SAISIE
temps qu'avec le pouce ilo laulre main il tend la peau, il I en plonge la pointe dans la veine et la retire ensuite en agiandissant louvcrturc par un léger mouvement de bascule. Un favorise l'écoulement du sang en frictiomiant doucement de bas en baut la face palmaire de lavant-bras. ■ l'iiur fermer la veine, on rapprocbe les bords de la piqiire ou les tendant dans le sens de leur longueur, et on place j «Icssus une compresse maintenue par un huit de cbillrc. — I 5. du pied. On ouvre onlinairement la saphène interne au-devant de la malléole : le chirurgien ))rend le pied, préalablement plongé dans un pédiluve chaud, le pose sur , :on genou et ouvre la veine sans trop enfoncer, puis il [ remet le pied dans l'eau tiède : on ferme la plaie avec une compresse et un bandage en étrier. — S. du cou. Elle se pratique sur la jugulaire externe, im peu au-dessus de la clavicule : la ponction doit être plus profonde et l'ouverture plus large qu'au bras : on ferme la plaie avec une mouche de talfetas gommé ou un point de suture. — La saignée ne doit être pratiquée que par des personnes exercées. I^ lancette peut piquer un des nerfs qui se rendent aux doigts et entraîner leur paralysie; d'autres fois elle atteint l'artère brachiale, accident qui peut produire un anévrisme de cette artère, et nécessiter une opération sérieuse. — La saignée est dite révulsive lorsqu on la pratique loin de la partie où le sang se porte en trop grande abondance, dans le but de détourner ce fluide, d'en clianger le coui*s. On dit que l'on a fait une saignée blanche lorsqu'on a manqué la veine, qu'on ne l'a point ouverte.
On sait l'imporlance exclusive qu'attribuaient à la saignée certains systèmes médicaux : auj. les médecins, tout en reconnaissant les heureux effets qu'elle produit dans wn ^and nombre de cas iphlegmasies aiguës, pléthore, etc.), sont loin de la considérer comme le remècle universel, et se mettent en garde contre les dangers qui peuvent résulter lie l'abus d'un moyen si puissant cl qui a toujours l'inconvénient d'enlever des forces au malade.
Les Vétérinaires pratiquent fréquemment la saignée dans les affections congestives, chez le cheval et le bœuf. Ils opèrent d'ordinaire sur les veines jugulaires, avec des instruments s|)éciaux désignés sous le nom de flammes, quelquefois sur les veines sapliènes internes, et plus rarement sur les veines mammaires chez les vaches laitières.
SAIGNEMENT de nez. Voy. épistaxis.
SAILLIE de saillir. Au lat. salire], se dit des constructions saillantes, ou qui débordent les murs des bâtiments. On no peut avoir des balcons ou autres semblables saillies sur l'héritage de son voisin, s'il n'y a 1 m. 90 de distance entre le mur où on les pratique et cet héritage (C. civ., art. 078).
SAÏMIRI, Saimiris, genre de Quadrumanes, de la famille des Singes, tribu des Cébins, section des Sagouins, renferme des espèces à queue comprimée non entièrement prenante : tète plate, veux volumineux. L'espèce type, le S- sciurin, est de petite taille et d'un gris olivâtre. Ce singe est doux et intelligent : il s'apprivoise aisément et s'attache à son maître. Il se nourrit d'araignées et d'insectes. On le trouve au Brésil et dans la Guyane.
SAINBOIS p. bois sain], écorce. Voy ' gxrov.
SAINDOUX du lat. sagina , graisse, et de l'adjectif doii.r'! . irraisse de porc fondue. Voy. axoxge.
SAINEGRAIN. nom vulg. du Fenugrec.
SAINFOIN p. foin sain), Hedysarvm , genre de la famille des Papilionacées et type de la tribu des Ilédysarées, renferme des plantes fourragères, herbacées ou sousfrutescentes : feuilles composées pennées avec une foliole impaire dans les espèces européennes; fleurs assez grandes, purpurines, blanches ou d'un blanc jaunâtre, en épis ou en grappes axillaires; gousses articulées, monospermes. Les principales espèces du genre Hedysantm sont : le Sdes prfs, vulg. Esparcette et Bourgogne [H. onobrychis], commun en France, à racine vivace, pivotante ; à tiges hautes de plus de Om. (jO; à feuilles alternes, pennées; à fleurs rougeâtres, en épis, portées par de longs pédoncules : il donne un excellent fourrage ; le S. d'Espagne ou à bouquets [H. coronarium), à fleurs rouges : il est cultivé comme fourrage en Espagne et en Italie; on l'a introduit dans le midi de la France, où on le confond souvent avec la luzerne; le S. alhaghi [H. aUiaghi], indigène à r.\sie et à l'Afrique : c'est un buisson épineux et rabougri, qui exsude, en été, un suc blanc concret, d'une saveur sucrée, <lit manne de Perse; le S. oscillant [H. gyrans], origi- Jiaire des bords du Gange, etc.
Sainfoin d'hiver. Voy. ajo>c.
SAINT [du lat. sanctus], se dit. en général, de ce qui est pur et exempt de toute souillure, ainsi que de ce qui appartient à la religion ou est destiné à quelque usage sacre : c'est dans ce second sens qu'on dit la sainte Bible, les lieux saints, le Saint-Siège, etc.
On donne le nom de saints : aux hommes pieux dont la vie a été exemplaire, irréprochable, approchant de la perfection divine; à ceux qui se sont distingués pr une héroïque pénitence ; à ceux qui ont donné volontairement leur vie pour la foi; on appelle socialement ainsi ceux qui ont été canonisés [Voy. c.\somsatio>). Les Catholiques honorent les saints comme les amis et les serviteurs de Dieu, comblés de ses dons et de ses grâces. Le culte qu'ils leur rendent est un hommage fondé sur l'excellence particulière des saints : ce culte est aussi ancien que l'Eglise. Les Protestants au contraire refusent toute espèce de culte aux saints et taxent les Catholiques didolatrie à cet égard. — On a recueilli la vie d'un grand nombre de saints. Le recueil le plus complet est l'immense collection des Bollandistes. intitulée Acta sanctorum . Voy. bolland au Dict. d'Hist. et de Géogr.). Les Vies des Saints de Ribadeneira, du P. Croise!, d'A. Butler ^trad. de l'anglais par Godescard], de Rohrbacher, sont plus accessibles au commun des lecteurs. Celles de Baillet sont suspectes, ainsi que celles de ilésenguy et Goujet. Voy. légemie.
Les Juifs nommaient : Saint, la partie du tabernacle située entre le vestibule et le sanctuaire, où se voyaient le chandelier d'or, l'autel des parfums et celui des pains de proposition ; Saint des Saints, la partie la plus intérieure et la plus sacrée du tabernacle du temple de Jérusalem : l'arche d'alliance y était déposée ; le grand prêtre pouvait seul y entrer, et encore une seule fois par an.
Saint Saaement. Voy. eccharistie et sacrement.
SAINT-AUGUSTIN. On appelle ainsi : 1° une espèce de Poire qui se mange au mois de novembre ; 2" une sorte d'Anémone.
SAINTE-BARBE. On appelle ainsi, du nom de la patronne des canonniers, l'endroit d'un vaisseau où sont renfermées la poudre et les munitions; c'est toujours un lieu séparé dans la première batterie, sous l'entrepont, et à l'arrière du bâtiment.
SAINT-ESPRIT (le), la 3' personne de la sainte Trinité. Il procède : selon les Catholiques, du Père et du Fils; selon les Grecs, du Père seul ; on sait que c'est principalement sur cette ilivei-gence d'opinions qu'est fondé le schisme grec. — Les Macédoniens, au iv^ siècle, nièrent la divinité du St-Esprit ; les Ariens soutenaient qu'il n'est pas égal au Père.
C'est au St-Esprit que sont dus l'inspiration des hvres saints et le don de prophétie, ainsi que ro|)ération par laquelle conçut la Ste Vierge. Le St-Esprit descendit sur les apôtres 50 jours après la mort du Christ : c'est en mémoire de cet événement qu'on fête la Pentecôte.
11 a existé eu France, sous l'invocation du St-Esprit : un crdre de religieux hospitaliers, fondé au xii"= siècle et aji-
Frouvé en 1198; — un ordre de religieuses, associé à ordre précédent; — une congrégation, fondée en 1705 à Paris, pour former à l'état ecclésiastique des jeunes gens peu aisés, et pour faire des missions ; — enfm un ordre de chevalerie instituée par Henri III. Voy. pour cet ordre SAixT-ESPBiT au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SAINTETÉ ;du lat sanctitas), titre d'honneur et de respect que les Catholiques emploient pour désigner le pape. On dit en lui parlant : Votre Sainteté, et en parlant de lui : Sa Sainteté.
SAINT-GERMAIH, saixtmichel (poires de), variétés de Poires très estimées. Voy. poire.
SAINT-OFFICE, congrégation de l'Inquisition. Voy. inquisition au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SAINT-SIÈGE (le], nom donne au siège, à la résidence du Souverain Pontife. Il se prend le plus souvent pour l'autorité papale elle-même.
SAINT-SIMONISME, doctrine sociale proposée par Saint-Simon. Voy. socialisme.
SAISIE (de saisir, du b.-lat. sacire, prendre), acte par lequel un créancier s'empare des biens de son débiteur pour les faire vendre, à l'elfet d'obtenir le payement de ce qu'il lui est dû. On dislingue les S. mobilières et les S. immobilières. — H y a des objets qu'on ne peut saisir [Voy. insaisissable). En outre, il ne peut être procédé à I aucune saisie, mobilière ou immobilière, excepté à la saisio