ROUTE
ces petites roues de bois dur ou de métal qui tournent dans tous les sens, et qui servent à faire rouler une tahle, un lit, un fauteuil, etc., a été appliqué dans l'Industrie à plusieurs appareils de forme analogue. On nomme ainsi : 1» une partie importante du métier à bas qu'on appelle aussi curseur; 2" de petites roues en cuir recouvertes de drap lin dans leur circonférence convexe, montées sur des manches de fer et à fourchette, dont on se sert dans l'art ilimprimer des gravures sur la faïence et la porcelaine; 5' une petite roue en cuivre gravée en relief sur sa partie cylindrique, et montée sur un manche en fer et à fourffiette, oui sert aux relieurs pour lixer l'or sur le bord des livres^
En Géométrie, on nomme roulette des courbes engendrées par un point invai'iablement lié à une courbe mobile qui roule sans glisser sur une courbe fixe, et en particulier la ^ycloïde {Voy. ce mot).
Roci.ETTE, jeu de hasard. C'est le plus dangereux des jeux de hasard. 11 fut introduit en France sous la lieutenance <lc police de M. de Sartine, vers 1760. Supprimé en France en 1858, il fut aboli à Bade en 1872. On ne s'y li\Te plus guère ouvertement qu'à Monaco, où il constitue à peu près l'unique source de revenu pour le gouvernement de celte principauté. F.a roulette est proprement un cylindre de v m. 50 de diamètre, au centre duquel est suspendu un plateau mobile, et dont les lK>rds sont garnis de petites cases numérotées : les numéros de 1 à 36, le zéro simple et le zéro douljle, v sont mélangés et alternativement inscrits en rouge et en noîr. Ce cylindre est placé au milieu d'un lapis dnisé lui-même en autant de compartiments que les liords du cylindre et sur lesquels les joueurs placent leurs pontes. Le Ijanquier fait tourner le plateau et v lance une petite bille d'ivoire qui, après avoir décrit plusfeurs tours, va se loger dans une des cases numérotées, dont le numéro est le gagnant. Le joueur qui a \K>nlé sur un seul numéro ou sur l'un des 2 zéros gagne o6 fois sa mise ; sur deux numéros, 18 fois s'il n'en sort qu'un; sur quatre, 9 fois: «ur six, 6 fois : ces combinaisons ont été calculées de manière qu'à tous les coups le joueur a 18 chances seulement, tandis que le banquier en a 20 : on peut aussi jouer rouge ou noir, pair ou impair, manque [de 1 à 181 ou passe {de 19 à ot5), etc.
nocLETTE. Rotella, nom donné par Lamarck à un genre de Mollusques gastéropotlos pectiiiihranches, antérieurement désigné parMontfort du nom de Pitonellus [Vou- ce mot). Le même genre a reçu depuis de M. Agassiz Te nom de Ptychoinphalus.
ROULEURS, HOULEUSES. Les Entomologistes apijellent : liouleurs, les Lépidoptères nocturnes, dont les ailes sont roulées autour du corps, ou très inclinées dans l'état d'inaction ; Houleuses, les chenilles qui roulent les feuilles sur elles-mêmes pour s'y loger.
ROULIS {de. rouler), oscillation d'un liàtiment dans le sens de sa largeur, penchant tantôt sur tribord, tantôt sur bâiwrd ; on l'oppose au tangage, qui a lieu dans le sens de la longueur, de poupe en proue. Le roulis est occasionné par les lames qui battent les flancs d'un navire; il diffère suivant les (formes et l'arrimage des bâtiments. Le roulis est, avec le tangage, la principale cause du mal de mer. — Pour la mesure du roulis, voy. oscillogr.\phe.
ROULOUL, Cryptonyx, genre d'Oiseaux, de l'ordre des •Gallinacés et de la famille des Tétras, établi pour un oiseau des Indes orientales, le R. de Malacca (C. coronata), qui ne diffère du Faisan que par l'absence d'ongle au doigt postérieur ou pouce, d'où son nom générique : plumage d'un vert sombre sur le dos, d'un violet foncé sur la poitrine et ie ventre, joues et cou noirs : huppe noiie et rouge, se dirigeant en arrière. Cet oiseau ne peut supporter la captivité. Une autre espèce, le R. de Dicssumier, a le piiunage noir à reflets bronzes.
ROULURE (orig. inc). malathe des arbres qui consiste <lans la désorganisation de la couche ligneuse de l'année par l'effet d'une gelée tartlive. Les couches frappées de roulure apparaissent lors de l'ahatage du bois en zones de couleur brune et s'émiettant plus ou moins facilement.
ROUPIE, monnaie des Indes et de la Perse, de valeur varialilc. Il y a des roupies d'or et d'argent. La R. d'or du Mogol vaut 38 fr. /2; la /{. d'argent vaut 2 fr. 40. La R. de Perse, d'or, vaut 36 fr. 75; celle d'argent vaut 2 fr. 45. . .
ROUSSANNE, un des bons cépages de la vallée du Rhône. Associé à la Marsanne [Voy. ce mot;, moins délicate mais
plus productive, il donne les vins de l'Ermitage. Le phylloxéra l'attaque et le détruit rapidement : il y a nécessité I de le greffer sur plants américains. C'est l'un de nos meilleurs cépages blancs.
ROUSSEAU, nom vulgaire d'une espèce de Canard, dit aussi Ckipeau et Ridenne.
ROUSSELET. sorte de Poire d'été, qui a la peau roussàtre, et qui est d'un parfum agréable. On distingue le Rousselet hâtif, le R. de Reims, lo Petit Rousselef. le Gros Rousselet et le R. d'hiver.
ROUSSELETTE. rousselixe, noms nilgaires de deux sortes iVAlouettes, tirés de leur couleur.
ROUSSEROLLE, Salicaria, vulg. Fauvette riveraine. Rossignol de rivière, Relle-de-Xuit, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, famille des Sylviadés ou Bec-Fins, renfenne des oiseaux à tête déprimée,' avec le front aigu : ailes courtes, queue longue, pouce pourvu d'un ongle fort. Ils vivent sur le bord des étangs et des rivières, nichent jwrmi les joncs et se nourrissent de mouches, d'insectes et de vers; leur chant n'est ni aussi doux ni aussi cadencé que celui des >Taies fauvettes. Ce genre compte trois espèces, qui habitent l'Europe : la R. commune (S. turdoides), qui a la taille du merle et est d'un brun roussàtre par-dessus ; la R. effarvatte [S. arundinacea], un peu plus petite que la précédente, et la R. verderoUe [S. patustris], dont les parties supérieures ont une teinte veroàtre.
ROUSSETTE, Pteropus, genre de Mammifères, de l'ordre des Chéii-optères et type de la famille des Ptéropodés, renferme les plus grandes Chauves-Souris connues (il en est qui ont plus de 1 m. 20 d'envergure) ; elles sont toutes étrangères à l'Europe, et habitent les îles de l'océan Pacifique et de la mer des Indes : molaires à couronne plate ; doigt indicateur toujours composé de trois phalanges et terminé par un ongle comme le pouce; absence de membrane interfémorale; queue presque nulle. I/;ur pelage est noir avec un reflet roussàtre : d'où leur nom. Ces Chauves-Souris se cachent l'été sur les arbres, l'hiver dans les fentes des rochers; elles sont susceptibles d'être apprivoisées. On distingue : 1° les espèces sans queue apparente, telles que la R. comestible [P. edulis), des îles de la Sonde, et la R. commune [P. vulgaris). Chienvolant de Daubcnloii, qui se trouve à l'Ile de France et à Madagascar; 2" les espèces à queue apparente, comme la R. paillée [P. stramineus), la R. hottentote [P. holtentotus], etc.
Roussette est aussi le nom vulgaire du Bruant des roseaux et de la Fauvette des bois.
ROUSSETTE. ScylUum. genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Sélaciens, renferme des espèces à museau court et obtus, à narines percées près de la bouche et contournées en un sillon qui règne jusqu'au bord de la lèvre: pourvues d'évents et d'mie nageoire anale ; doi-sales en arrière, caudale allongée, non fourchue et tronquée au bout ; ouvertures branchiales situées en partie sous les pectorales. La peau des Roussettes est hérissée d'une multitude de petits tubercules pierreux, et devient très rude jjar la dessiccation : elle prend alors le nom de peau de chagrin ou de peau de chien, et est employée dans l'Industrie pour pour les corps durs, tels que Fn-oire ; teinte en vert et polie, elle prend le nom de galuchat [Voy. ce mot). Nos mers nourrissent la R. rochier [S. catulus) et la Grande Roussette [S. canicula], vulg. (^hien de mer, Gatangier, de près de i m. de long.
ROUSSEUR (taches de). Voy. épuélides.
ROUSSI N (de l'allem. Ross, cheval). Ce mot désigne proprement un cheval entier de race commime. — Par dérision, on désigne l'âne sous le nom de roussin d'.ircadie.
ROUTE (du lat. rupta, s.-ent. via, chemin de traverse), grande voie de communication destinée à relier entre elles les principales localités d'un pays. En France, on distingue : 1° les routes nationales, qui traversent plusieurs départements et qui sont étabhes et entretenues aux frais de l'Etat : on les subdivise en routes de 1", de 2' et de 3"= classes; 2" les routes départementales, qui relient entre elles les principales localités d'un département et sont à la chai"ge du département; 3° les routes ou chemins de
firande communication, entretenues concurremment par es ressources des départements et des communes ; 4° les chemins communaux ou vicinaux, qui vont de commune à commune et qui sont entretenus aux frais des communes [Voy. cuEiiis;. Nous ne comprenons pas dans cette énum<>