SARRIETTE
gf'AiTC d'Algues mannes, du groupe des Algues Lrunes, famille des Fucacécs. l/espècc principale est la S. bacciere. On trouve cette plante en si grande quantité entre es îles du Cap Vert et les Canaries, que cette partie de l'océan a été nommée par les Portugais mer des Sargasses.
SARGUE. Sargus, genre de Poissons acanlhoptérygiens, de l'ordre des &]uamodermes, famille des Sparoïàes, se trouve dans la mer d'Egypte, près du rivage, et souvent enfoncé dansée sable. Son corps est large, couvert d'écaillés minces tirant sur le violet et orné de lignes dorées et argentées. Il se nourrit de coquillages et de petits crustacés.
SARGCE, Sargrts, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Notacanthes et voisin des Stratiomes. Les hargues voltigent au soleil ou sur les feuilles ; leurs couleurs sont brillantes et métalliques. Le S. cuivreux [S. cttprarius], long de 0 m. 01, est vert doré, avec l'abdomen cmvré, violet postérieurement. On le trouve par toute la France.
SARIGUE, Didelphis, famille de l'ordre des Marsupiaux, renferme des animaux insectivores, voisins des Fouines et des Putois, qui habitent les bois, les plaines ou les rochers d'Amérique, surtout dans le Brésil et la Guyane. Leur taille, moyenne ou petite, varie depuis celle du chat jusqu'à celle de la souris; ils ont, VHémiure excepté, une queue prenante, ce qui leur permet de s'accrocher aux branches des arbres: le pouce de leurs membres postérieurs est long, sans ongle et opposable, ce qui fait qu'ils marchent lentement, mais qu'ils grimpent avec facilité. Les Sarigues propr. dites (Sarigue de Virginie, S. à oreilles bicolores ou Manicou, Opossum, Gamba ou S. du Paraguay, Crabier ou Puant de Cayenne, etc.) ont une |Kx;he ventrale bien développée, où les petits se tapissent dès qu'ils sont nés, et dans laquelle, attachés chacun à une mamelle, ils achèvent de se développer : devenus assez forts pour marcher, on les voit se réfugier encore dans celte poche au moindre danger qui les menace, ce qui a fait choisir la Sarigue par nos fabuUstes comme l'emblème de la sollicitude maternelle. Chez les Micourés, la gestation mammaire n'est protégée que par un simple repli de la peau du ventre, et les petits, attachés aux tétines de leur mère, pendent sous son ventre et se font ainsi porter jwr elle, jusqu'au moment où leurs forces leur permettent de grimper sur son dos et de s'y tenir solidement, en accrochant leurs petites queues prenantes autour de celle de leur mère, qui relève à cet effet cet oi"gane. Les Chironecles ou Ouapoks sont aquatiques et ont les pieds de derrière palmes. Les Sarigues sont des animaux timides et hioffensifs, et leur intelhgence parait être bornée. La plupart sont nocturnes. Voy. mabscpucx.
Sarigue épineuse, nom vulgaire d'un Porc-épic.
SARISSE (du gr. sipiTTa), grande pique de U phalange macédonienne, de grandeur variable, avait quelquefois jusqu'à 5 m. de long.
SARMATIEN (étage] ou sabmatiqce, nom donne à une formation saumàtre faisant suite aux couches miocènes franchement marines du bassin de Vienne ; elle est très développée dans ce bassin et sur les bords de la mer Noire, et précède les couches à congéries. Les fossiles les plus caractéristiques sont : Cerilhiiim piclum. Tapes gregaria, ilactra podolica, etc.
SARMENT (du lat. sannentum), bois que la vigne
Eoussc chaque année. Il se dit aussi de toute tige ou ranche à la fois ligneuse et grimpante. Plantes sarmenteuses, plantes ligneuses dont les rameaux, longs et flexibles, ne peuvent s'élever qu'en s'apruyant sur les corps voisins, tels sont la Vigne, le Lierre, Aristoloche, la Clématite, etc.
SAROS ou SARK (du gr. <iipo;), nom donné pr les Chaldéens à une période de temps qui se compose de 223 lunaisons et de 19 révolutions synodiques du nœud. Elle ramène les éclipses dans le même ordre, en sorte que l'observation des éclipses successives d'une de ces périodes permet de prédire toutes les particularités des éclipses des péricxles suivantes. Elle comprend 41 éclipses de soleil et 21 de lune. — 11 ne faut |xis la confondre avec le cycle de Méton qui se compose de 235 lunaisons.
SARRACENIE, Sarracena, genre type de la famille des Sarracénées, renferme des plantes herbacées d'Amérique, tontes marécageuses, dont les fleui*s sont presque aussi éclatantes que celles des Nénuphars. Ces fleurs sont portées sur une hampe qui s'élève d'entre les feuilles ; elles sont
grandes, penchées, de couleur jaune on rougeâtre. Les feuilles sont creusées en forme d'urne. On remarque la S. à fleurs purpurines, la S. à fleurs jaunes, la S. bec de perroquet, la S. à fleurs rouges.
SARRANCOLIN, marbre des Pyrénées. Voy. marbre.
SARRASIN (ainsi appelé parce que cette plante a été apportée en Espagne par les Aral)es ou Sarrasins), Fago-
Îyrum, genre de la famille des Polygonacées, tribu des olygonées. Le S. commun [F. esculentum), vulg. blé noir, Bucail, est une plante annuelle, à racine fibreuse et chevelue; à tige mince, branchue: à feuilles alternes, hastées, cordiformes; à fleurs blanches ou rougeâtres, ou panachées de vert, de rouge et blanc, réunies en bouquets touffus au sommet des tiges; les semences, triangulaires, recouvertes d'une écorce noirâtre et amère, contiennent une farine blanche avec laquelle on fait un pain noir et humide, plus savoureux que celui de l'orge, mais lourd, indigeste et peu nourrissant. Cette farine sert aussi à faire des bouillies, ainsi que des galettes. La plante verte ou sèche fournit un assez bon fourrage; enfouie en vert, c'est un excellent engrais. Les graines engraissent la volaille. Les fleurs du sarrasin sécrètent une matière sucrée analogue au miel : aussi sont-elles toujours couvertes d'abeilles. Le sarrasin réussit partout ; semé après la moisson du blé, il d<Huie une seconde récolte. — Le S. de Tartarie [F. tartaricum) est aussi cultivé en France : il est plus précoce, moins sensible aux gelées, donne une plus grande quantité de graines, mais qui fournissent une farine plus amère que l'espèce précédente.
SARRASiNE (architecttre). L'archilecturc arabe, vulg. nommée sarrasine, a élevé des mosquées [Voy. ce mot), des palais, des caravansérails et des bazars. Le plan de ces constructions est fort simple : c'est en général une cour entourée de salles ou de portiques sur lesquels ouvrent des chambres. Les palais comprennent 5 parties : le sérail. qu'habitent les hommes et où se trouvent les salles de réception; \c harem, réservé aux femmes; le AAan, contenant les dépendances du service avec le trésor. Les toits sont ordinairement en terrasse, et souvent bordés de créneaux. La partie principale des édifices importants est surmontée d'une coupole. Dans la 1" période, les arcades soiit en plein cintre ou en fer à cheval, comme dans le style byzantin (Toi/, cothiqie); dans la 2", elles sont en ogive. Les maténaux sont la pierre et la brique. L'ornementation, élégante et légère, déploie sa richesse surtout à l'intérieur : elle consiste en colonnes de pierre ou de marbre, en carreaux émaillés [Voy. faïesce), en arabesques peintes ou sculptées, souvent moulées en stuc, qui donnent à la décoration un aspect fantastique et merveilleux. — Les Arabes, tout en déployant beaucoup d'originalité dans leurs œuvres, ont emprunte les éléments de leur architecture aux Grecs, qui venaient de créer le style byzantin, et aux Persans, qui eux-mêmes pratiquaient certains procédés remontant jusqu'aux Assyriens, comme l'emploi des briques émaillées, les sculptures murales dessinées comme une tapisserie, etc. Ils ont développé leur art dans la Syrie, en .\frique, où l'on cite surtout les monuments du Caire, dans la Sicile et l'Espagne [Voy. moresqie;. lisent transmis leurs principes aux Mongols, qui les ont appliqués dans l'Inde, et aux Turcs, qui les suivent encore aujourd'hui ; l'art russe et l'art roumain se ressentent encore de leur influence. — Consulter : J. Bourgoin. les Arts arabes; Prisse d'Avennes, l'Art arabe d'après les monuments du Caire du vii" au xvn* siècle; P. Coste, Monuments modernes de la Perse; L. Parvillée, Architeclwe et décoration turques au w siècle.
Sarrasine on Aristoloche clématite, plante. Voy. aris-