‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1364 sur 1729 · REDDITION · texte numérisé non relu

REDDITION

<1'liommPS dans leurs foyers au bout d'une année de scrviee. — L'appel sous les drapeaux a lieu vers le l"novembrc de l'année dans laquelle les hommes accomplissent leur 21° année ; c'est à partir de cette date que comptent la durée du service fixée par la loi, les ])assages successil's dans la réserve ou dans l'armée territoriale.

Les cas de dispense d'une partie de la durée du service actif, d'exemption pour causes d'infirmité, d'ajournement pour faiblesse de constitution, sont examinés par un conseil de re vision dans lequel sont représentées l'administration, l'armée et les municipalités.

La répartition du contingent annuel entre les divers corps de troupe, la mise en route des jeunes soldats, et ultélieuremenl toutes les opérations relatives aux alfectations dans la réserve de l'armée territoriale sont exécutées par. les bureaux de recrutement, établis à raison d'un par subdivision de région et composés d'officiers ayant sous leurs ordres les secrétaires des sections d'état-major et de recrutement. — La gendarmerie est appelée également à donner son concoure à ces divei-ses opéi-alions, soit pour la rccberclie des insoumis, soit pour les diverses mesures d'ordre auxquelles elles domient lieu.

Les fraudes ou manœuvres par suite desquelles un jeune homme se soustrait aux obligations du service militaire sont punies d'emprisonnement ; les fonctionnaires ou médecins qui se seraient rendus complices desdites manœuvres sont frappés de peines plus graves encore.

En Algérie et aux colonies, la durée du service actif est réduite à un an, les autres obligations générales restant les mêmes que ci-dessus.

Consulter la loi du 15 juillet 1889 et celles qui l'ont complétée ou modifiée ultérieurement, les décrets et instructions ministérielles rendues pour l'application de ces lois, dont on trouvera la collection complète au Bulletin officiel du Ministère de la guerre.

RECTANGLE (du lat. rectangulus). Ce mot pris comme substantif sert à désigner, en Géométrie, un parallélogi'amme dont les angles sont droits. Pris comme adjectif, il sert à désigner soit un triangle qui a un angle droit, soit un trapèze qui a deux angles droits, soit enfin un parallélépipède dont toutes les faces sont des rectangles. — Un angle trièdre est dit rectangle, hirectangle, Irireclangle, suivant cju'il a un, deux ou trois dièdres droits. — Hectangulatre, se dit de tout ce qui a la forme d'un rectangle.

RECTEUR (du lat. rector). Ce nom, qui, à diverses époques, a été donné à des fonctions de natures fort diîférentes, désigne spécialement aujourd'hui, en France, le fonctionnaire placé à la tête de chacune des académies universitaires. Il y en eut 27 jusqu'en 1850 (un dans chaque ville où siégeait une cour d'appel) ; la loi du 15 niars 1850 en porta le nombre à 86; celle du 44 juin 1854 le réduisit à 16. Avec l'Académie d'Alger on en compte auj. 17. Les recteurs sont nommés par le chef de l'Etat, sur la présentation du ministre; ils ont autorité sur les Facultés, les lycées, les collèges et les écoles de tous les degrés, ils président les conseils académiques.

Autrefois on donnait le titre de recteur au chef de chacune des Universités de France. Celui de l'Université de Paris était tiré du corps de la Faculté des arts. On l'élisait pour trois mois seulement ; mais il était communément continué pour deux ans. Le recteur portait une ceinture violette, avec un bourdaloue d'or au chapeau. Dans les cérémonies il était précédé des massiers des quatre Facultés. De Philippe Auguste jusqu'à François 1=', le recteur gouverna en souverain, avec droit de justice haute et basse sur tout le pays latin, qui s'étendait alors sur la rive gauche de la Seine, de l'abliaye de St- Victor jusqu'au Pré-aux-Clercs, mais ce jjouvoir ne tarda pas à être limité. Cependant le titre de recteur fut toujours très considéré dans l'ancienne Université : Rollin est un des recteurs dont l'Université de Paris s'honore le plus.

Dans quelques provinces de France, et notamment dans la Bretagne, on donne au curé d'une paroisse le nom de recteur.

■ ^^^J}-- (ïlu l^t^- reclus, droit), entre dans la composition d un grand nombre de mots scientifiques, tels que : rcctiflore, à fleurs droites ; rectigrade, qui marche droit; recliiigne, en ligue droite; rectirostre, qui a le bec droit, etc.

RECTIFICATION (de rectifier, du lat. reclificare). En Uiimie, on nomme ainsi une opération qui consiste à distiller de nouveau un liquide dans le but de l'obtenir à

l'état le plus pur possible : on rectifie l'alcool, certains acides, etc.

En Géométrie, la rectification d'une courbe est l'opération par laquelle on trouve une droite de longueur égale à celle de la courbe, et, par extension, l'opération par laquelle on détermine la longueur même de cette courbe.

En Matière d'actes de l'état civil, la rectification est le fait de rétablir dans un acte erroné les énonciations exactes qu'il doit contenir. Elle se fait en vertu d'un jugement du tribunal de première instance qui est transmis à l'officier de l'état civil et transcrit par lui sur ses registres en marge de l'acte rectifié (Code civil, art. 99-101).

RECTO, mot latin francise, s'emploie pour désigner la première page du feuillet qui se trouve à droite lorsqu'on ouvre le livre. Ce nom vient de ce qu'autrefois chaque feuillet n'était numéroté qu'à la première des deux pages [recto folio). On oppose recto à verso, qui est la sccwide page ou l'envers.

RECTORAT. Voy. r.ECTEïïR.

RECTRICE (du lat. rectrix). En Omitliologie, on nomme pennes reclrices les plumes de la queue des oiseaux, [larce que, dans leur vol, elles leur servent comme de gouvernail. Voy. QDEUE et PLUMES.

RECTUM (du lat. rectum, droit), la troisième et dernière portion du gros intestin, est ainsi appelée à cause de sa direction presque droite. Le rectum occupe la partie jx)stérieure du bassin, ets'ouvre à l'extérieur par l'orifice appelé anus. Les matières fécales s'y accumulent comme dans une sorte de réservoir, avant d'en être chassées jiar l'acte de la défécation. Plusieurs animaux, le Musc, la Civette, etc., ont des glandes odorifères à cette extrémité. Chez l'Homme, les veines s'y engorgent souvent de sang.

Voy. HÉMOnROÏDES.

RECUIT ou nECuiTE (de recuire). En Chimie, on ap])elle ainsi l'opération que l'on fait sunir aux métaux ductiles, quand on les a trempés ou battus au marteau et qu'ils ont acquis trop de dureté. Elle consiste à faire rougir ces métaux et à les laisser refroidir lentement : ils reprennent ainsi l'élasticité qu'ils avaient perdue. Voy. acier.

En Peinture, la recuite est ro|)ération par laquelle le peintre sur verre ou en émail parfond ses couleurs, en soumettant la pièce peinte à l'action du feu.

RECUL (de reculer). Lorsqu'on tire un fusil ou une bouche à feu, le mouvement de réaction exercé par le départ des projectiles se traduit par un recul de l'arme. Dans les armes portatives, il est .supjxirté par le tireur, et sa vitesse ne doit pas excéder 2 m. 60 sous peine d'être intolérable pour l'homme; le produit de celte vitesse par le poids de l'arme donne la mesure de la quantité de mouvement du projectile et permet de déterminer la vitesse à imprimer à celui-ci lorsqu'on connaît son poids, ou récijiroquement. Dans les canons, la vitesse du recul est Ijeaucoup plus grande et l'étendue du mouvement atteint plusieurs mètres ; on l'enraye à l'aide de freins.

RÉCURRENT (du lat. recurrens, qui revient en arrière). En Anatomie, on nomme : artères récurrentes, plusieurs artères du coude et une artère de la jambe, parce qu'elles semblent remonter vers l'origine du tronc qui leur a donné naissance ; nerfs récurrents, les nerfs laryngés inférieurs.

En Arithmétique, on nomme série récurrente toute série dans laquelle chaque terme se forme en ajoutant les termes qui le précèdent multipliés par certains coefficients dont l'ensemble est Y échelle de récurrence.

Vers récurrents ou rétrogrades. Voy. anaoyclioce.

RECURVIROSTRA, oiseau. Voy. avocette.

RÉCUSATION (du lat. recusatio), action de décliner la compétence d'un tribunal, d'un juge, d'un juré, d'un expert, d'un témoin, etc. Le Code de proc. civile (art. 378) et celui d'inslr. criminelle (art. 532, 339, etc.) détenninent les cas et les modes de récusation des juges de paix, juges, jurés, etc.

REDAN (pour redent, dérivé de dent), ouvrage de fortification formé de deux faces en angle saillant ; il s'emploie en fortification passagère ou en fortification permanente : on le nomme alors demi-lune ou ravelin [Voy. ces mots).

Il s'emploie aussi, en Architecture, pour désigner ces ressauts qu'on pratique de distance en distance à la retraite d'un mur construit sur un terrain en j)entc, jxiur le mettre de niveau dans chacune de ses distances; ou dans une fondation, à cause de l'inégalité de consistance du terrain ou d'une pente escarpée.

REDDITION (du \ùi. reddilio). La reddition décompte

REDDRITHITE

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