‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1412 sur 1729 · ROSEAU · texte numérisé non relu

ROSEAU

Sangut'sorbées, liosées et Pomacées. Ad. de Jussieu l'a sulMlivisée en 7 laniilles : les liosacées propr. dites ou liosées. les Pomacées, les yeiiradées, les Dryadées, les Spirracres. les Ainygdalées et les Chrysobalanées.

ROSAGE. plante. Voy. rhooodendrux.

Les Teinturiei-s appellent rosage l'action de roser, c.-à-d. de donner de l'éclat et de la vivacité à la couleur du coton teint avec la garance.

ROSAIRE (du lat. rosarhan, couronne de roses), triple iliapelel, composé de 150 petits grains et de 15 grains plus gi"os que l'on appelle roses, et qui séparent les autres de dizaine en dizanie. On récite un Pater sur les gros grains et un Ave sur les petits. Au rosaire pend une croix sur la-

Îuelle on récite le Credo [Voy. chapelet/. Le nombre de 5 ou 5 fois 5 a été adopté en mémoire des 5 mvstères joyeux, des 5 mystères douloureux et des Smystères glorieux où la Vierge a eu part. Des indulgences sont attachées à la récitation régulière du rosaire. Le pape Pie V institua une Fêle du rosaire après la victoire de Lépatite remportée sur les Turcs en 1571, et Grégoire XIII la lixa au premier dimanche d'octobre. Le pape Léon XIII a consacré le mois d'octobre à la dévotion du rosaire, et créé pour le jour de La fête un nouvel office. — lia existé plusieurs confréries et plusieurs ordres de chevalerie sous le nom de Rosaire, notamment : la Confrérie du liosaire. instituée par St Dominique au xiii* siècle; l'ordre du Collier céleste du St Rosaire, l'onde en France en 1645, à la demande d'Anne d'Autriche, pour 50 filles nobles: et l'ordre militaire de Notre-Daine du Rosaire, fondé en Espagne par Frédéric, archevêque de Tolède.

ROSANILINE. Voy. teiytcres.

ROSAT de l'ital. rosalo). épithète donnée aux préparations pharmaceutiques où il entre des roses, comme ['onguent rosat, le miel rosat, le vinaigre rosat. Les roses <|u'on emploie à cet usage sont le plus souvent les roses rouges ou roses de Provins. La pommade rosat ou cérat à la rose est un cosmétique employé pour les lèvres ; on le prépare en fondant 5 p. de cire blanche avec 10 p. d'huile d'amandes; on le colore avec du carmin et on l'aromatise avec de l'essence de roses.

ROSBIF (de l'angl. roastbeef, bœuf rôti), désigne un morceau placé au-dessus du lilet, et composé de plusieurs côtelettes réunies.

ROSE, Rosa. la fleur du Rosier (Voy. ce mot), k l'état sauvage, la corolle de la rose n'a que 5 pétales : ce n'est que par la culture qu'on obtient ce nombre considérable ne pétales qui font la beauté de celte fleur. — Parmi les roses les plus recherchées. le premier rang appartient à la Rose à cent feuilles, dite R. moussetise ou li. mousse, de couleur rose ou blanche, qui doit son nom au fin duvet ((ui recouvre ses rameaux et son calice : elle a de très nombreuses variétés, la /{. de Hollande, la /{. des peintres, la /{. du roi. etc. Viennent ensuite : la //. blanche, qui est tantôt d'un blanc virginal, tantôt légèrement teintée de rose; la R. du Bengale, à fleurs généralement inodores, mais dont une variété, la R. thé, a au contraire une odeur particulière très prononcée; la /{. des quatre saisons ; la R. Soisette. ainsi nommée de l'horticulteur Noisette qui l'a importée d'Amérique : fleurs petites et nombreuses, blanches, teintées de rose et réunies par bouquets de 10 à l'i; la R. pompon, charmante fielite fleur, véritable miniature de la rose à cent feuilles ; a /{. multiflore. qui grimpe le long des murs exposés au midi; la /{. jaune, très double, mais avortant souvent; la R. capucine, toujours simple : elle s'épanouit le matin et tomlie avec le jour, etc. — Parmi les variétés cmplovées en médecine, la R. de Provins, ou R. rouge, de couleur ponceau ou violacée, fait la base de plusieurs préparations astringentes ou purgatives, comme la conserve de roses, le miel rosat, le vinaigre de roses, etc. — L'eau de roses loy. eau) et l'essence de roses sont employées dans 1 Inde, de temps immémorial, ponr l'usage de la toilette; elles n'ont été connues dans l'Occident que depuis le XI* siècle ; les plus estimées viennent encore de la Perse et de Tunis.

La Rose a été considérée <le tout temps et chez tous les peuples comme la reine des fleurs. Il n'en est aucune qui ait été célébrée davantage par les poè'tes ou qui compte un plus grand nombre d'amateurs. Les Grecs l'avaient consacrée à Vénus. Suivant la Fable, elle était blanche d'abord et elle fut colorée par le sang d'.\donis, ou par celui de Cupidon ou de Vénus même, qu'mie épine avait blessée.

I On ornait de roses les statues de Vénus et de Flore ; on se couronnait de roses dans les festins. Aujourd'hui dans certaines processions, notamment dans celle du St Sacrement, on jonche le sol de feuilles de roses. On couronne do roses les rosières {loy. ce mot), etc. — La rose est en général le symbole de la Iwauté, de la grâce, de la fraîcheur et de la tendresse. La rose blanche est l'emljlème de la virginité, de l'innocence; la rose rouge, celui de l'amour; la rose des quatre saisons, de la beauté toujours nouvelle; la rose mousseuse, de la prétention ou de la volupté.

I.a Rose est le triomphe du peintre de fleurs : on admire les Roses de Redouté, recueil de roses peintes. — M. Boitard a donné le Manuel de l'amateur de Roses.

On nomme vulgairement : Rose changeante ou de Cayenne. la Ketmie de l'Inde; R. de Gueldrc. le Viorne obier; R. de Jéricho ou Jérore, l'AnasIatique ; R. du Japon. l'Hortensia; R d'Inde, le Tagète; /{. de Soël ou d'hiver, l'Ellébore noir; /{. de Ste-Marie, une Coquelourde; /{. de Sibérie, un Rhododendron; /{. trémière,. la Passe-Rose ou Alcée.

Rois de rose. Voy. bois.

Pomme de rose ou Jambose. Voy. eugéxie. ROSE, ornement en forme de rosace qui se place au-dessous des plafonds et des corniches, dans les intervalles qui séparent les modillons, dans le milieu de chaque face de l'abaque du chapiteau corinthien, etc. On nomme : /{. de compartiment, tout compartiment fonné en rayons par des plates-lwindes, guillochés, entrelacs, étoiles, "etc., et renfermé dans une figure circulaire : il se dit aussi desespèces de petits bouquets ronds triangidaires et en losanges, qui remplissent des renfoncements de soflitcs. de voûtes, etc. : R. de pavé, tout pavage circulaire, en grès, eu cailloux, en pierres ou en carreaux de marbre, de cou-leurs diverses et mêlées alternativement, dont on onie certaines cours, des grottes, des fontaines ou l'intérieui' des édifices. — Dans l'Architecture gothique, on appelle roses ces grandes fenêtres circulaires placées au-dessus des portails des églises et dont le vide est garni de nervures en pierre : au xii* siècle, ces roses afl'ectent la forme de roues dont les rais sont des colonneltes reliées entre elles par des arcs en plein cintre ou trilobés; à partir du XIII*, les compartiments sont formés d'arcs brisés, de trèfles,, de quatre-feuilles, et plus lard, au xv« siècle, de lignes sinueuses qui s'entrecoupent avec un art merveilleux.

Les Lapidaires appellent rose une façon particulière qu'on donne aux diamants lorsqu'ils ont peu a'épaisseur. La rose a une base plane; elle est facettée en dessus sur toute sa surface, et n'oiVre point de table ni de culasse comme le brillant.

Rose des vents, terme de Marine, désigne l'ensemble des trente-deux ravons par lesquels on partage la circonférence de l'horizon, afin de pouvoir estimer en mer la direction des vents. Voy. aire.

Rose d'or, rosier d'or, que le pape bénit tous les ans le 4* dimanche du carême, appelé pour cette raison le dimanche des roses, et qu'il envoie ensuite à l'un des souverains catholiques de l'Europe et plus ordinairement à une reine ou princesse. Cet usage remonte aux premier* temps de la papauté ; mais dans l'origine c'était au préfet de Rome que le pape remettait la rose d'or. ! Roman de la Rose, poème allégorique du xni" siècle, 1 écrit en vers français de 8 svllabes. Commencé par Guillaume de Lorris avec un espnt tout chevaleresque, il fut I continué et achevé dans un esprit tout autre par Jean de ! Meung, dit Clopinel : ce dernier, érudit et sceptique, fit ' du poème de Lorris une immense satire de la société au î moyen âge. C'est l'art d'aimer, renfermé sous l'allégorie d'une rose qu'un amant veut cueillir. — Voy. Lenient, la Satire en France au moyen âge.

Pour les Deux Roses dans l'histoire d'Angleterre, voy. ROSES au Dict. d'Hist. et de Géogr.

ROSE. 225* petite planète, trouvée le 9 mars 1882 par î Palisa, à Vienne. Voy. planètes.

I ROSEAU jadis rosel, orig. germaniq.'. Ainindo. génie ' de la famille des Graminées, type de la tribu des Arundinacées, renferme des plantes herbacée*, communes dans les étangs, les marécages et les terrains humides et inondés : racines vivaces et traçantes, tiges articulées, feuilles plus longues que larges, fleurs verdâtres, en épis ou en panicules. Le genre lloseau ne comprend plus aujourd'hui que deux espèces : la R. à quenouille [Arundo

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