‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1358 sur 1729 · RAMBOUR · texte numérisé non relu

RAMBOUR

RMS

les noms ont survécu y ont fréauenté. Il est donc inulili; (l'en donner ici une liste. L'oracle et le Tavori de ce salon était Voiture.

RAMBOUR, espèce de Pomme fort grosse et un peu acide, ainsi appelée parce qu'elle fut d'ahord cultivée dans les environs de Rambour ou liamburea (Somme). Ou distingue le R. blanc et le H. ronge.

RAME fdu lat. remiis). Oulre son acception ordinaire, par laquelle il désigne tout instrument de Iwis plat par un bout, arrondi par l'autre, dont on se sert pour faire voguer un bateau ( Voy. rameurs, avirox, godille, pagaie, etc.), ce mot s'emploie pour désigner : 1" les rameaux de bois sec que l'on fiche en terre près des pois, des haricots ou autres plantes grimpantes, pour leur servir de points d'appui, ce qu'on appelle les ramer ; 2° un instrument à l'aide duquel on sèche et tend les pièces de drap : cette opération s'appelle ramage; 3" la ficelle qui fait hausser les lisses du tisserand et du rubanicr.

On appelle encore rame la farine mêlée de son telle qu'elle sort de dessous la meule.

En Papeterie, la rame est l'ensemble de 20 mains de papier ou 500 feuilles.

Colon de rames, se disait d'un coton fdé de médiocre qualité qui venait de Judée, cl dont on se servait pour faire la trame des voiles.

RAMEAU (du lat. ramellus, dimin. de ramus), petite branche d'arbre. Voy. uraxciie.

Dhnancke des Rameaux, celui qui précède le dimanche de Pâques; c'est le dernier du carême. On l'appelle ainsi parce que les fidèles y |X)rtcnt des rameaux bénits eu commémoration de l'entrée triompliale de .lésus-Christ à Jérusalem : ces rameaux sont, selon les pays, de buis, d'olivier, de palmier, etc. On lui donne encore le nom de Pâques fleuries.

Rameau d'or, nom vulgaire de la Giroflée des murailles doublée par la culture.

RAMEQUINS, en Cuisine, sorte de petits choux avec une forte proportion de fromage parmesan.

RAMEREAUX, en Cuisine, petites galantines de pigeon, que l'on glace dans un moule ayant la forme d'un pigeon.

RAMEURS (de ramer), ceux qui rament. C'est à l'aide de rameurs distribués en plusieurs rangs que les anciens faisaient marcher leurs galères [Voy. galère). Aujourd'hui on ne se sert de rameurs que |)Our i'aire marcher les canots ou autres embarcations plus ou moins légères qui ne sont ni à voile ni à vapeur. On dit souvent nager, nageurs, pour ramer, rameurs.

RAMiiniis, tribu d'Insectes hémiptères, de la famille des Géocorises. Voy. ce mot.

RAMIE, Bœhmeria, genre de plantes de la famille des Frticacées, composé d'arbustes tropicaux, dont l'espèce la plus connue est la R. blanche (B. nivea) ou China-grnss des Anglais, originaire de Cliine et du Tonkin. On cultive auj. la ramie dans les Antilles, au Mexique, en Algérie et môme en Europe. Cette plaute donne une fibre textile dont la résistance à la rupture par traction est supérieure à celle des fibres de chanvre et de lin. Il semble que la culture de la ramie blanche soit appelée à prendre, dans le sud de l'Europe et en Algérie, un important développement.

RAMIE, sorte de toile de coton faite avec les fils tirés de la ramie [Voy. ci-dessus).

RAMIER (c.-à-d. oiseau qui se tient sur les branches), nom que portent deux espèces de nos pigeons sauvages : le Ramier propr. dit ou Grand Ramier [Columba palumbus) cl le Petit Ramier ou Colombin [G. œnas). La couleur de leur plumage est généralement le cendré plus ou moins bleuâtre. Les Ramiers sont réjKindus dans les bois de toute l'Europe; ils se nourrissent de glands, de faînes et même de fraises, dont ils sont très friands. Ils aiment à se |>ercher sur la cime des hauts arbres : c'est là qu'ils établissent leur nid. Voy. colombe et pigeox.

RAMIFICATION. La ramification des végétaux supérieurs s'opère d'après des règles précises. Les branches naissent à 1 aisselle des feuilles et celles-ci ont sur la tige une position déterminée d'après certaines lo\s [Voy. feuille). De même les radicelles naissent le long de génératrices de la racme, généralement en autant de rangées qu'il y a de laisccaux ligneux dans la racine mère. Les branches naissent aux dépens des tissus externes, elles sont exogènes; les radicelles naissent, au coiilrairc, aux dépens des tissus profonds, elles sont endogènes.

RAMILLE (diminutif de rameau), nom donné, en Botanique, aux plus iietites divisions d(!s rameaux [Voy. branche). — On donne aussi ce nom aux bourgeons, ])roduits de la dernière sève, qui ont cessé de croître en longueur et dont l'extrémité est terminée par un œil bien formé.

RAMOLLISSEMENT (de ramollir), se dit, en Médecine, d'une altération particulière des organes caractérisée par une diminution de la consistance normale ou de la cohésion naturelle à chaque tissu. Les causes du ramollissement sont une inflammation ou une thromlwse amenant une gangrène partielle ou encore une dégénérescence néoplasique ou, pour les os ^. ex., certaines altérations, telles que le rachitisme et \ ostéomalacie [Voy. ces mots). — Le ramollissement cérébral est considéré comme une gangrène moléculaire. L'expression symptomalique de cette alfeclion est analogue à celle de l'apoplexie cérébrale ; mais le plus souvent le début en est lent et graduel : il survient, par intervalles, des attaques convulsives simulant l'épilepsie; la perte de la mémoire, lengourdissement de la sensibilité et la gène des mouvements dans un côté du corps sont les symptômes dominants. La durée est ordinairement longue cl la terminaison toujours fatale. — Le ramollissement cérébral est l'aboutissant de dilfi!rentes lésions, thromboses, embolies, survenant à la suite de maladies du cœur et des gros vaisseaux, ou d'arlérile chronique des artères cérébrales.

RAMONAGE (du v. fr. ramon. balai fait de rameaux), nettoyage des cheminées. Outre le ramonage à la main, qui se fait, à l'aide d'une raclette, par de jeunes enfants, on peut, quand le tuyau est trop étroit pour qu'un enfant puisse y entrer, ramoner à la corde, en faisant descendre et monter à travers la cheminée une longue corde entourée d'un hérisson, espèce de tète-de-loup formée de lames ou de pointes d'acier ou de tôle très flexibles. Le procédé qui consiste à brûler la cheminée, c.-à-d. à mettre le feu à la suie, est toujours dangereux, même quand, la cheminée étant en pierre ou en briques, les chances d'incendie sont moindres. — Le ramonage des cheminées est à la charge des locataires; il doit être fait aux époques déterminées par l'usage des lieux sous peine d'amende en cas d'incendie.

RAMPANT, t. de Blason. C'est ratlribul des animaux non pas qui rampent, mais qui ont l'air de monter le long d'une rampe. Ces animaux sont représentés debout sur les pattes de derrière, la tête en l'air et la patte de devant dirigée vers l'angle dextre de l'écu. Rampant est l'opposé de passant.

RAMPE (de ramper), balustrade d'appui qui règne dans toute l'étendue dos escaliers. Les rampes se font tantôt en baluslres de pierres, de marbre, de bronze ou de bois, tantôt en enroulements de fer ; elles sont couronnées ou par des plates-bandes plus ou moins ornées, ou par un corps arrondi et continu, en fer ou en bois, sur lequel la main s'appuie, et qu'on appelle main courante. On distingue les rampes droites, courbes, par ressaut, dont le contour est interrompu par des paliers, etc. La construction des rampes d'escalier en lx)is est une des parties les plus délicates de la menuiserie. On appelle rampisies ceux qui se livrent à celle spécialité.

En Architecture, rampe se dit aussi de la partie d'un escalier par laquelle on monte d'un palier à un autre. — Par extension, on a donné le nom de l'ampe à un plan incliné en pente douce par lequel on monte cl on descend, et qui tient lieu d'escalier dans les jardins, dans les ouvrages de fortification, le long des quais, ainsi qu'à la pente d'une colline, aux pentes qui remontent des voies ferrées, etc. — En Hydraulique, on appelle rampe une suite de chandeliers qui accompagnent les cercles d'une cascade et forment une succession de jets.

Dans les Théâtres, rampe se dit de la rangée de lumières qui est placée au Ixird de la scène, et qu'on lève ou qu'on baisse à volonté.

Rampes du limaçon, en Anatomie. Voy. limaçon.

RAMPHASTOS. nom latin du genre Toucan.

RAMPIN, se dit du Cheval qui marche sur la pince de son fer. Ce défaut peut résulter d'une direction vicieuse du sabot, dont la pince est redressée, plus ou moins perpendiculaire, ou même inclinée en arrière.

RAMS, jeu de cartes qui se joue à 4', 5 ou 6 personnes avec un jeu de 52 cartes. Chaque joueur reçoit 5 cartes et un certain nombre de jetons. Celui qui donne peut

RA.Mll.E

— liOÔ —

RAPHAMS

cdiangcr une de ses caries coniro la relourne. Si tout le inonde pass*^, il fait rams, c.-à-d. se déliarrassc de 5 jetons. Quand on joue, cha«jue joueur se débarrasse d'autant de jetons qu'il a fait de levées: celui qui n'en fait auciuie est ranisé, c.-à-d. prend 5 jetons. Le gagnant est celui qui s'est débarrasse le premier de tous ses jetons.

RAMULE [du lat. ratnulus, dimin. de ramus, rameau], nom donné, en Botanique, aux organes caidinaires de l'Asperge et du Fragon. qu'on regarde communément comme des feuilles. Dans l'Asperge, ce sont des liges ; réduites à un entre-nœud; dans le Fragon, l'organisation . est plus complexe, il y a soudure d'un rameau lloral et ' dune feuille. On dit aussi cladode. ■

RAMURE (de rame, branchage), le bois d'im cerf ou j d'un daim. La ramure du cerf est ronde ; celle du daim ï est plate. On compte l'âge des vieux cerfs aux branches do leurs ramures. \

RAN. iiiim donné, <lans plusieurs pays, au Bélier, à cause de l'espèce de l>èlement court et rauque qu'il lait entendre souvent au moment du rut.

Dans quelques vignobles, ce mot se dit des fosses qu'on creuse pour planter la vigne.

RANA, nom latin du genre Grenouille. Voy. ce mot.

RANATRE, Uaitatra, vulg. Scorpion aquatique, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères héléroptères. famille des Hydrocorises, tribu des Sépides : corps linéaire, tète petite, yeux globuleux et saillants; abdomen terminé par deux filets sétacés; pattes longues et grêles. Les Kanalres vivent dans les eaux donnantes; elles sont très voraccs. La H. linéaire {Sepa linearis) est longue de plus de 0 m. 0.5. so;i corps gris en dessus, jaune en dessous.

RANCANCA, Ibycter, genre d Oiseaux de proie, de l'ordre des Haywces diurnes, famille des Falconidés : bec droit, convexe en dessus, à mandibule supérieure crochue, à bords droits et lisses; tarses nus, réticulés, courts, forts; ongles peu crochus ; les joues, le haut du cou et le jabot sont dépourvus de plumes. Les Rancancas n'ont aucune inclination à la voracité ni à la rapine; ils habitent les forêts de la Guyane, où ils font retentir leur voix bruvanle. L'espèce type, le R. à venlre blanc (/. leucogasler], a le plumage d'un noir bleu foncé, à l'exception du ventre qui est blanc. Le Petit Ai(fle d'Amérique ou à gorge nue, dont on fait quelquefois une espèce à part, parait devoir être rapporté à l'espèce précédenic.

RANGE, RANcmrrii (du lat. rancidus), se dit d'une graisse, dune huile, et eu général de tout corps gras qui, par l'inttuencc de l'air, dont il a alisorlio I oxygène et l'humidité, a pris une odeur forte et ime saveur acre dues au développement d'acides gras odorants, tels que l'acide butjTique. On prévient cette altération \K)ut la graisse, le beurre, l'huile, en les conservant dans des caves dont la température est peu variable, et en les tenant renfermés dans des vases de médiocre capacité, bien secs, bien bouchés et le moins remués possible. Quant au lard salé, comme l'humidité ferait fondre le sel, on le lient au grenier, exposé à un courant d'air, loin des rayons du soleil.

Rance se dit encore du marbre blaiK et rouge brun, veiné rie blanc cendré et de bleu.

RANCHES (du lat. ramex), chevilles de fer ou de bois qui traversent l'échelier ou rancher d'une grue et qui servent d'échelons.

RANCHIER, t. de Blason, espèce de daim ou de renne de haute taille pourvu d'une ramure plaie et couchée en arrière.

RANCIO (c.-à-d. ranci], nom donné, dans le Roussillon, à certains vins qui ont vieilli quelques années en fûts. Ce terme s'applique surtout aux vins de Banyuls, faits avec le grenache.

RANÇON de lital. rancone, rampicone, crochet^ espèce de hallebarde, <lont le fer avait à chacun des côtés une courbure en forme d'hameçon.

RANÇON (du lat. redemptio), somme convenue que l'on paye |)our tirer des mains de l'ennemi un prisonnier. L'usage' des rançons, aussi ancien que la guerre, a surtout été en vigueur au moyen âge : on sait que Si Louis, fait prisonnier en 1250 à la bataille de la Massourc par les Sarrasins, rendit pour sa rançon la ville de Damietle, et paya 400 000 livres pour celle des autres prisonnière. Le vassal était souvent obligé de paver la rançon de son seigneur : c'était une des aides féodales.

Les énormes rançons qu'il fallut payer après la bataille

de i'oitiei-s en iôàO et années suivantes pour délivrer le roi et les nombreux seigneurs français faits prisonniers enrichirent la noblesse anglaise, réduisirent à la misère la population française et furent ime des causes qui amenèrent la Jacquerie.

RANOANNITE, silice hydratée pulvérulente, de Randanne (Puy-de-Dôme).

RANELLE (dimin. du lat. rana, grenouille), Ranella, genre de Mollusques gastérojXKles, de l'ordre des Pectiuibrancbes, famille des Muricidées. Les Ranelles, voisines des Murex, s'en distinguent surtout par leur ensemble plus déprimé, et parce que leurs bourrelets épineux forment seulement deux rangées opposées. Ces mollusques se rencontrent à l'état fossile depuis l'étage falunicn. Les espèces vivantes se trouvent sur le sable des mers chaudes. On remarque la R. bourse, vulg. Grenouille, la R. géante, la /{. marginée, etc.

RANGIER. t. de Blason. C'est un fer de faux représenté sans manche.

RANGIFER. nom latin scientifique du Renne.

RANIDES (du g.-type Rana, Grenouille), famille de Batraciens anoures. Voy. batraciess.

RANINE, terminaison de l'artère linguale (Toi/, li.ngual). a été ainsi nommée parce que c'est là que se forme la ranule. Voy. ci-après. •

RANULE. tumeur sous la langue, synonyme de Grenouillelte. Voy. ce mot.

RANUNCULUS, nom botanique du genre Renoncule.

RANZ ou RAXz DES VACHES (de l'allcm. ftaw:, file, marche), nom donné, en Suisse, aux aii-s que les bouviers jouent sur la cornemuse en faisant paître leurs troupeaux : chaque canton a ses aii-s particuliers. Le ranz des vaches est généralement un air simple. C'est un trois-huit composé de 5 adagios plaintifs séparés par 2 courts allégros.

RAPA, nom latin botanique du genre Rave.

RAPACES (du lat. rapax, ravisseur), dits aussi Oiseaux de Proie, en lat. Accipitres, premier ordre de la classe des Oiseaux, caractérise par un bec fort et crochu, par des serres acérées et par une membrane appelée cire qui garnit la base de leur bec. Ce sont des animaux carnassiers qui ne vivent que de rapines. Tous ont la vue très perçante: mais les ims ne peuvent l'exercer qu'au grand jour, et les autres ont besoin du crépuscule : de là la division des Rapaces en deux familles, les Diurnes (Aigle, Vautour, Faucon, etc.) et les S'oclurnes (Duc, Chouette, Hilx)u, etc.,. En général, les femelles sont plus grandes que les mâles.

RAPATELLE (orig. inc), grosse toile claire qui se fabriquait avec du crin de cheval et servait autrefois à faire des sacs, des enveloppes, des tamis.

RAPATRIEMENT (de rapatrier, ramener dans la patrie). C'est aux agents consulaires qu'est dévolu le soin de fournir les moyens de rentrer en France aux marins naufragés, aux enfants d'origine française abandonnés à l'étranger, à tout Français sans ressources qui demande à rentrer en France.

RÂPE (de râper, orig. germaniq.). instrument en métal, ordinairement en fer-blanc, percé de plusieurs trous, et dont ou se sert pour réduire les corps en pulpe ou en poudre. On se sert surtout de la râpe, dans les ménages, pour le sucre, le chocolat, le poivre, et, dans les usines, pour le tabac, les betteraves, les pommes de terre (qu'on réduit en fécule), etc. Il y a des râpes garnies de lames de scie ou de couteaux tranchants, des râpes à lames dentelées, etc. Dans les grandes usines on fait mouvoir la râpe par une manivelle, par un manège ou par la vapeur.

On appelle encore râpe une lime à grosses entailles, à l'usage des menuisiei-s, serruriers, etc.

Râpe, en Botanique, se dit pour rafle. Voy. rafle.

RAPETTE, Asperugo, genre de la famille des Borraginces. renferme des plantes herbacées dont les feuilles sont rudes au toucher comme une râpe. La R. coucliée [A. procumbens) croît en Europe dans les lieux cultivés et sur le Ijord des champs. On s'en sert, en Italie, en guise de bourrache, et les pavsans mangent ses feuilles dans la soupe.

RAPHANIE, maladie convulsive qui consiste dans une contraction des membres avec douleurs très vives ; elle a quelque rapport avec Vergotisme {Voy. ergot). On l'attribue aux semences de la Ravenelle [Raphanistrum arvense), qui se trouvent quelquefois mêlées avec le blé.

RAPHANUS, nom latni holaninuc du Radis, a fait donner le nom de Rap/ianées à mie tribu de Crucifères dont le Radis est lu i)[-c

RAPHÉ

IIAPT

RAPHÉ (du jr. ^a'jfi, suture), nom donni', en Analuniio, à cerlaines ligues saillantes t|ui l'c-seiublcnl à une couluie, coinuic celle qui divise le scroluui el le périnée en deux parties latérales.

En Botanique, dans un ovule anatropc, le raphc est une cùtc saillante qui s'étend du liile apparent au liile vrai, et résulte de la soudure du lunieule à l'ovule.

RAPHIA, espèce de Saguuicr. Voy. ce mol.

RAPHIDE (du ^r. pas!?, aiguille), nom doiuié, en Botani(|ue, aux cristaux disj)osés comme un faisceau d'aifcuillcs que l'on rencontre dans les cellules végclales des Colocasia et de quelques autres plantes.

RAPHIDIE (du g:r. pa-j;?, aiguille), Hapltidia. genre d'Insectes, de l'ordre (les Névroptêres, famdle des IMuiiipenues et type de la tribu des liaphidiens : tète grande el aplatie; antennes filiformes; protliorax cylindrique, aussi long que l'abdomen; pattes antérieures simples; abdomen armé d'ime tarière sailianlc chez les femelles, (les insectes se rencontrent principalement dans le voisinage des bois. En Angleterre, on les appelle Mouches-Serj)enls (Snake flies), à cause de leur facilité à se mouvoir eu tous sens.

RAPHIPTERUS, genre d'Oiseaux palmipèdes, le même que la Meigaiietlc. Voy. ce mol.

RAPIDES, nom donne à tles sortes de cascades qui se trouvent dans certains fleuves, surtout en Afrique et en Amérique, el qui en entravent la navigation, sans cependant former de véritables cbulcs d'eau. Elles sont |)roduiles far une différence de niveau dans le lit du fleuve, que eau franchit brusquement, la pente augmentant la rapidité (le son cours cl diminuant la profondeur.

RAPIDOLITE, syn. de wkkxkhitk.

RAPIÈRE (orig. incerl.), épée longue et affilée, employée comme arme de duel, et qui poite comme garde une coquille hémisphérique percée de trous dans lesquels l'épée de l'adversaire peut s'engager.

RAPISTRE, liapistruîH, genre de la famille des Crucifères, tribu des Haphanécs, établi par Boerhaave. L'espèce la plus connue est le liapislrc doré, qui croit dans le midi de la France, en Italie, etc.

RAPPE, au pluriel liappeii, monnaie de compte de Suisse, valant un peu plus d'un centime. ISolre système décimal ayant clé adopte en Suisse en 1850, le rappe a été assimilé à notre centime.

RAPPEL (de rappeler). Pans les Assemblées délibérantes, on prononce, selon les cas, le rappel à l'ordre, le rappel à la question, \o rappel au règlement, toutes expressions qui s'exjtliquenl d'elles-mêmes. — En Angleterre, ou entend par rappel le rapport ou la dissohilion de l'union législative, établie depuis 1801, entre l'Angleterre el l'Irlande. On sait que le célèbre O'Coimell ne cessa de pousser au rappel.

En Comptabilité, le rappel est une mesure |)écuniairc par laquelle on alloue à un fonctionnaire un Irailemenl arriéré, ou même par laquelle on décide qu'il touchera un traitement à partir d'une époque antérieure à son entrée en fondions.

Dans l'Armée, le rappel est une batterie de tamlx)ur ou une sonnerie de clairons, d'une mesure rapide et pressante, par laquelle on donne à des militaires l'ordre (ie se rassembler immédiatement .

RAPPORT (de rapporter). Dans son acception la plus ordinaire, ce mot signifie un coin|)le rendu, un exposé sommaire que l'on fait à (juehin'un sur un travail quelconque dont on a été charge : les ministres adressent des rapports au chef de l'Etal pour motiver les projets de loi ou de décret qu'il* lui soumettent; les commissions adressent des rapports au corps délibérant dont elles font partie, etc.

Dans les Tribunaux, les juges d'instruction adressent à la Chambre du conseil un rapport d'après lequel celle-ci thîcide s'il y a lieu ou non de suivre contre 1 inculpé. Le juge rapporteur est celui qui a été spécialement chargé d'une affaire, d'un règlement de compte, et qui en fait le rapport à la chambre ou à la cour. — On appelle rapport d'expert le témoignage (|ue rendent, par ordre de la justice ou autrement, les médecins, les chirurgiens, ou les experts en quelque sorte d'art que ce soit.

En Jurisprudence, on entend par rapport la remise faite par un héntitir à la masse d'une succession des dons qui lui ont été faits parle défunt, en avancement d'hoirie, ou des legs qu'il a reçus du défunt. Le Yw\>\wr\. a pour but

d'établir l'égalité entre les héritiers; toutefois le donateur peut dispenser expresséinenl du rapport : c'est alors ce qu'on appelle un don ou legs par préciput. Le rapport se fait en nature ou en moins prenant, selon que l'héritier est tenu de remettre effectivement la chose donnée dans la succession, ou (jii il prend en moins dans cette succession une somm(! égale à la valeur de ce qu'il a reçu [Voy. phki.èvkment). Le lapport des legs consiste h ne pas les exiger (C. civ., art. 845-861)). — Des règles spéciilcs régissent le rapport des dettes, ou paiement à la masse, jiar un héritier, des dettes qu'il avait envers le défunt. Voy. A. Deschamps, le llapport des dettes. 1891.

En ÎHédecine, on entend par rapports toute éructation des flaluosités contenues ilans l'estomac. Voy. aighecrs,

PSEUMATOSE, VENTS.

RAPi'oiiT OU RELATION. Eli Pliilosopliie, c'cst la maniijre d'être d'une chose à l'égard d'une antre, p. ex. l'analogie, la différence, etc. La conception des rapports joue un rôle important dans l'intelligence, comme on le reconnaît en étudiant {'association des idées, le jugement el le raisonnement [Voy. ces mots). — On a proposé des divisions très diverses pour les rapports. Souvent on les ramène à deux classes : 1° /{. contingents, fondés sur l'expérience, sur l'observation; 2° /{. nécessaires, fondés sur la raison, C(mimc les principes méta|)hysiques, mathématiques, logiques, moraux (Voy. vérités premières). — Anstole et Kanl ont fait de la relation une catégorie. — Voy. catégories.

En Mathématiques, le rapport de deux nombres a, b est le nombre par leijuel il faut multiplier b, pour avoir a ; le rapport de deux p-andeui-s A, B est le nombre par lequel il faut multipli(!r B pour avoir A. C'est aussi le nombre (pii exprime A quand on prend B pour unité.

RAPPORTEUR (de rapporter), instrument destiné à tracer on à mesurer les angles sur le papier. Il se compose généralement d'un demi-cercle en corne transparente ou en ciiivi-e évidé au milieu, dont le contour est partagé en 180 degrés, l'our mesurer un angle avec un rapporteur, on applique son centre au sommet de cet angle de telle sorte que son diamètre coïncide avec l'un des côtés; on n'a plus qu'à lire le nombre de degrés qui corres|)ond à l'autre côté. — I{éci|)ro(|uemenl, pour faire en un point d'une droite donnée un angle dont on connaît le nombre de degrés, on appli(|uc une règle sur le papier, et contre cette règle le diamètre d'un rap|)orleur, en ayant soin que son centre soit au point donné; puis on fait tourner la règle autour de ce point jusqu'à ce (|uc la droite donnée corresponde, sur la division du rapporteur, au nombre de degrés proposé. Ou n'a |)lus alors (pi'à enlever le rapporteur et à tirer h; long de la règle un Irait qui fait avec la droite donnée l'angle demandé.

On coivsiruit (iuel(|ucfois des rapporteurs ayant la forme non d'un demi-cercle, mais d'un rectangle circonscrit à un demi-cercle. Dans ce cas les divisions tracées sur les côtes du rectangle représentent, non les nombres successifs de degrés, mais leurs tangentes ou leurs cotangenles. L'usage en est d'ailleurs le même que celui des rapporteurs demicirculaires.

Dans les Conseils de guerre on nomme rapporteur l'oftlcicr qui exerce les fondions de juge d'instruction; le ministère public dans ces tribunaux a pour re|)résentant le commissaire du gouvernement ; dans les conseils d'enquête ou de discipline, le rapporteur cumule ces deux fonctions.

Juge rapporteur. Voy. baiport.

RAPSODE (du gr. pa'^tpSô;]. nom donné par les nnriens Grecs à ceux qui faisaient métier de n'citer les chants des poètes, surtout des poètes épiques et (!n ])articnlier ceux d'Homère : on appelait ces derniers Ilomérides. — Voy. Pierron, Histoire de la littérature grecque (ch. 5).

RAPSODIE. On donne ce nom, en Musique, à un genre de composition d'un caractère pittoresque au(|uel servent de thèmes des motifs populaires. Une rapsodie comporte généralement un certain développement et une forme entièrement libre en une seule ou plusieurs parties : elle s'écrit fréquemment jxtur orchestre ou piano.

RAPT (du iat. ra;>/i«s). enlèvement avec violence d'une jeune fille ou d'une femme. Le mot 7-apt a disparu de nos codes, et a été remplacé par celui (Venirvenient [Voy. ce mol) ; cependant le 7apt diffère de Venirvenient en ce que ce (iernicr n'emixirle pas l'idée de violence. — Autrefois la loi distinguait le rapt par riolence et le rajit par

IIAPLNCLLLS

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