RÉFLEXION
Dans les arts du Dossiii. on onloiid par réduction la copie que l'on l'ait d'un oi)jet en lui donnant la même lonne, mais une moindre grandeur. Gavard, Colas, Sauva"-e, t'tc, sont parvenus à exécuter cette opération avec une grande précision au moyen de procédés mécaniques. Le procédé Colas est une application du tour ù portrait [Voy. ce mot) : il divise le modèle en fragments qu'il traite comme des bas-reliefs; le procédé Sauvage ne fragmente pas le modèle, mais il l'entoure de broches multiples opérant sur toutes les faces à la fois. Pour le procédé Gavard, voy. diaguapiie. — Toi/, aussi paxto-
GHAl'llE, MOULAGE, PHOTOSCULI'TnRE.
En Musique. Voy. partition.
RÉDUIT (de réduire). Dans une organisation défensive ou un ouvrage de fortification, le réduit est un retranchement central où se fait la dernière défense après la chute (les enceintes extérieures. Une garnison spéciale lui est alVectée et il doit être disposé de manière à couvrir la ligne de retraite du défenseur.
RÉDUVE (du lat. reduvise, restes, débris ; de l'habitude (]u'on ces insectes de se couvrir de poussière), lleduvius, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères héléroptères, famille des Géocorises nudicoUes et auj. type de la tribu des Uuédviens, renferme des espèces carnassières, agiles à la course, de couleurs variées, et qui vivent tantôt sur les Heurs, tantôt dans nos habitations. L'espèce type est le fi. masqué (R. personatiis ou R. f/uisquilius) , qui habile nos maisons et s'attaque de préférence aux punaises et aux mouches. — La tribu des Héditviens comprend, outre le genre type, les genres Cimex (Punaise), Aradus, Salva, Uydrometra, Gerris, etc. Voy. ces mots.
RÉEL, en Mathématiques, s oppose à imaginaire (Voy. ce mot)r
RÉELLES (notes). Eu Musique, on appelle notes réelles, par opposition aux noies dites accidentelles, les notes d'un chant faisant partie de l'accord qui les accompagne. On appelle parties réelles, dans une composition quelconque, celles qui ont chacune leur marche bien distincte ; c'est ainsi qu'il n'y a souvent dans un morceau symphonique que 5 ou 4 jiarties réelles, les autres sont ctes partics de remplissage ou des redoublements.
Réelle Fugue. Voy. fugue.
REFAIT (de refaire), nom donné, en termes de Vénerie, au bois des cerfs, des daims ou des chevreuils lorsqu'il vient de repousser.
REFEND (de refendre), action de fendre, de partager. En termes de Construction, on appelle : mur de refend un mur intérieur qui sépare les pièces de bâtiment ; pierre de refend, une pierre angulaire. — On appelle refends ces lignes plus ou moins creuses qu'on taille entre [les pierres pour marquer les assises ou pour empêcher qu'on n'en aperçoive les joints. Quelquefois on taille en refendis toute la surface d'un mur ou d une devanture.
En Menuiserie, on nomme refend un morceau de bois ou une tringle enlevée à un ais trop large. Du bois de refend est du bois scié en long.
REFENTE, en Droit. Voy. fente.
RÉFÉRÉ (du lat. referre, rapporter), procédure sommaire qui a pour but de faire statuer provisoirement et avec rapidité soit sur les diflicultés survenues dans le cours de l'exécution d'un jugement, soit sur toute autre affaire urgente. Cette procédure consiste en une assignation donnée directement et un exposé verbal des moyens des parties. La demande est portée à une audience tenue à cet elfet par le président du tribunal de l"^" instance. La décision qui intervient est appelée ordonnance de référé : elle est exécutoire par provision, et même, si le besoin l'exige, sans caution et quelquefois sur minute. L'appel est le seul mode de recours admis contre elle : il (loit être interjeté dans la quinzaine (C. de proc, art. 806-812). — Consulter Hiliiard. Traité des référés, et Debelleyme, Recueil d'ordonnances sur requêtes et sur référés.
f^Ef^ERENDAIRE (du lat. referendarius, de referendus, qui doit être rapporté). On donne le nom de référendaires : X" b. ceux d(!s magistrats de la cour des cotnptes qui fout sur les pièces de comptabilité les rapports d après lesquels prononcent les conseillers maîtres ; — 1" a dix officiers ministériels qui instruisent auprès du ministre de la justice les demandes relatives aux titres, majorais et dotations, aux décrets de naturalisation, de service a l'étranger, de réintégration dans la qualité Français, d addition ou de changement de nom et de dis-
penses pour mariage : on appelle ceux-ci référendaires^ au sceau. Cet office existe en Eraiice depuis 1522. La suppression en a été décidée, et s'opère par voie d'extinction.
Sous la première race de nos rois, on appelait grand référendaire un officier dont la charge équivalait à celle de chancelier et de garde des sceaux. — De nos jours, on a donné le titre de grand référendaire de la Chambre des Pairs, du Sénat, à celui des pairs ou des sénateurs uni apposait le sceau de l'assemblée aux actes émanés d'elle, et qui avait, en outre, la garde de son palais et de ses archives.
REFERENDUM, dépêche envoyée par un agent diplomatique à son gourvernement pour lui demantfer de nouvelles instructions, quand celles qu'il a ne lui suffisent pas pour achever une négociation commencée. On dit alor» qu'il négocie en attendant la réponse ad référendum.
En Suisse, on appelle référendum une institution en vertu de laquelle les lois votées par une assemblée législative sont soumises au vote populaire. Selon les cas, le référendum est obligatoire ou facultatif.
RÉFLÉCHI. Voy. pronom et verbe.
RÉFLECTEUR (du lat. reflectere, réfléchir], se dit, en Physique, de tout appareil destiné à réfléchir les rayons lumineux, calorifiques ou sonores. On nomme particulièrement ainsi les miroirs métalliques au moyen desquels on concentre sur un point donné la lumière ou la chaleur d'un foyer lumineux ou calorifique : tels sont les divei-s abat-jour ou réverbères qu'on adapte aux lampes, aux quinquets, et les miroirs paraboliques employés à l'éclairage des |)hares. Les réflecteurs augmentent la puissance de l'éclairage en empêchant la lumière d'une source de se répandre en tous sens et en la rejetant dans la direction la plus utile
Réflecteur acoustiqjie, appareil inventé par Sax, en 1839, qui consiste en une plaque de métal qu'on adapte au pavillon des instruments et à l'aide duquel on dirige le son du côté où l' on veut.
Pouvoir ré/lecleur. Voy. chaleur rayonnante.
RÉFLECTOMÈTRE. Voy. réfractomètre.
RÉFLEXE (action), du lat. reflexus. En Physiologie, on nomme ainsi certains mouvejuents involontaires provoqués dans une partie du corps par une excitation venue de cette partie ou d'une autre, après intervention d'un centre nerveux autre que le cerveau. L'occlusion des paupières quand on approche subitement un objet de l'œil, l'éternûment quand on excite la membrane pituitaire, le vomissement déterminé par la titillation du pharynx, la toux provoquée par la présence d'un corps étranger dans les voies respiratoires, la déglutition, le cheminement des aliments dans l'intestin, la plupart des phénomènes de la vie organique, sont des phénomènes réllexes. Les mouvements de celte espèce affectent souvent l'apparence des mouvements volontaires les mieux associés, les mieux combinés pour atteindre un but particulier ; ainsi, une grenouille décapitée se défend contre une piqûre avec autant de sagacité apparente que si elle pouvait accomplir ses fonctions cérébrales. — Pour toute action réilexe il faut l'intervention de trois organes : 1° un filet nerveux qui porte au centre l'excitation ; 2° un centre nerveux qui la transmet ; 3" un filet nerveux centrifuge qui la reçoit et la manifeste. Le centre nerveux (doué du pouvoir réflexe [excito-moleur) est la moelle épinière ou du moins sa substance grise ; Cl. Bernard a prouvé que les ganglions sympathiques jouissent aussi de ce pouvoir. — On a appelé arcs diastaltiques un ensemble de nerfs considérés à la fois comme sortant de la moelle épinière [nerfs moteurs), y entrant {ners sensitifs), et s'unissant à travers la moelle pour faire contracter les muscles : et action diastaltique l'ensemble de mouvements opérés par le moyen de ces arcs, c.-à-d. l'action réilexe.
L'existence des actions réflexes, établie par Prochaska en 178i. a servi de fondement à la plupart des théories matérialistes. Certains autours (Pflûger et Paton) ont doté la moelle d'un pouvoir perceptif et de déterminations intentionnelles. D'autres ont me môme la spontanéité de la volonté, prétendant que les manifestations volontaires ne sont que des réponses réflexes aux excitations motrices, sensitivcs ou idéales. — Voy. Loiiget, Traité de physiologie.
RÉFLEXION (du lat. reflexio). En Physique, on entend par réflexion le changement de direction d'un rayon, soit lumineux, soit calorifique, soit sonore, produit par la rencontre d'un obstacle. Ce changement a lieu suivant une
lŒFLUX