SATISFACTION
lanoéoli'cfi. aiguës; flciu-s jMîtitos, rougcâtrcs, axillaircs. Tontes li's parties do cclto nianle ont une (Kleur et une saveur arottialiquos très agréaoies : c'est ce qui la fait employer loninic assaisonnement, surtout pour les fèves de marais ; les Allemands la mêlent a leur choucroute. ]a Sdes 7nontagnes (S. monlana) a des ilcurs purpurines; elle croit surtout dans le Levant et la Barbarie : son odeur est très suave. La S. Ihymbra, à Ilcurs purpurines ou blanchâtres, est très odorante. La S. de St-Juhen [S. jidiana), à Heurs rougcâtrcs, croît sur les bords de la mer de Toscane et aux environs de Nice.
(1n nomme vulgairement : Sarriette sauvage, le Galéopsis ladanurn ; S. jaune, le Mélampyrc.
SARRUSOPHONE, nom d'une famille d'instruments à anche en cuivre inventés en 1863 par un chef de musique français, M. Sarrus, assez voisins du hautiwis et du liasson, dont ils diffèrent par une sonorité plus puissante. Ces instruments ont été jusqu'ici exclusivement employés dans les musiques militaires : on a pourtant récemment introtluil,à roreiieslre, des sarrusophones contrebasses en ut, dcstmés à remplacer l'ancien contrebasson.
SARTAGE ou Ess.ARTAGE. Voy. cc mot.
SAS (du b.-lat. setalium, de sela, soie), désigne un tamis cylindrique comixwé d'un tissu de crin, et qui sert à passer le sable.
SAS (de l'ital. sasso). C'est, en Hydraulique, un bassin rectangulaire placé entre les deux biefs sui>ér!eur et niféricur d'une écluse, muni de portes aux deux extrémités. Le sas est mis successiyenient en communication avec les deux biefs pour permettre aux navires de franchir l'écluse {Voy. écluse).
SASSAFRAS, genre de la famille des Laurinées, caractérisé par des fleurs dioïques nues. Le S. officuial [Laïutis sassafras) se trouve dans l'Amérique du Sud, dans la Floride et la Caroline. C'est un arbre haut de 12 à 14 m. : tronc droit; branches très rameuses; feuilles alternes et péliolées; Heurs petites, jaunâtres, en panicules au sommet des rameaux; fruit drupacé, ovoïde, de la grosseur d'un pois. Le Iwis du Sassafras nous arrive en bûches irrégulières, d'un gris de fer, recouvertes d'une écorce légère, cassante et rougeàtre ; l'un et l'autre ont une saveur acre, brûlante, et exhalent une odeur aromatique analogue à celle du fenouil. Le sassafras est employé en médecine comme stomachique et surtout comme sudoriliquc — On nomme Sassafras de l'Orénoque l'Ocotée des canots, et S. de Cayenne le Licania ou Bois de rose de Cayenne.
SASSE, pelle creuse munie d'une anse ou d'une poignée qui sert à jeter l'eau hors des emijarcalions.
SASSENAGE, fromage du Dauphinc. Voy. fhomage.
SASSOLINE, acide bori|ue naturel, qu'on trouve dans les lagoni de Sasso en Toscane et dans les fumerolles des îles Vulcano et StromIx)li. Voy. borique (Ar.n)E).
SATELLITE (du lat. sateUes), nom donné aux cor|îs célestes qui tournent autour des planètes comme les planètes tournent autour du Soleil, en décrivant des ellipses dont les planètes occupent un foyer. En vérité, les lois de Kepler ne sont qu'une approximation grossière. Pour la Lune, l'action du Soleil modiQe assez notablement l'orbite pour qu'à la fin d'une révolution elle traverse l'écliptique à plus d'un degré de son point de déiwt; des satellites de Jupiter ont un mouvement troublé par leurs attractions mutuelles; il en est de même de ceux de Saturne, qui subissent en même temps l'influence de l'anneau. On ne connaît de satellite ni à Mercure, ni à Vénus. Plusieurs observateurs, notamment G. D. Cassini en 1672 et en 1686, Montaigne à Limoges en 1761, crurent voir un satellite de Vénus, mais rien, dans les temps modernes, n'est venu le confirmer. U Terre n'a qu'un satellite, la Lune. Mars en a deux, Phobos et Deimos (Voy. ces mots), trouvés iwr Asaph Hall à Washington, Deimos le 11 août 1877 et Phobos le 17. Jupiter a 4 satellites brillants : I. lo; 11. Europa; lll. Ganymèdc; IV. Callisto, trouvés par Galilée à Padoue du 7 au 13 janvier 1610. Un 5«, très faible, de 13» grandeur, ^aoo ^^^"^ P^"" ^' ^*'^"»i"d à l'observatoire Lick le 9 sept. 18J-. Saturne en a 8, rangés comme il suit dans l'ordre de leurs distances à la planète : Mimas et Eurélade, trouvés par W. Ilerschel le 17 sept, et le 28 août 1789; Téthys, Uione, Rhea, trouvés par J. D. Cassini, les 2 premiers en mars 1684, le troisième dès le 23déc.l672; Titan, trouvé par 1 uygens le 25 mai-s 1655; Hyperion, par W. Bond et Lassell le 19 sept. 1848; Gaphet, par J. D. Cassini, le ^ oct. 1071. Uranus a quatre satellites : Aricl, découvert
par Lassell le 14 sept. 1847; Umbriel, par 0. Struve le
8 oct. 1847 ; ïilania et 0l>éron, par W. Herschel le 11 janv.
1787. Neptune a un satellite, trouvé par Lassell le 10 oct.
1846. Ce satellite a une durée de révolution de 5', 8 et
un mouvement rétrograde. {Voy. le nom de chaque ; satellite.) On pense que les satellites, comme la Lune, j tournent tous sur eux-mêmes dans le même temps qu'ils
emploient à accomplir une révolution autour de leur pla- I nete : il en résulte que, comme la Lune, ils montrent à leur I planète loujoure la même face. — L'observation des éclipses ! des satellites de Jupiter a fourni à Rœmer le premier moyen i connu pour mesurer la vitesse de la lumière. I SATIN (du lat. sela, soie), étofl"e de soie plate, fine, i douce, moelleuse et lustrée au cylindre, dans laquelle la I chaîne est très fine, et dont la trame ne paraît pas à l'en- I droit. On fabrique des satms unis de toutes les couleurs;
on en fabrique aussi de façonnés, de brochés en soie et en I dorure; on fait des satins simples avec envers, et dos I satins doubles sans envers. — Le premier satin est venu
de Chine.
La salinade était une étoffe de soie très mince imitant I le salin; la satinette est un satin de coton, uni ou imprimé,
3u'on emploie pour robes et doublures. — On appelle : satin e Bruges, un satin a chaîne de soie et trame de laine, qu'on employait autrefois pour meubles ; satin de laine, une élolfe cle laine croisée comme les calmandes et les stoffs. - Le satin turc est une étoffe croisée à l'envers i et lisse a l'endroit ; elle est employée surtout pour souliers I de dames.
I Satiner, c'est donner à une étoffe, à un rulwn, à du j papier, l'aspect du satin. — Le salinage du papier s'obtient I en passant chaque feuille entre les cylindres cie la machine j à calandrcr ou en la plaçant entre deux feuilles de zinc qu'on presse entre les cylindres de la machine à glacer.
j Voy. LISSAGE
, SATIRE (du lat. salira on satura, mélange; parce que ! les premières satires étaient mêlées de prose et de vers", '. composition poétique du genre didactique, où l'auteur attaque , les vices et les ridicules du genre humain, ou les sottises I de son temjjs. Suivant son objet, la satire est morale, • religieuse, politique ou personnelle. Au témoignage d'Horace et de Quintilien, la satire appartiendrait aux Romains, et le poète Lucilius, qui vivait du temps de César, en serait l'inventeur; mais si l'on fait abstraction de la forme, on trouve dos comjiositions satiriques chez les Grecs I dès le temps d'Homère i le Margitès' ; viennent ensuite les ïambes d'Archiloque, les vers satiriques de Simonide : d'Amorgos, de Theognis de Mégare, enfin ceux d'Arislo- I phane et des autres iwetes de l'ancienne comédie. C'est aussi un Grec, le pinlosophe Ménippe, qui composa le premier, en prose mêlée de vers, ces satires morales que le Romain Varron imita en latin sous le nom de satires ménippées. Après Lucilius, les ix)ètes romains Horace, Perse et Juvénal se distinguèrent (fans le genre de la satire
[tropr. dite, mais avec des mérites divers. — En France, a satire fut représentée au moyen âge par la chanson, le fabliau, certains romans, comme le lienart et le Roman de la Rose, les farces et sotties, etc. (Voy. Ijonient, la Satire au moyen âgé), sans parler de la jîcinlure et surtout de la sculpture des xin*, xiv* et xv s., où les artis tes ridiculisaient lil>rement les travers de leur é|X)que. Mais, en littérature, la satire n'eut une forme déterminée qu'au xvi"= siècle. Il faut citer : Mellin de St-Gelais, Clém. Marot, Vauquelin de la Fresnaye, Agrippa d'Aubigné, Mathurin Régnier; Boileau, Voltaire, Palissot, Chcnier, Gilbert; et, au xix" siècle, Barthélémy, Méry, Aug Barbier, Victor Hugo. A l'étranger, la satire a été aussi cultivée avec succès : en Angleterre, par Dryden, Pope, Byron ; en Allemagne, par Hagedorn, Ksestner; en Italie, parl'Arotin, l'Arioste, Alamanm, Bentivoglio, etc. — Parmi les compositions satiricjues mêlées de prose et de vei-s, et écrites dans le genre des satires de Varron, il faut encore citer : en latin, la Satire de Pétrone [Satyricon), et on français, la Satire Ménippée, pamphlet du temps de la Ligue. Voy. MÉNippÉE au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SATIRE, poème dramatique grec. Voy. satyre. SATISFACTION (du lat. satisfactio), peine temporelle que les pécheurs pénitents subissent volontairement |X)ur réparer l'injure qu'ils ont faite à Dieu par leurs péchés. Lorsque cette peine est imposée par le confesseur dans lo sacrement de la pénitence, elle s'appelle S. sacramentelle, et fait partie de ce sacrement. On appelle satisfactoire cc
SATHAPE
SAUCE
qui est propre à expier les fautes commises. — Tous les Chrétiens enseignent que Jésus-Clirist, par son sacrifice, a satisfait à la justice divine pour la rédemption du genre humain; mais les Protestants n'admettent pas la doctrine calholitjue sur le sujet des satisfactions humaines : Daillé a exposé leurs objections dans son traité De pœnis et satisfurlion ibus humanis.
SATRAPE, gouverneur de province chez les anciens l'eises. Voij. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SATURATION (du lat. saturatio). Ce mot, en Chimie, exprime le terme où s'arrête une réaction chimique, p. es. la réaction d'un acide et d'une base : saturation est alors sviionvme de neutralisation [Voy. ce mot]. — On dit d'un irquidc, de l'eau p. ex., qu'elle est saturée lorsqu'elle a dissous mie substance en assez grande quantité pour qu'elle n'en puisse dissoudre davantage.
Saturation, se dit, en Physique, de l'état d'une vapeur
qui est en contact avec le liquide d'où elle provient, et
posst'de par conséquent sa /e/Js/oH maximum. Voy. vapeur.
SATUREIA, nom latin botanique de la Sarriette.
SATURNALES, fêtes de l'anc. Rome. Voy. le Dict. d'Hist.
et (If Géoqr.
SATURNE (nom mythol.), une des planètes supérieures, la plus grosse après Jupiter. Son diamètre est 9 fois i/2 plus grand que celui de la Terre, son volume 865 fois plus grand, sa masse 100 fois plus grande. Sa densité n'est que le huitième de celle de la Terre. Saturne accomplit sa révolution sidérale autour du Soleil en 50 ans environ; il tounie en 10 h. 30 m. autour d'un axe qui fait avec la perpendiculaire au plan de lécliptique un angle de 28° 40'. On évalue son aplatissement à ^. Sa distance moyeime au Soleil est 9,559, la distance de la Terre étant 1, ce qui fait plus de 5t)2 millions de lieues de 4 kilomètres. — Saturne possède huit satelhtes : Mimas, Encelade, Téthys, Dione, Rhéa , Titan, llypèrion, Japhet , dont l'un. Titan, a un volume comparable à celui de la planète Mars: Hypérion a été découvert en 1848 [Vou- satellite). Le disque de cette planète olfre, comme celui de Jupiter, des bandes obscures de forme plus ou moins chan- ::oante. Elle présente en outre un phénomène unique dans le système solaire, c'est son flHHeaw. Cet anneau circulaire, large et mince, est dispose dans le plan de l'équateur de la planète, et l'environne de toutes parts. A certaines éjXKjues il apparaît sous la forme d'une ellipse dont le petit axe va en diminuant progressivement à mesure que son plan se rapproche de la Terre; lorsque le plan passe par la Terre, l'aïuieau cesse d'être visible à cause de son peu d'épaisseur; mais on peut avec de bonnes lunettes distinguer l'ombre qu'il projette à la surface de la planète. Un phénomène analogue se présente lorsque le plan de l'anneau passe par le Soleil, parce qu'alors il n'est éclairé que par sa tranche, et cesse d'être visible. L'anneau n'est pas simple, mais composé d'anneaux concentriques, indé-
Îendants, qui tournent ensemble autour d'un axe perpeniculaire à leur plan, dans un temps à peu près égal à la durée de la rotation de la planète; un anneau intérieur, plus obscur que les autres, a été découvert en 1850. I>e diamètre apparent extérieur de l'anneau brillant est environ 40" ; le diamètre intérieur de l'anneau brillant, 26" ; celui do l'anneau sombre, 22"; le diamètre apparent de la planète, 18". L'anneau brillant est divisé nettement en deux anneaux par une ligne noire dite division de Cassini; l'anneau extérieur l'est à son tour par une ligne beaucoup plus fine qui ne s'aperçoit guère que vers les extrémités, dite division d'Encke. Beaucoup d astronomes pensent que les anneaux sont des essaims de très petits satellites. — Huy^ens est le premier astronome qui ait su démêler et expliquer les apparences bizarres présentées par l'anneau de Satiu"ne : il a exposé ses idées dans son Systema saturnium. Mauperfuis dans son Discours sur les figures des astres, et Laplace dans sa Mécanique céleste, traitent avec détail des particularités que présente Saturne, particularités qui ont été récemment l'objet d'importantes recherches. On peut consulter également l'Astronomie populaire d'Arago. — Bond aux Etats-Unis, Lassel et Dawes en Angleterre, les astronomes de Washington, Toulouse, Poulkowa ont, de nos jours, particulièrement observé cette planète. Saturne est désigné par le signe î) .
Les Païens avaient consacré cette planète au dieu Saturne. Ils donnaient son nom à l'un des jours de la semaine, au samedi [Saturni dies). Les Astrolt^es lui attribuaient une influence maligne.
Les Alchimistes donnaient au plomb le nom de Saturne, ils appelaient sel de Saturne l'acétate de plomb: l'extrait de Saturne des Pharmaciens est la solution de ce sel-
SATURNIE. Salurnia, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Attacides. La Satumie du poirier, ou Grand Paon (Pavonia major), a une envergure de Om. 14; c'est le plus grand des papillons d'Europe : ailes grises, avec l'extrémité d'un brun noirâtre, et une large bordure d'un brun jaunâtre clair; vers le milieu de chaque aile, dans un cercle noir, est un œil également noir à demi cerclé de blanc et de rouge pourpre. Le corps est brun, mêlé de blanc roussàtre et gris cendré. On trouve ce papillon en France. Sa chenille, qui vit sur les ai'bres fruitiers, est d'abord brun foncé, puis verte; elle est garnie de tubercules surmontés d'un petit bouquet de poils.
SATURNIEN (vers), le plus ancien vers en usage chex les Romains, et qui à partir d'Ennius fut remplace par le vers héroïque (hexamètre ; ; il . n'olfi-ait qu'un rythme confus et diflicile à démêler. Voy. Dunzer, De versu queni vocanl saturnine (Bonn, 1838).
SATURNIN (de Saturne, plomb). En Médecine, on appelle maladies saturnines celles que l'on constate chez les ou\Tiers qui manient le plomb ou ses comjwsés; telles sont : la colique saturnine ' Voy. colfoce; : V encéphalopatliie saturnine, empoisonnement saturnin avec s\Tiiplomes cérébraux (délire, épilepsie, etc.); li paralysie satui-nine-, qui porte spécialement sur les muscles extenseurs, etc.
SATYRE (du gr. dâx'jpOs). poème dramatique particulier aux Grecs, était ainsi nomme parce que les personnages du chœur étaient ordinairement des Salures. C'était un mélange du comique et du tragique, oi'i 1 on voyait d'un côté une aventure remarquable d'un héros, et de l'autre les railleries et les Iwulfonneries de Silène et des Satyres. On jouait ces pièces après les tragédies, afin d'égayer les spectateurs. On en attribue l'invention à Pratiiîas de Phlionte, contemporain d'Eschyle. Le seul monument qui nous reste de ce genre est une pièce d'Euripide intitulée le Cyclope. Les Romains imitèrent les satyres dans leurs alellanes. Voy. satire.
Satyres, dieux champêtres. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
SATVRK, Satyrus, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papillonides, comprend plus de 200 espèces : antennes terminées par un bouton court ou par une massue grêle; teinte généralement sombre. Les chenilles sont atténuées postérieurement, et offrent de chaque côté de l'anus deux petites pointes coniques. Ces insectes se trouvent surtout dans les lieux secs et arides. Une espèce commune dans le Piémont et les Cévennes, le Satyre bryce, a une envergure de 0 m. 07 ; elle est d'un brun presque noir. On trouve encore en France : le S. amaryllis (S. tythonius], le S. némusien (S- mœra^, le S. bacchante [S. Dejanira), le S- Céphale [S. arcanius], le 5. Mélicerte, etc.
SATYRE, Champignon. Voy. ph-illus.
SATYRICON. On comiait sous ce titre un ouvrage satirique de Pétrone {Voy. satire), et un traité de Marcicn Capella, qui est une espèce d'encyclopédie de l'époque où il vivait : tous deux sont en latin.'
SATYRION, Satyrium, genre de la famille des Orchidées, renferme des plantes à racines bulbeuses, à tiges anguleuses ou striées, à feuilles entières et alternes, ordinairement lancéolées et un peu épaisses, et à fleurs disposées en épis. Parmi les espèces on remarque le S. à odeur de bouc (S. hircinunr, qui croit dans les bois humides et dans les prés ombragés, et qui exhale en effet une forte odeur de bouc.
SAUCE (du lat. salsus, salé), assaisonnement liquide dans lequel on fait cuire plusieurs sortes de mets, ou qu'on prépare à part, soit à chaud, soit à froid, pour le mêler aux mets. Les sauces sont ordinairement d'un goût relevé On distingue un très grand nombre de sauces, désignées tantôt par leur saveur (S. piquante) ou leur couleur (S. blanche, S. brune, S. verte), tantôt par les ingrédients qui y entrent (S. au beurre noir, aux tomates, à la crème, au vin de Madère, etc.), ou par le nom de leur inventeur (S. Robert, S. à la Béchamel, etc.). Les quatre grandes sauces (espagnole, veloutée, béchamel et villeroi) sont regardées comme étant la base de toutes les autres sauces grasses.
On appelle : dorure à la sauce, uue dorure légère