‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1402 sur 1729 · RIZ · texte numérisé non relu

RIZ

siqucs, Iclles quo le cliatouillcmciit qui, nrolongc, (levicndrail un supplice inorlul; l'aspiration du gaz, hilarant (proloxyile d'azolc), la dômcnce. olc. — Voy. Poinsincl de Sivrv, Trailé des causes physiques et morales du rire (17G8). L. Jouherl (1579), A.-L. Polilien (1G04), Bcattie (1764), Dunionf (1802) ont traité Du rire.

Rire sardonique. sorte de spasme convulsif dans les lèvres et les joues, ainsi appelé parce qu'on observe, dit-on, un cITct analogue chez les individus qui ont mangé de la gardonie, espèce de renoncule qui croit en Sardaigne. C'est un symptôme fréquent des maladies convulsives, du tétanos, des affections cérébrales iVoy. camx). — liire sardonique se dit aussi au figuré d un rire forcé ou d'un rire amer qui annonce beaucoup de malignité.

RIS (du iat. risus), synonyme de rire. — Celte forme du mot désigne surtout le Rire personnifié, ainsi que les dieux de la gaîlé, divinités qui font partie du cortège de Vénus, avec les Jeux et les Grâces.

Kis (de l'allem. Riss, fente). Dans la Marine, on appelle ris une portion de voile (dans le sens de sa largeur) comprise entre deux bandes dites bandes de ris, qui sont fortifiées par des renforts et percées d'œils de pie ou Ijoutoniiières, où l'on passe des garcettes avec lesquelles on fait des nœuds. Les ris servent à diminuer la surface d'une voile en y faisant des plis : prendre un ris, c'est raccourcir une voile dans le sens de sa hauteur ; larguer un ris, c'est détacher les garcettes qui retiennent cette partie de la voile repliée sur la vergue.

Ris de veau (jwur rides), corps glanduleux qui se trouve sous la gorge du veau : les ris de veau sont un manger tendre et délicat. Voy. thymus.

RISDALE, nixDALEU (corruption de reichsthaler, écu de l'Empire), monnaie d'argent, qui était employée comme monnaie réelle, et qui est encore employée comme monnaie de compte, dans une partie de l'Allemagne. Elle valait : en Autriche et en Saxe, 5 fr. 19; en Hollande, où on lui donne aussi le nom de ducat, 5 fr. 48 ; en Suède, 5 fr. 75 ; eu Danemark, 5 fr. 60. — Aujourd'hui le rixdaler de banque ne vaut guère que 2 fr. 12. Voy. tiialeh.

RISQUE (de l'espagn. riesgo, écueil). En termes de Jurisprudence, on prend une affaire à ses risques et périls lorsqu'on se charge de tout ce qui peut eu arriver, du mauvais comme du bon succès. On appelle risques de mer les chances résultant pour l'assureur d'un contrat d'assurance maritime. Dans les obligations, les risques sont, pour le créancier, le préjudice résultant de ce qu'il n'obtient pas ce qui avait été promis et qui a péri, tout en restant obligé h prester ce qu'il avait promis en échange (C. civ., art. \m).

Risques locatifs. Voy. locatif.

RISSOA, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibi-anches, famille des Littorinidées : coquille spirale, épaisse et assez allongée ; bouche déjwurvue daplatissement columellaire, labre droit non tranchant, souvent muni d'un Ijourrelet externe. Les Rissoa se trouvent à l'état fossile depuis l'étage saliférien; elles vivent aujourd'hui sur les rivages de toutes les mers. — Les Rissoina ne diffèrent guère des Rissoa aue par leur bouche semilunaire, étroite et sinueuse, dont le labre, saillant au milieu, présente en avant et en arrière un léger sinus. Elles apparaissent avec l'étage bathonien et vivent aujourd'hui sur les côtes des mers chaudes.

RISSOLE (de risser, rôtir; orig. germaniq.), sorte de pâtisserie consistant en viande cuite et hachée, cnvelopoée dans une aijaisse de pâte feuilletée qu'on replie sur ellemême, et qu'on fait frire dans du saindoux ou du beurre. On fait aussi des rissoles avec du poisson, des œufs, etc.

C'est aussi le nom d'un fdet à petites mailles, qui sert, dans la Méditerranée, pour pêcher les anchois.

RISTORNE ou bistoubxe. Il se dit, en matière d'Assurances maritimes, de la dissolution d'un contrat à la grosse. Celte dissolution peut avoir lieu pour défaut ou insunisance d'objets exposes aux risques, ou pour fraude de la part de l'emprunteur.

RIT et RITE [du Iat. rilus). On donne en général le nom de nies aux cérémonies d'une religion, aux formes et aux usages de la liturgie : ainsi, on dit les rites de la religion catholique, pour désigner les cérémonies du culte catholique. On appelle spécialement rit la manière dont se pratiquent ces cérémonies : ainsi, on dit le rit catholique ou romain, pour indiquer l'ordre prescrit par les règlements pour telle et telle cérémonie de ce culte, pour le distinguer

du rit adopté par l'Eglise grecque ou par les Communions prolestantes. 11 y a ou il y a eu dans la n^ligion catholique elle-même plusieurs rits; on en compte autant que de liturgies : le R. grégorien, le R. ambrosien, le R. romain propr. dit, le R. gallican, le R. mozarabe. Voy,

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