‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1416 sur 1729 · POLARISATION · texte numérisé non relu

POLARISATION

ROTATOIRE MAGNÉTIQUE (pouvoir). Quand au centre d'une spirale parcourue par un courant on place un cylindre d'un corps transparent solide ou liquide, ou un tube rempli de <eriaines vapeurs, on constate luie rotation du plan de polarisation fie la lumière polarisée reclilignement qui traverse ce corps suivant l'axe de la spirale. Elle est proportionnelle à l'intensité du champ magnétique (loi de Verdet), et se rattache par une formule assez simple (loi de Becquerel), mais approchée, à l'indice du corps soumis à l'expérience.

ROTE (du latin rota, roue), instrument de Musique, analogue à la vielle, qui s'employait au moyen âge et même chez les Gaulois. Il tirait sans doute son nom de ce qu'on en jouait en tournant une roue.

HOTE, un des tribunaux de la cour de Rome, spécialement chargé de toutes les affaires pontificales, et composé de 12 prélats nommés auditeurs de rote, qui doivent appartenir à plusieurs nationalités. Voy. décision et l'art, rote au Dict. d'IIist. et de Géogr.

ROTIFÈRES (c.-à-d. porte-roue), petits animaux placés auj. dans l'embranchement des Vers, corps transparent, en forme de fuseau, long de 0 m. 0002 à 0 m. 0005, portant à la tète deux organes très mobiles en forme de roue, appelés cirres, et à la partie postérieure une espèce de queue qui aide leurs mouvements. Le /{. vulgaire, découvert par Leeuwcnhoeck, vil au milieu des mousses humides. Desséché, il ressemble à un grain de poussière; mais il se ranime dès qu'on le mouille. La nourriture des Rotifères se com|x)se d'autres animalcules qu'ils attirent dans leur bouche par le mouvement rotatoire de leurs cirres.

ROTIN, partie de la tige du Hotang qui sert le plus ordinairement de canne. Voy. rotang.

RÔTIS, en Cuisine. Les viandes noires, telles que le bœuf ■et le mouton, demandent à être vivement saisies; il leur faut un feu clair. Les viandes blanches, telles que le veau, i'agneau, la dinde, exigent dès le commencement de la cuisson un feu doux qui doit toujours être conduit modérément. Les rd<js les mieux servis dans les dîners sont en première ligne les diverses espèces de gibier, le faisan piqué ou bardé, soit seul, soit accompagné de mauviettes, rougesgorges, ortolans, etc., les perdreaux, les bécasses, les pluviers, les canards sauvages, les canetons de ferme, le chevreuil; puis le chapon, la poularde, le dindonneau, i agneau, la viande de boucherie et en dernier lieu les poissons frits.

■J.OTONDE (de l'ital. rotonda, du lat. rotundus, rond), cdilice circulaire qui se termine en coupe ou couverture également circulaire ou sphérique. Le Panthéon à Rome [bla Maria rotonda), l'église du St-Sépulcre de Jérusalem et ses imitations, la c/wpelle de l'Escurial à Madrid et celle des Médicis à Florence, offrent la forme de rotondes; \ église de l'Assomption à Paris est surmontée d une rotonde en bois, et la Bourse du Commerce (ancienne Halle au Ble), d'une rotonde en fer [Voy. dôme

et coupole). — Uoionde de liavciine, édifice construit on 530 pour servir de tombeau au roi des Osirogotlis, Théodoric : c'est un rez-de-chaussée décagone, surmonté d'un étage circulaire que recouvre une coupole monolithe de Il mètres de diamètre.

On donne aussi le nom de rotonde à une construction de pur ornement sur un plan circulaire, qui se coin|)ose d'un seul rang de colonnes. Dans les jardins de Versailles on voit une rotonde de ce genre, dite salle ou bosquet d'Apollon.

ROTTBOELLIACEES (du g.-typc Hottbœllia), tribu de la famille des Graminées, qui n'est pas adoptée par tous les botanistes.

ROTULE (du lat. rotula, dimin. de rota, roue), petit os plat cl situé au devant du genou. Convexe en avant et légèrement concave en arrière, cet os glisse sur les condyles de l'os du fémur. Son tissu intérieur est sjrongieux ; extérieurement il est recouvert d'une mince couche de tissu compact. La rotule est, par sa position, exposée aux fractures et aux luxations. La réduction des luxations est assez facile. Dans les fractures, il est rare d'obtenir réunion par un cal osseux ; c'est le plus souvent par du tissu fibreux que les fragments se ressoudent.

rotule, mesure de pesanteur usitée chez les Juifs, dite aus^i jielite mine, valait 90 drachmes et était la 150° partie du talent babylonien, et la 125" du talent de Moïse. Elle équivaut à 21 i grammes.

ROTURE (du b.-lat. ruptura, défrichement, culture de la terre), nom donné jadis à la condition d'une personne qui n'était pas noble. Dans l'origine, on n'appelait roturiers (|ue ceux qui tenaient une terre en roture, c.-à-d. c^ii payaient au seigneur un cens ou redevance pour les terres qu'ils cultivaient; mais dans la suite on étendit ce nom à tous ceux qui ne jouissaient pas des privilèges de la noblesse.

ROUAGE, ensemble de roues. Voy. boue.

ROUAN (de l'ital. roano), se dit du Cheval dont la robe est constituée par le mélange de trois sortes de poils : blancs, rouges et noirs ; les noirs se trouvent surtout localisés aux exlrémités.

ROUBAYEH, jjièce d'or de Turquie, vaut un tiers de sequin, ou 2 fr. 50 environ.

ROUBB, monnaie d'argent de Turquie, vaut 10 paras ou 3J as])res, ou 0 fr. 45 environ.

ROUBLE (mot russe, de ro?*/-»?/, couper ; c.-à-d. coupon levé sur le lingot), monnaie usitée en Russie. La jiièce de 5 roubles en or a le même poids et la même valeur que notre pièce de 20 francs. La valeur des pièces d'argent, de billon et du papier-monnaie suit le cours du jour : actuellement (1895) le rouble argent vaut 2 fr. 70. Le rouble se comiwse de 100 kopeks.

ROUCOU, iioucouYER, plante. Voy. rocou.

ROUDOU ou RODOUL, plante. Voy. redoul.

ROUE (du lat. rota), machine simple, de forme plate et circulaire, mobile sur un axe qu'on nomme pivot ou essieu. Les roues sont en bois, en métal, en ])aj)ier comprimé, etc. ; les unes sont pleines, les autres formées d'une circonférence dont les rayons aboutissent à un centre appelé moyeu : on appelle jantes les pièces de bois courbes dont l'assemblage forme la circonférence de la roue, et rais les rayons qui rattachent les jantes au moyeu [Voy. charron); quand la circonférence de la roue et le centre du moyeu ne sont pas dans le même plan, on appelle écuanleur l'espèce de cône creux que forme l'inclinaison des rais sur le moyeu. On distingue deux sortes de roues : les unes, roulant sur leur circonférence, emportent avec elles l'essieu sur lequel elles tournent dans une direction parallèle au plan qu'elles parcourent : telles sont les roues des voitures, des manèges, etc. ; les autres tournant sans se déplacer, soit autour d'un axe, comme dans les poulies, soit avec leur axe fixe au centre, dont les pivots se meuvent librement dans des trous servant d'appui, comme dans les montres, les moulins et la plupart clés machines : ces dernières reçoivent ou transmettent le mouvement à l'aide des dents et des chevilles ou alltichons dont leur circonférence est munie. Voy. engrenage.

Les roues des Vélocipèdes se distinguent des roues ordinaires en ce que les rayons, au lieu de travailler en pression, travaillent en tension. — Ces rayons sont de minces fils d'acier fortement tendus entre la jante et le moyeu. Le moyeu, on acier, porte deux joues latérales. De cha-

Page 1