‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1447 sur 1729 · SCIE · texte numérisé non relu

SCIE

Furent ainsi sont dits schismatiques. Pour l'énuméralion et historique des divers schismes, voy. sciiismk au Dict. d'Hist. et de (iéogr.

SCHISTE (dugr. ay^iaxôi, fendu), roche do composition très variable, dont le caractère essentiel est de se diviser en feuillets parallèles. Les scliistes, dont les plus communs sont les schîsles argileux et dont le type est V Ardoise (Foy. cemot), appartiennent généralement aux terrains .•uicicns, et leur constitution feuilletée semble due à des actions de pression subies par les argiles de ces terrains. i,es principales variétés sont : 1° le S. alumineux ou Ainprlile, qui est noir, gris, brun, rougeàlre ou verdàtrc, quelquefois luisant, rnbané, doux au toucher {Voy. ami-é- LiTfc) ; 2" le S. ardoisier, connu aussi sous les noms de Phylladc et à'Ardoiiie, qui est noir, rougeâtre ou verdàtre, et contient accidentellement du quartz, du feldspath, des macles, etc., ainsi que des poissons et des plantes fossiles ( Voy. phvixade) ; 3» le S. micacé, qui doit son nom à la plus ou moins grande quantité de paillettes de mica qu'il renferme dans sa pâte; 4° le S. oitumineux (Napktoschiste), qu'on trouve dans les terrains |iermiens, triasiques, jurassiques ; on en extrait par distallation une huile minérale analogue au pétrole [huile de schiste), dont ses feuillets sont imprégnés; 5° le S. coticule [Novaculite, Pierre à rasoir), plus compact que les précédents et qu'on trouve avec l'ardoise : il est blanc-jaunâtre, tenace, et doit à des particules de feldspath gui y sont disséminées de pouvoir être employé pour aiguiser les rasoirs, les canifs, etc. Voy. pierre à rasoir. Schiste talqueux. Voy. stéaschiste.

SCHIZiEA, genre de la famille des Fougères, tribu des Lygodiées. Voy. lygodium.

SCHIZOMYCÈTES, nom donné par divers Botanistes aux Bactcriacées, qu'ils rapprochent des Champignons inférieurs. SCHIZOPODES (du gr. <T)(^tÇ(o, fendre, et tcoûç, ttoSôç, pied). Crustacés qui ont les pieds divisés en deux branches ou appendices grêles, uniquement destinés à la natation. Ils répondent aux Stomapodes et aux Phyllopodes de M. Mihie Edwards.

SCHLAGUE (de l'allem. schlagen, battre), punition militaire en usage autrefois en Allemagne pour les infractions à la discipline, consistait dans l'application d'un certain nombre de coups de canne ou de bâton ( Voy. bagcettesJ.

SCHLICH (mot allemand), terme de Métallurgie, désigne le minerai qui a été écrasé, lavé et préparé pour être porté au fourneau de fusion.

SCHLOT (de l'allem. Schlotte), nom donné au dépôt (sulfate de calcium et de sodium) qui se forme au fond des vases dans lesquels on fait bouillir l'eau des sources salées ou dans lesquels on opère la purification du sel gemme. SCHŒNUS (du gr. o/oïvoç, jonc), vulg. Choin, genre de la famille des Cypéracées, type de la tribu des Schœnées, renferme des espèces assez nombreuses qui croissent sur le bord des eaux stagnantes. L'espèce principale est le Choin marisque (S. mariscus) : sa tige, haute de 1 m. à 2 m., est garnie de longues feuilles triangulaires, armées de dents aiguës; fleurs en panicule. Cette plante n'est broutée que par les chèvres ; on s'en sert comme de chaume et elle fournit un assez bon fumier.

SCHOLASTIQUE, scholie, etc. Voy. scolastique, sco- LiE, etc.

SCHOONER (mot anglais), petit bâtiment à deux mâts, gréé comme une goélette.

se HOP, mesure de capacité pour les liquides, usitée en Allemagne, et qui vau^ selon les localités, de 40 à 45 centilitres. Voy. CHOPE.

SCHORL (de l'allem. Schôrl), nom sous lequel on désignait, dans l'ancienne Minéralogie, les substances pierreuses, plus ou moins fusibles, et se présentant en cristaux prismatiques. Depuis Rome de l'Isle et Werner on n'applique plus ce nom qu'à la Tourmaline noire ( Voy. tourmaline). Pour la synonymie des substances très nombreuses désignées sous ce iiom, voy. les traités spéciaux de Minéralogie. SCHREIBERSITE, phosphure double de fer et de nickel, n a encore été trouvé jusqu'ici que dans les fers météoriques.

SCHWARTZENBERGITE. oxyiodure de plomb naturel, de iormulePbP2PbO, en petits cristaux rhomboédriques jaunes, dans le désert d'Atacama (Chili).

SCHWATZITE, var. mercurifère de Panabase, trouvée dahord a Sclnvatz (Tyrol), puis en Espagne.

SCHWEITZER (liquide de). Voy. liquide.

SCIAGRAPHIE (du gr. jxîa, ombre, et ypiçw, décrire), art de trouver l'heure du jour ou de la nuit par le moyen de l'ombre des corps célestes [Voy. cadran solaire). — En Arcliilecturc, c'est la coupe d'un bâtiment ou la représentation de son intérieur.

SCIATIQUE (du lat. sciaticus, corrupt. du gr. î^ytaô:v-ôi), se dit de tout ce qui a rapport à la hanche : ainsi il y a Y artère sciatique ou ischiatiqite,Yépine scialique, le plexus sciatique, le nerf sciatique, etc. — Le nerf sciatique, le plus long et le plus volumineux de tous les ncrl's, s'étend du plexus sacré aux muscles de la région postérieure de la cuisse et h toutes les parties de la jaml)e et du pied. On donne le nom de petit sciatique au nerf fessier inférieur. On appelle scialique, goutte sciatique [ischias], une névralgie qui affecte le grand nerf sciatique, et qui se fixe principalement à la partie pc^lérieure de la hanche. Cette alfection a pour causes : le refroidissement, le froid humide, la goutte, la répercussion des exanthèmes aigus ou chroniques. Ses accès sont fort longs : ils durent souvent plusieurs mois de suite. Le traitement, comme celui de toutes les névralgies, varie suivant le tempérament du malade et la nature de la cause. Le plus souvent on a recours, d'abord aux saignées locales, aux bains de vapeur, aux fumigations calmantes ; puis aux révulsifs de tout genre, aux frictions, aux moxas, à 1 acuponcture, à l'électricité. La cautérisation de l'oreille est un moyen abandonné comme inefficace. Les eaux thermales, surtout celles d'Aix en Savoie, sont bonnes dans les cas de sciatique chronique.

SCIE (de scier, du lat. secare], lame de fer longue et étroite, quelquefois unie, le plus ordinairement dentée d'un côté, et dont on se sert pour diviser, au moyen d'un mouvement alternatif de va-et-vient, certaines matières solides, comme le lx)is, la pierre, etc. Le plus souvent la lame de la scie est fixée par ses deux bouts dans un châssis rigide qui la tient tendue : telles sont les scies qu'on emploie pour scier le bois de chauffage, le bois de charpente, la pierre de taille, etc. Celles qui sont montées sur un manche ou une poignée ont une lame courte et épaisse : telles sont les scies à main, ci en particulier la scie à couteau et la scie à araser des menuisiers, ï'égohine, la scie à guichet des serruriers et la petite scie des chirurgiens. La scie dite hansar a une poignée en bois à l'une de ses extrémités, et à l'autre un trou dans lequel on peut faire passer une brochette, qui sert de poignée pour se faire aider, au besoin, par un second scieur. On appelle ; scie à chantourner une scie à lame très étroite, montée sur un archet d'acier fort élevé, qui sert à opérer la section suivant des lignes courljes; scie à contourner, une scie analogue à la précédente, employée en marqueterie pour enlever dans les feuilles de placage les parties qui devront être remplacées par des incrustations ; scie circulaire, un disque d'acier très mince monté sur un axe, et dont toute la circonférence est taillée en forme de dents à côtés inégaux : ce genre de scie évite la perte de temps que produit le mouvement de va-et-vient de la scie ordinaire ; scie à ruban, une longue lame sans fin passant sur deux poulies d'égale diamètre, dont la supérieure peut s'éloigner assez de l'inférieure pour donner la tension suffisante; cette lame, ou ruban, est animée d'un mouvement de 30 à 40 tours par seconde ; elle peut remplacer tous les différents systèmes de scies et a été appliquée avec succès au sciage des métaux et au découpage des étoffes. Le chirurgien emploie, selon les cas, la scie droite, la scie circulaire ou à molette, la scie à chaînette.

Les scies d'une grande dimension sont mues par un moyen mécanique, un manège, un cours d'eau, le vent ou la vapeur. Elles sont à mouvement alternatif ou à niouvement continu. "On donne le nom de scieries mécaniques aux usines oii on les emploie : ces scies sont surtout utiles pour scier le bois en long et en faire des planches, pour débiter le bois de placage, les feuilles de marbre ou de pierre, etc.

Les Grecs attribuaient l'invention de la scie à Dédale ou à Icare. Les perfectionnements de cet instrument sont tout à fait modernes. Autrefois les meilleures lames de scie se tiraient d'Angleterre ou d'Allemagne : auj. nous en fabriquons d'excellentes. La scie circulaire est due au Français Brunel.

Dents de «cie, ornement d'architecture dont le nom marque la forme, qui fut très usité dans les corniches et les archivoltes romanes et qui se transmit aux premières églises gothiques, jusqu'en l225 envfron.

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