RENTE
deux sexes; seulement il est plus pelit chez les femelles <iuc chez les mâles. La taille du Ilciine est à peu près celle du cerf: mais il est moins svcltc; son pelage est toulFu et s'emploie comme fourrure : il est d'mi brun çrisàtre en été «■t presque blanc en bivcr. Les Lajwns ont demestiqué le fienne ; ils s'en servent comme de bête de trait et de somme, se nourrissent de sou lait et de sa chair, et se couvrent de sa peau. Attelé à un traîneau, le Renne fait près de 120 kilom. par jour en hiver. Il se contente pour toute nourriture de quelques bourgeons d'arbres ou du lichen qu'il déferre sous la neige ; l'été, on le mène paître en ti-oupeaux sur les montagnes.
Les ossements de Hennés fossiles sont alrandants sur divci-s points de la France, notamment dans les stations où l'on trouve des débris de l'IIomnie primitif. L'une des époques préhistoriques a reçu le nom A'âgc du renne.
Voy. ÂGE DE LA PIEBRE et PRÉHISTORIQDE.
RES.vE, constellation située entre la Petite Ourse, Céphée et la Girafe, jar 2 h. 50 d'ascension droite et 80» de déclinaison ; compte une étoile de 5' gi-andeur.
RENOMMÉE ^commcxe), en Droit. Votf. isaentaire.
RENONCIATION (du lat. reniincialio), acùon de répudier des droits acquis ou éventuels à une succession, à une communauté, etc. Voir sur la renonciation à une succession le Code civil (ait. 784-795], et sur la renonciation à la communauté entre époux, les articles 14o4-(iG du même Code. — La renonciation à la prescription ne peut avoir lieu que quand celle-ci est acquise (C. civ., art. 2220-27). ; '
RENONCULACÉES [du g.-lype Renoncule], famille de plantes Dicotylédones dialypétales hy|)ogvnes [Thalamiilores), se compose d'herbes, de sous-arbrisseaux et d'arbrisseaux à élaniines nombreuses disposées en spirale, le plus souvent s'ouvrant de côté et dites extrorses, à car- ))ellcs le plus souvent nombreux et donnant naissance le plus ordinairement à des akènes ou à des follicules. — La famille des Renonculacées forme 5 tribus : les Hanuncu- Ices, les Cléniatidées, les Anénionées, les Elléborées et Pci'onices. — Elle renferme l>eaucoup d'espèces vénéneuses (Aconit, Ellébore, etc.) ; la plupart contiennent des sucs acres et caustiijues ^beaucoup de Renoncules, d'Anémones, de Clématites] ; quelques-mics sont ou simplement amères et toniques, ou légèrement aromatiques. Un grand nombre se cultivent comme niantes d'ornement [Renoncule, Pivoine, Anémone, Piea-d'alouette, Ancolie, yigclle. Clématite, etc.).
RENONCULE. Ranunculus, genre tvpe de la famille des lîenonculacées, comprend près de loO espèces, la plupart indigènes des contrées tempérées de riiémisphèrc septentrional. Ce sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaccs : feuilles alternes, en général lobées, palmées, ou digitées; fleurs jaunes ou blanches, ordinairement terminales. Nos espèces indigènes sont très caustiques et pour la plupart vénéneuses. — La /{. des jardins [R. nsiaticvs], rapportée de l'Orient par les Croisés, a aes fleurs simples à 5 pétales jaunes ou rouges, au milieu desquels se trouve un gros l»outon noir composé d'étamincs et de pistils. Parmi ses nombreuses variétés, on estime surtout les noires, les brunes, celle de nuance rouge-feu, pourpre, violette, nacarat et gris de lin. Cette plante exige une terre légère et fraîche et l'exposition au levant ; la graine ne germe qu'au bout de 50 jours. La R. d'Afrique a des feuilles plus grandes et plus foncées, des tiges plus fortes, des ileurs plus grandes et très doubles : on l'appelle vulg. Renoncule-pivoine, Turban doré, Séraphique d'Alger. — Parmi les autres espèces, on remarque : la R. aquatique i^R. aquatilis], qui porte une multitude de fleurs blanches; la /{. langue, ou Grande Douve [R. lingua), à Icuilles en forme de langues, et à fleurs jaunes; la R. /lumniette ou Petite Douve, à fleurs jaunes; elle est causiique et brûlante; la R. scélérate (R. sceleralus], tlont les seules émanations excitent l'étemùment et des larmes : prise à l'intérieur, elle occasionne une contraction de la bouche et des ioues, qui ressemble au rire; fleiu^ jaunes et petites: la R. acre ou Grenouillette [R. acris), conmiime dans les prés et les pâturages humides : fleurs d'un jaune luisant, coimucs sous le nom de Racinet et de Roulon-iVor; la /{. rampante {R. rrpens], la R. bulbeuse [R. bulbosus), la R. ficaire [R. fu-aria], dite aussi Petite C/iâlidoine, Petite Eclaire, E'iairettc 'Voy. ficaike) ; la /{. des champs [R. arvensis), -.t;èmemeut acre; cnlin, la /{. à feuilles d'aconit [R. B. s.
acon'itifolius) et la R. à feuilles de platane [R. plalanifolius), dites Boutons-a argent, à cause de leure Heuw blanches : elles croissent toutes deux sur les Alpes.
RENOUÉE, Polygonum, genre type de la famille des Polygonacécs, renlerme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à feuilles alternes, entières ou sinuées à stipules formant mi étui autour de la tige ; à fleurs petites. ulanchàtres ou purpurines; le fruit triangulaire conliorl une seule graine, provenant d'un oxTile orthotropc. On e.i compte près de 200 espèces; les principales sont : la Renouée historié {Voy. bistorte) ; la R. san'asin [Voy. sarrasin) ; la /{. vivipare, à fleurs blanches en épi grêle et allongé : elle habite les pâturages des Alpes et des Pyrénées ; cette espèce a les mêmes propriétés que la bistorte ; la /{. amphibie, à épis touffus d'un rouge agréable : elle habite les régions tempérées de l'Europe; la R. poivre d'eau, qui se plaît sur les bords des ruisseaux : feuilles lancéolées; fleurs blanchâtres; saveur acre et brûlante; la R. persicaire, commune sur le bord des fossés : ses feuilles ressemblent à celle du pêcher ; elle passe pour vulnéraire et détcrsive ; elle donne une couleur jaune ; la R. tinctoriale, qui pnxluit de l'indigo {Voy. ce mot) : tige de 0 m. 60, rameuse, presque droite; feuilles ovales, vertes, pointues au sommet; fleurs d'abord roses, puis rouges; c'est dans les feuilles que réside le principe colorant ; la R. d'Orient, dite vulg. Cordon de Sl-Jean ou de Cardiiuil, Monte-au-ciel, Persicaire du Levant, etc. : tige élevée, feuilles grandes et ovales; fleurs rouges, quelquefois blanches, en longs épis : les volailles sont avides de ses graines; la R. maritime, nui croît sur les plages sablonneuses : ses racines profondes sont très propres à lixer le sol mobile des dunes; la R. traînasse, vuïg. Tirasse, Herniole, Herbe des Sts-Innocents, plante annuelle à tiges rameuses, étalées; à feuilles étroites, presque sessiles; à fleui-s axillaires, blanches ou rougeâlrcs sur leurs bords : elle est commune sur les bords des chemins et dans les champs ; ses graines servent de nourriture aux volailles; la /{. liseron, espèce grimpante qui croit au milieu des champs et des moissons; la R. des buissons, etc.
RENOUEUR, synon.de Rebouteur. Voy. ce mot.
RÉNOVATION. Lorsqu'une cellule végétale contracte son protoplasma de manière à donner naissance à une zoospore ou à un anthérozoïde, on dit qu'il y a rénovation de la cellule.
RENTE [de rendre), se dit en général de tout revenu annuel et plus onlinaircment de ce qui est reçu annuellement pour une valeur prêtée ou aliénée. On distingue : 4" les rentes perpétuelles et les rentes viagères ou â fonds perdu {Voy. vuger) ; 2" les rentes foncières, c.-à-d. constituées moyennant l'aliénation d'un capital immobilier ou pour prix de la vente d'un immeuble, et le« rentes constituées propr. dites, c.-à-d. moyennant l'aliénation d'un capital mobilier. Toutes les rentes sont considérées comme meubles [ Voy. ce mot) ; les rentes per|)éluelles sont rachctables et les arrérages se prescrivent par 5 ans (C. civ., art. 529, 550 ; 1909-14 ; 1968-85. 2277). Voy. asscrjoces, pensions, retraite, etc. — Voy. Félix elHenrion, Des rentes foncières (1829); Menant, Des rentes en droit romain et en droit français (18tj0).
Rentes sur l'Etat, rentes constituées par l'Etat et annuellement payées pour les intérêts des emprunts publics : elles soiit inscrites au Grand-Livre de la dette publique; les titres délivrés aux rentiers sont appelés inscriptions. Ces rentes se désignent ordinairement par le taux de l'intérêt qu'elles rapportent : ainsi on dit : la rente 5, 4,4 i/2 ou 5 p. 100, ou simplement le 3, le 4, le 4 1/2, le 5. — On appelle cours de la rente le taux auquel la rente est cotée quotidieimement à la Bourse, et d'après lequel ont lieu la vente et l'achat des titres de rente. Ce cours subit des fluctuations continuelles à cause de l'afflucnce ou de la rareté des titres sur la place. Les événements politiques exercent la plus grande influence sur les cours de la rente : ainsi, on a vu la rente 5 p. 100, oui était à 6 fr. 95 en 1797, à 17 fr. 38 en 1800, et 45 fr. en 1814, s'élever progressivement à 126 fr. en 1844, et retomljer à 50 fr. en 1848 : avant sa conversion en 4 1/2 ;1885% elle était revenue à 116 fr. — L'Etat a toujours le droit de se libérer de la dette qu'il a contractée, et pour y arriver, il a deux moyens : V amortissement (Voy. ce mot) et le remboursement. Le remboursement n'est ordinairement qu'une mesure comminatoire, dont le résulta» final est la conversion ou la réduction des titres
RENTOILAGK