‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 15 sur 1729 · ACCORE · texte numérisé non relu

ACCORE

En Droit. Voij. assurance, blessure, indemnité ACCIDENTELLES (couleurs'. Voy. couleur.

I les formes de la mélodie à celles do l'harmonie. Souvent

I la forme de raccompagnemeiit u'élait pas indiquée dans les

ACCIPITRES ^du lat. accipiler, épervicr), nom donné i parties d'orgue ou de clavecin; linslrumentisle le disjKH

r Linné au l"' ordre de la classe des Oiseaux, l'ow. rapaces. sait lui-même d'après des chiffres indiquant les accords

par l.uiiie au i" orure ue la ciasse ues uiseau.\. t oy

ACCISE /lu bas-lat. accisia, taille, impôt). unjKJt anarrue à nos contributions indirectes, porte le plus souvent r les boissons. De lx)nne heure établi en France, cet iiiipot se répandit partout au xv« siècle : il est encore perçu sous ce nom en Belgique et en Allemagne. En Angleterre, l'accise s'appelle excise.

ACCLIMATEMENT, acclimatation (de à et climat). {.' Accliinateiiicnt est l'ensemble des modifications que subissent dans leur organisme les espèces animales et végétales, \your s'adapter à un nouveau climat, jwur v vivre et ixnir s'y propager. Le mol Acclimatement s'applique sur-

don! il devait se servir [Voy. basse ciiirrRÉE). On attribue l'invention de la basse chiffrée à L. Yiadana de Lodi, maître de chapelle à Manloue au xvii» siècle.

L'AccomjjaçfiiemeiU de la partition est l'art d'improviser sur le piano la réduction d'une partition d'orchestre.

Leçon d' Accompagnement , locution vicieuse dont on se sert vulgairement pour désigner des leçons de style ou d'ensemble.

ACCORD. On appelle ainsi l'émission simultanée de plusieurs sons. L'Accord parfait, d'où dérivent tous les autres accords, est formé d'une note fondamentale ou son

iit à fhomme; Acclimatation se dit des animaux et des ! générateur), de la tierce et de la quinte. Eu ajoutant une V '^fétaux. 1 ou deux tierces à l'accord parfait, on obtient des accords

L'Acclimatement peut être envisagé au point de vue de j de septième' ou de neuvième. De quelque manière que l'individu (-4. individuel] ou au point de vue de l'espèce l'on intervertisse l'ordre de ces notes constitutives, chacune 1.4. de la race). — 1° Transplanté d'un pays dans un i d'elles conserve toujours le nom dont elle est qualifiée autre, l'homme est soumis à des conditions nouvelles, dont [ dans la formation primitive de l'accord, et l'accord luiles plus imixjrtantes dépendent de la latitude, de Valti- même est toujours désigné f)ar le nom de sa fondamentale. tilde ci de la salubrité du sol. L'air des montagnes, plus froid et moins' dense que celui de la plaine, a toujours été iisidéré comme très salubre; cependant cet avantage irrcle à une certaine élévation, et au delà de 2 000 méics il est remplacé par l'épuisement physique et le dépérissement moral. L'influence de la latitude a plus d'im- IMirtance : l'acclimatement est aisé lorsque les populations luarchent du côté des pôles: ainsi les Méridionaux prospèrciit dans les jMiys du Nord, tandis que l'acclimatement devient très difficile pour l'Européen qui descend vers Icqualeur. Il ne s'acclimate pas dans les pays chauds salu- !'ies. il y devient anémique, et dans ceux qui ne sont pas ilubres'il subit en outre les désastreux effets des maladies iidémiques. — 2° Il se |)eut que. l'individu paraissant acclimaté, néanmoins la race dégénère, par suite d'altérations 'pie l'hérédité acciimule : c'est ainsi que toutes les nations ,ui ont envahi l'Egypte s'y sont éteintes; et d'autre part. i la race résiste au changement de climat, il est rare(|u'elle inscrve sa pureté originelle. L'adaptation à une nouvelle vie semble entraîner un changement de formes : c'est ainsi mie r.\nglo-Saxon prend déjà en Amérique les caractères de coloration de la peau, d'allongement du cou et des doigts, d'enfoncement des orbites qui caractérisent les Indiens.

Les races animales et végétales sont soumises, sous le rapport de l'acclimatation, aux mêmes conditions que 1 espèce humaine. Quelques-mies d'entre elles sont véritablement cosmopolites ; d'autres ne s'acclimatent qu'en s'altérant; d'autres enfin sont tout à fait réfraclaires. Le blé, le cerisier, le chanvre, le lin, le haricot, le tabac, la pomme de terre sont des végétaux acclimatés dans nos pays. Le cheval, la chèvre, tous nos oiseaux domestiques à l'exception du pigeon, de l'oie et du canard, proviennent ne l'acclimatation. — La fondation du Jardin des Plantes, en 1(326 iVoy. muséum), avait été inspirée par la pensée d'introduire en France les espèces végétales étrangères, dont l'acquisition jx)uvait être utile à la médecine ou à l'économie domestique. C'est la même pensée qui a présidé à la fondation de la Société nationale zoologique d'acclimatation, créée en 1854 sous les auspices de M. Is. Geof- Iroy St-llilaire. — Voy. domestication, naturalisation.

ACCOLADE [A'accoler'i, cérémonie usitée au moyen âge dans la réception ou adoubement d'un chevalier, consistait à l'embrasser en lui passant les bras autour du cou ; on le frappait aussi du plat de l'épée sur l'une ou l'autre épaule, eji prononçant des paroles sacramentelles. — L'accolade était la réduction affaiblie de la colée, qui consistait, jusqu'au XII' siècle, en un violent coup sur la nuque de la paume ou du poing.

Trait d'écriture ( ( ) qui sert à unir plu.sieurs parties ACCOLAGE, se dit. en Agriculture, de l'opération oui consiste à fixer la vigne ou tout autre arbre fruitier à des supports ou échalas destinés à soutenir la plante et à favo- ' riser l'action solaire sur les divers rameaux. ACCOMMODATION de l'œil. Voy. visiox.

ACCOMPAGNEMENT, terme de .Musique. L'accompagnement proprement dit n'est que l'harmonisation plus ou moins compliquée d'une mélodie. — Dans l'ancienne Musique, on distinguait l'accompagnement plaqué, c'est-à-dire une suite d'accords ayant le même rythme que le chant, et raccumpagnement figuré, ou coiitre-pointé, qui réunit

L'accord parfait a pour fondement les premières divisions du monocorde, c.-à-d. d'une corde tendue qui donne un son déterminé : p. ex. ut. Si l'on divise cette corde par la moitié, on obtient Yut à Voctave supérieure : son quart donne Viit à la double octave; son tiers, le sol à la 12* (12' degré): le cinquième, le mi à la 17"; le sixième, le sol octave du tiers ; le septième, un si à la 21" : le huitième, un ut à la triple octave, et le neuvième un ré à la 23'. On distingue des accords consonants et des accords dissonants. Les premiers sont ceux qui ne comprennent que des consonances (tierce, quarte, quinte, sixte, octave). La

aualification d'accord dissonant implique l'emploi de l'un es intervalles dissonants (seconde, septième, neuvième). La propriété inhérente à la nature de tout accord dissonant est de provoquer à sa suite, et comme conséquence d'une sorte d'attraction, quelque autre accord auquel il s'enchîiîne. Le passage de l'accord dissonant à l'accord qui le suit se nomme résolution de l'accord.

La science des accords, qui se confond avec celle de l'harmonie, ne date guère que du xvi» siècle. Cl. Monteverde se servit le premier des accords dissonants. Le géomètre Sauveur, les musiciens Rameau, Tartini, Kirnbei^er, Calel et Fétis ont porté cette science à un haut degré de perfection. Berton a donné un Dictionnaire des accords (1815). et Dourlen, un Tableau de tous les accords (1824).

Voy. HARMONIE.

accord se dit aussi de l'état d'un instrument dont les cordes sont entre elles dans toute leur justesse. <m de l'état de tous les instruments ensemble par rapport à un ton donné. Un instrument à 'ent est toujours d'accord avec lui-même; il peut ne pas l'être avec les autres instruments; pour l'y mettre, il faut qu'on allonge le corps de l'instrument s'il est trop haut, ou qu'on le raccourcisse s'il est trop bas. De même on fend ou on lâche les cordes d'un violon, d'un piano, les peaux des timbales : c'est ce (pi'on nomme accorder.

ACCORD, en Grammaire, se dit des mots qui, à raison du rapport d'identité ou de liaison indissoluble qu'ont entre elles les choses qu'ils expriment, subissent les mêmes accidents grammaticaux, c.-à-d. prennent le même nombre, le même genre, la même personne : c'est ainsi que l'adjectif s'accorde avec son substantif en genre, en nombre et en cas; que le verbe s'accorde avec son sujet en nondjre et en personne, etc. Voy. syntaxe.

ACCORDAILLES. Voy. épousailles.

ACCORDEON, instrument de musique à soufflet et à touches. Sa forme est celle d'une boîte percée par-dessus d'un certain nombre de trous, que la mam droite ouvre ou ferme à l'aide de touches : ces trous correspondent à autant de compartiments intérieurs priant chacun deux anches métaUiques libres, que la main gauche fait vibrer à volonté en tirant et en rcixtussant le soufflet placé à la prtie inférieure de l'instrument. — L'accordéon a été inventé en 1829, à Vienne, par Damian.

ACCORDEUR, celui qui fait profession d'accorder certains instruments de musique, comme le piano, l'orgue.

ACCORE (de a et de langl. s/iore, rivage, étail, nom donné, dans la Construction maritime, à des étançons ou pièces de bois qui servent à étayer un vaisseau en construction ou en réparation. — Où appelle encore ainsi le

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