SALAISON
SALICOQUE
industrie, fixation réclamée par certains socialistes, elle est impossible, vu laléa que jnvscnte la vente des produits faLriqués. — Voy. Paul Beaureeianl, la Main-d'œuvre et son prix: Ed. Villey, le Salaire; Em. Chevalier, les .^a/nires nu xix* siècle, et les Traités de législation industrielle de MM. Pic, DufourmanteHe. Bry, etc.
SALAISON (de saler). Les salaisons jouent un rôle important dans l'économie domestique et la marine. Les viandes qu'on soumet le plus ordinairement à ce procédé de vonservation sont, en première ligne, le bœuf et le porc ; viennent ensuite les volailles, telles que l'oie et le canard, et enfin certains poissons, tels que la morue, le hareng, le maquereau, la sardine, l'anchois, le saumon, le thon, etc. On sale aussi le beurre, surtout en Bretagne et en NoiTTiandie. — Quand on dit du salé, on entend spécialement la chair du porc salé; le petit salé est cette chair nouvellement salée. — L'abus des salaisons peut engendrer des maladies : il dispose aux éruptions cutanées et au scorbut.
SALAMALEC. salut turc, dans lequel on prononce les mots salant aleik (salut sur toi) en les accompagnant de révérences profondes.
SALAIWANDRE. Salamandra. genre de Batraciens urodêles. renferme des animaux qui ont l'aspect extérieur du Lézard : corps allongé, queue longue, à pointe mousse; 4 pattes latérales de même longueur, non palmées en général, et présentant 4 et 5 doigts dépourvus d'ongles; tète aplatie : dents nombreuses et petites. A l'état adulte, les Salamandres ont une respiration pulmonée ; mais leurs têtards respirent par des branchies. On distingue les S. terrestres, ou 5. propr. dites, et les S- aquatiques, ou Tritons. Voy. ce mot.
Les Salamandres ont donné lieu aux contes les plus merveilleux. On a dit qu'elles pouvaient vivre au milieu des flammes, que leur morsure était très venimeuse, etc. La vérité est que les salamandres sécrètent de la surface de leur corps une humeur blanchâtre, gluante, qui, étant fort abondante, peut, si on les jette dans les flammes, les protéger quelques instants contre l'ardeur du feu, mais qu'elles ne tardent pas à y périr; que celte humeur a une odeur forte et une saveur acre, mais n'est nullement venimeuse. Loin d'être des animaux malfaisants, ce sont des êtres faibles, timides et inofl'ensifs, à peu près sourds et presque aveugles. Ils habitent les endroits humides et sombres, et se nouiTÎssent de lombrics, d'insectes, etc. La 5. commune
iS. jnaculosa], vulg. Sourd et Mouron, a de 0 m. 15 à Im. 20 de long; son corps est d'un noir sombre, parsemé <le taches arrondies d'un jaune vif. et, sur les côtés, de tubercules doù suinte l'humeur visqueuse propre à cet animal. On la trouve en France. Parmi les autres espèces européennes on cite encore la S. de Corse et la S- noire. L'Aniblystome est une espèce américaine, dont VAxololl {Voy- ce mot) est le jeune. On trouve au Japon et en Chine des salamandres de très grande taille. Telles sont : 1° la S. gigantesque [Sieboldia maxima), découverte par Siebold au Japon en 1829 et qui mesurait plus d'un mètre : depuis, plusieurs individus tie la même espèce ont été apportes en Europe : on en a vu de vivants au Muséum de Paris; 2» la S. de Chine (S. davidiana], découverte par l'abbé David dans les eaux qui descendent des montagnes du Koukou-nor. Ces deux espèces offrent de grandes analogies avec les salamandres fossiles, notamment avec celle des schistes d'Œningen.
On a donné la Salamandre pour attribut au feu. Les
Poètes en ont fait le symbole de la valeur et l'emblème de amour. — On sait que François I" avait dans ses armoiries une salamandre avec cette devise : J'y vis et je iéteins.
SALANGANE. Hintndo esculenta, espèce d'Hirondelle des mers de la Chine : quelques ornithologistes en font un genre à part, dont le nom [Collocalia, c.-à-d. nie de colle) rappelle le produit qui caractérise cette espèce. C'est en effet la Salangane qui construit ces nids comestibles si estimés dans l'extrême Orient et qu'on vend quelquefois chez nous sous le nom de nids d hirondelle [Voy. nid). Quant à l'oiseau lui-même, il n'offre rien de particulier : c'est un Martinet à queue médiocrement fourchue.
SALAR, nom latin scientifique de la Truite.
SALBANDE, nom donné, en Minéralogie, à des couches qui séparent les filons de la roche qui la confient : la salbauffe sur laquelle s'appuie le filon s'appelle lit, chevet ou mur du filon ; celle qui le couvre se nomme toit. On
donne aux salbandes le nom de détaches quand elles sont formées d'argile grasse.
SALDE, Salda. genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroplères, famille des Géocorises (Kéduviens) et type de la tribu des Saldides, renferme plusieurs espèces de Punaises sauteuses, parées de couleurs éclatantes, et assez communes dans le midi de la France, sur les rivages et dans les prairies.
SALÉ, PETIT SALÉ. Voy. SALAISON.
SALÉNIE, Salenia, genre d'Echinides fossiles, tvpe de la famille des Salénidés : tubercules gros, "ambulacrcs étroites, appareil apical très développé, composé de cinq plaques neurales, de cinq plaques génitales et d'une plaque supplémentaire qui refoule le péristome à la droite de l'axe de symétrie. Les Salénies sont surtout développées dans les terrains crétacés.
SALEP (mot arabe et persan), nom donné, en Orient, aux bulbes des Urchis [Voy. ce mot) et à la substance amylacée et alimentaire que l'on en tire. Pour préparer cette substance, on dépouille les tubercules de leur écorce et on les met pendant quelques heures dans l'eau froide ; on les fait ensuite cuire dans l'eau bouillante, et, après les avoir enfilés avec du crin, on les laisse sécher à l'air. Quand on veut s'en servir, on en réduit en poudre une certaine quantité, et, après l'avoir fait infuser dans l'eau chaude, on achève de la dissoudre dans l'eau liouillante, puis on l'aromatise et on la sucre : en se refroidissant, elle se prend en gelée demi-transparente. Celle gelée fournit une nourriture saine et légère qui convient aux malades et aux convalescents. — Le salepae Perse est le plus estimé. En France, on peut exlraire du salep de diverses espèces d'orchis qui croissent dans nos contrées ; mais ce salep est inférieur à celui qui vient d'Orient.
A Porlo-Bico le salep est fourni par l'.Xrrow-root.
SALERS (race de) ou r. acvergxate. nom donné à une race de bêtes bovines, localisée dans la région du Massif Central de la France. Les plus beaux représentants se trouvent aux environs de la petite ville de Salers (Cantal), ,et sont caractérisés par leur ossature gi'ossière et leur robe d'une couleur chocolat uniforme.
SALICAIRE. Lythrum, Salicaria, genre Ivpe de la famille des Lylhrariées (ou Salicariées), renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, quelquefois ligneuses, à tiges hautes de plus de 1 m., à feuilles sessiles, opposées, quelquefois serrées, glabres, lancéolées, entières, un peu échancrées à leur base : à fleurs d'un rouge sanguin (d'où le nom scientifique, de XûOpo/, sang), disposées par verticilles le long d'un épi : le fruit est une capsule à 2 loges et à 2 valves. La S. commune [Lythrum salicaria] décore agréablement les Iwrds des étangs et des rivières. On la cultive comme plante d'agrément. Les Kamtchadales mangent ses feuilles en guise d'épinards et en font une boisson analogtie au thé ; ils tirent aussi de la moelle des tiges une liqueur spirilueuse.
SALICARIA, plante [Voy. salicaire) ; — espèce de Fauvette. Voy. BOCSSEROLLE.
SALICARIÉES. Voy. lythrariées.
SALICINE. principe immédiat qu'on rencontre dans l'écorce du saule [Salix alba), du tremble et du peuplier. Il se présente en petites aiguilles brillantes amères, solubles dans l'eau et l'alcool. Traitée par l'acide sulfurique, la salicine prend une couleur rouge qui permet de la reconnaître dans le cas de fraude. Ce coros est un glucoside ; il se dédouble^ sous l'influence d'une iliaslase, en deux corps, la saligénine et le glucose. On a proposé la salicine comme succédané du quinquina contre les fièvres intermittentes : mais son efficacité n'est pas démontrée. — Découverte en 1828 par Leroux.
SALICINÉES (du g -type Salix, saule), famille de plantes Dicotylédones apétales à ovaire supère, détachée de la famille des Amenlacées, ne comprend que les deux genres Saule (Salix) et Peuplier (Populus). Voy. ces mots.
SALICIONAL. nom donné à un jeu d'orgue.
SALICOQUE. sorte de Crevette alimentaire, qui constitue avec le Crangon {Voy. ce mot) un genre de la tribu des Palémoniens. Les Salicoques ressemblent à de petites écrevisses de consistance assez molle : corps transparent et allongé ; tête petite ; 7 paires de pieds, dont les 2 premiers sont terminés par une main large, comprimée, tiourvue d'un fort crocnet et susceptible de mouvement ; es pieds suivants finissent insensiblement en un doigt
SALICOR
SALMARE
simple, légèrement courbé; abdomen pourvu de longs filets très mobiles et terminé par 5 pan-es d'appendices allongés. Ces crustacés sont conmiuns sur le bord de la mer et namo dans les eaux douces courantes; ils sont très agiles et très voraccs : ils se nourrissent d'insectes, de végétaux, de débris d'animaux. On connaît surtout la Crevelte marine, qu'on pêche sur les côtes de Normandie et (l'Angleterre, et qu'on sert sur nos tables comme un mets délicat : on donne le nom de Bouquet aux plus belles de ces crevettes. \'oy. crevette.
SALICOR ou SALicoTTE, nom vulgaire de la Soude commime [Snlsola) et du sel qu'on en lire.
SALICORNE, Salicornia, genre de plantes de la famille des Cliénopodées, type de la tribu des Salicorniées, comprend une vingtaine d'espèces herbacées ou ligneuses, ((ui croissent sur le rivage de la mer et dans les terrains imprégnés de sel. Ce sont des plantes d'un aspect triste, à tiges épaisses et à rameaux noués, dépourvus de feuilles; à Heurs petites et peu visibles, naissant des articulations des i-ameaux. Coupées à la (in de l'été, puis desséchées au four ou au soleil, ces plantes donnent de la soude par l'incinération. Les bestiaux recherchent la S. ligneuse et la S. herbacée communes sur nos côtes; leurs jeunes pousses se mangent en salaiie.
SALICYLATE de piiényi.e. Foy. salol.
SALICYLIQUE (acide), acide «ristallisé, fusible à 159% soluble dans l'eau, l'alcool et l'élher, que l'on peut obtenir arliliciellement, mais qui existe tout formé dans diverses essences [essence de Heine-des-})rés, huile de Wintergrcen, etc.). Sa composition est exprimée par la formule C'IH.OH.CO-H. C'est donc un corps à la fois phénol et aciile; il peut en elTet donner des sels ou des éthers, comme le salicjlate de méthyle, qui existe dans l'huile de Winlergreen et dans la Gaulthérie {Voy. gacltiiéiue). Quand on le distille, il donne du phénol et de l'acide carbonique. Inversement on peut faire la synthèse du salicylate de sodium par l'action de l'acide carbonique sur le phénale de sodium. L'acide salicylique donne avec le chlore, le brome et l'iode, des produits de substitution. — Piria l'a découvert en 1839. — C'est un antisejjtique; ses sels sont utilisés en médecine.
SALIÈR€. On nomme ainsi, dans le Cheval, l'enfoncement plus ou moins profond qui se remarque au-dessus de chaque œil ; et, par extension, chez l'Homme, le vide qui existe derrière la clavicule chez les personnes maigres.
SALIES-DE-BÉARN (Basses-Pyrénées). Voy. eaux minéiiales.
SALIFÉRIEN (étage). Voy. keuper.
SALIFIABLES (bases), syn. de hydrates basiques. Voy. liAsr. et sel.
SALIGÉNINE, sorte d'alcool obtenu par Piria en 1845, en dédoublant la salicine ( Voy. ce mot) qui est le glucosicic de la saligénine. Elle est soluble dans l'eau, l'alcool et l'étlier, et fond à 82°. Ce corps est à la fois alcool et phénol; sa formule peut s'écrire C<'I1*.C11-01I.011. Oxydée, lu saligénine se transforme en acide salicylique, et une chaleur prolongée la transforme en un anhydride, qu'on api)elle ."ulirétine.
SALIGOT, nom vulgaire de la Macre flottante.
SALIN (de sel). Ce mot, qui, comme adjectif, se dit de tout ce qui contient du sel marin ou plus généralement d'un sel quelconque, s'emploie aussi substantivement ; c'est ainsi qu'on appelle salin le mélange des sels alcalins qui reste comme résidu de l'évaporation du lessivage des cendres des végétaux ; le salin de betteraves est un mélange de sels alcalins (principalement des sels de potassium), résidu solide de l'incinération des vinasses de betteraves.
Cour de «a/iH, juridiction établie vers 1634, pour juger les dilférends qui s'élevaient à l'otcasion de la possession des salnies : elle siégeait à la Rochelle.
Salins, marais salants. Voy. marais.
^aux salities, celles qui contiennent une quantité notable de sels dont la nature n'est ni ferrugineuse ni sullureuse. -- Marbre salin, celui qui a une texture grenue et homogène.
SALINES, lieux où l'on exploite le sel contenu dans les eaux de la mer ou dans celles des sources salées. — On étend aus^si ce nom aux mines de sel gemme. Voy. sel.
c». «M j '^^l' "^ï" minérale. Voy. eaux minérales. Géorr ^^' '^'^ ™'*' ^" ^'''''- ^'^*'*^- ^* ^^
SALIRÉTINE. Voy. saligénine.
SALISBUPIA, nom latin botanique du ginkgo.
SALITE ou SAI1LITE. espèce minérale du groupe des Pyroxènes [Voy. ce mot), voisine du Diopside [Voy. ce mol), mais en dillerant par la siibstilution <iu fer à une partie de la magnésie. La Salile se trouve en cristaux ou en masses laminaires, d'un vert plus ou moins sombre, à Sala (Suède), en Finlande, au Tyrol. La Coccotite granulaire, la Baïkalite, la Fassaïte sont des variétés de Salitc.
SALIVAIRE (appareil). Chez l'Homme et les Mammifères, l'appareil saliiaire comprend deux sortes de glandes : les unes, remarquables par leur multiplicité et leursfaibles dimensions, occupent l'épaisseur même des parois de la l)ouche [glandes labiales, géniennes, palatines, linguales) ; les autres, plus grosses, forment autour de la màchoiro inférieure un collier composé de trois parties : 1° la glande parotide, située dans l'excavation qui existe en avant de l'oreille entre le crâne et la mnchoire : elle verse le produit de sa sécrétion par le canal de Sténony
3ui aboutit à la face interne de la joue au niveau du collet e la deuxième grosse molaire supérieure ; 2° la glande sous-maxillairc , située en dedans et en dessous du corps de la mâchoire et versant sa sécrétion par le conduit de Wharton, près du filet de la langue ; 5» la glande sublinguale, située sous la muqueuse de la bouche à droite et à gauche du frein de la langue, s'ouvrant par quatre ou cinq conduits appelés canaux de Rivinus. — L'ouverture accidentelle des conduits excréteurs des glandes salivaires peut donner lieu à une hstule.
SALIVATION, dite aussi Ptyalisme et Sialisme, sécrétion surabondante de la salive, déterminée soit par l'usage des masticatoires irritants, soit sous l'intluence d'une cause qui agit sur toute l'économie, et notamment des préparations mercurielles. Dans ce dernier cas, elle est accompagnée du gonflement des gencives; l'haleine devient fétide, et les dents s'ébranlent. Cet état cesse promptement à l'aide du chlorate de potasse ou des purgatifs. — Quelquefois la salivation est un elfet de !•> grossesse ; elle ne finit alors (|u'après l'accouchement.
SALIVE (du lat. saliva), liquide qui humecte la bouche et qui est le mélange des sécrétions de toutes les glandes salivaires. Elle est formée d'une grande quantité d'eau, de chlorure de sodium, de phospiiatc tribasique de sodium, de carbonates alcalins, et elle contient, d'après Longel, un peu de sullbcyanure de potassium : miant aux matières organiques, ce sont des lactates, de l'albumine, de la caséine, de la graisse phospliorée et une substance azotée spéciale, la ptyaline [Voy. ce mot). Le rôle chimique de la salive dans le travail de la digestion consiste à modifier les matières féculentes ou amyloïdes, pour les convertir en glucose, comme l'ont aussi le suc pancréatique et le suc intestinal. Quant à son usage mécanique dans la mastication et la déglutition, il a donné lieu à de longs débats entre les physiologistes. En 1855, Cl. Bernard enseigna pour la première fois que chacune des sécrétions dont la réunion formait la salive mixte, avait un rôle particulier : la S. jmrotidicnne servirait à la mastication : à raison de sa grande fluidité, elle serait destinée à humecter et imhiber les aliments; la S. sublinguale, plus gluante, servirait à la déglutition, en favorisant le glissement du bol alimentaire; la S. sous-maxillaire serait en rapport avec la gustation. Cette division du travail alimentaire n'a pas été admise par tous les physiologistes. La sécrétion de la salive est pour chaque glande sous l'influence de deux nerfs antagonistes, l'un qui l'exagère, l'autre qui la modère. C'est par suite de l'excitation du premier que la bouche est sèche dans les moments d'émotion, et qu'au contraire la vue ou le souvenir d'un aliment savoureux font venir Veau à la bouche. Vulpian, ^Vittich, Longet admettent une troisième espèce de nerfs spéciaux, les nerfs sécréteurs.
SALIX, nom latin botanique du genre Saule.
SALLE (orig. germaniq.), pièce plus ou moins grande d'un appartement ou d'un palais, d'un édifice public, destinée à un usage particulier, comme Salle à manger, d'audience, de réception, de conseil, de bal, de concert y d'armes, etc.
Salle de police ou de discipline, chambre d'arrêt pour la punition des fautes légères contre la discipline militaire; elle est située dans la caserne même. Les hommes punis de salle de police reçoivent la nourriture de l'ordinaire, et assistent à toutes les prises d'armes. Us sont de plus astreints à faire les corvées de propreté dans les quartiers.
Salles d'asile. Voy. asile.
SALMARE, nom donné par Boudant au sel gemme.
SALMIAC
SALSOLA
SALMIAC, chlorliydratc d'ammoniaque naturel, qu'on Iriiiive dans des houillères embrasées, ou dans les lumeniiles des volcans.
SALMIS 'orig. inc.), ragoût releVé qu'on fait avec des l)écasscs, des perdrix, des alouettes, des grives ou autres pièces de gibier, d'abord rôties à la broche, dépecées ensuite et cuites sur lui réchaud avec du vin, du pain rôti, et antres ingrédients propres à piquer le goût.
SALMO. nom latin du genre Sauitioii.
SALMONIDÉS idu g.-lypc Salino, Saumon), famille de l'oissons nialacoptcrygicns abdominaux, de l'ordre des Sf|uamodcrnies, se compose d'espèces toutes remarquables jKU" leur voracité et par la délicatesse de leur chair. Ces poissons vivent généralement dans la mer, mais à l'époque du frai ils remontent les rivières pour atteindre les sources, près desquelles ils déposent leui-s œufs dans des trous qu'ils creusent exprès. — La famille des Salmonidés comprend les genres : Saumon, Eperlan, Lodde, Ombre, Lavnret, Argentine, Characin, Citrbnate. Anoslomc, Serpe. Piabuque, Serrasalme, Télragonoplère, Chalcée, Mijlète. Hydrocin, Citharine, Saure, Scopèle, Aulope, Sternoptyx.
SALOL ou SAL1CTLATE DE PHÉNïLE, jKtudre blonclic insoluble dans l'eau et la glycérine, soluble dans l'élher, l'alcool, le chloroforme, la l)enzine, les huiles, la vaseline. Le salol fonda 4.)^. 11 est employé commeantipyrétique et antiseptique interne ou externe. Les propriétés antiseptiques résultent du dédoublement qu'il subit sous l'influence de l'alcalinité du liquide de l'organisme, dédoublement qui donne naissance à deux antiseptit^ues puissants, le phénol et l'acide salicylique.
SALON augmentatif de salle). Outre la vaste pièce destinée dans chaque maison à recevoir la compagnie, on a apjK'lé spécialement le Salon la galerie où se fait à Paris l'exposition périothque des ouvrages de j>einlure, de sculpture, de gravure, etc., des artistes vivants, et, jjar extension, l'exposition elle-même. Dans l'origine cette ex- |x>sition n'avait lieu que dans le grand salon du Louvre : fl'oii son nom. Aujourd'hui cette exposition est double : il y a chaque année, au mois de mai. un Salon au palais <le l'Industrie et im Salon au Champ de Mars, sans parler des salons particuliers ou indépendants.
SALPES ou SALPiExs, Salpœ, animaux qui, avec les Ascidies. com|x>sent la clas>e des Tuniciers. Leur forme est regulière et symétrique : c'est une espèce de sac de 0 m. 15 à 0 m. 20 de long, qui n'olfre à la vue que deux ouvertures, l'ouverture anale et l'ouverture buccale : d'où leur nom de Bipitores et mieux Bifores. Leur enveloppe est anguleuse et d'une si grande transparence que l'on peut voir fonctionner tous les organes dans l'intérieur de leur cor|)s. C'est sur un Salpe que Chamisso a fait la belle découverte des générations alternantes. Alternativement, en effet, une génératiMi est comjK)sée d'individus isolés; une autre, d'individus agrégi'-s. (Àîs animaux sont phosphorescents. — On i-ap|)roche du genre Salpa le Ûoliolum ou Barillet, f'oy. ce mot.
SALPÊTRE (du lat. sal petrse, sel de pierre; parce qu'il forme des effloresocnces salines sur les murs), nom vulgaire du Citrate de potassium ou Nitre {Voy. xitre).
— On désigne aussi quelquefois, mais improprement, sous le nom de salpêtre certaines efflorescences blanches et brillantes qu'on remarque sur les murs liàtis avec du mortier et des pierres ou des briques. Ces efflorescences sont formées de carbonate et de sulfate de sodium, et ne doivent pas être confondues avec le salpêtre propr. dit.
— Ce qu'on appelle S. du Chili est du nitrate de sodium.
L'exploitation des salpêtres, en dehors des circonscriptions dans lesquelles l'Etat se réservait le monopole de cette fabrication, avait été laissée longtemps, moyennant autorisation, à l'industrie privée. Un décret du 15 nov. 1873 a décidé que le raffinage des salpêtres et la fabrication de la \yo\xdre rentreront dorénavant dans les attributions de l'Etat. Ce décret a dû être exécuté à partir du \" janv. 1874.
SALPÊTRERIE. salpêtrière, fabrique et dépôt de saljx'tre. Voy. salpêtre et mtre.
Sous le nom de la Salpêtrière on désigne à Paris un hospice pour les femmes âgées et pour les femmes en démence, qui a servi aussi de maison de correction. Cet hospice, commencé sous Louis XIII et appelé l'Hôpital Général, occupe l'emplacement d'une fabrique de salpêtre.
SALPICON (ix)ur sel piquantl), ragoût composé de plusieurs viandes couj>ées en petits culies, mélangées avec des truffes, des champignons ou des concombres (assaisonnées de sel, de poivre et de vinaigre] qui doivent être également hachés en forme de dés et d'égale grosseur. On feut aussi lier le salpicon avec une sauce béchamel, sauce espagnole, il sert alors à garnir les bouchées [Voy. ce mot).
SALPIENS. Voy. salpes.
SALPINGITE (de TâXrtyï, trompe), inflammation de la trompe d'Eustache. L'origme de cette affection peut être soit une inflammation des fosses nasales, soit une angine; dans l'un et l'autre cas, le processus inflammatoire s'est propagé de proche en proche ; il peut remonter jusqu'à la caisse du tympan et provoquer parfois une surdité définitive. — Le nom de salpingite est aussi donné à l'inflammation de la trom|Xî de Fallope.
SALPINGO-MALLÉEN (du gr. (ri).riYÇ, trompe, et du lat. malleus, marteau), nom donné, en Anatomie, au muscle interne du marteau de l'oreille, parce qu'il s'attache à la trompe d'Eustache et au marteau. — On a de même dcm.é les noms de salpingo-phnryngien, de salpingostaphylin à des muscles qui s attachent au pharynx et au palais.
SALSEPAREILLE (de l'esp. zarza, ronce, et parilla. vigne, ou, selon d'autres, du médecin Parilto, qui l'aurait fait connaître), Smilax, Sarsaparilla, genre type de la famille des Smilacées, se compose d'arbustes à tiges sarmenteuses. souvent épineuses, à feuilles coriaces, |)ersistantes, munies d'une vrille de chaque côté du pétiole (stipules transformés) : à fleurs petites, dioïoues : le fruit est une l;aie à 5 loges et à 2 graines dans cliaque loge. L'espèce la plus importante est la S. de Portugal [S. medica), qui vient du Brésil : sa racine est un puissant sudorifiquc, dépuratif et diurétique ; on l'emploie contre les maladies de la peau, les scrofules et surtout contre les affections syphilitiques ; la S. de Chine [S- china) s'emploie aux mêmes usages : sa racine est connue sous le nom de squine (corruption de Chine). La seule espèce qui se trouve en Europe est la S. d'Italie, vulg. Liseron épineux, Liset piquant [S. aspera) : c'est une plante très épineuse, à feuilles en cœur; à fleurs blanchâtres, petites, odorantes, en grappes terminales : les individus femelles portent des haies sphériques, rouges, brunes ou noirâtres. Elle croît dans les lieux arides, parmi les buissons et le long des côtes maritimes. Sa racine a les propriétés de la salsepareille du Brésil, mais à dose plus forte.
On appelle vulgairement Salsepareille d'Allemagne la Laiche des sables, et S. d' Amérique ou S. grise la racine de l'Aralie à tige nue.
SALSES du lat. salsus, salé), nom dpnné à de petits volcans, d'où s'élancent des masses de carbures d'hydrogène, accompagnées de quantités plus ou moins considérables d'eau salée ou de matières boueuses. Les salses sont quelquefois réunies en grand nombre dans un espace restreint, quelquefois au sommet d'une butte de 100 à 200 m. de hauteur. — Il existe beaucoup de salses dans le Modénais, en Sicile, en Crimée, dans la province de Carthagène (Amériqtie méridionale). On en cite aussi à l'île de la Trinité et dans l'Hindouslan.
SALSIFIS, Tragopogon, genre de la famille des Comjwsées, section des Chicoracées-Scorsonérées, se compose de plantes potagères bisannuelles que l'on cultive pour leurs racines : tige herijacée, fistuleuse ; feuilles alternes ; fleurs en capitules; semences surmontées d'une aigrette plumeuse. Le S. des jn-és ( T. pratcnse) est commun au milieu des prés : capitules d'un lx?au jaune, bruns en dessous ; feuilles longues, étroites, aiguës, sessiles. Ce salsifis passe pour apéritif : on en mange les jeunes pousses, ainsi que les feuilles et les racines ; leur saveur se ra[>pi-oche l)eaucoup de celle de la scorsonère. Tous les bestiaux en sont avides, excepté les chèvres. Le S. blanc ou à feuilles de fxtireau [T. pon-ifolium) se cultive pour ses racines, qui fournissent un aliment sain et léger; ses fleurs sont d'un jx>urpre violet. Le S. à gros pédoncules [T. major], à fleurs jaunes; le S. à feuilles de safran (T. crocifoliiis], à fleurs bleues ou violettes; le S. de Dalcchamp T. Dalechampii). à fleurs d'un jaune de soufre, un peu rougeàtres en dehoi-s, sont des espèces peu employées.
Salsifis noir ou d'Espagne. Voy. scorsonère.
SALSOLA, nom latin botanique du genre Soude, a for-