SECONDAIRE
SCUTELLE, Scutella, genre d'Ecliinides do la faniillo di's Clvpéaslcridcs, caractérisé par son tcsl exlrèmomef|t surbaissé, ses aires ainbulacraires pélaloïdcs; son appareil apical comprend une seule plaque génitale. Très alwndaut dans les dépôts tertiaires supérieurs des régions méditerranéennes.
scDTiii.LE. On nomme ainsi dans les Lichens une sorte de cupule ou de conceptacle.
SCUTELLÈRES (du lai. scutella, de sculum, écusson; à cause du développement de cette partie), Scutellera, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères liétéroplères, Camille des Longilabres et type de la tribu des Scutellérieus, renferme des espèces remarquables par l'éclat do leurs couleurs et la bizarrerie de leure formes. Ces insectes exhalent à volonté une odeur fétide, qui leur sert à repousser leurs ennemis. Ils sont carnassiers et voraces. La S. rayée [S. signala], ou Punaise siamoise, longue lie 0 m. 01, est rouge, avec le dessus rayé de noir dans toute sa longueur.
SCUTI BRANCHES, 3' ordre de la classe des Mollusques gastéropodes. Us respirent à l'aide de branchies, ont des l.abitudes purement marines , sont dépourvus d'opercule et jwssèdent une coquille spirale ou conique toujoui-s symétrique et (jui protège les branchies comme un bouclier (sculum). — Principales familles : les Fissurellidées, les Palellidées et les Chitonidées.
SCUTIGÈRE (du lat. sculum, bouclier, et gero, porter), Sculigera, genre de Myriapodes, de l'ordre des Chilopodes; corps allongé, divise en dessous en 15 anneaux portant chacun une paire de pieds allongés, fragiles, de grandeur inégale, recouvert en dessus par 8 plaques en forme d'écussons. Ces animaux ne se montrent que la nuit; ils courent avec rapidité sur le sol ou contre les murs pour chercher les petits insectes dont ils font leur nourriture; leur piqûre est venimeuse. La S. aranéoïde et la S. coléoplrée se trouvent en Europe.
SCYLLA, 155° petite planète, trouvée le 8 nov. 1875 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.
SCYLLARE, Scyllarus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, renferme des espèces d'écrevisses comestibles, dites vulg. Cigales de mer, et assez communes sur les côtes de la Méditerranée. Le Scyllare large atteint jusqu'à 0 m. 30.
SCYLLIUM, poisson. Voy. RonssEXTE.
SCYTALE (du gr. axuxaXTj), bande de cuir ou de parchemin, employée par les magistrats lacédémoniens pour correspondre avec les généraux d'armée. Ils la roulaient autour d'un bâton, de manière qu'il n'y eût aucun vide, écrivaient ensuite dans le sens de la longueur du rouleau, et l'envoyaient déroulée. Le général avait un bâton semblable, autour duquel il appliquait la bande, et retrouvait ainsi l'ordre naturel des lignes et des caractères.
scTTALE. Les Erpétologistes ont donné ce nom : 1° à un serpent du genre Rouleau, le Ruban [Tortrix scylale); 2" à un serpent non venimeux, voisin des Boas ; 3° à un genre de serpents venimeux, du groupe des Vipéridés, dit aussi Echis. La taille de ces derniers varie de 0 m. 30 à 1 m. On les trouve dans les pays chauds, où ils sont très redoutés. Les principales espèces sont : le S. des Pyramides, ''Egypte; le S. zigzag et le S. h-ait, des Indes orientales.
SCYTHROPS (du gr. axuepwTtô;;, triste), genre d'Oiseaux, di^ l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés, établi IHHir un oiseau de l'Australie, au plumage gris cendré, varié en dessus de taches oblongues noires, et en dessous de raies blanches. Son caractère triste et farouche lui a valu son nom.
SÉBACÉ (du lat. sebaceus). On appelle matière sébacée,
I humeur grasse et onctueuse que sécrètent les follicules situés dans l'épaisseur de la peau et qui paraît destinée à e 1 lubrifier la surface : ces follicules sont alwndanls aux ailes du nez, aux aisselles, aux auies, etc. La matière ciiseeuse qui couvre le corps du nouveau-né est de nature seliacée. Voy. taxxe.
*^^*Ç'QUE ou sÉBiQBE (acide), acitlc que l'on obtient Cl distillant des corps gras comme l'acide oléique, d'où le nom A acide py râlé igue qu'on lui donne. 11 se forme surtout quand on traite l'huile de ricin par la potasse. Jl tond comme le suif et cristallise en petites aiguilles peu coiisistanles, incolores, inodores, légèrement amères. —
II a ete découvert par Thenard en 1801. SEBESTIER, Cordia, genre type de la famille des Cor-
diacees, détachée de celle des Borraginées, renferme des
arbres et des arbrisseaux des contrées intertropicales, à feuilles d'un vert sombre, épaisses, coriaces; à Heurs situées au sommet des branches ou des tiges : calice tuhuleux, dente; corolle infundibuliforme; fruit drupacé. Le S. domestique [C. myxa) est un arbre qui croît dans l'Inde, en Arabie et eu Egypte, où il est cultivé dès la plus haute antiquité ; ses fruits, appelés sébestes, ressemblent à une prune, et ont une saveur sucrée; leur chair est très visqueuse : macérée, elle donne une glu blanche» dite glu d'Alexandrie, qui est employée en médecine; sa racine passe pour laxalive. Le S. à larges feuilles et le S. à feuilles rudes, qui croissent aussi aux Indes orientales, ont les mêmes propriétés. Il en est de même des fruits du Cordia sebeslena, qui croît dans les Antilles. Le bois du Sébeslier de liumphius (C. Rumphii) est jaune avec des raies noires : il exliale une odeur musquée.
SÉBIFÈRE (du lat. sébum, suif, et fero, porter), épithèto donnée à quelques végétaux qui fournissent un corps gras analogue au suif.
SECALE, nom latin botanique du genre Seigle.
SÉCANTE (du lat. secans, de secare). On ap|)elle ainsi, en Géométrie, toute droite qui coupe une courbe. En général une sécante peut avoir avec une courbe autant de
f oints d'intersection qu'il y a d'unités dans le degré de éqtiation de cette courbe en coordonnées rectihgnes. — En Trigonométrie, la sécante d'un arc est l'inverse du sinus de cet arc.
SÉCATEUR (du lat. secare, couper), nom donné à divers instruments employés en Horticulture pour la taille de» arbres et des arbustes : ce sont des espèces de ciseaux ou de cisailles, plus ou moins fortes, selon la grosseur des branches à couper.
SÉCHAGE DES ÉTOFFES, DU LixGE. Daus l'Ecouomie domestique, le séchage du linge blanchi s'opère par la simple exposition à l'air et par l'évaporation qui en est la conséquence naturelle. Dans les grandes buanderies et dans les diverses industries où il faut procéder au séchage des étoiles, on a recours à dos appareils spéciaux, dit séchoirs (Voy.. ce mot). Ordinairement le séchage est précédé de l'essorage, qui a pour objet d'enlever l'excès d'humidité que contient le tissu à sécher. Les blanchisseuses se bornent le plus souvent à tordre le linge, mais ce procédé, toujours nuisible à la solidité de l'étoffe, est remplacé avantageusement par les essoreuses, appareils fondés sur la force centrifuge : un mouvement rapide de rotation détache l'eau de l'étoffe sous forme de gouttelettes, qui s'échappent par des ouvertures convenablement disposées.
SÈCHE, mollusque. Voy. seiche.
SÉCHIUM, genre de la famille des Cucurbitacécs, établi pour des plantes herbacées de l'Amérique tropicale, grimpantes à l'aide de vrilles; à feuilles alternes, pétiolées, cordées, anguleuses ou lobées; à fleurs monoïques : les mâles en grappe, les femelles solitaires, à l'aisselle des feuilles. Le S. comestible [S. edule), vulg. Chayote, donne des fruits tantôt lisses et de la grosseur d'un œuf de poule, tantôt hérissés de soies molles, et longs de 0 m. 10 : jMîur les créoles c'est un mets favori.
SÉCHOIR, appareil employé dans l'Industrie pour faire sécher les substances chargées d'humidité, notamment les étofles, le linge, en faisant évaporer rapidement l'eau qu'elles contiennent. On y réussit en faisant passer sur ces objets un courant d'air fortement échauffé et desséché au moyen de calorifères. Tredgold, en Angleterre, Péclet, en France, ont* indiqué les conditions d'un bon séchoir. — On construit également des séchoirs à la vapeur, dans lesquels les matières à dessécher sont mises au contact de corps métalliques chauffés par la vapeur : on se sert de plaques de tôle de fer ou de fonte, ou encore de tubes en cuivre.
SECOND-MAÎTRE, dans la Marine, sous-officier du rang de sergent, chargé d'aider le maître dans ses fonctions.
SECONDAIRE (du lat. secundarius). Ce nom s'applique, en Chimie, à diverses classes de corps. On nomme alcools secondaires [Voy. alcools) ceux qui en s'oxydant donnent, non pas un acide, mais une acétone : tel est l'alcool isopropylique ; dans les produits de substitution de l'hydrogène de l'ammoniaque, quand deux atomes d'hydrogène sont remplacés par un radical alcoolique ou un radical acide, on a une aminé ou une amide secondaire.
SECoxuAinE (ère) ou mésozoïque, la période géologique pendant laquelle se sont déposés les terrains secondaires. Son nom lui vient de ce que tous les terrains antérieurs forment ce qu'on appelle les terrains primaires. Les ter-