. — Ce mot est aussi employé dans le midi de la France comme syni>nvme de marc du raisin.

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