SACRIFICATEUR
SAGAPENUM
nos sacrements : la circoncision, les purifications, etc., étaient les sacrements de l'ancienne loi.
Sous le nom de Saint Sacrement on désigne spécialement le sacrement de Veucharislie [Voy. ce mot). On donne aussi ce nom à l'hostie consacrée. — La Fête du St Sacrement Fêle-Dieu] a pour but de protester de la foi de l'Ejîlise à la présence réelle de J.-C. dans Veucharislie. Elle est fixée au jeudi qui suit l'octave de la Pentecôte. — La lète de VInslitulion du St Sacrement a lieu le jeudi saint.
SACRIFICATEUR, ministre préposé pour faire les sacrifices [Voy. sacrifice). — Le Grand Sacrificateur était le souverain prêtre chez les Juifs. Voy. prêtre (grand) au Dict. d Hist. et de Géogr.
SACRIFICE (du lat. sacri ficium) , offrande faite à la Divinité d une cliose extérieure ou sensible, pour apaiser sa colère, ou pour reconnaître sa puissance et lui rendre un pieux hommage. Les sacrifices sont aussi anciens que le monde et se trouvent dans toutes les religions. — La loi mosaïcpie établissait ditférentes espèces de sacrifices, les uns publics, les autres particuliers. Les victimes étaient ordinairement les bœufs, les veaux, les moutons, les agneaux, les boues, les chevreaux et les l>éliers. On appelait : holocauste ( Voy. ce mot) tout sacrifice où la victime était entièrement consumée sur l'autel ; S. expiatoire, un sacrifice dans lequel on ne mettait qu'une partie des victimes sur l'autel : le reste appartenait au prêtre, ou était brûlé hors de l'enceinte sacrée: S. de prospérité ou de reconnaissance, un sacrifice où l'on ne brûlait que la graisse des animaux immolés. Le prêtre recevait une partie de la victime, le reste était mis sur la table des sacrifices, où celui qui avait offert la victime le mangeait avec ses convives. — Chez les Pa'iens, on olfralt des sacrifices à toutes les divi-âtés. Le plus souvent on immolait l'juuni il consacré à la divinité même qu'on voulait honorer, comnn3 le cheval à Neptune, le lx)uc à Bacchus; mais les victimes ordinaires étaient les bœufs, les taureaux, les moulons et, pour les plus pauvres, les agneaux et les oiseaux. L' immolation consistait originairement à répandre, sur la tête de la victime, de la farine de pur froment mêlée avec du sel [viola salsa). Plus tard on appela immolation l'acte complet du sacrifice. On donnait le nom d'hécalomhe [ioy. ce mot] à un sacrifice de cent bœuls. A Rome, on appelai! roi des sacrifices un pontife qui, après l'expulsion des rois, fut chargé d'accomplir certains sacrifices réservés précédemment aux rois. — Chez quelques peuples anciens, notamment chez les Tyriens, les Carthaginois et quelques peuples gaulois, on faisait des sacrifices humains en l'honneur de Baal, de Moloch, de Teulalès, etc. Ces horribles sacrifices avaient lien aussi chez plusieurs peuples de l'Amérique, au Mexique, au Pérou, etc. Us sont encore en usage chez quelques peuplades sauvages de l'Afrique et de l'Océanie.
Pour les Chrétiens, il n'y a de sacrifice réel que celui de Jésus-Christ, qui s'est immolé pour le genre humain, sacrifice qui est représenté par l'hostie (victime). C'est à raison de ce sacrifice que la Messe est souvent désignée sous le nom de St Sacrifice.
SACRILÈGE (du lat. sacrilegium), crime par lequel on profane des choses sacrées. La loi romaine, qui, dans le principe, avait restreint le sacrilège au vol des objets employés au service du culte, l'étendit plus tard à toute espèce de crimes commis contre la loi de Dieu, soit par mépris, soit par ignorance. — De nos jours, on donne le nom de sacrilège à toute profanation. On se rend coupable : de S. personnel, en insultant la personne d'un iTclésiastique dans l'exercice de ses fonctions ; de S. local, en profanant les lieu.v sacrés (églises, autels, cimetières) ; de S. réel, en profanant les choses sacrées (Ecriture sainte, sacrements, hosties, vases sacrés, croix, reliques, images des saints, vêtements des ministres des autels ou tout ce qui sert à la décoration des églises), en usurpnt ou en retenant injustement les biens de l'Eglise. — Autrefois le sacrilège était puni de mort avec amende honorable et mutilation du poing droit. La révolution de 1789 fit disparaître de nos codes le crime de sacrilège; mais, sous la Restauration, le '20 avril 1825, une loi rigoureuse fut portée contre les sacrilèges : cette loi fut abolie le 11 octobre 1830. Voy. blasphème et lèse-majesté.
SACRISTAIN (de sacristie], officier de l'Eglise, qui a soin de l'église et de la garde des vases et ornements sacrés. Souvent, surtout dans les campagnes, le sacristain
est en même femps sonneur et bedeau. — Le Sac7-istain du pape ou Préfet de la sacristie pontificale est un prélat, dont une des attributions est de donner l'extrêmeonction au pape en danger de mort.
SACRISTIE (du b.-lat. sacristia, de sacer, sacré), lieu de l'église où l'on conserve les ornements et les vases sacrés, et où les ecclésiastiques vont se revêtir des habits propres à la célébration des offices.
SACRO:... En Anatomie, ce mot, joint à quelques autres, indique un rapport avec l'os sacrum. Ainsi on dit : les articulations sacro-coccygienne, sacro-iliaque et sacrovertébrale; les muscles sacro-fémoral, sacro-lombaire et sacro-spinal, etc.
SACRUM (du lat. os sacrum, os sacré; parce que les anciens, dans les sacrifices, offraient aux dieux cette partie de la victime), os symétrique et triangulaire, placé à la partie postérieure du bassin, à la suite de la colonne vertébrale. La base du sacrum s'articule avec la dernière vertèbre lombaire; son sommet, avec le coccyx; chacun de ses bords latéraux, avec l'os coxai correspondant. Voy.
SACRÉ
SAFRAN (de l'arabe ax-za feran). Crocus, genre de la famille des Iridées, renferme des plantes bulbeuses, à feuilles étroites, linéaires, traversées par une ligne blanche plus ou moins saillante, et à fleurs qui naissent immédiatement du bulbe : corolle tubulée, limbe à 6 divisions, 5 étamines, un seul style chargé de 5 stigmates allongés et roulés en cornet ; le fruit est une capsule triangulaire et à 3 loges. Le S- cultivé [C. sativusj, originaire d'Asie, a des fleurs jaunes et parfumées qui s'épanouissent en automne. Il réussit dans les terres noires, légères et sablonneuses. En France, on le cultive en grand dans le Midi et le Gàtinais; comme plante d'ornement, il fournit un gi-and nombre de variétés remarquables par la diversité de leurs couleurs. Les anciens employaient les stigmates desséchés du safran comme parfum dans les temples et dans les festins ; les Romains le mêlaient aux fleurs odorantes qu'on répandait sur le théâtre. Aujourd'hui il n'est guère employé que comme assaisonnement dans un grand nombre d aliments, qu'il sert à colorer et à parfumer ; il entre aussi dans la préparation de la liqueur de scubac et de l'clixir de garus. ()n en retire pour la teinture une belle couleur jaune, mais peu solide. Les bullies fournissent une fécule amylacée. En Médecine, on prescrit le safran comme tonique et comme emménagogue. Le S. printanier {C. ver}ïi(>i) est l'espèce sauvage, celle qui fournit le plus de variétés. Sa floraison a lieu au printemps; les feuilles paraissent presque en même temps que les fleurs, qui sont blanches, violettes, purpurines, lilas, quelquefois panachées. Celte plante croît dans les prairies montagneuses. Le S. découpé (C. multifidus) a de grandes fleurs violettes qui se montrent seules en automne, tandis que ses feuilles ne paraissent que le printemps suivant. — Les bulbes du safran cultivé ont à redouter un champignon parasite, le lihizoctone, dont les filets bleuâtres envahissent en peu de temps toute une safranière.
On nomme vulgairement : Safran bâtard, S. d'Allemagne, le Colchique rose et le Carthame officinal, avec lequel on sophistique le véritable safran ; S. des Indes, le Curcuma; 5. marron, la Canne d'Inde; S. des prés, le Colchique d'automne.
Les anciens chimistes appelaient : 5. de mars apéritif, le sous-carl)onate de fer: S. de mars astringent, le peroxyde de fer; S. métallique, l'oxysulfure d'antimoine.
SAFRAX, terme de Marine. Voy. gouvernail. . SAFRANINE, nom donné à la matière colorante jaune du safran [Voy. ce mot). — On désigne maintenant sous le nom de safranines une série de matières colorantes dérivant des toluidines. Voy. teixtcke.
SAFRE (de saphir, à cause de la couleur bleue de ce minéral), oxyde de cobalt, provenant du grillage des minerais ai-sénifères; il est mélangé i^e silice et sert à faire l'émail bleu.
SAFRE, t. de Blason, aiglette de mer; peu usitée; on la trouve sur quelques armoiries bretonnes.
SAGAIE. Voy. zagaie.
SAGAMITE, espèce de bouillie faite avec de la farine de maïs et dont se nourrissent les peuplades de l'Amérique du Norb.
SAGAPENUM ou Gomme séraphique, gomme-résine fournie probablement par le Feroida persica (Ombellifères). Elle est d'un blanc jaunâtre à l'intérieur, roussâtre