SANSKRIT
SANSEVIÈRE, Sanseviera, genre de la famille des Liliacées, tribu des Aloïnées, renferme des plantes à feuilles radicales d'un vert foncé, du milieu desquelles sort une hampe rouge terminée par des épis de ileurs d'un blanc rosé. La S. de Guinée est une plante de serre chaude ; la S. carpée, de Chine, peut se cultiver à l'air libre.
SANSONNET, nom vulg. de VElourneau d'Europe [Voy. ÉTOURXEAU). — Sansonnet ou Uoblot petite espèce de Maquereau. Voy. MAQUEREA0.
SANS-SOUCI' (enfants). Voy. entani'S.
SANTAL, nom donné, dans le Commerce, à trois sortes de bois qui nous sont apportés des Indes, l» le S- citrin est vm bois pesant, compact, à fibres droites : sa couleur est d'un jaune fauve, sa saveur est amère et son odeur semble être un mélange de musc, de citron et de rose. On en extrait une huile volatile très odorante. 2» Le S. blanc ne diffère du précédent que par sa couleur plus pâle et son odeur plus faible. 5" Le S. rouge est un lx)is soliilt-, dense, pesant, à fibres tantôt droites, tantôt ondulées : il n'a aucune odeur sensible; sa saveur est légèrement astringente. — On croit que le santal blanc et le santal citriii sont (lus au même arbre, le Santalum album (Sanlalacées). Quant au santal rouge, il serait dû au Pterocarpus indicus (Légumineuses-Papilionacées) .
Le santal blanc ou citrin est recherché dans tout l'Orient comme parfum. On le brûle dans des cassolettes ; réduit en poudre et mêlé à la colle de riz, il constitue les Ixjugies parfumées des Cliinois ; ces derniers l'emploient aussi
SAiNTALACKES
SAPIIIQUE
à la fal licalion des cercueils. Les IiiHiciis lui allribucnl des iiro|)riélt''s sudorifiques et stimulantes. En Euro])e, on ne I utilise guère qu'à la fabrication de cott'rets, boîtes à parfums et autres menus ouvrages de tabletterie et de marqueterie; ou emploie, en Mcnecinc, son essence contre cerlaines maladies des voies uriuaircs.
Le sanlal rouge est employé eu marqueterie et en teinture à cause de la matière colorante rouge qu'il renferme.
Santal faux, écorce de l'Aralie à grapi)cs [Araliaracemosa), quia, suivant les Indiens, les propriétés médicales du véritable santal.
SANTALACÉES (du g.-typc Santal), famille de plantes Dicotylédones apétales à ovaire infère, se coniiX)se d uerbes annuelles ou vivaces, d'arbrisseaux et d'arbres, à feuilles alternes, rarement opposées, sans stipules ; à fleurs petites, solitaires, ou disposées en épi ou en sertule; à fruits indéhiscents, monospermes, quelquefois charnus. Les espèces arborescentes ne se trouvent que dans l'Asie tropicale et rOcéanie ; les arbrisseaux, dans la région méditerranéenne et les régions tempérées de l'Amérique du Sud; les niantes herbacées, en Eurojje, dans l'Amérique du Nord et l'Asie centrale. — Genres principaux : Santal, Thesium, Osyris, etc.
SANTAL I NE, matière colorante mie l'on retire du bois de santal en traitant celui-ci par l'alcool presque bouillant, et évaporant jusqu'à siccité. Elle se présente sous forme de petits cristaux rouges doués de reflets verts, peu solubles dans l'eau, très solubles dans l'alcool, l'étner, l'acide acétique, etc. Dissoute dans l'alcool et précipitée par plusieurs sels, la santaline donne des laques de belle couleur. Celle que l'on obtient avec le chlorure d'étain est dun beau |)ourpre. Elle a été découverte par Pelletier.
SANTÉ (du lat. sanitas). Les anciens avaient fait de la fauté une déesse, fille d'Esculape : les Grecs la nommaient llygie et les Romains Salus. On la représentait sous la ligure d'une lielle jeune fille assise sur un trône, tenant d'une main une patère, de l'autre un seri)ent, et couronnée il'herbes médicinales.
Ce qu'on appelle la Santé, dans les Ports de mer, est un établissement institué pour empêcher l'inlroilucliou des maladies contagieuses. La Santé a des bateaux ou ranots de santé pour visiter les bâtiments qui entrent en rade, prendre connaissance de l'état des individus à Iwrd et juger s'ils doivent être soumis à la quarantaine. Elle a aussi un local à terre, dans lequel se fait la quarantaine, local qui lui-même est appelé la Santé. Voy. qua-
«UNTAINE.
Corps de santé, corps chargé du service médical dans l'armée. Ce corps se compose d'inspecteurs, de médecins ou chirurgiens principaux, de majors et d'aides-majors, tous réunis sous la dénomination générale d'officiers de santé. Voy. ce mot et les articles ciiirurgiex et jiédecix mili- TAiiiE. — Le corps de santé, autrefois placé sous la direction sunérieure des intendants militaires, est auj. autonome et relève directement du commandement. Le service de santé n'est donc plus fusionné avec les services dits administratifs. Il existe au ministère de la Guerre une direction supérieure du service de santé. Dans chaque corps d'armée se trouve auprès du commandement une direction du service de santé de corps d'aiinée qui règle toutes les questions teclmiques et projjose les mesures d'hygiène nécessaires. En temps de guerre, elle s'occupe en outre des soins à donner aux blessés et de leur évacuation à l'intérieur.
Maison de santé. Voy. maison.
SAI^iTOLINE, Santolina, genre de la famille des Com- IKJsées, tribu des Hélianthées Anthémidées, renferme plusieurs espèces qui croissent dans les lieux secs des contres voisines de la Méditerranée. La S. petit Cyprès [S.Chamsecyparissus], dite aussi Aurone femelle, Garde- ''.o^e^Crtronnelle, etc., forme des buissons toujours verts, a feuilles nombreuses et odorantes, couvertes d'un duvet ilanchâtrc; à fleurs jaunes en étoile qui s'épanouissent I ete : elle se taille comme le buis et s'emploie pour boriturcs et palissades; on eu extrait une huile vermifuge. On retire une belle couleur jaune des fleurs de la S. du
n-^f^'J?/*''.^'^^^.^® moine musulman. Voy. ce mot au Dict. d Uist. et de Géogr.
SANTONINE, substance active du semen-contra, & été dccouvcrtc en I80O par Kaliler dans ÏArtemisia santo-
uica (d'où son nom) : elle est fortement anlhchninlhiijne, mais on doit l'employer avec précaution.
SANVE, nom vulgaire du Stnapis arvcnsis.
SAOULE ou soui.E, jeu usité parmi les paysans bretons dans les jours de fêtes, et qui consiste à jeter un ballon que la troupe ywursuit ensuite en s'en disputant la jiossession. Celui qui ))eul s'en emparer et le porter dans une autre paroisse que celle où se fait le jeu, remporte le prix projwsé.
SAP (de sapin), se dit, dans les chantiers de marine, du sapin et de tout Ijois analogue au sapin.
SAPAJOUS, nom donné à une section de la tribu des Cébins ou Singes américains, dans laquelle on range les genres Alouate, Lagotriche, Eriode, Atcle et Sajou ou Sapajou propr. dit. Ce dernier, appelé en latin Cebus, renferme un grand nombre d'espèces au corps assez mince et de taille en général au-dessous de la moyenne : tète de forme ronde, museau court, front prononcé, point d'abajoues; oreilles arrondies; yeux volumineux; membres robustes et allongés, les postérieurs surtout, ce qui permet aux Sapajous de sauter avec facilité ; queue longue et ))renanlc. Le pelage de ces singes est court, de couleur sombre, variant du brun au gris. Les Sapajous sont adroits, intelligents, d'une vivacité et d'une agilité extrêmes, mais doux et faciles à élever. Us vivent sur les arbres, se nourrissent de fruits et d'insectes; ils exhalent une odeur musquée. Leur voix est plaintive et fliitée, ce qui les a fait nommer Singes pleureurs. On les trouve surtout au Brésil et dans la Guyane. — Es])èces principales : le Sajou brun ou S. assou [Cebus ajjella), dit aussi Singe voltigeur : c'est l'espèce que les bateleurs montrent le plus communément par les rues : le S. gris ou Saï [G. grisetis ou bai^alus), dit aussi Capucin, à cause de son pelage; le S. à gorge blanche ou Carico [C. hypoleucos); le S. à grosse tête, etc.
Sapajou aurore, dit aussi Singe écureuil. Voy. calli-
TRICIIE.
SAPE (du lat. sappa, pioche), action de saper, de creuser sous les fondements d'un édifice pour le faire tomijer. — Dans le Génie militaire, c'est le travail qui consiste à ouvrir des tranchées, qui permettent à un assiégeant de s'approcher d'une place jjour y donner l'assaut lorsque la brèche aura été ouverte. Le mot sape doit être aussi entendu dans le sens de procédé d'exécution de ces tranchées : c'est ainsi qu'on a la sape pleine ou pied à pied, la sajïe volatile, la sape profonde, etc. — La tête de sape est le jioint le j)lus avancé de la tranchée ; c'est là que travaillent les sajieurs [Voy. ce mot).
SAPÈQUE, monnaie chinoise, en cuivre. La grosse sapcque de Pékin vaut 0 fr. 018, les autres ne valent que 0 fr. 005 et même moins. En Cochinchiue, à Saigon, la piastre de 5 fr. 50 vaut 3 000 sapèques.
SAPEUR (de sape). Les hommes des régiments du génie portent le nom de sapeurs-minews; ceux du 5' régiment (de chemins de fer) sont dits sapeurs de chemins de fer [Voy. génie). Avant 1875, il existait des compagnies spécialement affectées au service des sapeurs et qui en portaient le nom. — Les régiments d'infanterie comptent uans leur jietit état-major 12 sapeurs, commandés par un caporal ; ils sont munis de haches et de pics, ils concourent à l'exécution des travaux dont le régiment peut être chargé, avec les hommes porteurs d'outils des comiMignies. En temps de paix ils sont généralement employés comme plantons. — Autrefois ils portaient un uniforme spécial (bonnet à jwil et tablier blanc), qui a été supprimé.
Sapeurs-pompiers. Voy. pompiers.
SAPHAN, le Daman, dans la Bible. Voy. daman.
SAPHÈNE (du gr. traçf^vTiî, apparent), nom donné à plusieurs branches nerveuses et à deux veines de la jambe et du pied, savoir : pour les nerfs, le S. interne, le S. péronier et le S. tibial ou externe; pour les veines, la S. interne ou Grande S. et la S. externe ou Petite S. : c'est sur l'une de ces veines que l'on pratique la saignée du pied.
Chez nos grands animaux domestiques, cheval, bœuf, etc., les veines saphènes internes sont tout à fait sous-culanées, à la face interne de la jambe et de la cuisse. On y pratique souvent la saignée.
SAPHIQUE, vers grec et latin, de 5 pieds (un trochée, un spondée, un dactyle et deux trochées), a été ainsi nommé de Sapho, qui, dit-on, s'en servit la première.
SAPllIU
SAPOTILLIER
Ce vers a été surtout employé par les jx)ètcs lyriques. — La strophe saphique se compose de trois vers sapliiques suivis fiuu vers adouique. Eu voici un exemple d'Horace iUdcs, I, 2) :
Jam sa | tis ter | ris nivis | alque 1 dine Grandinis misit Pater, et ruljente Dcxlera sacras jaculalus arces, Terruit Urbem
SAPHIR (du lat. sappfiinis], pierre précieuse, d'une belle couleur bleue ; c'est une variété de Corindon ( l'oy. ce mot). Ou nomme : saphirs mâles, ceux qui présentent la nuance bleu-indigo; saphirs femelles, ceux qui sont d'un bleu d'azur. On trouve les sapliirs en Sibérie et dans l'Inde. Après le diamant et le rubis, le saphir est la pierre précieuse la plus chère.
Ou a étendu le nom de saphir à un grand nombre de substances de composition très différente; on appelle : S. blanc, le Corindon incolore ; S. d'eau, la Cordiérite ; S- du Brésil, une Tourmaline, etc.
SAPHIR INE, minéral qu'on trouve en grains cristallins, bleu clair, dichro'iques, rayant le quartz, de formule (UMgO.SAl-O^.SSiO"), dans un micaschiste du Grœnland.
— Ou a employé aussi le mot saphirine pour une variété bleue de calcédoine, pseudomorphe de fluorine.
SAPHO, 80« ixîtite planète, trouvée le 2 mai 1864, par Pogson, à Madras. Voy. PLA^ÈTES.
SAPIENCE (du lat. sapientia, sagesse et science). Ce mot ne s'emploie guère auj. que [jour designer le Livre de la Sagesse, de Salomon. — On appelle Livres sapientiattx plusieui"s livres de l'Ecriture sainte, destinés à donner aux hommes des leçons de sagesse et de morale; ce sont : l'Ecclésiastique, le Cantique des cantiques, les P^'ovcrbes, VEcclésiaste et le Livre de la Sagesse.
SAPIENTIA, 275° petite planète, trouvée le 15 avril 1888, par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.
SAPIN (du lat. sapinus), Abies, genre de Gymnospermes de la famille des Conifères, tvpe de la tribu des Abiétinées, se compose d'arbres très voisms des Pins : ils n'en diffèrent que par les feuilles, qui ne sontjamais réunies par faisceaux dans des gaines, et par les cônes, qui sont composés d'écaillés coriaces, mais non ligneuses, amincies au sommet et non épaisses. Les Sapins croissent naturellement dans les pays fixùds et sur les hautes montagnes, et se plaisent partout, excepté à l'exposition des vents de mer. On les multiplie de graines. — Le S. épicéa {A. picea), vulg. Pesse, S. rouge, S. de Norvège , atteint quelquefois jusqu'à 6t) m. ; le ti-onc est recouvert d'une écorce mamelonnée, assez mince; les rameaux de sa base tombent dès l'âge adulte, et il devient nu jusqu'au tiers de son élévation, se terminant par une pyramide de branches ouvertes à angles droils. Les feuilles sont linéaires, quadrangidaires, pointues, d'un vert sombre, disposées en triple spirale autour des rameaux. Les fruits sont des strobilcs, allcMigés et com|X)sés de nombreuses écailles imbriquées. Cet arbre fournit un bois excellent pour la charpente, la mâture, la construction des bateaux, la menuiserie, la boissellerie, etc. Son écorce peut servir pour le tannage. On en extrait de la poix (d'où son nom i\c picea), de la térélxînthine, de la colophane; dans le Kord, on fait une espèce de bière avec ses jeunes pousses. — Le S. noir [A. nigra), dit aussi Epinetle ou Sapinette noire, aijonde aux Etats-Unis, on il atteint de 25 à 30 m. : branches étalées, mais non inclinées; feuilles d'un vert sombre; cônes courts et ellipsoïdes. Son bois est excellent pour les constructions navales. Il fournit une bière, dite sapinette (en angl. spruce béer), qu'on prétend être antiscorbutique : le S. rouge [A. rubra) n'est qu'une variété de cette espèce. — Le S. blanc d'Amérique [A. alba), dit aussi Epinette ou Sapinette blanche, S. du Canada, reconnaissable à ses feuilles blanchâtres, n'atteint guère que 12 ou 14 m. Son bois est inférieur à celui des espèces précédentes. En Europe, on le recherche poui- l'ornement des bosquets. — Le S. aryenté {A. pectinata), dit aussi S- blanc de Nonnandie, S. à feuilles d'if, est très répandu sur les montagnes de l'Europe, où il atteint 40 et 50 m. : feuilles d'un vert luisant en dessus, blanc ou glauque en dessous, et disjx)sées sur deux rangs; bf)is blanchâtre, léger, élastique; c'est cette espèce qui fournit la térébenthine de Strasbourg.
— Le i'. baumier [A. balsaniea), de l'Amérique du Nord, fournit inie térébenthine qui se vend sous le nom de baume de Giléad. On le cultive comme arbre d'oniement.
SAPIN DACÉES (du g.-lype Sapindus, Savonnier), famille de plantes Dicotylénones dialypétales à ovaire snpère diplostémones, renferme des arbres et des arbrisseaux dressés ou montants, munis de vrilles, plus rarement des herbes à suc aqueux : feuilles alternes, rarement opposées, la plupart du temps composées, à stipules caduques, manquant souvent ; fleurs parfaites ou imparfaites par avortement, étamines en nombre souvent double de celui des pétales : le fruit est une capsule à 1, 2 ou 5 loges. — Les' Sapindacées habitent les régions tropicales, surtout en Amérique. Elles ont du rapport avec les Ampclidées, les Méliacées et les Térébinthacées. La famille comprend les genres Sapindus, Paullinia, etc.
SAPINDUS, nom latin botanique du Savonnier. SAPINETTE, Abies nigra et alba. Voy. sapi.v. Sapinette ou Bière antiscorbutique, espèce de bière, réputée antiscorbutique, qu'on obtient en faisant macérer dans 2 litres de bière nouvelle des feuilles fraîches «le cochléaria. des bourgeons de sapin et de la racine fraîche de raifort incisée.
SAPONAIRE, Saponaria, genre de la famille des Carvophyllées, tribu des Silénées, ainsi nommé parce que la tige et la racine de quelques espèces ont la propriété de donner à l'eau une qualité savonneuse. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, voisines des Œillets, dont elles ne diffèrent guère que par l'absence d'écaillés à la base du calice. L'espèce principale, la S- cotnmune (S. officinalis], croît au bord des buissons et dés fossés; elle a des tiges hautes de 0 m. 50, des feuilles ovales, des fleurs nombreuses de couleur blanche ou rosée; sa racine est grcL', longue et d'un blanc jaunâtre. Les anciens usaient de la sa]X)naire pour préparer les étoftes à la teinture.
On se sert, pour dégraisser les laines, d'une racine qu'où nomme Saponaire d'Egypte ou du Levant ; ou croit qu'elle appartient an Gypsophila struthium, déjà employé du temps de Pline à cet usage.
SAPONIFICATION (du lat. sa»o, savon, et facere, faire', opération chimique par laquelle les corps gras sont transformés en savons. lx)rsqu'on chauffe de l'huile ou de la graisse avec un alcali, l'acide du corps gras (acides stéarique, margarique, oléique, etc.) se combine avec l'alcali, et produit du savon, tandis que la glycérine du corps griis est mise en lilierté. Voy. savons. C est surtout à Chcvreul qu'on doit la connaissance des principes de la sa|K>nificatiun ; avant les travaux de ce chimiste, on croyait que les huiles et les graisses se combinaient directement avec les alcalis pour constituer les savons. — On a généralisé, en Chimie, l'emploi de ce mot en l'appliauant à toutes les opérations analogues, qui consistent à décomposer un éther par ua alcali et à regénérer l'alcool.
SAPONINE, glucoside extrait de la Saponaire d'Egypte, a été indiqué par ^Vahlenberg et étudié par M. de Bussy. M. Fremy l'a trouvée en quantité considérable dans les maiTons d'Inde.
SAPONITE, ou PIERRE DE SAVON, silicalc de magnésium hydraté, assez analogue au talc, blanc, happant à la langue; trouvée au cap Lizard (Cornouailles) etaulac Sujjérieur. — Ce nom a été aussi appliqué à une variété d'argile smectiquc.
SAPOTACÉES (du g.-lype Sapota), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, comprend des arbres et des arbrisseaux qui croissent dans les régions tropicales de l'Afrique et de l'Amérique. Ce sont des végétaux remplis d'un suc lactescent, vénéneux, à feuilles alternes, coriaces, très entières ; à fleurs jwrtées sur des pédoncules : corolle divisée en plusieurs lobes, étamines en nombre variable ; à fruits ordinairement charnus ; graines huileuses ; leur écorce est amère et passe jiour fébrifuge. — Genres : Sapota (Sapotillier), Isonandra (Gutta-percha), Sideroxylon, Bumelia, Mimusops.
SAPOTILLIER ou sapotier, Sapota, "genre type de la famille des Sapotacées, renferme 8 ou 10 espèces propres à l'Amérique tropicale. Le S. comestible [S. achras) a des rameaux couverts d'une écorce fauve, laissant exsuder un suc blanc visqueux, qu'on emploie comme fébrifuge : ce suc se condense à l'air et répand, en brûlant, une agréable otleu;*. Le bois est blanc, dur, assez liant : on s'en sert en menuiserie et dans les constructions navales. Les feuilles sont d'un vert luisant en dessus, épaisses, très veinées et dis|)Osées par bouquets à la sommité des rameaux. Les fleurs sont peu apparentes. Le fruit, dit sapotille on nèfle d'Amérique, est une pomme' arrondie ou ovale, à
SAPROLÉGNIEES
SARGASSE
iican brune et crovassrc, à chair succulente, fondante et sucrée ; on le mange, il est rafraîchissant et très sain.
SAPROLÉGNIEES, Champignons Oomycètcs aquatiques se «l/'veloppant sur les Insectes, les Reptiles, les Poissons, etc., en longs filaments blancs.
SAPYGE, Sapyga, genre d'Insectes, de l'ordre des Ilyniénoptcres porlc-aiguillon, famille des Fouisseurs et type de la tribu cies Sapygides. L'espèce type, la S. punclala, est commune en Europe.
SAQUEBUTE (comme haquehute ?), nom donné : 1° à xmc espèce de lance avec harpon, qui servait à tirer les cavaliers ; 2» à un instrument de musique à vent : c'était une espèce de trompette que l'on pouvait allonger ou raccourcir, comme le trombone, pour rendre les sons ou plus {graves ou plus aigus.
SARABANDE (de la danseuse espagnole Zaraftawrfa), air (le danse espagnol à trois temps, d'un caractère grave et «lu'on chantait autrefois avec des paroles en s'accompagnant «le castagnettes, au lieu de le jouer avec des inslrumcnts. IhI sarabande avait une grande analogie avec le menuet
SARANCOLIN. Voy. marbre.
SARBACANE (de l'arabe zabatâna), long tuyau «pi sert à lancer quelque chose en soufflant. Les enfants s'en servent ix)ur tirer sur de petits oiseaux. On s'est aussi servi de sarbacanes comme armes pour lancer des flèches empoisonnées, du feu grégeois ou de petites balles appelées dragées.
Sarbacane se dit aussi des cannes aont se servent les Verriers pour souffler le verre.
SARCELLE (jadis cercelle), Qiierquedida, csp«!cc du genre Canard, se distingue des Canards propr. dits par sa faille plus petite et ses narines ovalaircs situées près du front et rapprochées. La S. ordinaire [Anas crena), vulg. Mercanette, est longue de 0 m. 35. Son plumage est maillé de noir sur un fond gris. Elle vit de vers, d'insectes l'I de mollusques, et voyage en troupes souvent nombreuses. Elle est commune en France au printemps et en automne, sur les étangs et les marais. La S. d'hiver ou f'etile Sarcelle, vulg. Canette, n'a guère que Ora. 30 ; elle reste toute l'année en France. Ces oiseaux sont un gibier très estimé.
SARCI NE, Sarcî'/ia, Bactcriacée se divisant suivant trois plans rectangulaires de façon à former des massifs cubiques de petites cellules. Le Sarcina venir iculi se rencontre dans l'estomac de l'homme et des animaux. Les sar cines possèdent en général un pigment jaune.
SARCLAGE (de sarcler, du lat. sarculare), opération agricole qui consiste à arracher avec la main ou à couper entre deux terres avec le sarcloir les mauvaises lierlxîs, qui peuvent nuire aux céréales. Les sarclages se font ordinairement après les pluies. — Le sarcloir est tantôt une espèce de ràtissoire à pousser ou à tirer, tantôt un instrument en fer armé d'un long manche en forme de pioche d'un côté, et garni de l'autre de deux dents plus ou moins longues. — Sarcloir à cheval. Voy. chaurue.
SARCOCARPE (du gr. aip^, aapicôç, chair, et xcipTrô;, fruit), une des parties du/>^r jcarjjc. Voy. ce mot.
SARCOCÈLE (du gr. tîapxox7^XT|), tumeur cancéreuse du testicule. Ou désignait autrefois sous ce nom l'ensemble des tumeurs du testicule. On distinguait le S. cancéreux, le S. tuberculeux, etc. Chacune de ces variétés a des symptômes, une marche et un traitement spéciaux.
SARCOCOLLE, matière gommeuse qui exsude sjwntanément de VAsiragallus sarcocolla, arbuste qui croît en l'erse et en Arabie. Elle est sous forme de globules oblongs de couleur jaune demi-transparents, et d'une odeur analogue à celle de l'anis. On l'a employée comme astringente et surtout comme propre à hâter la cicatrisation en consolidant les chairs : d'où son nom. On dit que les femmes oes harems la mangent pour se donner de 1 éclat à la peau.
SARCOOE (dugr. uapxwStiî, charnu), substance contractile, sans organisation apparente, qui constitue le corps îles ammaux inférieurs, tels que les Amibes [Voy. ce mot), t.e terme a été introduit dans la science par Dujardin. 11 est rte venu syn. Aa protoplasma depuis que l'on a reconnu
"il I j , ^"'^ animalcule élémentaire avec une des *^''oI„l!:''"'^ ' ensemble constitue un animal compliqué. .,.!f ^^^'^.^'Q"^ (*'="*^-)' •'« '«P^°- viande, et toc//-
!!5£?'-^'*'"''^ "" «TOLEMME. Voy. MUSCLES.
SARCOLITE, syn. A'Analcime. Voy. ce mot.
SARCOLOGIE. Voy. anatomie.
SARCOME («lu gr. aipxwjxa), nom vague donné anciennement, en Médecine, à toute tumeur ou excroissance offrant l'apparence et la consistance de la chair. Auj. on désigne sous ce nom des tumeurs de disposition variable, mais ayant comme caractère commun d'être constituées par du tissu embryonnaire ou subissant une des premières modifications qu'il présente pour devenir adulte.
SARCOPHAGE (du gr. aapxotpâyoî), sorte de tombeau ordinairement en jiicrrc où les anciens mettaient les corps qu'ils ne voulaient pas brûler. On l'appelait originairement ainsi parce que la pierre à chaux dont on se servait avait, dit-on, la propriété de consumer rapidement les chairs. Cependant on faisait des sarcophages de toute matière, de terre cuite, de métal, de bois de cèdre, de chêne, de cyprès, etc. ; ce n'était alors qu'un cercueil. Voy. ce mot.
On donne aujourd'hui ce nom à la partie d'un monument funèbre qui représente le cercueil, bien qu'il ne renferme pas réellement le corps du mort.
sarcophage, Sarcophaga, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricèrcs et tribu des Muscides, renferme un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles on remarque surtout la Mouche vivipare [Musca carnaria), commune en France et en Allemagne.
SARCOPTE (du gr. adp^, aapxôî, chair, et xô'iîtw, couper), Sarcoptes, genre d'Arachnides, de l'ordre des Acarides, et type de la famille des Sarcoptidés. Le S. de la gale (S. scabiei), qui donne lieu à cette maladie parasitaire chez l'Homme, est un très petit animal, punctiforme, ayant un tiers de millimètre de long sur un quart de large; d'un blanc laiteux. De ses quatre paires de pattes, les deux jwstérieures manquent de tarses, et toutes sont garnies de soies rigides ; le corps lui-même est garni d'épines pareilles, contribuant à rendre très douloureuse la présence de ces animaux sous la, peau. Ils s'insinuent entre le derme et l'épiderme, aux points où la peau est le
Elus mince, comme les entre-doigts et les plis des memrcs : ils y tracent des sillons à l'extrémité desquels ils se tiennent le jour et d'où ils sortent la nuit, provoqués par la chaleur «lu lit. — Décrit dès le xir= siècle par Abenzoar, puis par Scaligcr, Joubert de Montpellier, Ilauptmann (1657), Rédi et Linné, ce parasite fut confondu en 1812 par Gales avec le S. du fromage ou Tyroglyphe. L'erreur accréditée fut relevée, en 1829 seulement, par Raspail qui en commit une autre en affirmant que la gale n'était pas produite par le sarcopte. C'est en 1834 que la question fut tranchée par Rcnucci. — Outre le S. de la gale, la famille des Sarcoptidés comprend le Tyroglyphe, les Glyciphages, les Psoroptes du cheval, du mouton, le Choriople de la chèvre, les Sarcoptes du dromadaire, du chamois, du chien, des oiseaux, etc.
SARCORAMPHE (dugr. aip^, aapx6<;, chair, et ^âpi'fOî, bec), genre de la famille des Vautours, comprend ceux de ces oiseaux qui ont le bec garni, à la base, de caroncules charnues. Ce genre renferme le Condor. Voy. ce mot.
SARDE, nom vulgaire des poissons du genre Mésoprion [Voy. ce mot). — Voy. aussi pélamide.
Sarde ou Agate rougeûtre, syn. de sardoine [Voy. ce mot).
SARDINE, Clupea sardina, espèce du genre Clinie, très voisine du Hareng, dont elle ne diffère essentiellement que par son sous-opercule, qui est taillé carrément au lieu d'être arrondi, et par sa taille, qui dépasse rarement Om. 15. Les Sardines voyagent en troupes nombreuses; elles sont surtout abonilantes dans les parages de la Sardaignc : d'où leur nom. On les pêche pendant l'automne, à l'épociue du frai, parce qu'alors elles s'approchent des côtes. En France, cette pêche est très abon«iante sur les côtes de Bretagne. On mange des sardines fraîches, salées en boîtes, conservées dans l'huile, ou fumées. Leur chair est délicate et très estimée.
SARDOINE (du lat. sardonyx), variété A' Agate calcédoine, que les anciens recherchaient pour la gravure. Elle est de couleur rouge-orangé, plus ou moins mélangée de jaune, de roussàlre et de brun. Voy. agate
SARDONIQUE (rire). Voy. rire.
SARDONYX, nom donné par les anciens à une variété à' Agate onyx, composée d'une couche de sarde, ou agatt rougeâtre, et d'une autre couche de couleur blanche. On en faisait des camées.
SARE, période de temps. Voy. saros.
SARGASSE (de l'espagn. sargazo, varech), Sa7'gassum^
SARGUE