SAIGNÉE
à roxléricur. Son odeur est forte, aromatique et un peu alliacée ; sa saveur acre et amère. Ou l'emploie corame aiilispasmo(li(|ue, sudoriliquc et résolutive.
SAGAS, recueils de traditions relif^ieuses et historiques des peuples septentrionaux. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Gcogr.
SAGE (du. lat. sapere, avoir du goût). Les premiers philosophes s'appelèrent sages {^o-joi) : Pylhagôre substitua à ce litre amhitieux le nom plus moileste de philosophe, c.-à-d. ami de la sagesse [Voy. phu.osopiiie et sagessk). — Pour les Sept Sages de la Grèce, voy. sages ,111 Dict. d'Hist. et de Géogr.
SAGE-FEIVIIVIE, femme dont la profession est de faire (les accouciicments. Les sages-femmes étaient connues dans l'antifjuité, en Grèce et à Uome. En France, l'exercice des accouchements leur a été réservé jusqu'à la fin du xviii" siècle. Elles étudiaient sous Louis XV et sous Louis XVI à la Maternité, hôpital destiné aux femmes enceintes et qui était en même temps comme aujourd'hui une école d'enseignement. Aujourd'hui les femmes qui -veulent exercer la profession d'accoucheuses doivent suivre les cours établis auprès des Facultés de médecine (2 cours théoriques d'accouchement et 1 pratique de clinique, au moins pendant six mois). A la Maternité, boulevard de Porl-Hoval, à Paris, on enseigne aux élèves sages-femmes la théorie et la pratique des accouchements, la vaccination, la saignée, la connaissance des plantes usuelles. La Maternité est un internat où les départements envoient des élèves. Les élèves sages-femmes reçoivent après examen un diplôme qui leur permet d'exercer leur profession dans les limites prescrites par la loi. Les art. 29 et i^3 de la loi du 19 ventôse an xi leur interdisent en effet de faire une opération obstétricale en l'absence d'un docteur, dans les localités où il s'en trouve un. La loi leur interdit aussi l'emploi de certains médicaments qui peuvent être dangereux entre leurs mains. Voy. accouciiement.
SAGÈNE (en russe sajène), mesure de longueur chez les Uusses, est la 500" partie de la verste, et vaut 2 m. 134. Elle se subdivise en 5 archines et 48 verchoks.
SAGÉNITE, var. de Rutile. Voy. ce mot.
SAGESSE (de sage). On désigne par ce mot la bonne conduite dans le cours de la vie, et surtout, dans le style biblique, la connaissance des choses, les lumières de l'esprit ; c'est en ce sens qu'on a dit : « Mo'isc était instruit dans la sagesse des Egyptiens ». — Pour les anciens, la .sagesse (aoçîa) comprenait à la fois la science et la sagesse proprement dite [Voy. piulosopiiie). Pour nous, l'étude de la sagesse est plutôt la morale : c'est à cette science que se rapportent le Livre de la sagesse, attribué à Salomon, la Sagesse de Charron, les Leçons de la sagesse de Débonnau'e, etc. Voy. morale.
Les Pa'iens représentaient la Sagesse sous la figure 4'Ath-!na (Minerve chez les Latins), avec un rameau d'olivier à la main, emblème de la paix intérieure et extérieure. :Son symlx)le ordinaire était la chouette, oiseau nocturne, parce que la vraie sagesse n'est jamais endormie.
SAGINE, Sagina, genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsmées, renferme des plantes herbacées, à feuilles simples et opposées ; à tiges trôB basses ; à fleurs très petites et blanches. Ces plantes se trouvent partout, dans les champs sablonneux, dans les lieux légèrement humides, entre les pavés dans les rues peu fréquentées, etc. — Saginc est aussi le nom vulgaire de la Houque gros millet.
SAGITTA, vulg. Flèche, genre de Vers de l'ordre des ■Chélognalhes, qui ont le corps allongé, fusiforme, transparent, muni de nageoires latérales et terminale ; la boucha est munie de crochets. On ne connaît que quelques es^nices, vivant librement dans la mer.
SAGITTAIRE (du lat. sagiltarius, archer), constellation nui donne son nom au 9° signe du Zodiaque, dans lequel le soleil entre le 22 novembre. On v remarque 3 étoiles de 7," grandeur. 10 de 4% 25 de 5< Son ascension droite moyenne est 18 h. 55 m., sa déclinaison 52'>. Cette constellation est, selon la Fable, le ccntr.ure Chiron, qui, après sa mort, fut transporté au ciel.
SAGiTTAinE, plante aquatique. Voy. fléchièbe.
^*ir'V*'" ^''^ ^**' ^"fl'.*''"' flèche), ce qui ressemble à une flèche. — En Anatomie, on nomme : siiliire sagittale, une suture qui réunit entre eux les deux os pariétaux ; gouttière sagittale, une gouttière peu profonde qui se voit à la face interne de la voûte du crâne : elle loge le ■amus sagittal.
SAGITTÉ (du lat. sagitta), se dit, en Botanique, des parties (feuilles, anthères, stigmates, etc.) qui ont la l'orme d'un fer de flèche.
SAGOU. fécule amylacée que l'on retire de la moelle de plusieurs espèces de palmiers, mais principalement des Sagiis Rumphii, Sagus farinifera. — Ou imite le sagou avec de la fécule de |)omme de terre, mais ou reconnaît la fraude par les caractères microscopiques des grains de fc'cule.
SAGOUIEH ou SAGOUTiEn, Sagus, genre de la famille des Palmier;, tribu des Calamées, renferme des nrbres indif^.''nes aux contrées inlertropicales : feuilles grandes, nombreuses et pendantes; fruit rond ou ovo'îde, luisant, renfermant une gaine ovale et ridée. On cultive surtout : le S. de Rumphius, aux Moluques; le S. raphia, dans l'Inde et l'Afrique; le S. pédoncule, k Madagascar, l'île de France et Cayenne. — On relire de la moelle de ces palmiers la fécule qui nous arrive, sous le nom de sagou, en petits grains ne couleur rousse. Cette fécule se dissout dans le lait et le bouillon, et forme une sorte de gelée nourrissante et facile à digérer. Les fruits fournissent par la distillation une eau-de-vic très enivrante.
SAGOUINS ou SAGoiNS, nom donné par Lacépède à un groupe de Singes américains qui se distinguent des autres Cébins, à la tribu desquels ils appartiennent, parce qu'ils n'ont pas la queue prenante et qu ils vivent à terre : d'où le nom de Géopithèques que leur donnait Et. Geolfroy Sl- Hilairc. On les trouve dans les broussailles et les crevasses des rochers : leur angle facial est de 60°; les yeux sont propres à la vision nocturne. — Les zoologistes qui ne l'ont pas disparaître cette division intermédiaire de la tribu des Cébins, y rangent les 5 genres : Saïmiri, Callitriche, Nyclipithèque, Saki et Brachyure.
SAGRE, Sagra, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Eniwdes et ty|)c de la tribu des Sagrides. Ce sont de grands insectes du midi de l'Afrique et de l'Asie ; ceux de l'Asie sont surtout remarquables par l'éclat de leurs couleurs métalliques. Le S. pourpré, long de 0 m. 50 environ, est d'mi Ixîau vert doré brillant, à reflets pourpres.
SAGUEBUTE, instrument à vent. Voy. saquebcte.
SAGUM, en français Saie, habillement militaire des Romains. C'était une espèce de manteau court, on pVitôt une espèce de blouse qui ne dépassait pas les genoux. Le saguin était chez les Romains l'emblème do-la guerre, comme la toge celui de la paix. Ils avaient emprunté ce vêlement des Gaulois.
SAÏ ou CAPUCIN, Cebus griseus. Singe américain, du genre Sapajou. Voy. ce mot.
SAIE, vêtement (îc guerre. Voy. sagum.
SAÏGA, espèce du genre Antilope, de la taille d'un Daim, est remarquable par ses cornes aunelées, transparentes, de couleur jaune-clair, qui se recourlx'ivt en arrière poiw se reporter en dehors et ramener ensuite leurs pintes à l'intérieur et un peu en avant. Son pelage est fauve sur le dos et les flancs, blanc sous le ventre. Le Sa'iga habite les déserts sablonneux de la Russie centrale. Sa chair n'est paâ comestible.
SAIGNÉE (de saigner, du lat. sanguinare), évacuation de sang provoquée par l'art. On distingue la S. artérielle (artériotomie) et la S. veineuse (phlébotomie), qui toutes deux se font avec une lancette, et la S. capillaire, qui se fait au moyen de sangsues ou de ventouses [Voy. ces mots). On appelle aussi cette dernière 5. locale, parce qu'elle ne dégorge que la partie où on la pratique ; de même qu'on donne le nom do S. générale à la phlébotonue, parce qu'elle dégorge tout le système sanguin. La saignée veineuse est celle que l'on pratique habituellement : l'artériotomic ne peut guère être pratiquée que sur de petites branches artérielles, telles que l'artère tcm|X)rale.
Saignée veineuse. On la pratique auj. au pli du bras ou au pied, et quelquefois au cou : autrefois on ouvrait aussi la veine frontale, les ranines de la langue, la céphalique ou la salvatelle à la main. — S. du bras. Parmi les veines qui se trouvent au pli du bras, la médiane basilique et la médiane céphalique sont celles que l'on ouvre le plus facilement. Le malade étant assis ou couché, le chirurgien applique d'abord au-dessous du coude un bandage assez serré pour interrompre la circulation veineuse superficielle sans arrêter toutefois les battements de l'artère radiale ; il reconnaît ensuite la position de la veine qu'il vent ouvrir : I puis tenant sa lancette entre l'index et le pouce, en mènu!