‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1362 sur 1729 · RECORD · texte numérisé non relu

RECORD

pt le dernier folio flo la feuille ou de la page précédentes.

Dans le l'Iaiii-Chnnt, la réclame est la partie du ré|)ons

que l'on reprend avec le verset.

Oi ai)p«!lle encore réclame un article ins(!rc dans le cfH'ps d'un journal, au milieu des nouvelles et des faits divers, et qui contient ordinairement un éloge payé.

RECLUS, Riici.csE (du lat. reclusus, enfermé). On appelait ainsi, au moyen âge, des jiénitents qui se condamnaient à vivre enfermés dans une petite cellule, livrés à la prière et à la mortification; ces cellules étaient ordinairement attenantes à une église ou à un monastère. On en voit encore une dans la cathédrale de Bourges, attenante à !a chapelle Ste-Barl)e. On ne pouvait se faire reclus sans la permission de l'évèque ou de l'aljlxî de son monastère.

RECLUSION (du lat. reclusum, de recludere), peine afflictivc et infamante qui consiste, en France, à être détenu dans une maison île force, et à être employé dans l'intérieur de la prison à des travaux déterminés par des règlements administratifs. La durée de la réclusion est de 5 î|ns au moins et de 10 ans au plus (G. pén., art. 21, 22, etc.). Elle em|K)rte nécessairement la dégradation civique et l'interdiction légale (art. 29 et 34). — Autrefois on entendait par réclusion faction d'enfermer pour la vie un coupable dans un monastère. Voy. adultère.

RECOGNITIF (acte), du lat. recognitio. C'est, en Droit, l'acte par lequel on reconnaît une obligation en rappelant le titre qui 1 a créée.

RÉCOLEMENT (du lat. recolere, repasser,) se disait autrefois de l'acte qui consistait à donner lecture, à des témoins entendus dans une procédure criminelle, de la déposition qu'ils avaient faite, pour voir s'ils y persistaient.

Le récolement d'un inventaire est l'acte constatant qu'on a vérifié tous les effets et meubles compris dans un inventaire (C. de proc, art. 611, 612, 616).

Dans les Eaux et Forêts, on appelle récolement la visite faite par les agents de l'administration dune coupe exploitée, pour s'assurer si l'adjuilicataire a rempli toutes ses obligations.

RÉCOLTES (du lat. recollecta, s.-ent. poma, fruits recueillis). Ce mot désigne à la fois l'action de recneillir les fruits de la terre, et les produits en nature qui en résultent. Lorsijue ces pi-odi^lts sont des céréales, la récolte est dite moisson; loi-squ'il g'agit de fruits, elle prend le nom de cueillette. — On appelle R. dérobées, les récolles qui se font, dans le coure uç la même année, sur un sol (]ui déjà vient de donne? sa récolte; et /}. sarclées, celles qui, dans le cours de la croissance des plantes, exigent des sarclages et des binages.

En Droit, les récoltes pendantes par les racines (c.-à-d. encore attachées j\u sol), et les fruits des arbres non encore recueillis, sont immeubles. Des qu'ils sont détachés du sol, quoique non enlevés, ils sont meubles. La loi accorde au propriétaire un privilège sur la récolte de l'année pour l'exécution du bail [Voy. privilège). — Les vols et les tentatives de vols de récoltes, lorsqu'ils n'ont pas été commis la nuit, ou par deux ou plusieurs jxirsonnes, sont jugés correctionnellement. Lorsqu'ils ont été commis la nuit, ou par deux ou plusieui-s [personnes, ils sont jugés par les cours d'assises (G. pén., art. 401 et 588).

RECOMMANDATION (du préf. re et de commander). En termes de Pratique, c'est l'opposition que l'on met à la sortie d'un prisonnier. Un créancier qui avait le droit d'exercer la contrainte par corps contre son débiteur pouvait le recommander loi-squ'il était déjà détenu pour un délit ou pour toute autre cause : l'individu recommandé était alors retenu, encore que son élargissement eût été prononcé. Le Ck)de de pi-océdure civile (art. 792-96) réglait les formalités à observer à cet égaitl. La recommandation a disparu avec la contrainte par corps.

Sous la Féodalité, on apjjelait recommandation l'acte par lequel un propriétaire d'alleu cédait son domaine à quelque seigneur puissant, qu'il clwisissait pour patron, et de qui il recevait immédiatement ce même domaine à litre de bénéfice ou fief, en se soumetlanl à certains services, à certaines charges.

RECOMPENSE (du préf. re et de compenser). En termes de Droit, ce mot a la même signification qn'indetntiité. On 1 emploie, en matière de communauté entre époux, pour exprimer l'indemnité que l'un d'eux doit à 1 autre pour tout ce que le premier a fait tourner à son prolit personnel des biens du second, ou qui peut être due dans

le même cas aux époux par la communauté ou à la oommunauté par les époux. Le Gode civil (art. 1433, 1430-57) détermine le cas où la récompense est duc.

RÉCONCILIATION (du lat. reconciliatio). Outre son sens ordinaire, ce mot se dit, dans le langage ecclésiastique : 1° de l'acte solennel par lequel un hérétique est réuni à l'Eglise et absous des censures qu'il avait encourues; 2" de la cérémonie qui se fait quand on bénit une église profanée et devenue ainsi incapable de servir à la célébration <le l'office divin. C'est une fonction épiscopale. La réconciliation est nécessaire lorsqu'il y a eu dans le lieu saint elTusion criminelle du sang, meurtre, inhumation d'un excommunié, d'un hérétique ou d'un infidèle, ou quand une église a été consacrée par un évèque excommunié ou hérétique.

En Droit civil, l'action en séparation [lermise aux époux est éteinte par leur réconciliation survenue depuis les faits qui auraient pu autoriser cette action (G. civ., art. 272 et 506).

RECONDUCTION (du lat. reconductio, louageà nouveau), renouvellemenl d'une location ou d'un bail à ferme. On distingue la reconduction expresse, qui se fait par écrit ou verbalement, par paroles expresses entre les parties, et la tacite reconduction, con\\m\ail\on de la jouissance d'une maison, d'une ferme, d'un appartement, au même prix et aux mêmes conditions après 1 expiration du bail, sans iju'il ait été renouvelé, et sans que le propriétaire s'y soit op))osé. Ce nouveau liail, soumis aux mêmes conditions que l'ancien, dure le temps fixé par l'usage des lieux, si c est le bail d'une maison; le temps nécessaire pour que le preneur puisse recueillir tous les fruits, si c'est le bail d'un fonds rural (G. civ., art. 1759 et 1776).

RECONNAISSANCE (de reconnaissant). Outre son seng moral de gratitude, ce mot a diverses autres acceptions. — Dans l'Art militaire, on appelle reconnaissance toute opération ayant pour but de se renseigner soit sur l'ennemi, soit sur une place forte, un terrain, etc., vers lequel on marche. — On distingue les reconnaissances ordinaires, qui sont confiées à un officier seul ou accompagni; de qucl-

Siues hommes d'escorte et auxquelles on emploie de prcérence les officiers d'état-major, et les /{. offensives, où une troupe entière va attaquer l'ennemi pour se renseigner sur sa force et ses dispositions; elles conduisent le plus souvent à une bataille, ex. à Montebello en 1859.

En Droit, c'est l'acte écrit contenant l'aveu d'un fait passé ou d'une obligation antérieure. La 7-econnaissance d'enfant consiste en une déclaration, faite dans l'acte de naissance ou dans un acte postérieur, (jui doit être inscrit sur les registres de l'état civil, et par laquelle on reconnaît être le père ou la mère d'un enfant naturel (G. civ., art. 62, 534- 342). Les enfants adultérins et incestueux ne peuvent être reconnus. La reconnaissance est le préalable nécessniro de la légitimation [Voy. ce mot). — C'est aussi l'écrit par lequel on constate qu'on a reçu une somme, par empi iinf, en dépôt, ou autrement. Dans les établissements de pi'èt sur gages, au Mont-de-Piété p. ex., on appelle reconnaissance l'acte qui est remis à l'emprunteur, et qui constate la somme prêtée, ainsi que la nature et la valeur des effets déposés.

Au Théâtre, comme dans la poésie épique et dans les romans, les reconnaissances soit des personnes, soit des choses, sont un des moyens les |)lus propres à amener une péripétie, un dénoûvienl [Voy. ces mots). Mais ce ressort trop souvent employé devient banal et froid ; l'invraisemblance est son écueil. On peut citer, dans le gein-c sérieux, la reconnaissance d'Ulysse par Euryclée dans l'Odyssée, celles d'Orcste dans l'ÊVec/re de Sophocle, d'Ipliigénie dans Vlphigénie en Tauride d'Euripide, de loas dans Athalie, la reconnaissance commune d'Egisfhe et de sa mère dans Mérope, et, dans le genre comique, les reconnaissances des Captifs et de V Amphitryon de Plante, de, VAndrienne de Térence, des Fourberies de Scapin, des Précieuses ridicules, de Y Avare de Molière. Les retonnaissances abondent dans le drame moderne.

RECONVENTION (du préf. re et de convention), se dit, en Jurisprudence, de la demande que forme incineminent le défendeur contre celui qui en a lui-même formé une \y. premier contre lui, et devant le même juge. La reconvention oxxdemande reconventionnelle n'est admise que lors- 3ue la demande du défendeur a de la connexité avec la cmande principale ou peut lui servir de défense. RECORD, mot d'origine anglaise qui désigne la course la plus rapide faite par un coureur de n'importe quelle façoii.

REœRDER

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