‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1365 sur 1729 · RÉDUCTION · texte numérisé non relu

RÉDUCTION

est l'acle par lequel un complable stminet ses opérai ions au lonlrôîe île qui Je droit. Les lormes à suivre à cet éj;aril sont tracées au Code de procédure civile, art. 527-o4'2.

REDDRUTHITE, syn. »ie chalkoslne.

RÉDEMPTION (dû lai. redeinptio, rachat). Ce terme <lési^ne spécialement, dans la Religion clirétienne, le rachat du genre humain par N.-S. Jésus-Christ. — Les juifs donnaient le nom de liédenipteur à Dieu même, parce qu'il les avait rachetés de la servitude d'Egypte.

Hédemplion se disait aussi du rachat des captifs chrétiens qui étaient au pouvoir des inlidèles. Une communauté religieuse qui s'était vouée à cette œuvre avait reçu le nom iVordre du Hédeinpleur: on l'appelait vulgairement l'ordre de lu Merci, ce qui a le même sens [merces, prix, rançon). — On connaît sous le nom de liédemplorisles un ordre fondé, vers 17'2"2, dans le rovaunie de Naples, par St Liguori. Voy. LiGCORi au Dict. d'ilisl. et de Géogr.

REDEVANCE (de redevoir). Sous le régime féodal, on donnait ce nom à une charge annuelle, prix d'un fonds concédé originairement sous la condition de ce payement, il y avait des redevances en ai-genl, en denrées, en corvées, ou en devoirs personnels.

Taxe des redevances, nom sous lequel on désigne les rcvemis qu'une ville, comme celle de Paris, tire des autorisations qu'elle accorde, p. ex. : aux limonadiers, d'étaler des chaises et des tables sur le trottoir ; aux boutiquiers, de faire des étalages en dehors du magasin ; aux libraires étalagistes installés sur les parapets des quais ; aux coinmissionaires-décrotteurs ; pour la construction de montres ou d auvents lians les angles rentrants; enfin de la location des Masques.

RÉDHIBITION ^du lat. redhibitio), se dit, en Juris-

f»rudence. de l'annulation de la vente d'une cIjosc mobiière entachée de certains vices dits rédhibitoires [C. civ., art. 1G41-W). Voy. vices.

RÉDIFS, sorte de landwehr ottomane. Voy. mzam.

REDIMES (pays), c.-à-d. rachetés, nom donné avant 178'J aux provinces qui avaient acheté l'exemjition du droit de gabelle [Voy. gabelle). — .\ujourd'hui on appelle villes rédimées celles qui ont olMenu le droit d'établir un octroi à la charge de payer pour les habitants la cotitribution personnelle.

REDINGOTE (de l'angl. riding-coat, vêtement pour monter à cheval). Ce mot, dont on comiait assez la signification actuelle, désignait primitivement une espèce de casaque plus ample et plus longue que l'habit ordinaire, et dont on ne se servait que dans les temps de pluie, de gelée ou pour monter à cheval. L'usage en est venu d'Angleterre en 1725.

REDORTE, t. de Blason. C'est une branche d'arbre lorlilléo ou tressée en anneaux.

REDOUBLEMEN'T (de redoubler). En Grammaire, on appelle ainsi la répétition d'une lettre ou d'une syllabe au commencement de certains temps des verijes. Les langues sanscrite, grecque, latine, allemande, etc., ont des redoublements : ainsi, en sanscrit bliû, être, fait au parfait bab/tùva; eu grec, aûw fait^éÀoza; en latin, tango fait letigi.

En Musique, on nomme redoublement toute note qui, dans un accord, est doublée, répétée, à une ou plusieurs octaves. L'accord ut mi sol ut n'est autre chose que l'accord ut mi sol, dont la fondamentale ut a été doublée à l'octave.

tiimes redoublées. Voy. rime.

REDOULou REDOu, Coriaria, genre tvpe de la famille <les Coriariées, renfertne des arbustes Jes régions tropicales et du midi de l'Europe : tige de 1 m. à 1 m. 50; feuilles opposées ou verticillécs, ternées ; fleurs blanchâtres, en grappes. Les feuilles du H. à feuilles de myrte [C. luyrtifolia), vulg. Corroyère. sont séchées, réduites en poudre et employées à la préparation des cuirs ; ses fruits donnent une couleur noire pour la teinture des élofles. Les feuilles et les fruits sont vénéneux. Le H. sarmenteux {C. sarmentosa), do la Nouv.-Zélande, est cultive dans les jardins.

REDOUTE (de l'ital. ridotto, asile, réduit), ouvrage de forlilicalion fermé comprenant une ou plusieure faces, des flancs et une gorge ; suivant les circonstances dans lesquelles on l'emploie, il est ou non armé d'artillerie et consiruil simplement en terre ou avec des escarpes et conlrescar|)es en maiimnerie. — Une demi-redoute comprend seulement une ou plusieurs faces et deux lianes,

elle est ouverte à la gorge. — En Italie et dans plusieurs villes de F'rance, on donne le nom de redoutes à des lieux

fmblics où l'on s'assemble soit pour jouer aux jeux de lasard, soit pour danser, etc.

REDOUTÉE (de P.-J. Redouté, peintre de fleurs), Redoutea, Fugosia, genre de la famille des Malvacées, renfenne des plantes exotiques, remai-quables par la beauté et l'élégance de leurs fleurs. La Redoutée nétérophylle est cultivée dans les parterres.

REDOWA, sorte de valse à trois temps qui lient de la polka et de la mazurka, mais dont le mouvement est moins précipité.

RÉDUCTION (du lat. reductio). En Chirurgie, c'est l'action de réduire, c.-à-d. de remettre à leur place les os luxés ou fracturés, ou les parties molles qui ont formé des hernies. — Pour opérer la réduction des os, il faut opposer à la force qui relient les os déplacés une force supérieure. En même temps que l'on tire l'os dans le sens de son déplacement [extension), de manière à lui faire suivTC en sens inverse, pour prendre sa position normale, le chemin qu'il a suivi pour en sortir, on exerce un tirage en sons contraire [contre-extension) sur la partie supérieure du membre et quelquefois sur le ti-onc. Lorsque ce double eflort a mis de niveau les parties qui doivent se rejoindre, le chirurgien opère la coaptalion en portant l'une vers l'autre les surfaces déplact'os. Des appareils ingénieux ont été imaginés pour opérer graduellement et d'une manière continue la double extension et poiu" maintenir ensuite les parties remues [Voy. fractcre et luxation). — Pour la rétiuction des hernies, voy. iiersie et

Page 1