‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1361 sur 1729 · RÉCLAME · texte numérisé non relu

RÉCLAME

RÉCÉPISSÉ (mol latin qui sig:ni(ie avoir reçu], écrit par lequel on déclare avoir rei^u des papiers, des pièces, etc.

ioy. MAGASINS GÉNÉRAUX.

RÉCEPTACLE (du lat. receplaculum). En Botanique, on distingue le /{. du capitule, extrémité élargie du pédoncule qui porte les bractées et les Heurs, et le R. de la fleur, extrémité du pédicellc qui donne insertion aux vcrticilles de la fleur. — En Crvptogamie, on appelle souvent réceptacle la partie de la plante qui porte les fructifications.

RÉCEPTEUR. Voy. télégraphie électrique et téléphoxe.

RÉCEPTION (du lat. receptio). En Droit, pour la réception de compte, voy. reddition'. — Le Code de procédure civile prescrit les formes à suivre pour la réception des cautions (art. 517-522). — On appelle réception du droit romain le fait, pour nombre de pays, d'avoir, au moyen âge. donné force de loi au Droit romain.

Discours de réception, discours que chaque nouvel élu à r.\cadémie française prononce en séance solennelle, et auquel répond le directeur de l'Académie. Ce fut Olivier Patru qui en 1640 prononça le premier un remerciement de ce genre. \jc récipiendaire fait ordinairement l'éloge de son prédécesseur.

RECÉS ou RF.CEZ (du lat. recessus, action de se retirer), en allem. Reichs-Abschied, nom qu'on donnait, dans l'ancien Empire germanique, a l'acte dans lequel on résumait les résolutions qu'une diète avait prises : il était ainsi apj»elé parce qu'on ne le rédigeait qu'au moment ou la diète allait se séparer.

RECCVABt-E (de receioir , se dit, en Droit, d'une prét<^n(ion qui peut être admise ou d'une personne admise a la formuler.

RECEVEUR (de receioir , fonctionnaire chargé de percevoir les deniers publics. Avant la Révolution. la recette des deniers publics était confiée a un petit nombre d'agents supérieurs, dont les uns, apjielés receveurs généraux, percevaient la taille et la capilation. et dont les autres, nommés fermiers généraux, prenaient à l)ail toutes les autres taxes, .^iij. ciiaque département a : un trésoi ier-payitr général, résidant au cbef-lieu ; un receveur particidier dans chaque chef-lieu d'arrondissement, et des percepteurs dans les localités d'une moindre importance, t^s employés sont soumis au cautionnement. — Outre les receveurs des finances proprement dits, il y a les receveurs de V enregistrement, des domaines, etc.

Voy. F-NRECISTREMENT, DOMAINES.

RECEVOIR ^FINS DE .NON-;. Voy. FINS.

RECHANGE (c.-à-d. second change, change itératif). C'est : 1° le fait par lequel le porteur d'une lettre de change non payée et jnolestée se rembourse sur le tireur, ou sur l'un des endosseurs, en tirant sur eux une nouvelle lettre de change ou retraite; 'i" le nouveau change qu'il peut faire payer à raison de la négociation de cette retraite (C. de coinin.. art. 177-186). Voy. retraite.

RECHUTE, réapparition d'une maladie pencfant ou peu après la convalescence. Certaines maladies, telles que la pneumonie, la pleurésie, les fièvres intermittentes, les rhumatismes, les inflammations sont plus que d'autres, sujettes aux rechutes. Outre les causes qui ont déterminé la première maladie, un remède mal administré, un refroidissement, un écart de régime, une émotion vive, suffisent pour provoquer une rechute, surtout au début de la convalescence.

RÉCIDIVE du lat. recidivus, sujet à retomber). Il y a récidive cpiand un individu commet de nouveau un crime ou un délit pour lequel il a déjà subi une condamnation. Il y a plusieurs cas de récidive : 1° un second crime après un premier : l'aggravation consiste tantôt à prwioncer le maximum de la peine, tantôt à appliquer la peine supérieure ; mais on ne passe jamais d'une peine de droit commun à une peine politique, ni réciproquement ; 2" un crime après un délit : il n'y a aucune aggravation à raison de la récidive ; 3° un délit après un crime : on prononce le maximum de la peine; 4" un second délit après un premier : l'aggravation est la même, mais il faut, pour qu'elle ait lieu, que le premier ait été pimi d'un emprisonnement d'au moins une année ; 5° une seconde contravention après une première : la récidive n'a heu que si la première contravention a été commise dans l'année et dans le ressort du même tribunal; l'aggravation consiste à élever la peine ou à ajouter l'amende à l'emprisonnement (C. pén., art. 5C-58, 483;. Ces règles du Code pénal ont

été récemment complétées par la loi du 24 mars 1891 (dite loi Béranger, du nom du sénateur qui l'a proposée).

RÉCIF ou rescif (de l'espagn. arrecife, de l'arabe ar-racif, chaussée), chaîne de rochers ou banc de coraux qui est presque au niveau de la surface de l'eau ou n'est recouverte cfue par places. Les mers de l'Inde, et surtout les parages de la Polynésie, abondent en récifs, qui y rendent la nangation périlleuse.

RECIPE (c.-à-d. en latin prenez), se lit, dans les ordonnances de médecin, en tête des formules.

RÉCIPIENDAIRE (du lat. recipiendus), celui qu'on reçoit dans un corps, dans une compagnie, avec un certain cérémonial. A l'Académie française, le récipiendaire prononce un discours, auquel répond le directeur ( Voy. bécFPTioN;. — Dans la Franc-Maçonnerie, le récipiendau-e est soumis à diverses épreuves.

RÉCIPIENT (du lat. recipiens). En Physique, le récipient de la machine pneumatique est une cloche de verre posée sur la platine de l'appareil, et dans laquelle on fait le vide. — En Chimie, le récipient est un vase de forme variable, et presque toujours en verre, à une ou deui tubulures, destine à recevoir le produit d'une distillation ou d'une opération chimique. On apjjelle récipient florentin un récipient en forme de cafetière qu'on emploie pour la distillation des huiles volatiles plus légères que l'eau.

RÉCIPROQUE (du lat. reciprocus). En Logique, une proposition est réciproque quand on peut, sans changer le sons, mettre l'attribut à la place du sujet; p. ex. : un triangle est un jwlygone de trois côtés, ou w» polygone de trots côtés est un triangle. Dans ce cas, l'attribut est l'éfjui valent du sujet. Toute définition est une proposition réciproque [Voy. conversion]. — En Grammaire, on appelle verbes réciproques des verbes pronominaux qui expriment l'action de deux ou plusieurs sujets les uns sur les autres : Pierre et Paul se louent.

En Mathématiques, la réciproque est l'inverse d'une proposition démontrée. — Figures réciproques : figures telles, que chacune joue le même rôle par rapport à l'autre; — Polaires récijrroques. voy. pôle. — Transformation par rayons vecteurs réciproques, voy. inversion.

RÉCi'T (de réciter). En Rhétorique, c'est l'exposé de faits réels ou imaginaires. On distingue : le R. historique, le R. oratoire ou narration [Voy. narration) et le R. poétique, qui comprend le R. épique, exposition d'une action héroïque, intéressante, merveilleuse, comme le récit de la prise de Troie par Enée (Enéide, ch. ii et m), ainsi que le R. dramatique, narration détaillée d'un événement important, qui vient de se passer et qui tient au noeud et au dénoùment de l'intrigue, comme le récit de la mort d'Hippolyle par Théramène (Phèdre, acte v).

En Musique, on appelait autrefois récit ce qui était chanté |)ar une voix seule ou joué par un instrument seul. — C'est aussi le nom d'un des claviers de l'orgue [Voy. ce mot).

RÉCITAL, nom usité en Angleterre pour désigner un c-oncert donné par un seul artiste : récital d'orgue, de piano, etc. Depuis quelques années, cette locution commence à être employée en France.

RÉCITATIF (de réciter). Dans la Musique d'opéra, on appelle ainsi une sorte de déclamation notée employée surtout dans le dialogue et le récit, d'oii lui est venu son nom. Le Récitatif était dit autrefois : simple ou libre, lorsqu'il comportait un seul accompagnement de basse ; accompagné, lorsqu'il était soutenu par d'autres instruments; obligé et mesuré, lorsqu'il prenait un caractère plus rytiimique, le chant et l'accompagnement étant plus étroitement unis. Le récitatif est d'origine italienne, et date de la fin du xvi* siècle.

RÉCLAMATION d'état, action par laquelle un enfant agit pour faire constater une filiation qui lui est contestée. Elle est imprescriptible à l'égard de l'enfant lui-même, mais ne peut être intentée par les héritiers de l'enfant qui n'a pas réclamé que s'il est mort mineur ou dans les cinq ans après sa majorité (C. civ., 326-330).

RÉCLAME (du lat. réclamer). En Typographie, on appelle réclame le mot qu'on mettait autrefois au-dessous de la dernière hgne d'une feuille ou même d'une page d'impression, et qui est le premier de la feuille, de la page suivantes. IjCS réclames ne sont plus en usage. Aujourd'hui ce mot se dit plutôt de la note manuscrite qui rappelle au compositeur, au correcteur ou au metteur en pages le dernier mot composé ou la coupure de la mise en pages

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