‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1425 sur 1729 · SACREMENT · texte numérisé non relu

SACREMENT

mol s'emploie ilans divers sens. Ainsi on a donné ce nom : l- à riiabit que iwrlaiont les i>énilents dans les prcmiei-s temps de l'Eglise, et que jwrtèrcnl ensuite certains ordres religieux {Voy. sachet) ; 2" à l'envelojjpe, en forme de sac, qui renfermait les pièces d'un pi-ocès (Foy. dossier); 3° à inie sorte de filet de pêche, etc.

En Anatomie, on nomme : sac herniaire Vcspi^e de |)oche que forme extérieurement le péritoine poussé Iwrs de la csK'ité splanchnique par une hernie ; — sac lacrymal, une |)etite poche membraneuse logée au gi-and angle de l'orbite de l'œil.

En Botanique, on nomme sac la réunion des élamines dont les lilets, soudés ensemble, recouvrent l'ovaire (Ascléniadés). On distingue le sac polliniqiœ {Voy. étamine) et le sac embryonnaire [Voy. ci-dessous).

SAC EMDHYONXAinE, partie de l'ovule dans latjuelle se forment l'oosphère ou cellule femelle et plus tard I embryon du végétal. Il y a à l'origine de ce sac un noyau qui se 'divise bientôt en"8 noyaux; quatre se dirigent vers le micropyle : trois de ces noyaux s'entourent de protoplasma et constituent l'oosphère et les 2 synergides. Les quatre autres noyaux se portent à l'extrémité, trois d'entre eux forment 5 cellules à membrane cellulosique et constituent les antipodes. Les 2 noyaux qui restent se rapprochent du centre du sac, se fiisionncnl et constituent le noyau du sac embryonnaire qui produira ultérieurement l'albumen.

Sac-à-ten-e, sac en toile rempli de terre, utilisé dans

la construction des batteries, des épaulements, etc.

SACCHARATES, sels de l'acide saccharique. Voy. ci-après

SACCHARIMÉTRE, instrument propre à apprécier la ri-

clu'ssc des divers sucres. Il repose sur la déterrainatii)ii du

|)()uvoir rolaloire d'une dissolution sucrée. Voy. sucre.

SACCHARINE, substance découverte par M. Peligot et qui résulte de l'action des alcalis comme la chaux sur la glucose. En présence de la levure de bière, la saccharine ne fermenle pas; elle est peu soluble dans l'eau froide et, en grande partie, volatile. — On donne encore le nom de saccharine à une matière sucrée fabriquée artificiellement et qui est très employée, non sans inconvénient, pour remplacer le sucre ou la glucose dans les aliments sucrés.

SACCHARIQUE (acide), C^H">0*, acide bibasique, obtenu par oxydation ménagée de divers sucres; c'est une masse gommèusc, incristallisable, se combinant aux bases pour donner des saccharates (S- de chaux, de fer, de plomb, etc.). Par oxydation de l'acide saccharique on obtient de l'acide oxali(|ue. Voy. sucre.

SACCHAROMYCES, genre de Champignons bourgeonnants constituant les levures (Levure de bière, etc.). On les range dans les Ascomycètes, famille des Exoascées. lU produisent des spores endogènes.

SACCHAROSE, le sucre ordinaire. Voy. sucre. SACCHARUM (du gr. aâvtyapov), no;n latin scientifique du sucre. On en a formé les mots : saccharin, qui tient du sucre, et saccharoïde, analogue au sucre; saccharolcs, médicaments où domine le sucre ou le miel ; saccharttres, médicaments résultant de l'union du sucre avec une sul> stance dissoute dans de l'alcool ou de l'éther, etc.

SACCHARUM, nom latin botanique de la Canne à sucre (S. officinarum).

SACCOMYS (du gr. aivixoî, sac, et [xû;, rat) ou diplo- STOME, Diplostoma, genre de Manmiifères, de l'ordre des Uongeurs et voisin des Echimys, renferme de petits animaux de l'Amérique, oui ont de fortes abajoues, 16 molaires, et des pieds à 5 doigts armés d'ongles fouisseurs. Le jS'. est de la taille d'un lérot ; son pelage est l)run fauveclair on des'^us : le dessous du corps est blanc roussAlrc. SACERDOCE (du lat. sacerdotium), dignité et fonctions des ministres du culte. Voy. prêtre.

SACHET (dimin. de sac). Outre les petits coussins où l'on met des parfums ou des senteurs pour le simple agrément, on nomme ainsi, en Pharmacie, un remède topique composé dhcrlxîs ou de drogues pulvérisées et enfermées dans un petit sac de toile, qu'on met sur quelque partie malade sur laquelle on veut agir. On remplit ces sachets d'espèces aromatiques, comme la sauge, le romarin, la lavande; ou de poudre de quinquina, de camphre ou de substances que l'on peut faire agir par absorption cutanée. On donnait autrefois le nom de Sachets à des religieux d'un ordre institué sous le titre d'Ordre de la pénitence de Jésus-Christ, mais qu'on appelait vulgairement Ordre du sac, parce qu'ils portaient des vêtements grossiers en forme de sac.

SACOLÈVE, navire du Ix'vant très tonturé; il a l'arrière élevé. 5 mâts à pible et la voile à livarde.

SACOUNTALA, chef-d'œuvre dramatique du poète hindou Kâlidàça, qui vivait probablement au vi'' siècle de notre ère. Le sujet en est emprunté à un épisode ihi Mahûbarâta jj oy. ce nom). Consulter : Langlois, Chefs-d'œuvre du Théâtre indien (1825); Dergaigne et Lehugeur, Préface de la Traduction de Sacountala (1884).

SACRAMENTAIRES, secte de Kcformés. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

SACRE (de sacrer), cérémonie religieuse qui se pratique à l'égard de quelques souverains lors de leur avènement au trône, et qui leur confère un caractère sacré. Cette cérémonie vient des Hébreux : on en attribue l'institution à Samuel lorsqu'il sacra Saùl en l'oignant de l'iiuile sainte [Voy. oint). Les premiers rois chrétiens adoptèrent cet usage jx)ur marquer nue leur puissance venait de Dieu même. — En France, le baptême de Clovis par St Rémi a pu être considéré comme le premier sacre de nos rois; mais cette cérémonie ne prit un caractère authentique que depuis Pépin sacré par Etienne II en 754 (28 juillet) avec ses deux fils. Depuis, le heu destiné au sacre des rois de France fut l'église cathédrale de Reims. Le jour de cette cérémonie, le roi entrait solennellement dans l'église, précédé des princes du sang et des grands dignitaires du royaume. Le prieur de St-Remi apportait en pompe la sainte ampoule : après plusieurs oraisons, l'archevêque sacrait le roi avec l'huile sainte, en lui faisant sept onctions : à la tête, à la poitrine, entre et sur les deux épaules, et sur les jointures des bras. Le roi revêtait ensuite la couronne, l'épée, les éperons d'or, le sceptre, la main de justice, les Iwttines de soie, la tunique, la dalmatique et le manteau royal. Enfin, il communiait et donnait le baiser de paix aux princes, aux prélats et aux grands du royaume. Depuis la révolution de 1789 il n'y a eu en France que deux sacres, celui de Napoléon I' "^ à Noire-Dame de Paris (1804), par le pape Pie Vil, et celui de Charles X à Reims (1824). — On appelle encore sucre la cérémonie par laquelle est conférée la dignité épiscopale. Voy. évéque et consécration.

SACRE (de l'arabe çaqr, épervier), grand oiseau de proie du genre des Faucons, le même que le Gerfaut { Voy. ce mot) ; le mâle s'appelle Sacret. Ce faucon est propre au vol du milan, du héron, des buses et autres oiseaux de montée.

SACRÉ (de sacrer), se Ai, quand il s'agit de Religion, de ce qui a reçu un caractère de sainteté par le moyen de certaines cérémonies religieuses. Voy. sacre et ordinatio.n.

En Anatomie, sacré se dit de tout ce qui a rapport à l'os appelé sacrum. Ainsi il y a : les artères sacrées, le canal sacré, qui fait suite au canal vertébral ; les nerfs sacrés, qui sont formés par la terminaison de la moelle Vertébrale; le plexus sacré, dont les branches donnent naissance au nerf sciatique; la région sacrée, les trous sacrés, situés aux deux faces de l'os sacrum.

Feu sacré, l'Erysipèle; — Mal sacré, l'Epilepsie.

SACRÉ-CŒUR. L'Église catholique reconnaît deux fêtes de ce nom : la fête du Sacré-Cœur de Jésus (le 2" dimanche de juillet, ou, dans le rit romain, le vendredi après l'octave du St Sacrement) et celle du Sacré-Cœur (ou du Cœur très pur) de Marie (dans le rit romain, le dimanche après l'octave do l'Assomption). — On a inauguré en juin 1891. sur la colline de Montmartre à Paris, une basilique di'dii'-c au Sacré-Cœur.

SACREMENT (du lat. sacramentum), signe sensible d'un elfet intérieur et spirituel que Dieu opère en nos âmes, tel que la régénération, la purilication de l'àme, la rémission des pèches, le don de la grâce et du St-Espril. Les Catholiques et les Grecs ont sept sacrements : le baptême, la confirmation, Y eucharistie, la pénitence, Vordte, le mariage et V extrême-onction [Voy. ces mots). Les Anglicans ont supprimé la confession, élément essentiel du sacrement de pénitence. Les Protestants n'admettent que deux sacrements : le baptétne et la cène. — Outre la grâce sanctifiante que produisent tous les sacrements, trois d'entre eux impriment un caractère inetfaçable, et, à cause de cela, ne peuvent être renouvelés : ce sont le baptême, la confirmation et l'ordre. Le» prêtres sont les ministres des sacrements; mais le baptême peut être au besoin appliqué par toute autre personne.

On trouve chez les Juifs quelque chose d'analogue à

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